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Suisse

Sept projets de l'armée posent problème, s'inquiète son chef

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L'équipement de l'armée suisse est actuellement insuffisant pour démontrer de manière crédible que la Suisse est prête à défendre sa souveraineté, estime son commandant Thomas Süssli (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le chef de l'armée suisse dit partager l'inquiétude de la Délégation des finances sur les projets de l'armée pointés pour des problèmes et risques importants. Mais si ces sept projets connaissent des difficultés, la plupart des 200 se déroulent bien, relève-t-il.

"Ces [sept] projets ont tous pour but de renforcer la capacité de défense de l'armée", déclare Thomas Süssli dans un entretien diffusé lundi par la Neue Zürcher Zeitung. Ils sont donc importants, car l'équipement de l'armée est actuellement "insuffisant pour démontrer de manière crédible que nous sommes prêts à défendre la souveraineté de la Suisse".

Le commandant de corps pointe de multiples raisons, allant de la complexité, parfois sous-estimée, des projets, aux exigences élevées auxquelles ils doivent répondre, en passant par des problèmes de livraison dus à la forte demande en biens d'armement. En cas de retard, le renchérissement de la facture peut atteindre jusqu'à 40%, note-t-il.

Les grands projets nécessitent une planification permanente ainsi qu'une gestion des risques et des pénuries, souligne le responsable. Actuellement, l'armée s'attend à ce que les projets, comme la logistique de guerre et une surveillance de l'espace aérien adaptée à la guerre, soient menés à bien, ajoute-t-il. "Et ce qui est important, c'est qu'aucun dommage financier n'a été causé par ces projets".

Logistique

Le manque de ressources a conduit, dans un premier temps, à la mise en ½uvre d'un autre projet logistique au lieu d'une logistique de guerre, indique M. Süssli. Or, "nous n'avons pas les ressources nécessaires pour mener de front deux grands projets logistiques".

Dès 2018, le système SAP R3 a été migré vers S/4Hana, explique-t-il. "SAP est responsable de toute la logistique de l'armée et de l'administration". Mais les processus datent d'une époque qui n'était pas encore orientée vers une logistique de guerre, poursuit le chef de l'armée. "Nous devons d'abord faire une analyse des besoins et ensuite lancer un projet".

Quant à la date de sa mise en oeuvre, M. Süssli a "cessé d'être trop optimiste". "Nous parlons plutôt de 2035".

Solution provisoire

La mise en place du nouveau système de surveillance de l'espace aérien C2Air a, elle, une date butoir, en 2029 au plus tard, relève le commandant de corps. "D'ici là, le risque est supportable. Au quotidien, Skyguide surveille l'espace aérien. L'armée prend le relais en cas de crise ou de guerre".

Mais "les systèmes exploités par l'armée sont anciens", souligne-t-il. Des mesures ont ainsi été prises au niveau du personnel et de la technique pour qu'ils puissent être exploités pendant quelques années encore.

En décembre, la Délégation des finances (DélFin) des Chambres fédérales avait fait part dans une lettre envoyée à la ministre de la défense Viola Amherd de son inquiétude quant à l'état de plusieurs projets de l'armée. Il s'agissait entre autres du renouvellement d'un système de conduite et de communication ainsi que de l'acquisition de drones de surveillance israéliens.

Concernant ce dernier projet, le Contrôle fédéral des finances (CDF) a publié la semaine dernière un rapport critique. Il a pointé une gestion du projet ADS15 "insatisfaisante". Après plusieurs retards, la Confédération a annoncé un report à la fin 2026. Jusqu'ici, cinq des six drones commandés ont été livrés, selon les indications les plus récentes de l'Office fédéral d'armement (armasuisse).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Football

Le FC Sion fait face à son destin

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Anthony Racioppi et le FC Sion peuvent s'emparer de la 3e place jeudi (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le FC Sion fait face à son destin jeudi en Super League.

La troupe de Didier Tholot a l'occasion de s'emparer de la 3e place du Championship Group, la dernière qui sera à coup sûr qualificative pour une compétition européenne, avec la réception de Lugano.

Les Valaisans couchent sur une série de huit matches sans défaite en championnat, avec au passage six succès dont cinq dans leurs cinq dernières sorties. Et ils ont fait forte impression dans ses cinq dernières parties, avec 14 buts marqués et aucun encaissé par leur portier Anthony Racioppi.

Le club cher au président Christian Constantin n'accuse plus que deux longueurs de retard sur son adversaire du jour. Lugano reste pour sa part sur une défaite, face au 2e du classement St-Gall. Mais les Tessinois avaient auparavant quatre victoires d'affilée - certes toutes acquises sur le score de 1-0 - pour s'accrocher au 3e rang.

Les deux autres matches de cette avant-dernière journée, également programmés à 16h30, verront le champion Thoune recevoir Young Boys et Bâle accueillir St-Gall. Les St-Gallois, qui ont cinq points d'avance sur Sion, ont peut-être déjà le regard tourné vers la finale de la Coupe qui les opposera à Stade Lausanne-Ouchy le 24 mai. Si les Brodeurs venaient à soulever ce trophée, la 4e place du championnat serait alors également synonyme d'Europe.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Un nouveau gain millionnaire au tirage du Swiss Loto

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Le Swiss Loto est un jeu de loterie classique proposé en Suisse depuis 1970. (© Keystone/SALVATORE DI NOLFI)

La Suisse compte un nouveau millionnaire. Un joueur a empoché 2,5 millions grâce au Joker au tirage du Swiss Loto mercredi. Pour empocher le gros lot, il fallait cocher les numéros 6, 11, 25, 31, 37 et 41.

Le numéro chance était le 2, le rePLAY le 11 et le Joker le 327879. Lors du prochain tirage samedi, 8,5 millions de francs seront en jeu, indique la Loterie Romande.

https://jeux.loro.ch/games/swissloto/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Votation sur l'immigration: une histoire suisse vieille de 50 ans

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En 1970, "l'initiative Schwarzenbach" a suscité de vives émotions en Suisse. Ici, des affiches en faveur de l'initiative sont recouvertes de croix gammées à Genève (archives). (© Keystone/PHOTOPRESS-ARCHIV/STR)

Le peuple suisse se prononce le 14 juin prochain sur l'initiative de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions!". La limitation de la population étrangère est un débat qui traverse l'histoire du pays depuis plus d'un demi-siècle.

Dès l'après-guerre, la Suisse attire des centaines de milliers de travailleurs européens, en particulier d'Espagne et d'Italie. Entre 1950 et 1970, le nombre de résidents étrangers passe de 6% à 17%, pour atteindre le million dans les années 70. "Un sentiment d'étouffement s'installe dans certains secteurs de la société suisse", note Olivier Meuwly, historien du PLR, interrogé par Keystone-ATS.

C'est dans ce contexte qu'est créée l'Action nationale (aujourd'hui Démocrates suisses) qui lance les initiatives contre la "surpopulation étrangère", portées par James Schwarzenbach.

La première, qui exigeait la limitation du nombre d'étrangers à 10% de la population, est rejetée par 54% de non en 1970. Mais la participation est historique: près de 75%, un record depuis l'introduction de l'AVS en 1947.

Interrogé sur cette mobilisation, l'historien et politologue Claude Longchamp relève que les initiatives qui "brisent un tabou ont toujours une grande participation, elles polarisent les deux côtés". Même si "l'initiative Schwarzenbach" ne passe pas, le sujet est entré dans la politique suisse, pour ne plus en sortir.

Le choc est passé

Deux autres textes suivront, en 1974 et 1977, recueillant respectivement 34% et 29% de oui. L'effet de choc est passé, "cela reste un sujet qui touche, mais qui ne brise plus de tabous", analyse M. Longchamp.

De plus, les crises économiques et pétrolières de 1973 ont provoqué une baisse de l'immigration et le retour au pays d'origine. "Il y a également une prise de conscience: sans cette main-d'½uvre étrangère, l'économie et la société suisse ne tourneraient pas", ajoute Olivier Meuwly. Un argument qui demeure encore d'actualité, selon lui.

Montée de l'UDC

A la fin du XXe siècle, l'UDC reprend le thème d'une politique d'immigration restrictive. En 1992, année de la votation sur l'Espace économique européen (EEE), le parti lance sa première initiative populaire "contre l'immigration clandestine", rejetée quatre ans plus tard.

La signature des accords bilatéraux avec l'Union européenne (UE) en 1999, incluant la libre circulation des personnes, marque un tournant pour le parti. L'UDC luttera désormais contre chaque tentative de rapprochement avec Bruxelles. En 2010, l'initiative "pour le renvoi des étrangers criminels" est acceptée, une victoire importante qui installe durablement le parti.

Votation de 2014

Quatre ans plus tard, l'initiative "contre l'immigration de masse" passe de justesse, avec 50,3% de oui. Claude Longchamp y voit une "mobilisation exceptionnelle de la classe populaire, qui habituellement ne participe pas".

Mais la loi d'application adoptée par le Parlement ne pose "aucune limite réelle à l'immigration". Elle oblige les employeurs à annoncer certains postes aux offices de l'emploi avant de recruter à l'étranger, sans véritable contrainte. "La Confédération a réagi de manière symbolique, pas sur le contenu", tranche l'historien.

Fort de sa dynamique, le parti agrarien soumet en 2020 l'initiative "pour une migration modérée", visant à permettre à la Suisse de restreindre seule l'immigration de manière automne, en excluant tout accord de libre-échange avec l'UE. Elle est rejetée à 61%. "Le texte était trop intellectuel, le droit international n'intéresse pas la population", analyse Claude Longchamp.

Glissement thématique

Entre-temps, un "glissement" thématique s'est opéré dans les propositions de l'UDC, selon Olivier Meuwly. Dès 2014, l'initiative "Halte à la surpopulation, Oui à la préservation durable des ressources naturelles" introduit un argument nouveau. "C'est la première fois que le lien entre écologie et surpopulation est établi".

L'historien y voit un basculement "de la simple surpopulation étrangère" vers celle "de l'occupation, des dégâts potentiels de cette circulation sur le sol et la nature et l'environnement". Des thématiques que l'on retrouve dans l'initiative au programme du 14 juin.

"Quasiment inévitable"

Les dates le montrent, le peuple suisse se penche tous les cinq à dix ans sur la limitation de l'immigration. Pour Olivier Meuwly, la multiplication des incivilités, les pressions sur les infrastructures et les préoccupations environnementales rendaient "quasiment inévitable une énième votation sur le sujet".

Selon lui, deux éléments pourraient toutefois freiner la dynamique: une crise économique grave, comme en 1970, qui provoquerait des départs, ou une rupture totale des relations avec l'Europe, "qui pourrait être induite par cette votation ou par un refus des bilatérales III", note le spécialiste. Pour Claude Longchamp, "tant que le parti gagne des élections, il n'abandonnera pas ses sujets phares: la migration, l'asile et l'Union européenne."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Plus de 224 tonnes de denrées récoltées au Samedi du partage

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Plus d'un millier de bénévoles ont participé à l'événement dans le canton de Genève. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le week-end dernier, la population des cantons de Vaud, Fribourg et Genève s'est mobilisée à l'occasion du Samedi du partage. La collecte solidaire a permis de réunir 224,5 tonnes de produits de première nécessité.

Cet élan de solidarité est "essentiel" alors que la précarité alimentaire touche un nombre croissant de ménages en Suisse, notent mercredi les organisateurs. La collecte atteint 122 tonnes à Genève, 79,5 tonnes dans le canton de Vaud et 23 tonnes à Fribourg.

Plus de 2000 bénévoles ont participé à l'opération, organisée dans 173 enseignes partenaires. Les denrées seront acheminées ces prochains jours vers les banques alimentaires où elles seront triées, stockées puis redistribuées aux personnes qui vivent dans la précarité, via les organisations partenaires. La prochaine édition du Samedi du partage aura lieu les 27 et 28 novembre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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