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Suisse

Transports 2045: sept projets très prioritaires en Suisse romande

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Les infrastructures ferroviaires auront un tout autre visage d'ici 2045 (ici illustration avec le tronçon Renens-Prilly). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Suisse romande aura sa part dans les grands projets ferroviaires et routiers de la Confédération ces deux prochaines décennies. L’expertise Transports 2045 présentée jeudi prévoit de lui allouer un quart du portefeuille national, notamment dans le goulet lémanique.

Le rapport Weidmann, du nom du professeur de l’EPFZ Ulrich Weidmann, spécialiste des transports, a établi sur mandat de la Confédération une hiérarchie des projets ferroviaires et routiers, sur la base des nouvelles contraintes financières et du rejet populaire en 2024 de la dernière extension des autoroutes. L’objectif est de garantir la fluidité, la sécurité et la cohérence du réseau suisse face à la pression croissante de la demande et de la démographie.

En tête de liste des grands chantiers romands à prioriser aux yeux des experts figure la liaison ferroviaire Genève-Lausanne, devenue symbole de la saturation du réseau ouest-est. Le doublement complet de la ligne, incluant la gare souterraine de Cornavin et le nouveau tronçon Morges–Perroy, est considéré comme indispensable pour absorber la croissance du trafic dans le bassin lémanique.

S’y ajoute la modernisation du tronçon Denges–Morges (VD), point névralgique pour le trafic régional et national.

Dizaines de milliards

La contrainte financière traverse l’ensemble du document. Pour la période 2025–2045, l’étude retient un cadre de financement indicatif de 9 milliards de francs pour les routes nationales, 14 à 24 milliards pour le rail et 7,5 milliards pour les projets d’agglomération. Tous les projets de la plus haute priorité sont jugés finançables dans ce cadre, à condition de simplifier certains aménagements et d'en reporter d'autres au-delà de 2045.

Sur la route, le bypass (contournement) autoroutier du Vengeron à Coppet–Nyon (N1) est classé parmi les projets à plus forte utilité. Il vise à réduire les embouteillages chroniques à l’entrée de Genève et à améliorer la continuité du trafic vers Lausanne.

Le contournement de La Chaux-de-Fonds, autre projet de longue date, est lui aussi jugé prioritaire: il doit permettre de délester le centre-ville tout en renforçant la sécurité du trafic de transit dans l’Arc jurassien.

Pour les transports urbains, l’EPFZ recommande de poursuivre l’extension du tram genevois, notamment en direction de Bernex et de Ferney-Voltaire (F), ainsi que le développement du métro léger lausannois (m1). Ces projets doivent contribuer à réduire la part de la voiture dans les déplacements quotidiens.

Alpes et Valais en ligne de mire

Les infrastructures alpines occupent également une place centrale. L’achèvement intégral du tunnel de base du Lötschberg, avec double voie sur toute sa longueur, figure parmi les investissements les plus urgents. Il permettra de sécuriser la dorsale nord–sud du pays et de renforcer la résilience du trafic ferroviaire face aux interruptions sur le Gothard. La sécurisation du Simplon et de ses tronçons d’accès est également incluse dans le paquet hautement prioritaire.

En parallèle, plusieurs projets de délestage routier dans les vallées valaisannes sont prévus à plus long terme. Certains contournements avec tunnels ont toutefois été relégués à des niveaux de priorité inférieurs, leur coût étant jugé disproportionné par rapport à leur utilité réelle.

Priorités à géométrie variable

Les projets dits de priorité 2 ou 3 concernent des aménagements nécessaires mais différables. C’est le cas des prolongements ferroviaires vers Oron-Vauderens (VD) ou de la densification des dessertes entre Fribourg et Berne. L’EPFZ préconise de réduire la taille et le coût de ces interventions afin de préserver la viabilité financière d’ensemble.

Le rapport part d’un constat largement partagé: la Suisse dispose d’un réseau performant, mais les goulets d’étranglement s’aggravent dans les grandes agglomérations et sur les principaux axes ferroviaires et autoroutiers.

La méthode appliquée repose sur une évaluation semi-quantitative des effets: gain de qualité de l’offre, stabilité d’exploitation, rentabilité, intégration territoriale et impact environnemental. L'objectif n’était pas de recalculer chaque projet, mais d'obtenir une hiérarchie cohérente à l’échelle nationale.

Bilan romand

Au total, la Suisse romande doit se voir proposer douze projets structurants: sept pour le rail et cinq pour la route, dont sept hautement prioritaires (horizon 2025-2045) et cinq prioritaires (post-2040). Ces projets représentent environ un quart du portefeuille national, confirmant le rôle stratégique de la région dans l’équilibre global du réseau de transport suisse.

En Suisse alémanique, les priorités se concentrent sur la région zurichoise et les grands axes de transit nord-sud et est-ouest. L’EPFZ place parmi les projets majeurs l’élargissement ferroviaire Zurich–Winterthour, la modernisation du noeud de Lucerne (gare de passage), le renforcement du réseau autour de Bâle pour le RER trinational ainsi que plusieurs adaptations de capacité entre Berne et Lausanne et sur l’axe Winterthour–Saint-Gall.

Sur la route figurent le tunnel du Rhin à Bâle, la galerie du Fäsenstaub à Schaffhouse et les compléments d’autoroute autour de Zurich et de l'Argovie.

Au Tessin, les priorités portent surtout sur la sécurisation et l’entretien du corridor du Gothard, l’intégration complète du tunnel de base du Ceneri et le renforcement de la connexion ferroviaire nord-sud vers l’Italie, avec quelques améliorations locales du réseau routier dans les vallées tessinoises.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Suisse Romande

Valais: nouveau modèle de régulation du bouquetin

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Les règles pour tirer le bouquetin en Valais ont été modifiées par le Service cantonal de la chasse, de la pêche et de la faune (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les objectifs de la planification des tirs du bouquetin n'ayant pas été entièrement atteints à plusieurs reprises au cours des dernières années, le canton du Valais introduira un nouveau système de régulation à partir de cette année. Celui-ci prévoit un contingent de base de deux animaux par chasseur inscrit.

Les tarifs seront adaptés et l'attribution continuera de se faire dans le cadre de la planification des tirs autorisée par la Confédération. En cas d’inscriptions surnuméraires, un tirage au sort sera effectué. Les inscriptions s’effectueront en ligne du 1er au 30 avril, précise l'Etat du Valais, dans un communiqué diffusé mercredi.

En Valais, la régulation du bouquetin se fait avec la participation des chasseurs. Ces dernières années, le Service de la chasse, de la pêche et de la faune (SCPF) a constaté que le système actuel ne permettait pas d'atteindre les résultats de la planification annuelle.

De plus, lors d'une enquête réalisée en 2025, une grande majorité des chasseurs s'est prononcée en faveur d'une révision du modèle de régulation du bouquetin. Sur la base de ces éléments, un nouveau modèle de régulation des populations de bouquetins pour la période de chasse 2026 a été mis en place.

Un contingent individualisé

Si un chasseur est autorisé à prendre part à la régulation du bouquetin, il se voit attribuer un contingent de tir individuel qui lui permet de tirer une étagne non allaitante âgée d'un an et demi ou plus, ainsi qu'un bouquetin mâle d'une catégorie d'âge préalablement attribuée.

Le tir de l’étagne doit être effectué en premier et l'animal abattu doit être présenté au garde-faune compétent avant le tir du bouquetin mâle.

L'autorisation est en principe valable d'août à novembre de l'année concernée, le SCPF définissant la période de régulation exacte. Dans tous les cas, cette régulation est interdite le dimanche, les jours fériés officiels ainsi que pendant toute la durée de la chasse haute et la semaine qui la précède.

Modifications pour les Dianas

Ce nouveau modèle pour les contingents individuels de tirs a des répercussions sur l'attribution des contingents de tirs aux Dianas, les sections locales, membres de la Société suisse de chasseurs.

A l'avenir, chaque Diana se verra attribuer en alternance un contingent de tirs pour un bouquetin de la catégorie d'âge 6-9 ou 11+, selon le tournus existant. Contrairement aux tirs individuels, les tirs attribués aux Dianas pourront être réalisés gratuitement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Swiss biffe des centaines de vols estivaux, faute de pilotes

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La formation au pilotage des nouveaux Airbus A350 limite la disponibilité du personnel de cockpit. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La compagnie aérienne Swiss biffe derechef plusieurs centaines de vols sur sa programmation estivale, du fait de difficultés de recrutement de pilotes en nombre suffisant, entre autres.

La filiale helvétique du mastodonte allemand Lufthansa a confirmé à l'agence AWP une information parue sur le portail spécialisé Aerotelegraph. L'annulation concerne 326 vols, soit un peu moins d'un demi-pourcent de l'offre totale. Le transporteur à la croix blanche avait renoncé l'an dernier à 1400 liaisons, soit 1,5% du total.

La mesure se concentrera sur les long-courriers, nécessitant plus d'effectifs, et se traduira par une réduction des fréquences de dessertes vers Chicago ou Shanghai.

La formation de pilotes et copilotes pour les nouveaux Airbus A350 bride les disponibilité pour les autres appareils de la flotte. Onze de ceux-ci sont de surcroît cloués au sol du fait de problèmes de propulsion.

Côté cabine, les ressources humaines constatent un problème inverse, recensant par moment des effectifs surnuméraires de jusqu'à 300 personnel navigant. Au point que l'entreprise offre une prime de jusqu'à 15'000 francs pour qui renoncera volontairement à son emploi à plein temps.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse Romande

Lonza va délocaliser une quarantaine d'emplois en Inde

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Lonza a confirmé, mercredi, sa volonté de délocaliser une partie de ses 4500 employés du site de Viège à Hyderabad, en Inde (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Leader mondial de la sous-traitance pharmaceutique, biotechnologique et chimique, Lonza va délocaliser une quarantaine d'emplois, dont certains de Viège (VS) à Hyderabad (Inde) pour fin 2026. L'information a été transmise aux collaborateurs concernés et aux syndicats.

"Lonza étend son modèle de services centralisés, qui couvre actuellement la finance, les ressources humaines, l’informatique et les achats, afin de prendre en charge des fonctions supplémentaires telles que (le contrôle) qualité, la chaîne d’approvisionnement et le marketing", précise le service de presse de Lonza, sollicité mercredi par Keystone-ATS.

"Certaines activités et fonctions seront progressivement transférées vers nos centres à bas coûts, y compris quelques postes fonctionnels actuellement basés à Viège", précise la multinationale.

Le nombre d'une quarantaine de délocalisations a été confirmé à Keystone-ATS, tant par le syndicat Unia que par l'Etat du Valais, sans que le nombre de salariés du site de Viège touchés n'ait été communiqué par l'entreprise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Genève veut que la France accueille une manifestation

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Pour la première fois, le Conseil d'Etat genevois a fait le point mercredi devant les médias sur la tenue du Sommet du G7 à Evian (F) en juin. Il veut que la France autorise la tenue d'une manifestation sur son territoire (archives). (© Keystone/EPA/ROBERT GHEMENT)

Pour la première fois, le Conseil d'Etat genevois a fait le point mercredi devant les médias sur la tenue du Sommet du G7 à Evian (F) en juin. Il veut que la France autorise la tenue d'une manifestation sur son territoire.

"La France doit garantir un lieu pour une manifestation. Il n'est pas acceptable que la question du débat démocratique soit reportée sur notre territoire et gérée par le canton", a déclaré la conseillère d'Etat Carole-Anne Kast, en charge du Département des institutions et du numérique (DIN). Et la socialiste de rappeler Genève et la Suisse ne sont ni organisateur ni partie prenante au sommet.

Magistrate de tutelle de la police, elle était à Paris mardi pour poursuivre les travaux préparatoires avec les autorités françaises. Les relations sont très bonnes au niveau opérationnel, mais "au niveau politique, c'est plus compliqué concernant la question d'un contre-sommet", a-t-elle admis.

Genève avait vécu "un trauma" en 2003, a rappelé le président du gouvernement Thierry Apothéloz.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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