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Suisse

Une alliance de gauche lance un référendum contre la réforme AVS21

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L'alliance "Pas touche à nos rentes" a déjà manifesté le 18 septembre contre la réforme AVS21 (archives). (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Les femmes n'ont pas à partir à la retraite un an plus tard, selon l'alliance "Pas touche à nos rentes". Composée de syndicats, du PS, des Verts et de collectifs féministes, elle lance mardi un référendum contre la réforme AVS21, acceptée par le Parlement en décembre.

Le relèvement de l'âge de la retraite de 64 à 65 ans permettra de faire des économies à hauteur de 10 milliards de francs sur le dos des femmes, a exposé Michela Bovolenta, secrétaire centrale du Syndicat des services publics, devant les médias à Berne. Et ce alors que la société économise des milliards de francs avec le travail non rémunéré, comme les tâches domestiques, la garde d'enfants ou les soins apportés à autrui.

"Les femmes perdent en moyenne 1200 francs de rente par an, bien qu'elles touchent encore environ un tiers de moins que les hommes", a indiqué le président de l'Union syndicale suisse (USS), Pierre-Yves Maillard.

Tant que les femmes assument la plus grande partie du travail non rémunéré et que leurs rentes sont inférieures, il est injuste et injustifié de relever l'âge de la retraite pour elles, a argué Anna-Béatrice Schmaltz, représentante des Collectifs de la grève féministe. Le fait que l'âge de la retraite soit pareil entre les hommes et les femmes est une égalité "négative" pour Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse.

L'alliance a estimé qu'avec cette première partie de la révision de la prévoyance vieillesse, le Parlement tente encore une fois d'affaiblir l'AVS. Durant la récente session d'hiver, le Parlement a entamé le deuxième volet, à savoir la prévoyance professionnelle (LPP). AVS21 n'est qu'un début, avertit l'alliance, qui s'attend à "de nouvelles attaques contre le coeur de la sécurité sociale".

"Personne ne peut vivre que de l'AVS"

La Constitution promet depuis 50 ans à la population des rentes AVS suffisantes pour vivre, a pointé M. Maillard. Or, on en est loin, selon lui. "Personne ne peut vivre uniquement avec la rente AVS aujourd'hui en Suisse."

AVS21 ne résout pas les gros défis en matière de retraites, a relevé Vania Alleva, présidente d'Unia et vice-présidente de l'USS. Elle détériore même les rentes des personnes qui ont déjà le moins aujourd'hui, à savoir les femmes. Leur rente AVS moyenne s'élevait à 1770 francs par mois en 2019.

Près d'un tiers des femmes ne touchent toujours pas de rente du deuxième pilier, a souligné la conseillère aux Etats Marina Carrobio (PS/TI). Et même si des femmes sont affiliées à une caisse de pension, elles touchent environ deux fois moins que les hommes. Elle a encore relevé que près de 12% des femmes retraitées reçoivent des prestations complémentaires.

"Quand on voit ce que propose le camp bourgeois en matière de prévoyance vieillesse, ce n'est pas seulement un affront à l'égard des femmes, mais une attaque contre les rentes de tous les travailleurs", a encore déclaré Mme Alleva, insistant sur la notion de "respect".

"Pied de nez" du Parlement

L'AVS perd chaque année 825 millions de francs en raison de la discrimination salariale des femmes, a noté la conseillère nationale Léonore Porchet (Verts/VD). Elle a fustigé le fait que ce soit maintenant aux femmes de supporter les coûts de la réforme, alors qu'elles sont déjà désavantagées en matière d'âge et sur le marché du travail.

C'est un "pied de nez" de la part du Parlement deux ans après la Grève des femmes et en l'année-anniversaire des 50 ans du droit de vote des femmes et des 40 ans de l'inscription de l'égalité des sexes dans la Constitution, selon la Vaudoise. "Nous avons besoin d'un système égalitaire, solidaire et durable", a résumé Mme Bovolenta, convaincue que ce ne sont pas les moyens qui manquent mais la volonté politique.

Evolution démographique

Les partisans d'un relèvement de l'âge de la retraite - et pas seulement pour les femmes - invoquent pour leur part l'évolution démographique. Il y a aujourd'hui environ trois personnes actives pour un retraité, il ne devrait y en avoir plus que 2,4 en 2030. En cause: l'augmentation de l'espérance de vie ces dernières décennies et une baisse du taux de natalité.

Le fait que la génération née durant le baby-boom atteigne l'âge de la retraite joue aussi un rôle. L'évolution démographique a des répercussions aussi bien sur le premier que sur le deuxième pilier de la prévoyance vieillesse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Vaud

A Nyon, la majorité rose-verte propose une co-syndicature

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La majorité rose-verte propose une co-syndicature pour Nyon (image d'illustration). (© KEYSTONE/NOEMI CINELLI)

A Nyon, la majorité rose-verte propose une co-syndicature pour la succession de Daniel Rossellat. Après avoir décroché la majorité dimanche, la gauche lance le socialiste Alexandre Démétriadès et le Vert Pierre Wahlen, lequel figurera seul sur les bulletins officiels pour des questions légales. A droite, le PLR a désigné Olivier Riesen.

Trois municipaux sortants seront donc en lice pour la syndicature, mais il ne pourra y avoir que deux candidats officiels lors du dépôt des listes, mardi prochain, conformément à la loi vaudoise. Pour la droite, ce sera Olivier Riesen qui a été adoubé mercredi soir par son parti. L'alliance de gauche a décidé de mettre en avant l'écologiste Pierre Wahlen pour une "syndicature partagée".

"Nous avons décidé de laisser la place à celui qui est en minorité au sein de l'alliance, comme un premier signe de notre bonne volonté à travailler ensemble. Il n'y aura pas l'un qui domine l'autre", ont déclaré en choeur les deux élus jeudi à Keystone-ATS. Pour rappel, Alexandre Démétriadès était arrivé dimanche en tête devant Pierre Wahlen et la future municipalité sera composée de trois PS, un Vert, deux PLR et un membre du Parti indépendant nyonnais (PIN).

Forme moderne de syndicature

Pour la plateforme rose-verte, cette syndicature partagée correspond pleinement à ses valeurs: c'est une manière de gouverner fondée sur la coopération et le partage concret du pouvoir, écrit-elle. Soit "une forme moderne de syndicature fondée sur le partage".

En 2021 à Yverdon-les-Bains, Pierre Dessemontet (PS) et Carmen Tanner (Vert-e-s) avaient proposé une co-syndicature, une première dans le canton. Mais l'aventure n'aura duré qu'une législature: le socialiste ne s'est pas représenté et la Verte n'a pas été réélue.

Défi bien préparé

"Nous sommes conscients de lancer un défi, mais nous avons beaucoup d'arguments pour assurer que cela va marcher. Nous avons plus de quinze années d'expérience de travail en commun", souligne M. Démétriadès. "Dans un collège municipal, les décisions se prennent ensemble", ajoute M. Wahlen qui rappelle que la présidence est tournante dans de nombreux exécutifs, comme la mairie de Genève ou le Conseil fédéral.

Le duo arrive avec un modèle qu'il espère "exemplaire". Mais les deux sortants appellent de leurs voeux une révision de la loi sur les communes, qui permettrait de débattre de ces questions.

PLR en embuscade

Arrivé quatrième dimanche, le libéral-radical Olivier Riesen brigue également la syndicature. Il rappelle que le centre-droit a fait un "très beau score" et décroché la majorité au législatif. "Je me présente pour rééquilibrer les forces et faire le pont avec le Conseil communal pour trouver de bons compromis", explique-t-il.

Les résultats étaient très serrés. Cela ne s'est pas joué à grand-chose, note-t-il. "Il est normal qu'on offre un choix. C'est démocratique".

L'élu PLR part avec l'appui des forces du centre-droit. "J'ai le soutien des Vert'libéraux, de l'UDC et du Parti indépendant nyonnais, reflet de notre campagne très soudée et qui a bien marché".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Le MPC traite davantage d'affaires pénales

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Le MPC et le procureur général de la Confédération Stefan Blättler peuvent compter sur une bonne coopération nationale et internationale (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le Ministère public de la Confédération (MPC) a ouvert 363 nouvelles enquêtes pénales en 2025, selon son rapport annuel présenté jeudi. Cela représente une hausse de 9,3% en un an. Pour le procureur général Stefan Blättler, "ce fut une année déterminante".

Le MPC a obtenu des résultats importants dans la poursuite d'infractions relevant de tous les domaines de la juridiction fédérale: du terrorisme à la criminalité économique en passant par la cybercriminalité, le droit pénal international, la sûreté de l'Etat et les organisations criminelles.

Au niveau de la sûreté intérieure, le MPC a pu arrêté la personne qui avait placé des engins explosifs non conventionnels à Genève et blessé plusieurs personnes. Pour M. Blättler, "la coopération entre toutes les autorités a été déterminante".

Des progrès significatifs ont également été réalisés dans la lutte contre le terrorisme. Le MPC a notamment pu mettre en accusation un jeune de 18 ans pour soutien à une organisation terroriste.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Neuchâtel a dégagé un bénéfice de 57,6 millions en 2025

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Crystel Graf, conseillère d'Etat en charge des finances, a expliqué qu'il est nécessaire de poursuivre une gestion rigoureuse et prudente des finances publiques (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Pour la sixième année consécutive, le canton de Neuchâtel a dégagé un bénéfice. En 2025, l'excédent s'est monté à 57,6 millions de francs. Des revenus supérieurs aux attentes ont permis de faire face aux charges en augmentation.

Le Conseil d'État veut poursuivre "une gestion rigoureuse et prudente des finances publiques", car la situation financière est fragilisée par les fortes incertitudes internationales, a-t-il expliqué jeudi. "De nombreux dossiers fédéraux et cantonaux pourraient avoir des conséquences financières majeures", a-t-il précisé.

Plus de 200 millions de francs devraient être dégagés durant cette législature pour rééquilibrer les budgets. Un programme d'optimisation des charges et d'amélioration de l'efficience de l'action publique est en cours d’élaboration.

En 2025, les recettes fiscales ont été supérieures aux attentes (+94,9 millions de francs). Elles présentent toutefois une baisse de 13,8 millions par rapport à 2024. La part versée par la BNS (39,9 millions) est aussi plus élevée que prévu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Val de Bagnes: pas d'acte malveillant dans la débâcle d'Altis

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Selon un audit externe, aucun acte malveillant, commis volontairement, ne semble être à l'origine de la débâcle du groupe Altis sur la commune de Val de Bagnes (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La commune de Val de Bagnes (VS) a dévoilé les premiers résultats de l'audit sur la débâcle financière du groupe énergétique Altis. Si une gestion défaillante est constatée, aucun acte volontaire ne semble avoir été commis.

"A ce stade, rien ne laisse à penser que des actes malveillants, commis volontairement, aient conduit à la situation de surendettement", indique un communiqué de la commune, actionnaire majoritaire d'Altis.

L'audit du cabinet PwC, long de 66 pages, souligne toutefois que la gouvernance d'Altis était défaillante. Selon le Nouvelliste, qui a assisté mercredi soir à la présentation de l'audit devant le Conseil général de la commune, "une gouvernance financière vulnérable et insuffisamment soutenue par un pilotage efficace et structuré", est notamment mentionnée.

Dans son communiqué, le Conseil municipal dit désormais vouloir "poursuivre certaines investigations et approfondir les analyses". Un mandat complémentaire sera ainsi commandé à PwC "dans les prochains jours".

Sauvé en urgence

Suivant une autre recommandation de l'auditeur, le Conseil municipal souhaite aussi clarifier "la place des représentants communaux au sein du groupe", explique-t-il. Ainsi, la commune de Val de Bagnes proposera ses représentants à l'assemblée générale du groupe Altis prévue en juin.

La crise d'Altis a été révélée en juin dernier par Le Nouvelliste. Au bord de la faillite, la société a été sauvée en urgence par la commune de Val de Bagnes. Celle-ci avait annoncé quelques semaines plus tard que l'endettement total d'Altis se montait à 55 millions. Une vingtaine de postes avaient été biffés et la direction avait été remplacée.

Pour sauver Altis, la commune a déjà dû débloquer plusieurs millions. Elle s'expose, au maximum, à près de 24 millions francs, selon le Nouvelliste.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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