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Suisse

Très faible risque de contagion par les objets fréquemment touchés

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Les poignées de portes, boutons et autres touches de distributeurs ne sont pas une source de contamination très importante, selon ces études. (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Poignées de portes, touches de distributeurs ou autres boutons-poussoirs, le coronavirus peut se trouver sur des objets touchés par de nombreuses personnes. La probabilité de contagion par cette voie est très faible, selon des recherches avec participation de l'Eawag.

Deux études auxquelles l'Institut de recherche sur l'eau (Eawag) a contribué montrent qu'il n'y a pas vraiment de raison de s'inquiéter: la probabilité de se contaminer avec le SARS-CoV-2 de cette manière est beaucoup plus faible que par d'autres voies.

Les biologistes ont testé près de 350 échantillons prélevés d'avril à juin 2020 à la surface des portes de magasins, des couvercles de conteneurs à poubelles, des touches de distributeurs de billets, des pistolets de pompes à essence ou des boutons-poussoirs pour piétons.

Dans 29 échantillons, soit 8% des cas, du matériel génétique du virus a effectivement été détecté. Toutefois, les concentrations étaient si basses que les scientifiques estiment que la probabilité de contagion par ces surfaces contaminées est très faible: "Moins de 5 cas sur 10'000", selon Timothy Julian, de l'Eawag, cité jeudi dans un communiqué de l'institut.

Un instrument d'alerte précoce

Ces objets urbains contaminés pourraient toutefois servir d'instruments d'alerte précoce, selon les scientifiques, qui conseillent de prélever régulièrement des échantillons à leur surface.

En effet, ces points stratégiques sont touchés jusqu'à 30 fois par heure par les personnes les plus diverses et l'évolution des détections à leur niveau présente une bonne corrélation avec celle des nouvelles infections dans la population, telle qu'elle est indiquée par les tests sur les sujets humains.

"Comme l'analyse des eaux usées, le dépistage du SARS-CoV-2 sur les surfaces souvent touchées pourrait être un instrument très utile pour compléter les tests biologiques", précise Timothy Julian.

Lavage des mains

Dans une deuxième étude, les biologistes ont combiné les modèles d'évaluation du risque pour savoir si la désinfection des surfaces et le lavage des mains étaient efficaces pour réduire ce risque.

Le résultat est très net: alors que l'utilité de la désinfection des points de contact dépend de très nombreux facteurs et s'avère plutôt faible, la désinfection des mains offre une protection universelle et réduit le risque de contamination de plusieurs ordres de grandeur.

Les surfaces de contact pouvant être contaminées pendant une période prolongée, comme les tables et la vaisselle dans les restaurants, n'ont pas été concernées par l'étude.

"La probabilité que quelqu'un tousse ou éternue sur une table et que, donc des gouttelettes contenant de fortes concentrations de virus se trouvent à sa surface, est beaucoup plus élevée que pour un bouton-poussoir ou une poignée de porte", relève Timothy Julian.

La désinfection des tables de restaurant et le nettoyage méticuleux de la vaisselle et des couverts restent donc essentiels. Ces travaux, dirigés par des chercheurs américains et britanniques, sont publiés dans la revue Environmental Science and Technology Letters.

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Suisse

Une commission demande au gouvernement des perspectives

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Pour la Commission de l'économie du National, les restaurants et autres entreprises doivent avoir des "perspectives". (Image d'illustration - ©KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

La Commission de l'économie du National demande au Conseil fédéral de présenter dès sa prochaine séance mercredi des scénarios détaillés de réouverture pour les entreprises et établissements fermés en raison du Covid-19. Il est urgent de leur donner des perspectives.

Les acteurs concernés doivent pouvoir savoir quand et à quelles conditions ils pourront reprendre leurs activités, a expliqué lundi devant la presse le président de la commission Christian Lüscher (PLR/GE). Une recommandation en ce sens a été adoptée par 18 voix sans opposition.

La situation actuelle devient "invivable" et crée "beaucoup de ressentiment" pour les acteurs de l'économie, de la culture et du sport, alors qu'ils ont investi beaucoup d'énergie et d'argent dans la mise en place de plans de protection, a souligné le Genevois. Le développement de la vaccination devrait permettre d'envisager avec beaucoup plus de clarté la reprise des activités encore interdites.

La commission a adopté par 12 voix contre 11 et 2 abstentions une seconde recommandation demandant au gouvernement d'adopter la feuille de route des acteurs du secteur de l'événementiel. Ce plan prévoit une réouverture en six étapes à partir du 22 avril si les conditions sanitaires le permettent.

Pas de date fixe

Un certain nombre de propositions ont en revanche été rejetées par la majorité de la commission. Pas question notamment de fixer une date pour la réouverture des restaurants et des établissements culturels et sportifs. "Ce n'est pas notre rôle en tant que commission", a expliqué Christian Lüscher.

La commission a aussi refusé de supprimer le maximum de 50 personnes pour les célébrations religieuses et de fixer une limite en fonction de l'espace à disposition. Elle ne veut pas non plus supprimer l'obligation de porter un masque, notamment au travail, pour les personnes vaccinées. A ce stade, une telle mesure apporterait "plus de confusion que de sécurité", a relevé le PLR genevois.

Les membres de la commission ont par ailleurs noté avec satisfaction que l'argent pour les cas de rigueur commence à être versé de manière tout à fait significative. Actuellement, 1,6 milliard de francs ont été versés à fonds perdus et 100'000 francs pour des prêts, selon M. Lüscher.

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Suisse

Plus de 59'000 signatures contre le "mariage pour tous"

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Des manifestants ont protesté à Berne lundi lors du dépôt des signatures pour le référendum "Non au mariage pour tous". (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le comité référendaire contre le "mariage pour tous" a déclaré lundi qu'il avait déposé 59'176 signatures certifiées pour le référendum contre la révision de la loi. Les Suisses pourraient être appelés à se prononcer sur cet objet en automne.

Egalement 7334 signatures non certifiées ont été soumises à la Chancellerie fédérale, selon un communiqué du comité référendaire lundi après-midi. La remise des signatures à la Chancellerie fédérale a été accompagnée d'une contre-manifestation des partisans de la révision de la loi sur le "mariage pour tous" à Berne. Ces derniers ont été tenus à l'écart par la police.

L'introduction du "mariage pour tous" "reviendrait à ouvrir une brèche sociale et politique qui évacue la définition historique du mariage, compris comme l'union durable d'un homme et d'une femme", écrit le comité référendaire. Selon celui-ci, le "mariage est et doit rester l'union naturelle d'un homme et d'une femme, qu'il s'agit de protéger".

Un comité interpartis, composé principalement de représentants de l'UDF et de l'UDC, a lancé le référendum. Les opposants sont gênés par le fait que le "mariage pour tous" serait introduit sans modification de la Constitution. Avec la possibilité pour les couples de lesbiennes d'avoir accès au don de sperme, l'intérêt supérieur de l'enfant est ignoré, ajoutent-ils.

Pétition et campagnes

De son côté, Opération Libero a lancé une pétition en ligne en faveur de la loi afin de tenir tête aux opposants au projet de loi. Lundi, environ 100'000 personnes avaient signé la demande d'un "mariage pour tous avec tous les droits et obligations qui vont avec", selon le mouvement.

Les Vert-e-s ont déjà annoncé qu'ils combattront avec détermination le référendum. "Nous voulons vivre dans une société qui accorde les mêmes droits à tous les couples, homosexuels et hétérosexuels. L'orientation sexuelle n'a rien à faire avec le droit de se marier", affirme Nicolas Walder, conseiller national (GE) et cité dans le communiqué du parti.

Les Jeunes Vert-e-s Suisse ont aussi d'ores et déjà lancé leur campagne. Ces derniers se sont indignés après le dépôt du référendum. "C'est affligeant de voir que certains groupes se battent spécifiquement contre l'égalité des droits en Suisse", a déclaré dans un communiqué Olef Gafner, coprésident du parti.

Initiative parlementaire en 2013

Aujourd'hui, les couples de même sexe peuvent se marier dans de nombreux pays européens, mais pas en Suisse. Les couples de même sexe ont uniquement la possibilité du partenariat enregistré. Cet état civil n'existe que pour les couples de même sexe.

Un partenariat enregistré n'entraîne pas les mêmes droits que le mariage. Il existe des différences, par exemple concernant la naturalisation. L'adoption conjointe d'enfants n'est pas autorisée.

Le Parlement a adopté en décembre dernier le projet de loi sur le "mariage pour tous". Le projet tire ses origines d'une initiative parlementaire des Vert'libéraux, déposée en 2013. Outre le mariage pour les couples de même sexe et l'accès au don de sperme pour les couples lesbiens, il prévoit la naturalisation facilitée du conjoint et l'adoption conjointe.

Le "mariage pour tous" ne comprend pas la gestation pour autrui, qui pourrait permettre aux couples d'hommes d'avoir des enfants. Quant à la rente de survivants, elle a été exclue afin de ne pas surcharger le projet de loi.

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Suisse

Le Conseil fédéral et les cantons s'engagent pour la loi Covid-19

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Le oui à la loi Covid-19 soumise au peuple le 13 juin permettra de prolonger le soutien financier aux commerces touchés par la crise. (Image d'archive - ©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La loi Covid-19 permet de prolonger les aides financières dont plus de 100'000 entreprises et plus d'un million de personnes ont eu besoin et dépendent toujours. Le Conseil fédéral et les cantons appellent à voter oui à ce projet soumis au peuple le 13 juin.

Le Conseil fédéral a introduit plusieurs aides par droits d'urgence l'année dernière. Elles ont ensuite été inscrites dans la loi Covid-19 validée par le Parlement en septembre dernier. "C'est la base de tout le système d'aide en vigueur", a déclaré lundi le président de la Confédération Guy Parmelin devant la presse.

Si le non l'emporte, la loi cessera de s'appliquer en septembre déjà, ce qui créerait un vide juridique qui prendrait des mois à combler, a ajouté M. Parmelin. Un tel scénario mettrait en péril de nombreuses places de travail ainsi que l'aide d'urgence.

RHT et aides aux cas de rigueur

Un non "punirait" les quelque 100'000 entreprises et le million de personnes bénéficiant des aides, a renchéri le conseiller d'Etat grison Christian Rathgeb, président de la Conférence des gouvernements cantonaux.

Les aides financières prévues dans la loi concernent les indemnités en cas de réduction de l'horaire de travail (RHT), les allocations pour perte de gain Covid-19 et les aides pour les cas de rigueur destinées aux restaurants, hôtels et au secteur du tourisme, ainsi que les mesures pour la culture, le sport et les médias. Elles devraient représenter un coût de 35 milliards à la charge de la Confédération.

Soutien à la jeunesse

En outre, un non remettrait en question les mécanismes d'aide mis en place par les cantons. Ceux-ci ne tiennent "que par les aides fédérales", a souligné le vice-président de la Conférence des gouvernements cantonaux Alain Ribaux.

Selon le conseiller d'Etat neuchâtelois, les mesures fédérales et cantonales s'imbriquent et le système fonctionne "plutôt bien". "On ne gagnera rien à tout reprendre à zéro", a-t-il ajouté, citant les aides apportées notamment pour la culture, le sport ou celles destinées à la jeunesse.

"N'enlevons pas toute perspective à nos jeunes", a-t-il lancé, en rappelant que les paquets d'aide mis sur pied prévoient "des mesures pour simplifier l'entrée dans la vie professionnelle".

Vaccins pas concernés

La loi Covid-19 est aussi essentielle dans le secteur de la santé, a rappelé le ministre de la santé Alain Berset. Elle inclut des mesures garantissant la fourniture de biens médicaux tels que des équipements de protection et sert de base légale pour la prise en charge du coût des tests et la création d'un certificat de vaccination infalsifiable et uniforme.

En revanche, le projet ne concerne ni la vaccination, ni les mesures de restrictions prises par les autorités. Les vaccins ne sont autorisés à être mis sur le marché qu'une fois que la preuve qu'ils sont sûrs est apportée, a souligné Alain Berset.

De même, les mesures de restrictions que le Conseil fédéral a dû prendre pour limiter la propagation du virus n'ont rien à voir avec la loi Covid-19, a-t-il encore insisté. C'est la loi sur les épidémies qui sert de base légale pour toutes mesures dans le domaine sanitaire, y compris la fermeture des écoles ou celle de certains secteurs économiques.

La démocratie fonctionne

Le comité référendaire estime lui que la loi fait régner la peur et remet en question le régime de la démocratie directe. Il s'oppose par ailleurs à certains points de la loi, comme l'autorisation de mise sur le marché de médicaments ou les subventions aux médias.

Pour Alain Ribaux, "les cantons ne peuvent pas souscrire aux accusations de dérive autocratique". Le Parlement a été associé dès que possible aux décisions et les débats ont été parfois vifs, signe que la démocratie fonctionne.

Le texte et ses modifications seront soumis au peuple le 13 juin. En cas de rejet, toutes les mesures prendront fin le 25 septembre.Certaines dispositions pourraient être transférées dans une ou plusieurs lois non urgentes. Mais elles ne pourraient entrer en vigueur qu'après écoulement du délai référendaire, et si tant est qu'aucune votation ne soit demandée.

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Suisse

Très léger recul des émissions de gaz à effet de serre en 2019

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Selon les estimations actuelles, la Suisse manquera son objectif climatique pour 2020 de réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990. (Image d'illustration - ©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

En 2019, la Suisse a émis 46,2 millions de tonnes d'équivalents CO2. C'est environ 0,3 million de tonnes de moins que l'année précédente, indique lundi l'Office fédéral de l'environnement (OFEV), qui plaide pour un renforcement des mesures.

Les émissions sont inférieures de 14% à celles de l'année de référence 1990. Selon les estimations actuelles, la Suisse devrait manquer son objectif climatique pour 2020 de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990. Pour diminuer significativement les émissions, il est indispensable de renforcer les mesures, comme le prévoit la loi sur le CO2, selon l'OFEV.

Stabilité dans le bâtiment et l'industrie

Dans le secteur du bâtiment, les émissions sont restées identiques à l'année précédente. Elles représentent une diminution totale de 34% par rapport à 1990. Cette stabilité, malgré un hiver plus froid, est principalement due à l'amélioration de l'efficacité énergétique des bâtiments et au remplacement croissant des systèmes de chauffage au mazout et au gaz par des pompes à chaleur et des énergies renouvelables.

La forte influence des températures hivernales sur les émissions montre que le secteur du bâtiment continue majoritairement de se chauffer avec des combustibles fossiles, souligne l'OFEV. Si l'on tient compte du facteur climatique, les émissions de ce secteur baissent de 0,3 million de tonnes par an, ce qui n'est pas suffisant pour atteindre son objectif de réduction de 40% jusqu'en 2020.

Les émissions de l'industrie sont elles aussi restées inchangées en 2019. Par rapport à 1990, le recul est de 14%. Ces émissions stagnent depuis plusieurs années et si cette tendance se poursuit, l'objectif de réduction de 20% jusqu'en 2020 sera manqué.

Hausse des kilomètres parcourus

Dans le secteur des transports, les émissions se sont chiffrées à environ 15 millions de tonnes d'équivalents CO2 en 2019, comme l'année précédente, soit 1% de plus que le niveau atteint en 1990. L'adjonction de biocarburants aux carburants fossiles a augmenté ces dernières années, atteignant près de 4% des ventes totales de carburants en 2019.

Les véhicules plus efficaces sur le plan énergétique ont également émis moins de CO2 par kilomètre effectué. Mais ces effets positifs sont annulés par l'augmentation du nombre de kilomètres parcourus. Si la tendance se maintient, le secteur des transports manquera l'objectif de moins 10 % jusqu'en 2020.

Baisse dans l'agriculture

Les émissions causées par l'agriculture ont quant à elles légèrement diminué par rapport à 2018, pour atteindre quelque 6,5 millions de tonnes d'équivalents CO2, soit environ 12% de moins qu'en 1990. Les émissions de gaz à effet de serre synthétiques, tels que les fluides frigorigènes, ont légèrement diminué par rapport à 2018, pour atteindre environ 1,6 million de tonnes en 2019.

Depuis le 1er janvier 2019, le Protocole de Montréal régit 18 gaz à effet de serre synthétiques importants. Sa mise en œuvre, aussi en Suisse, devrait entraîner un net recul des émissions de ce type de gaz. Néanmoins, la Confédération n'atteindra probablement pas la réduction prévue pour les autres émissions, de quelque 10 % par rapport à 1990, jusqu'en 2020, avertit l'OFEV.

L'inventaire suisse des gaz à effet de serre pour les années de 1990 à 2019 a été remis au Secrétariat de l'ONU sur les changements climatiques le 12 avril 2021. Il dresse un tableau complet des émissions de gaz à effet de serre de la Suisse, qui sont régies par le Protocole de Kyoto.

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Suisse

Une large alliance des milieux économiques pour la loi sur le CO2

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"L'économie suisse peut apporter une contribution à la résolution du problème climatique", estime Monika Rühl, directrice d'Economiesuisse. (Archives - ©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Plus de 200 associations et entreprises soutiennent la loi sur le CO2. La révision, soumise au peuple le 13 juin, garantit la prospérité, favorise l'innovation, encourage les investissements et préserve l'emploi en Suisse, ont-elles martelé lundi devant la presse.

La crise climatique est un défi majeur pour la Suisse. Nos glaciers fondent, les épisodes de sécheresse se multiplient, les inondations entraînent des glissements de terrain. Face à la recrudescence des coûts liés au réchauffement, il devient urgent d’agir, estime ce large comité. L'économie est prête à prendre ses responsabilités.

"Grâce à l’innovation et à des technologies efficaces, l’économie suisse peut apporter une contribution significative à la réduction des gaz à effet de serre et, par conséquent, à la résolution du problème climatique", selon la directrice d'Economiesuisse Monika Rühl, citée dans le communiqué de l'alliance.

Compétitivité suisse préservée

La loi sur le CO2 crée des conditions-cadre fiables et libérales. "Une politique climatique et énergétique durable et ouverte sur le plan technologique doit garantir la sécurité de la planification et des investissements et préserver ainsi la compétitivité de la place économique suisse", estime Matthias Halusa, directeur de BASF Suisse.

La nouvelle loi sur le CO2 est un bon compromis pour la Suisse. Elle combine incitations financières, investissements, innovations et nouvelles technologies. Les représentants de l’économie approuvent le mécanisme d’orientation, dont les recettes sont majoritairement redistribuées à la population.

Le Fonds pour le climat réunira des ressources financières destinées à des investissements dans la protection du climat, tels que les réseaux de chauffage urbain ou des stations de recharge pour voitures électriques. Il sera aussi essentiel pour l'assainissement des bâtiments.

Ce Fonds procure aux entreprises les garanties nécessaires pour mettre sur le marché des technologies respectueuses du climat. En tant que pôle industriel et de recherche, la Suisse peut ainsi accroître sa capacité d’innovation.

Un plus pour les énergies renouvelables

La loi donnera en outre un coup d'accélérateur aux énergies renouvelables. "Elles sont la clé de la décarbonation. Dans les secteurs du transport et du bâtiment, le remplacement à grande échelle des énergies fossiles deviendra une nécessité dans les prochaines années et décennies", selon Jacqueline de Quattro, ancienne conseillère d'Etat devenue députée au National (PLR/VD).

Du côté des investissements, l'intérêt grandit. Fin 2019, leur volume avait augmenté de 62% par rapport à l’année précédente. 1163 milliards de francs suisses ont ainsi été investis dans des produits financiers durables, et la tendance est à la hausse.

L'UDC contre

La loi sur le CO2, adoptée en septembre par le Parlement, doit permettre à la Suisse de réduire d'ici 2030 ses émissions de CO2 de 50% par rapport à 1990 et de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré. Elle a été attaquée en référendum par un comité issu de l'économie, soutenu par l'UDC, qui la juge "coûteuse et inefficace".

Un rejet serait synonyme d’immobilisme et représenterait pour la Suisse un bond en arrière en matière de protection du climat, estime le comité économique. Un "oui" serait un signal fort de la Suisse vis-à-vis de la communauté internationale.

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