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Suisse

WSL: un nouvel outil pour mieux cartographier les espèces végétales

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Le nouvel outil développé par l'institut WSL permet de mieux cerner la répartition des espèces végétales et leurs réactions possibles aux changements environnementaux (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Un nouvel outil développé par l'institut WSL indique où poussent les espèces végétales en Suisse et où elles se trouveront à l'aveni. Il utilise des millions d'observations rapportées par le grand public, qui sont ensuite traitées par l'intelligence artificielle.

Les scientifiques mesurent l'état de la biodiversité par des observations sur le terrain et des extrapolations sur ordinateur. En saisissant l'habitat préféré d'une espèce, c'est-à-dire sa niche écologique, ainsi que les conditions environnementales locales, ils peuvent établir des cartes de répartition à l'aide d'algorithmes.

Les scientifiques de l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) ont eu l'idée de profiter de l'engouement actuel pour les sciences citoyennes. Les possibilités d'observer et d'identifier les plantes et de partager ces données à l'aide d'applications ont en effet fortement augmenté ces dernières années.

"Grâce aux observations du grand public, nous avons accès à des informations bien supérieures à ce qu'il nous serait possible d'obtenir en nous rendant sur le terrain", commente Philipp Brun, auteur principal de cette étude parue dans la revue Nature Communications.

Le champ des possibles

Sur la base de 6,7 millions d'observations de plantes et en recourant à l'intelligence artificielle, le WSL a développé un modèle de biodiversité inédit qui calcule la répartition de 2477 espèces végétales en Suisse. Il montre à 25 mètres près et jour après jour quelles plantes peuvent être observées à quel endroit et comment ce tableau évolue au fil des saisons.

Pour certaines espèces, il permet par exemple d'estimer la date probable de leur floraison. L'étude montre que ce modèle d'apprentissage profond est plus précis que les approches utilisées jusqu'à présent.

L'outil du WSL peut par exemple indiquer quelle espèce d'arbre est la plus susceptible d'être présente dans quelle forêt. Les calculs tiennent également compte des changements attendus en raison du changement climatique.

Quantité d'observations cruciale

Le modèle est le plus précis là où de très nombreuses observations sont disponibles. Philipp Brun est convaincu du potentiel de ce nouvel outil: "Il est fort possible que ce modèle saisonnier de biodiversité fasse bientôt partie des instruments standard de la recherche écologique", estime le chercheur, cité lundi dans un communiqué du WSL.

La crise de la biodiversité est un des grands défis actuels de la société. Les plantes sont en grande partie nécessaires à la structure de la plupart des écosystèmes et remplissent des fonctions écosystémiques essentielles.

Il est donc très important de comprendre en détail les modèles de répartition des espèces végétales et leurs réactions possibles aux changements environnementaux. Ce n'est qu'ainsi que l'on pourra prendre des mesures efficaces et durables pour protéger la biodiversité.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Les gros assureurs maladie de Suisse fondent une nouvelle faîtière

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Les plus grands assureurs maladie de Suisse, dont la KPT, ont annoncé jeudi la création d'une nouvelle faîtière de la branche (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Les principaux assureurs maladie de Suisse ont fondé une nouvelle association de branche, opérationnelle dès début 2025. Elle doit mettre fin au duopole formé par les deux faîtières santésuisse et curafutura afin de mieux représenter les intérêts communs de la branche.

Les assureurs maladie Assura, Atupri, Concordia, CSS, EGK, Groupe Mutuel, Helsana, KPT, ÖKK, Sanitas, SWICA, Sympany et Visana ont créé une nouvelle association d'assurance maladie qui sera opérationnelle au début 2025, annoncent jeudi la KPT et le Groupe Mutuel dans un communiqué commun. Ceci mettra un terme à leurs affiliations à santésuisse et curafutura.

La nouvelle association vise à créer "une base, aussi large que solide, pour défendre les intérêts communs", poursuit le communiqué. Par elle, ses membres veulent s'engager "en faveur d'un système de santé durable, finançable, de grande qualité".

L'alliance a aussi pour objectif de "renforcer leur message politique". Les membres fondateurs représentent plus de 90% des personnes au bénéfice d'une assurance de base en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Nouvelle plainte de Migros contre Damien Piller classée à Fribourg

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Après le classement d’une première plainte de Migros contre Damien Piller, sur la photo, classement confirmé par le Tribunal cantonal fribourgeois, puis par le Tribunal fédéral en mars dernier, le procureur général fribourgeois a également classé une seconde plainte du 20 novembre 2020 (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Le Ministère public fribourgeois classe une deuxième plainte de Migros Neuchâtel-Fribourg contre Damien Piller, celui-ci n'ayant commis aucune infraction pénale. Le prévenu est indemnisé à hauteur de 48'130 francs, frais et indemnité étant à la charge du géant orange.

Migros reprochait à l'homme d'affaires de lui avoir fait perdre près de 10 millions de francs dans une transaction immobilière à Granges-Paccot en 2016, d’avoir tenté, en décembre 2018, d’acheter à Migros un terrain à Romont pour une valeur de 2 millions inférieure à sa valeur réelle, a indiqué jeudi le Ministère public.

Le grand distributeur accusait encore Damien Piller de l’avoir incité à investir dans l’implantation d’une succursale déficitaire à Neyruz, afin de favoriser l’un de ses propres projets immobiliers et, enfin, d’avoir obtenu un montant de l’ordre de 300'000 francs en marge d’une construction à Domdidier en mai 2017.

Pour rappel, le procureur général Fabien Gasser avait classé en janvier 2023 une première plainte datant de juillet 2019, classement confirmé plus haut.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Une voie de médecine générale testée aux urgences de Sion (VS)

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Les urgences de l'hôpital de Sion collaborent avec les médecins de premier recours pour désengorger le service (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Des médecins généralistes de garde prennent désormais en charge des personnes arrivées aux urgences de l'Hôpital de Sion en soirée pour une situation non urgente. Un projet pilote testé durant quatre mois et qui doit contribuer à désengorger le service.

La mise en place de cette voie de médecine générale aux urgences (VMGU) "est le fruit d'un long travail" entre les différents partenaires impliqués, a indiqué jeudi à la presse Mathias Reynard, chef du département de la santé, des affaires sociales et de la culture. Le canton a approché des médecins généralistes des cercles de garde de Sierre, Sion et Martigny pour mettre sur pied cette expérience pilote.

Celle-ci a débuté en juin et se terminera fin septembre, avec à la clé un bilan. Si les résultats sont positifs, le VMGU sera reconduit.

Avec cette nouvelle voie, le Valais "ne réinvente par la roue", admet Mathias Reynard. Il s'inspire de ce qui se fait déjà dans le Haut-Valais et dans d'autres cantons comme Genève, Fribourg ou Neuchâtel.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Lausanne: plongée dans les collections du Naturéum et du MCAH

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L'exposition "Spécimens 24" propose une plongée dans les collections du Naturéum et du MCAH. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Naturéum (Muséum cantonal des sciences naturelles) et le MCAH (Musée cantonal d'archéologie et d'histoire) explorent leurs collections dans une nouvelle exposition. "Spécimens 24" se dévoile jusqu'au 30 mars 2025 au Palais de Rumine et au Jardin botanique cantonal de Lausanne, mais aussi dans d'autres lieux du canton.

Cette exposition vise à interroger le rôle des musées scientifiques aujourd'hui et à rappeler l'importance des spécimens, "au coeur des collections muséales de sciences", indiquent les deux institutions vaudoises. Quelles sont les raisons d'être des collections scientifiques, autant anciennes que récentes? Quels critères doivent guider la sélection des spécimens? Telles sont quelques-unes des questions qui sont abordées dans "Spécimens 24".

Le parcours de l'exposition est centré sur "trois fonctions cardinales": se souvenir, étudier et transmettre. Ce parcours est complété par un volet consacré aux tourbières, "un environnement naturel très spécifique", présenté dans les espaces publics du conservatoire du Jardin botanique cantonal, poursuit le dossier de presse.

Les visiteurs pourront prolonger l'exposition sur d'autres sites, des partenariats ayant été conclus avec Plateforme 10, les Sites et Musée romains d'Avenches et l'Université de Lausanne. Différents artistes y présenteront leurs oeuvres pour faire "dialoguer arts et sciences".

"Spécimens 24" s'accompagne aussi d'un programme de médiation: visites guidées, débats, conférences, ateliers pour enfants et adultes, projections et contes pour enfants.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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