Culture
Un comité référendaire dit "non" à un "impôt sur les films"
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La nouvelle loi sur le cinéma passe complètement à côté des besoins des consommateurs, estime un comité référendaire. Il dénonce un nouvel "impôt sur les films" injuste et inutile.
La loi sur le cinéma, en votation le 15 mai, prévoit que les plateformes de streaming, comme Netflix, Amazon ou Disney+ versent chaque année au moins 4% de leurs recettes brutes à l'industrie cinématographique suisse. Elles seront également obligées de programmer 30% de films européens.
"La loi sur le cinéma passe complètement à côté des consommateurs et la nouvelle taxe sur les films est une attaque frontale contre leur portemonnaie", a dénoncé mardi devant les médias à Berne Matthias Müller, président du comité référendaire et des Jeunes Libéraux-Radicaux.
"Impôt sur les films"
Pour le comité, l'obligation d'investissement équivaut à un impôt sur les films: ce sont des moyens qui sont retirés aux acteurs concernés et redistribués. De nombreux pays européens ne connaissent pas une telle obligation, comme l'Autriche, l'Angleterre, la Suède ou la Norvège, a-t-il pointé.
"Si les fournisseurs privés doivent désormais payer des taxes supplémentaires aux cinéastes suisses, ces coûts finiront par incomber aux consommateurs", a argumenté Daniela Schneeberger, vice-présidente de l'Union suisse des arts et métiers (USAM) et conseillère nationale PLR. "Nous devrons à l'avenir payer des frais d'abonnement plus élevés pour Netflix et autres, ce qui est tout simplement injuste", a critiqué Matthias Müller.
Ce nouvel impôt est en outre totalement inutile, car la création cinématographique est déjà subventionnée chaque année à hauteur de plus de 120 millions de francs, ont calculé les opposants. La Confédération, les cantons et les communes subventionnent à eux seuls le cinéma suisse à hauteur de 80 millions par an. A cela s'ajoutent les fonds fournis par la SSR, à hauteur de 50 millions.
Une logique "protectionniste"
Le quota de films européens prévu ne permettra pas d'atteindre l'objectif visé et ne fera qu'augmenter la bureaucratie, argumente le comité référendaire. La diversité culturelle invoquée est une fausse promesse, selon lui, car les films d'un seul pays européen suffisent à remplir cette exigence.
Les fournisseurs de streaming devront réduire leur offre de productions d'autres régions du monde pour respecter les quotas, a critiqué David Trachsel, président des jeunes UDC. "La loi dicte aux consommateurs ce qu'ils doivent regarder".
La nouvelle loi installe la politique de soutien au cinéma dans une logique "protectionniste, euro-centrée et de repli sur soi-même", estime pour sa part Virginie Cavalli, co-présidente des Jeunes Vert'libéraux. "Limiter le soutien au cinéma à la nationalité de ses producteurs est simplement aberrant et contraire à la liberté qui est induite par toute forme d'art".
Chaînes privées opposées à la loi
Outre les acteurs étrangers, les chaînes privées suisses devront également davantage passer à la caisse, a dénoncé Roger Elsener, membre de la direction de CH Media et président de l'Association Télévisions Privées Suisses. "L'affirmation selon laquelle rien ne changerait pour les chaînes suisses et que l'on se contenterait de mettre les acteurs étrangers sur un pied d'égalité est fausse et induit les électeurs en erreur", a-t-il relevé.
La chaîne 3+ devrait par exemple à l'avenir verser à elle seule un montant à six chiffres aux cinéastes indépendants. En outre, les chaînes devraient céder 4% de leurs recettes brutes même pendant les années de perte opérationnelle. Cela signifie des suppressions d'emplois et des restructurations.
Le référendum a été lancé par les Jeunes Libéraux-Radicaux, les Jeunes UDC et les Jeunes Vert'libéraux. Il est aussi soutenu par les jeunes du Centre du canton de Zurich, ainsi que par le PLR et le parti pirate. Le forum suisse des consommateurs, l'USAM, Telesuisse, l'Association suisse des télévisions privées, Aktion Medienfreiheit (Action liberté des médias) et Suisse Digital s'opposent également à la nouvelle loi.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
K-pop: le concert du retour de BTS vu par 18,4 millions de gens
Quelque 18,4 millions de personnes ont visionné à travers le monde le concert donné samedi par les superstars de la K-pop BTS pour leur retour sur scène, a annoncé Netflix mercredi.
Selon le géant américain du streaming, l'audience de l'événement organisé samedi soir à Séoul, en Corée du Sud, prouve que "l'influence du groupe n'a fait que se renforcer" pendant leur pause de près de quatre ans, selon un communiqué.
La retransmission en direct depuis la place Gwanghwamun, au coeur de la capitale sud-coréenne, s'est classée dans le Top 10 hebdomadaire de Netflix dans 80 pays et a décroché la première place dans 24 pays, a-t-il précisé.
Le groupe composé de sept membres s'est retrouvé sur scène pour la première fois après une pause de près de quatre années pour cause de service militaire obligatoire de ses sept membres.
L'événement a attiré plus de 100'000 fans dans le centre de Séoul, a déclaré Hybe, le label du groupe. En deçà des 260'000 personnes attendues par la police locale en amont.
Les fans agitaient une mer de bâtons lumineux et chantaient en choeur les tubes du boys band, tandis que des écrans géants installés un peu partout sur le site permettaient à la foule de suivre le concert.
La sécurité était maximale pour le concert, avec quelque 15'000 policiers et agents de sécurité mobilisés, des barrières le long des routes et plusieurs sites fermés.
Le dernier album du groupe, "Arirang", sorti vendredi, est présenté comme le reflet de l'identité coréenne de ce groupe en pleine maturité. Il s'est vendu à presque quatre millions d'exemplaires dès le premier jour, selon le label.
Les superstars de la K-pop vont désormais embarquer pour une tournée mondiale qui débutera le 9 avril à Goyang, dans la banlieue de Séoul. Avec au moins 82 dates dans 34 villes, ils passeront en Asie, en Amérique du Nord, en Amérique Latine et en Europe.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Justice: Meta déclaré responsable de mise en danger de mineurs
Le jury d'un tribunal civil de Santa Fe (Nouveau-Mexique) a déclaré mardi Meta responsable d'avoir mis en danger des utilisateurs mineurs de ses plateformes. Cette décision majeure crée un précédent.
Le groupe californien a été condamné à verser 375 millions de dollars de dommages et intérêts, une somme conséquente mais inférieure aux deux milliards de dollars environ que réclamait le procureur du Nouveau-Mexique Raul Torrez, à l'origine de la procédure.
Quelques minutes seulement après l'annonce de la décision, un porte-parole de Meta a indiqué que le géant des réseaux sociaux allait faire appel.
"Nous travaillons dur pour protéger les utilisateurs de nos plateformes et sommes transparents quant aux défis que représentent l'identification et la suspension des utilisateurs malveillants et des contenus nocifs", a-t-il ajouté.
Le procureur Raul Torrez avait assigné Meta en justice fin 2023, l'accusant d'avoir mis en danger des enfants notamment en les exposant à des contenus inappropriés et à des prédateurs sexuels.
"Le Nouveau-Mexique est fier d'être le premier Etat à demander des comptes (aux opérateurs de réseaux sociaux) pour avoir trompé des parents, permis l'exploitation de mineurs et mis en danger des enfants", a commenté Raul Torrez dans un communiqué.
Pour lui, le montant attribué aux victimes "devrait envoyer un message clair aux dirigeants de la tech", ajoutant qu'"aucune entreprise n'est au-dessus des lois".
"C'est un tournant pour tous les parents inquiets de ce qui pourrait arriver à leurs enfants lors qu'ils vont sur internet", a-t-il conclu, "et cette victoire est la leur."
Stratégie nouvelle
Il aura fallu moins d'une journée au jury pour parvenir à une décision, après six semaines de débats.
Les deux milliards demandés par le procureur avaient été calculés sur la base du nombre d'utilisateurs mensuels de Facebook et Instagram âgés de moins de 18 ans, soit un peu plus de 200'000 personnes au Nouveau-Mexique.
Lors de sa plaidoirie, lundi, la représentante du ministère public, Linda Singer, avait accusé Meta d'avoir communiqué de façon trompeuse sur ses mesures de protections des mineurs.
Elle avait aussi reproché au groupe de Menlo Park (Californie) d'avoir encouragé la surconsommation de ses plateformes par les mineurs, tout en sachant les effets que pouvait entraîner ce phénomène.
Cette argumentation se rapprochait de celle proposée lors d'un autre procès, intenté à Los Angeles contre Meta mais aussi Google, dont le jury doit poursuivre mercredi une 9e journée de délibérations.
Dans le dossier californien, une jeune femme demande réparation aux deux géants technologiques pour avoir sciemment conçu leurs applications de manière à ce que les jeunes utilisateurs y passent le plus de temps possible.
Elle assure que la fréquentation d'Instagram et YouTube, filiales respectives de Meta et Google, a contribué à provoquer chez elle dépression, anxiété et troubles de l'image de soi.
Jusqu'ici, les opérateurs de réseaux sociaux étaient protégés par une loi américaine appelée Section 230, qui les exonère de responsabilité concernant les contenus mis en ligne sur leurs sites par des utilisateurs.
A Santa Fe comme à Los Angeles, les plaignants ont adopté une nouvelle stratégie, attaquant la conception des plateformes, plutôt que leur contenu, et le manque de prévention sur les dangers encourus, à l'image de tactiques employées avec succès contre l'industrie du tabac.
Le procès de Los Angeles est considéré, tout comme celui du Nouveau-Mexique, comme un test important pour l'avenir de centaines d'autres procédures similaires en cours aux Etats-Unis.
Dans le procès du Nouveau-Mexique, le procureur "n'a pas réussi sa démonstration", avait fait valoir un porte-parole de Meta avant le prononcé du jugement.
"Nous continuerons à nous défendre vigoureusement et restons confiants dans nos états de service concernant la protection des adolescents en ligne", a déclaré le porte-parole une fois connue la décision.
Hors procédure d'appel, ce dossier doit connaître une seconde phase, lors de laquelle sera examinée la position du procureur selon laquelle Meta s'est rendu coupable de trouble à l'ordre public.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Elisabeth Baume-Schneider à Paris au chevet des brûlés de Montana
La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider s'est rendue mardi dans un hôpital parisien où sont soignés des blessés de l'incendie du Nouvel An à Crans-Montana (VS). Elle y a notamment remercié le personnel soignant.
La France a accueilli dans ses hôpitaux plusieurs patients gravement brûlés. En marge de la réouverture du Centre culturel suisse (CCS) à Paris, Elisabeth Baume-Schneider a visité l'hôpital d'Instruction des Armées Percy, qui a contribué aux soins d'une partie de ces patients.
A Keystone-ATS, la Jurassienne a déclaré qu'elle trouve "extrêmement intéressant de bien saisir comment cet hôpital militaire a joué un rôle fondamental pour sauver des vies avec d'autres partenaires. Que ce soit l'hôpital de Sion, avec le CHUV, avec les autres hôpitaux européens".
"On voit que tout est professionnel, minuté. Par exemple, un jeune qui est là depuis environ 80 jours a été sauvé à chaque étape. Je trouve que ces médecins et toutes ces équipes sont remarquables. Ce ne sont pas que trois-quatre jours, c'est de l'imprévisible durable", a-t-elle ajouté.
Accompagnée par le président du Conseil d'Etat valaisan Mathias Reynard, la cheffe du Département fédéral de l'intérieur (DFI) a souligné la grande expertise de cet hôpital militaire français avec les grands brûlés provenant des régions en conflit.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Le Centre culturel suisse à Paris a rouvert après 4 ans de travaux
"Il était temps! Mais quelle réouverture!": la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a visité mardi le Centre culturel suisse (CCS) à Paris. Après quatre ans de travaux, il rouvre ses portes au public jeudi, avec une fête dans le quartier du Marais.
"Je souhaite au CCS de rester un lieu de rencontres et de découverte", a affirmé la cheffe du Département fédéral de l'Intérieur (DFI) lors d'une conférence de presse. "Il participe à la présence culturelle internationale de notre pays", a rappelé la conseillère fédérale.
"Il s'inscrit dans un environnement parisien extrêmement riche en centres culturels étrangers et ce métissage est formidable", a-t-elle ajouté. La modernisation du CCS, qui permet notamment un meilleur accès, a coûté 7,3 millions de francs, a précisé le patron de Pro Helvetia Michael Kinzer. Les travaux ont permis de repenser la circulation entre les espaces et de rendre les salles modulables.
Pour Mme Baume-Schneider, "le CCS offre un lieu de visibilité unique et contribue à faire rayonner une scène artistique suisse reconnue non seulement pour sa diversité mais aussi pour son indépendance", a-t-elle ajouté.
"Le CCS fonctionne comme une véritable plateforme de production, de diffusion et de dialogue", a souligné la cheffe du DFI. "Il ambitionne de rester à l'avenir de rester un acteur majeur au sein de la scène artistique à Paris.
Spectacle vivant
Installé depuis 1985 dans un hôtel particulier du XVIIe siècle situé rue des Francs-Bourgeois, le Centre culturel suisse s'est imposé comme une vitrine de l'art contemporain helvétique à Paris. Il est la première antenne ouverte à l'étranger par Pro Helvetia et il n'avait jamais été rénové.
Pendant les travaux, l'institution a poursuivi ses activités hors les murs dans plusieurs villes françaises, de Dunkerque à la Guadeloupe. La direction souhaite poursuivre ce "CSS on tour".
Le CCS, sur un marché ultra-concurrentiel avec mille propositions artistiques chaque jour à Paris, constitue un atout stratégique pour tout le spectacle vivant helvétique, qu'il provienne de Suisse romande, alémanique ou tessinoise.
Pour sa réouverture, le Centre culturel suisse (CCS) organise une grande fête, du 26 au 29 mars, mêlant concerts, performances, projections et expositions. Un signal que le CCS se veut un lieu d'art comme de vie au coeur de Paris, fréquenté de jour comme de nuit pour voir une exposition, écouter un concert ou simplement se retrouver dans la cour.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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