Rejoignez-nous

Suisse

Un changement de paradigme pour soutenir la presse

Publié

,

le

"Peu importe le montant de l'aide aux médias, l'important est de bien investir les sommes à disposition", a déclaré mardi devant la presse à Berne Anna Jobin, la présidente de la Commission fédérale des médias (COFEM). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

La Commission fédérale des médias (COFEM) propose un changement de paradigme dans l'aide aux médias. Celle-ci doit être accordée à tous les médias privés de manière uniforme, indépendamment du canal de diffusion, préconise le groupe d'experts dans un rapport mardi.

Un peu moins d'une année après le rejet par le peuple d'un vaste paquet de soutien aux médias, la COFEM recommande un système "technologiquement neutre". Un modèle qui traiterait de la même manière toutes les offres de contenus, qu'elles soient imprimées, diffusées en streaming, proposées sous forme de texte, de vidéo ou d'audio.

"Les entreprises de médias doivent pouvoir décider librement du mode de diffusion qu'elles jugent le plus adéquat pour atteindre la population", affirme le rapport. Condition pour pouvoir prétendre aux deniers publics, les médias soutenus devraient s'adresser à un large public et s'engager à respecter l'autorégulation de la branche.

Aide aux offres gratuites aussi

L'aide serait même indépendante du modèle commercial, ce qui ouvrirait la voie au soutien d'offres gratuites financées exclusivement par la publicité.

"Celui qui donne l'argent ne doit pas décider du modèle d'affaires", a déclaré devant la presse la présidente de la COFEM, Anna Jobin, qui a reconnu que cet aspect avait donné lieu à de longues discussions au sein de la commission. La presse a toujours été financée par la publicité, a-t-elle fait valoir, ajoutant que l'information gratuite doit aussi pouvoir être soumise à des critères de qualité.

Un soutien à la presse reste indispensable, selon le groupe d'experts. Dans un pays fédéral et plurilingue comme la Suisse, la démocratie directe ne peut fonctionner qu'avec une information diversifiée. Celle-ci est cependant menacée en raison des difficultés financières que traverse le secteur.

"Mauvaises incitations"

L'approche actuelle ne correspond plus à l'évolution technique ni aux changements sociaux et économiques. Aujourd'hui, n'importe quel contenu peut être diffusé sur n'importe quel canal, souligne le rapport.

Aujourd'hui, l'aide à la presse repose notamment sur la réduction des tarifs postaux pour la distribution des journaux et une quote-part de la redevance pour certaines radios et TV régionales, qui doivent remplir en échange un mandat de service public. Il n'y a en revanche aucune aide de ce genre pour les offres journalistiques en ligne et pour la presse imprimée.

"Le système actuel crée des dissymétries et de mauvaises incitations", a relevé le vice-président de la COFEM, François Besençon.

Davantage d'aide pour les petits

L'aide aux médias privés pourrait passer par une prise en charge minimale des coûts d'exploitation, a expliqué la COFEM, qui n'a pas articulé de chiffres, soulignant que c'était là le rôle de la politique. "Peu importe le montant, l'important est de bien investir les sommes à disposition", a dit Anna Jobin.

Vu les réalités du marché, il serait judicieux de concevoir une aide dégressive, afin de soutenir de manière plus importante les plus petits médias, précise néanmoins le rapport.

La COFEM admet qu'un tel changement de système ne pourra se faire qu'à moyen terme et qu'il nécessitera des mesures transitoires. Elle est toutefois convaincue que ce modèle "incitera fortement les médias privés existants à investir dans une offre en ligne attrayante à se développer en fonction des besoins des utilisateurs".

Un coup de pouce à la formation

La COFEM préconise aussi une série de mesures générales, dont certaines faisaient déjà partie du train de mesures balayé le 13 février dernier en votation populaire.

Ainsi, elle propose de soutenir la formation des journalistes, alors que les ressources restreintes empêchent de nombreux médias d'envoyer des journalistes suivre des cours. La COFEM pense qu'il vaut notamment la peine d'encourager les programmes des écoles comme le Centre de formation au journalisme et aux médias (CFJM) à Lausanne.

Autre mesure ayant fait les frais du vote du 13 février, la COFEM remet sur la table le soutien au Conseil suisse de la presse (CSP). Mais pour assurer l'indépendance de l'organe d'autorégulation de la branche, les subventions ne doivent être que subsidiaires, le fonctionnement devant être assuré avant tout par le secteur lui-même.

Aide à l'agence de presse

Les experts défendent aussi le principe d'un soutien à une agence de presse nationale indépendante en trois langues. Ils relèvent l'importance de Keystone-ATS, qui met à disposition des médias une "offre de base fiable, neutre et actuelle", en prenant en compte tous les cantons, "un élément crucial dans un pays fédéral". Là aussi, les experts soulignent que l'agence doit être soutenue par l'ensemble de la branche.

La commission d'experts préconise aussi de soutenir l'innovation, afin de favoriser l'éclosion de nouveaux médias ou d'accompagner des projets de médias déjà existants.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

Une personne perd la vie dans un accident de travail à Viège (VS)

Publié

le

Un ressortissant italien de 50 ans a perdu la vie dans un accident de travail jeudi à Viège (VS), a informé la police cantonale (image d'illustration), (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Un ressortissant italien âgé de 50 ans a perdu la vie dans un accident de travail jeudi à Viège (VS). Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l'incident.

Un ouvrier se trouvait sur une aire de stockage d'une entreprise peu avant 8h00 et s'occupait de charger du matériel d'isolation sur un camion à l'aide d'une grue. "Pour des raisons encore inconnues, il s’est retrouvé coincé entre la cargaison et la grue", indique la police cantonale valaisanne dans son communiqué.

L'Organisation cantonale valaisanne des secours (OCVS) et le corps des sapeurs-pompiers de Viège et régions ont été immédiatement dépêchés sur les lieux. Une fois sur place, "les secours n'ont pu que constater le décès de l'homme".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Effet à retardement de la guerre au Moyen-Orient sur l'immobilier

Publié

le

Quelque 30% des foyers suisses se chauffent au gaz et 20% au mazout. Pour les premiers, les contrats à terme néerlandais sur le gaz naturel liquéfié (GNL) ont augmenté depuis le début de la guerre, et pour les seconds, le Brent n'a cessé de flamber. (© KEYSTONE/LEANDRE DUGGAN)

Genève (awp) - Les répercussions indirectes de la guerre au Moyen-Orient sur l'immobilier suisse pourraient s'accentuer en cas de prolongations. Entre coûts de chauffage et taux hypothécaires, ménages et investisseurs font face à de nouvelles incertitudes.

(par Ibtissam BENCHIKH, AWP)

"Mieux vaut être un foyer avec une pompe à chaleur, plutôt que dépendant du gaz", explique Patrice Choffat, directeur général de la société immobilière Bestag, à l'agence AWP. "La moitié des Suisses qui se chauffent au gaz ou au mazout doivent s'attendre à absorber les hausses de prix, car ils ne vont pas reculer, même avec l'ouverture du détroit d'Ormuz."

Quelque 30% des foyers suisses se chauffent au gaz et 20% au mazout. Pour les premiers, les contrats à terme néerlandais sur le gaz naturel liquéfié (GNL) ont augmenté depuis le début de la guerre, et pour les seconds, le Brent n'a cessé de flamber.

Si le conflit dure, l'effet sur les factures des particuliers sera visible d'ici 6 à 12 mois. "Les contrats à moyen et long terme lissent les fluctuations. Mais, cela est différent pour les entreprises dont les contrats prévoient des ajustements très réguliers", souligne le directeur des investissements de la banque privée Piguet Galland, Daniel Varela.

Un avis partagé par le directeur commercial de la fintech genevoise Resolve, Morgan Pauwels, qui prévient d'une "hausse des coûts énergétiques et de l'augmentation des prix à la consommation, si les prix de l'énergie devaient rester durablement élevés".

"Cela pose par ailleurs des questions plus structurelles, avec le basculement vers d'autres sources, la capacité du système électrique suisse à absorber une électrification massive et la dépendance énergétique vis-à-vis du charbon allemand ou du nucléaire français", ajoute M. Choffat.

De leur côté, les investisseurs ont été déstabilisés par le contrôle du détroit d'Ormuz par l'Iran, freinant l'acheminement des hydrocarbures. "Il s'agit de 15 à 20% du pétrole et 20% du gaz consommés à l'échelle planétaire qui passent par là", chiffre M. Varela. "C'est un phénomène naturel de voir les prix augmenter ici lorsqu'un conflit éclate, mais cette forte hausse s'explique surtout par l'incertitude autour de la durée."

3 millions de barils par jour

Dans un scénario court, la crainte de pénurie d'hydrocarbures est gérée grâce aux stocks constitués par les pays occidentaux. La production totale mondiale se monte à 100 millions de barils par jour. "Fin février, nous avions 3 millions de barils d'offre excédentaire par jour", rappelle M. Varela. "Dans les scénarios qui se répandent au sein des banques, la durée du conflit sera de quelques semaines. En admettant qu'il s'arrête comme prévu, nous pourrions retourner à la situation d'avant-guerre avec presque trop d'offre."

Dans ces périodes d'incertitude, M. Pauwels observe généralement un renforcement du dollar qui contribue à tirer vers le haut les rendements obligataires internationaux. "Or, en Suisse, les taux hypothécaires sont liés à l'évolution de ces marchés obligataires. Lorsque les rendements remontent, le coût de financement des banques aussi, ce qui se reflète dans les taux proposés aux ménages et aux entreprises."

Pour M. Varela, "il y aura peu d'impact sur les taux hypothécaires pour l'heure. En revanche, si le conflit dure, on peut imaginer une tendance de remontée des taux longs. Les investisseurs ont en mémoire 2022 avec la guerre en Ukraine qui dure finalement depuis quatre ans".

Mieux vaut être propriétaire et construire

Au contexte mondial incertain s'ajoute la conjoncture immobilière suisse faisant évoluer les comportements. Un vendeur sur 15 pense qu'il est préférable d'être propriétaire de son logement, selon les données fournies par Bestag.

Pour les sondés comme pour l'Office fédéral du logement (OFL), l'immobilier reste une protection contre l'inflation, ce qui pourrait renforcer cet attrait à l'achat. De plus, dans son dernier relevé annuel, l'OFL constate que "les candidats à la location sont confrontés à la pire pénurie depuis 2014".

Concernant la démographie, la consommation par personne ou l'activité de construction, qui expliquent la pénurie d'offres, il n'y a aucune répercussion de la guerre, "à moins que la Banque nationale suisse (BNS) finisse par augmenter ses taux", estime M. Choffat.

Du côté de la construction, les effets semblent limités. L'inflation pourrait se ressentir sur l'énergie, l'acier ou l'aluminium, selon les professionnels. Mais rien de comparable à certains chocs passés. Par ailleurs, lorsque les taux sont hauts, les demandes de permis baissent.

Malgré ces incertitudes, 98% des investisseurs estiment que la Suisse demeurera un marché attractif pour les investissements dans les mois à venir, relève le dernier baromètre des tendances du cabinet EY. Pour 2026, l'immobilier résidentiel reste leur premier choix.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Vaud

Maison de Montagne de Bretaye: Vaud soutient sa rénovation

Publié

le

Emblématique des camps de ski de très nombreux élèves vaudois, la Maison de Montagne de Bretaye se situe sur le tronçon du train Bex-Villars-Bretaye (BVB) en bordure des pistes de ski (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

La Maison de Montagne de Bretaye, qui accueille de nombreuses classes scolaires ou groupes en dortoirs, va faire peu neuve. Pour ce faire, le Conseil d'Etat vaudois a décidé d'octroyer une aide à fonds perdu cantonale de 997’000 francs au titre du crédit-cadre "tourisme durable" et un prêt cantonal au titre de la loi sur l'appui au développement économique (LADE) de 398'000 francs.

Cet investissement permettra de repositionner l'établissement selon les standards d'un établissement 3 étoiles, tout en préservant son caractère historique et l'accueil de classes ou groupes, d'exploiter la maison à l'année pour mieux valoriser son site et diversifier les activités ainsi qu'améliorer le confort, l'accessibilité et la performance énergétique du bâtiment, écrit jeudi le gouvernement.

Emblématique des camps de ski de très nombreux élèves vaudois, la Maison de Montagne de Bretaye peut actuellement accueillir jusqu'à 110 personnes environ. Elle se situe à 1750 mètres sur le tronçon du train Bex-Villars-Bretaye (BVB) en bordure des pistes de ski.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Romande Energie devient actionnaire majoritaire de ThermorésÔ

Publié

le

Romande Energie a annoncé que le siège de ThermorésÔ sera relocalisé de Nyon à Gland cette année (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Romande Energie a augmenté sa participation ThermorésÔ. A l'issue de la transaction, finalisée le jour-même, l'énergéticien devient ainsi l'actionnaire majoritaire de la société exploitant le réseau de chauffage à distance de la commune vaudoise de Gland.

Dans le cadre de cette opération, dont les contours financiers ne sont pas dévoilés, la SEIC (Société électrique intercommunale de La Côte) a réduit sa participation à 10%, tandis que la SEFA (Société électrique des forces de l'Aubonne) s'est retirée de l'actionnariat, annonce Romande Energie jeudi dans un communiqué.

Le fournisseur d'énergie, basé à Morges, devient ainsi actionnaire majoritaire avec 51% du capital. Selon son dernier rapport annuel, il détenait 50% des parts jusqu'ici.

La Ville de Gland détient désormais 39%, confirmant son engagement suite à l'acceptation du préavis municipal par une large majorité du Conseil communal le 5 février dernier.

Cette décision est une mesure phare du plan climat communal, visant notamment la neutralité carbone d'ici 2050. Le dernier bilan carbone du territoire glandois a en effet révélé que 16% des émissions de gaz à effet de serre provenaient du secteur des bâtiments, majoritairement liées à la combustion de mazout et de gaz pour la chaleur.

Le siège de ThermorésÔ sera relocalisé de Nyon à Gland cette année, renforçant "l'ancrage territorial du projet", peut-on lire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Taureau

Envie très nette de tout chambouler comme si une partie de vous préparait déjà les décisions importantes qui émergeront prochainement.

Les Sujets à la Une