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Lausanne

De plus en plus de Lausannois ont besoin d'aide pour se nourrir

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La CA-RL est une centrale d’acquisition, de stockage et de conditionnement de denrées alimentaires soutenue par la Ville de Lausanne. Elle redistribue la nourriture en priorité auprès des associations membres qui constituent le groupe de coordination. (©Marino Trotta/Ville de Lausanne)
C’est une des conséquences de la crise du coronavirus : la pauvreté. Avec le choc économique engendré par la crise sanitaire, c’est une partie de la population qui se retrouve dans des situations de précarité parfois extrême. En plus de la population qui était déjà en difficulté. Face à cette situation, la Centrale alimentaire de la région lausannoise distribue 20% de plus de nourriture de première nécessité.

Les besoins en distribution gratuite de nourriture ne cessent de croître depuis le début de la pandémie. Il y a ceux qui étaient précaires avant la crise sanitaire, mais les associations remarquent également l’apparition de nouveaux bénéficiaires : familles qui n’arrivent soudainement plus à joindre les deux bouts, chômeurs en fin de droits, indépendants sans ressources ou sans-papiers qui n’ont pas droit aux aides de la Confédération. La CA-RL, la Centrale alimentaire de la région lausannoise récolte les denrées alimentaires, les stocke et, au besoin, les conditionne, pour les redistribuer à différentes associations. Elles sont 34 actuellement à en bénéficier dont les Cartons du Cœur, les réseaux des églises ou la Fondation Mère Sofia. Et c’est Caritas Vaud qui la gère. Marc Huguenot, chef du secteur aide directe chez Caritas Vaud:

Marc HuguenotChef du secteur aide directe chez Caritas Vaud

Qui dit augmentation des besoins des associations, dit pour la Centrale alimentaire de la région lausannoise une augmentation des denrées à fournir. Une situation des plus préoccupantes pour Marc Huguenot.

Marc HuguenotChef du secteur aide directe chez Caritas Vaud

Car les répercussions de la crise sanitaire ne disparaîtront pas au fur à mesure de la levée des restrictions liées au semi-confinement. Les conséquences se feront sentir sur le long terme.

Marc HuguenotChef du secteur aide directe chez Caritas Vaud

En première ligne, la centrale alimentaire lausannoise ne peut que constater l’augmentation des besoins.

Marc HuguenotChef du secteur aide directe chez Caritas Vaud

Et les chiffres sont là: au mois d’avril, la Centrale alimentaire de la région lausannoise a distribué 52 tonnes de denrées, contre 43 tonnes l’an passé à la même période. Une augmentation de 20% qui est à nuancer puisque certaines structures bénéficiaires ne sont pas toutes réouvertes à cause des réorganisations imposées par la crise sanitaire. Sur les structures ouvertes, c’est un doublement de la demande que constate la CA-RL. Face à cette demande, la centrale qui fonctionne essentiellement avec des dons fait, pour l’heure, face, mais elle lance un appel.

Marc HuguenotChef du secteur aide directe chez Caritas Vaud

Dans les épiceries Caritas de Lausanne, Yverdon et Vevey, aussi, on est confronté quotidiennement aux conséquences indirectes de la crise sanitaire.

Marc HuguenotChef du secteur aide directe chez Caritas Vaud

L’urgence de la crise sanitaire et économique a également forcé les associations à s’adapter à la situation.

Marc HuguenotChef du secteur aide directe chez Caritas Vaud

Des gens qui ont faim en Suisse, il y en avait avant la crise du coronavirus, mais elle a forcé une nouvelle frange de la population à faire appel à de l’aide pour se nourrir.

Marc HuguenotChef du secteur aide directe chez Caritas Vaud

Pour plus d'informations: carl-lausanne.ch.

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Culture

Martine Doré: pianiste au Prix de Lausanne depuis 40 ans

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Cela fait depuis 1986 que Martine Doré officie comme pianiste accompagnatrice au Prix de Lausanne. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La pianiste accompagnatrice Martine Doré fait danser les jeunes espoirs du Prix de Lausanne depuis 1986. La Française a raconté à Keystone-ATS sa passion pour ce métier de l'ombre et son travail au quotidien.

Alors que les danseuses défilent devant le jury du Prix de Lausanne, rivées aux explications de leur professeure, Martine Doré écoute avec la même concentration. Son rôle n'est pas de danser, mais d'accompagner l'exercice au piano.

"J'ai entre 20 et 45 secondes pour trouver la musique", indique-t-elle, dans un salon du Théâtre de Beaulieu où se déroule le concours. "Il faut coller à l'exercice. J'attends le moment où la professeure montre ce qu'elle veut, je regarde, je m'inspire de ce qu'elle a fait, puis j'y vais."

Plaisir et efficacité

Sous les yeux des jurés, les exercices s'enchaînent. Ronds de jambe, pirouettes, sauts, la musique est toujours en adéquation avec le mouvement. "Il ne faut pas chercher à compliquer, je vise l'efficacité d'abord", explique la Cannoise qui joue sans partition ni préparation à l'avance. Jamais très loin, la professeure Elisabeth Platel lui précise parfois d'un geste, d'un regard ou d'un mot ce qu'elle souhaite pour ses élèves.

Les musiques durent rarement plus d'une minute, tout comme les exercices. On reconnaît parfois des airs célèbres, parfois pas. "La plupart du temps, j'improvise", explique Martine Doré. "Je pioche aussi dans le répertoire du ballet classique ainsi que dans la variété comme Edith Piaf ou encore Michael Jackson. Ca m'amuse. Mon but est de prendre du plaisir, et en en prenant, j'en donne", sourit-elle.

Accompagner avec chaleur

La première venue de la musicienne au Prix de Lausanne remonte à 1986. "Depuis, j'ai peut-être raté cinq ou six éditions", estime-t-elle. "L'ambiance est extraordinaire, très bienveillante, ça a très peu la forme d'un concours. Pour les danseurs, c'est un stage inouï", s'enthousiasme celle qui a pour mission d'accompagner les classes des filles.

Le reste de l'année, Martine Doré exerce au Pôle national supérieur de danse Rosella Hightower à Cannes, ainsi qu'au Conservatoire de Nice. "J'adore le travail du cours et la construction du travail du danseur, même si ces jeunes passent immanquablement par des moments durs, voire des échecs. Dans ces heures-là, j'essaie d'accompagner avec particulièrement de chaleur, de les faire sourire, par exemple en jouant une musique de jeu vidéo."

De danseuse à pianiste

Plus jeune, la Française n'imaginait pas faire ce travail. "Je m'étais juré de ne jamais faire la pianiste que personne ne regarde au fond de la salle", raconte-t-elle. C'est que Martine Doré est d'abord une danseuse. Elle a enfilé ses premiers chaussons à 7 ans avant d'intégrer la prestigieuse école de danse Rosella Hightower, où elle obtient son baccalauréat.

Jusqu'à la fin de son adolescence, c'est donc elle qui danse, accompagnée du pianiste. "En parallèle, je suivais des cours de piano avec le professeur de l'école, Claude Pothier". Un jour, l'école a besoin d'une nouvelle pianiste accompagnatrice. La directrice propose à la jeune femme de se former pour le poste. "Je me disais que ce n'était pas un métier pour moi, mais en même temps, j'avais 19 ans, je savais que je n'allais pas devenir danseuse professionnelle", se remémore-t-elle.

Un neveu "star"

La danseuse musicienne apprend alors à déchiffrer des partitions de ballet et se voit confier le cours des petits. "Je jouais les partitions, mais très vite ça m'a barbée. Un jour, j'ai fermé les cahiers, je les ai posés sur le capot du piano et je me suis mise à improviser", raconte-t-elle. Claude Pothier la convoque alors dans son bureau pour évaluer ses capacités d'improvisation. "Du jour au lendemain je suis devenue pianiste pour le cours des grands", sourit-elle.

Martine Doré estime cependant n'avoir "aucun mérite". "Je baigne là-dedans depuis que je suis née. De 7 à 19 ans, j'ai dansé au son des pianistes accompagnateurs, mon père était très mélomane et je viens d'une famille de musiciens". Son arrière-grand-père, le compositeur Emile Waldteufel, était musicien à la cour de Napoléon III. La veine musicale familiale ne semble d'ailleurs pas près de se tarir, puisque le neveu de la pianiste n'est autre que la star de la chanson française Julien Doré.

Aspects ingrats

Bien que le métier se soit révélé une "passion totale", elle reconnaît qu'il comporte des aspects ingrats. "Pour un musicien digne de ce nom, cela peut être extrêmement frustrant, il faut toujours jouer en carrure de 8, car la danse classique se déroule sur 8 temps." L'activité demande en outre une bonne dose d'humilité. "Il faut rester en retrait et s'insérer de manière discrète entre le professeur et les élèves."

Martine Doré se considère "incapable de donner un concert" et évoque une manière "très spécifique" de jouer, dans laquelle elle se positionne "comme une danseuse à la barre." Elle estime que son passé de danseuse, lui permet d'accepter plus facilement les réalités du métier. Avec certaines limites, cependant. "Dans mon école, je rappelle régulièrement qu'il ne faut pas oublier de montrer de la considération pour le pianiste", conclut-elle en souriant.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Les oppositions pleuvent sur le futur quartier Rasude

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Le nouveau projet de quartier de la Rasude prévoit la construction d'un tour en son centre (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Mis à l'enquête jusqu'au 18 décembre, le nouveau plan de quartier de la Rasude, à l'est de la gare de Lausanne, a soulevé une brassée d'oppositions. Des séances de conciliation auront lieu prochainement avec les opposantes et opposants.

La mise à l'enquête a fait l'objet d'un millier d'oppositions et d'une observation. Parmi les oppositions, 940 sont issues d'un formulaire-type diffusé par l'association "Périrasude", dont plus de 320 sont signées par des non-Lausannois. Au final, une soixantaine proviennent de démarches individuelles, explique jeudi la municipalité dans un communiqué.

Eléments à clarifier

Certaines oppositions mettent en lumière des "compréhensions différentes" du projet, observe la municipalité qui souhaite "clarifier quelques éléments qui ont pu faire l'objet d'interprétations divergentes". Elle rappelle que le site accueillera quelque 500 habitants et 1200 emplois.

Le futur quartier accordera une place centrale à des espaces publics et prévoit la plantation de 80 arbres "majeurs". La quasi totalité des bâtiments existants sera conservée, avec deux nouvelles constructions: l'une des deux sera une tour, mais celle-ci ne dépassera pas la tour Edipresse, assure la ville. La ligne d'horizon et les échappées visuelles seront préservées, ajoute-t-elle.

Des séances de conciliation seront organisées prochainement avec les opposantes et opposants, dans une volonté de dialogue constructif, précise le communiqué. Le projet définitif sera ensuite soumis au Conseil communal pour adoption, puis au canton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Le projet de réforme scolaire MAT-EO entre dans le vif du sujet

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Le conseiller d'Etat Frédéric Borloz a fait le point jeudi sur le chantier de la réforme scolaire MAT-EO, pour "Maturité et Ecole obligatoire" (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le conseiller d'Etat Frédéric Borloz a présenté jeudi l'état du chantier de la réforme scolaire vaudoise MAT-EO, pour "Maturité et Ecole obligatoire". Présenté en 2024, le projet comprend la maturité en quatre ans et revoit la fin de la scolarité obligatoire, ce qui nécessite une révision de la loi sur l'enseignement obligatoire (LEO). Celle-ci sera mise en consultation en septembre prochain.

Cette consultation sera une étape concrète après deux ans de travail qui ont servi à doter MAT-EO de bases solides tant d'un point de vue organisationnel que théorique, a résumé le chef du Département de l'enseignement et de la formation professionnelle (DEF) devant la presse au bâtiment du Vortex à Chavannes-près-Renens.

"Nous entrons dans le concret, le pratique, afin de dessiner les contours de la fin de la scolarité obligatoire et de la maturité en quatre ans", imposée par la Confédération, a dit M. Borloz. "De cette obligation, nous avons choisi d'en faire une opportunité pour améliorer la transition entre l'école obligatoire et les formations postobligatoires, avec une meilleure orientation", a-t-il relevé.

Quinze variantes

La révision de LEO permet d'ouvrir la discussion sur différents points comme l'orientation des élèves, l'existence et le nombre de voies, la place des options ou le rôle que remplira la 11e année. Le nouveau texte doit aussi permettre à une partie des élèves, dont les résultats le permettent, de partir au gymnase après dix ans de scolarité au lieu de onze (modèle dit "mixte" - 10/11 +4).

"Nous avons 15 variantes identifiées sur la table qui vont désormais être discutées et analysées", a précisé Cédric Blanc, directeur général de l'enseignement obligatoire. Il s'agit véritablement de repenser le système scolaire pour créer le meilleur tremplin possible vers les formations postobligatoires, a-t-il insisté.

Des premières pistes se dessineront durant les prochains mois. Une des interrogations: faut-il reporter l'orientation de filières (générale ou prégymnasiale) après la 8e? Envisager un tronc commun, proposer d'autres voies?

Dès le lancement du projet, les syndicats, les directions d'établissement de tous les niveaux, l'Association des parents d'élèves, la Haute école pédagogique Vaud, l'Université de Lausanne et l'EPFL ont été impliqués et participent à plusieurs niveaux, notamment au sein de l'organe consultatif Plateforme MAT-EO. Un site internet permet aussi depuis deux ans de suivre les étapes du projet et de poser des questions.

Pour mettre en perspective ce travail participatif et cette expertise, quatre études ont été commandées à l'interne et à l'externe (5000 enseignants, 60 directions, 16'000 parents et 5600 élèves dans 326 classes de 86 établissements). L'une d'elles fait le bilan de la LEO, une autre sur le climat scolaire s'est intéressée au ressenti des élèves en matière d'orientation, de redoublement et de parcours.

Gymnase: 1er rapport fin 2027

S'agissant du gymnase en quatre ans dans le canton de Vaud, il devrait débuter avec une première volée dès la rentrée 2032/2033. Le basculement de trois à quatre ans nécessitera l'ouverture d'une centaine de nouvelles classes et entre 150 et 180 enseignants supplémentaires.

Plus de 20 groupes de travail se penchent actuellement sur les différents paramètres à prendre en compte pour proposer des cursus cohérents au postobligatoire et pour améliorer le cursus vaudois. Le premier rapport sera rendu fin 2027, a annoncé M. Borloz.

Imposé par la Confédération en juin 2023, la maturité gymnasiale doit durer au moins quatre ans dans tout le pays. En Suisse romande, avec Neuchâtel et le Jura, Vaud fait partie des cantons qui avaient un modèle sur trois ans. Concrètement, en 2038, les maturités délivrées par le canton de Vaud à l'issue d'un cursus en trois ans ne seront plus reconnues en Suisse.

Syndicats très critiques

Les syndicats ont réagi. "Ce n'est pas en modifiant uniquement la structure que l'école deviendra meilleure et plus juste", écrit la Société pédagogique vaudoise (SPV) dans un communiqué. "L'enjeu central demeure la réduction des inégalités, la pertinence de l'orientation scolaire et, surtout, l'amélioration des conditions de formation et de la transition vers le secondaire II ou la formation professionnelle, en particulier pour les élèves en difficulté".

De son côté, le SSP-Vaud dénonce "un projet à l'application extrêmement compliquée et qui ne résoudra aucun problème auxquels devrait faire face notre école, tout en en créant à coup sûr de nouveaux". Il se dit clairement contre le système "10/11 +4". "Le projet du DEF est un non-sens pédagogique et logistique, il faut de toute urgence reprendre la réflexion d’ensemble sur une base saine, sans tabous, dans l'intérêt des futurs élèves de l'école vaudoise".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Coupe de Suisse: exploit du Stade Lausanne-Ouchy

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La joie de Keasse Bah après son but (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le Stade Lausanne-Ouchy a réussi un très joli exploit en se hissant dans le dernier carré de la Coupe de Suisse. Le club vaudois de Challenge League a sorti Lucerne, battu 2-1 à la Pontaise.

Après avoir éliminé Winterthour au tour précédent, le SLO s'est donc offert le scalp d'une deuxième formation de l'élite. Les buts ont été inscrits par Barbet (4e) et Bah (17e), qui ont rapidement mis leur équipe sur la bonne voie contre un adversaire en panne de confiance.

Lucerne n'a en effet gagné qu'un seul de ses dix derniers matches en Super League. Avec cette élimination sans gloire, les joueurs de Suisse centrale ont manqué l'occasion de sauver une partie de leur saison. Et le pire pour eux, c'est que le SLO n'a rien volé du tout.

Le pensionnaire de Challenge League a proposé un jeu plus cohérent et efficace que les Lucernois. Il a trouvé une juste récompense avec cette accession dans le dernier carré, acquise malgré la réduction du score de Ferreira à la 88e.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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