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Vaud

La droite veut une Commission d'enquête sur l'hôpital de Rennaz

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PLR, UDC et Vert'libéraux déposeront mardi leur requête devant le Grand Conseil vaudois. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)
La droite vaudoise réclame la création d'une Commission d'enquête parlementaire (CEP) pour "faire toute la lumière" sur la "situation financière catastrophique" de l'hôpital Riviera-Chablais (HRC). Les partis PLR, UDC et Vert'libéraux déposeront mardi leur requête devant le Grand Conseil vaudois.

Le 12 mai dernier, les députés avaient accordé dans l'urgence une garantie d'emprunt complémentaire pour permettre à l'hôpital de payer les salaires de son personnel. Non sans émettre de vives critiques concernant la gouvernance et le management de l'HRC.

La droite de l'hémicycle a choisi d'aller un pas plus loin et de réclamer l'institution d'une CEP, un outil utilisé lorsque "des événements de grande portée l'exigent", précise la loi. Dans les faits rarement employé, la dernière fois en 2003 lors de l'affaire dite de la débâcle de la Banque cantonale vaudoise (BCV).

Analyse détaillée

Une analyse détaillée quant aux aspects financiers et de gouvernance s'avère inévitable, écrit lundi le PLR dans un communiqué. La CEP devra aussi examiner les coûts de construction et la façon dont les différents organes de surveillance du Grand Conseil ont "pu être désinformés de la situation réelle".

L'UDC, pour sa part, exige des éclaircissements sur la "gestion calamiteuse" de l'hôpital et met en cause la "direction socialiste" du Département vaudois de la santé et de l'action sociale (DSAS), dirigé par Pierre-Yves Maillard puis Rebecca Ruiz depuis mai 2019.

Audits ordonnés

Fin avril, les cantons de Vaud et du Valais ont ordonné des audits sur les coûts de construction, les finances et la gouvernance. L'un a été confié au Contrôle cantonal des finances (CCF) vaudois, en collaboration avec l'inspection des finances valaisanne. L'autre à la société BDO Visura. Les résultats sont attendus d'ici l'été.

Pourquoi demander en plus une CEP ? "Elle aura un périmètre plus élargi que les audits déjà demandés", a expliqué à Keystone-ATS Carole Dubois, cheffe du groupe PLR au Grand Conseil. La décision a été prise à l'unanimité au sein du groupe libéral-radical.

La Commission d'enquête pourra analyser ces rapports d'audit, mais aussi poser des questions complémentaires et solliciter d'autres expertises. Le texte demandant la création de la CEP sera déposé mardi, puis développé le 9 juin. Il sera ensuite transmis au Conseil d'Etat, avant de revenir ultérieurement en plénum.

Inauguré l'été dernier, le site à Rennaz a accueilli en novembre ses premiers patients. Dès ses débuts, il a fait l'objet de critiques, notamment pour des problèmes d'absentéisme, de démissions en cascade, temps d'attente aux urgences ou d'annulations d'opérations.

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Lausanne

L'Auberge de Sauvabelin échappe finalement à la démolition

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Construit en bois en 1891, le "pavillon restaurant" de Sauvabelin (à gauche), appelé l'Auberge, a connu plusieurs transformations à travers les années. Il a failli être voué à la démolition. (©Ville de Lausanne)

L'Auberge de Sauvabelin sur les hauts de Lausanne ne sera pas détruite. Confrontée à de nombreuses critiques et une pétition, la Municipalité a décidé de rénover l'établissement historique. Pour ce faire, la Ville va mettre sur pied un processus participatif avec la population.

Rétropédalage sur l’avenir de l’Auberge de Sauvabelin à Lausanne. Située sur les hauts de la ville, elle ne sera finalement pas détruite, mais rénovée. En mai 2019, la Municipalité de Lausanne annonçait sa volonté de « déconstruire » ce lieu « devenu vétuste et en rupture avec le bord des berges renaturées du lac ». À la place devait naître un espace de pique-nique. Municipale en charge de l’environnement et de l’architecture, Natacha Litzistorf reconnaît qu’il y a eu une incompréhension :

Natacha Litzistorf
Municipale en charge de l’environnement et de l’architecture, Lausanne
Natacha Litzistorf  Municipale en charge de l’environnement et de l’architecture, Lausanne

Ce sont les arguments patrimoniaux et émotionnels des opposants qui ont convaincu la municipale.

Natacha Litzistorf
Municipale en charge de l’environnement et de l’architecture, Lausanne
Natacha Litzistorf  Municipale en charge de l’environnement et de l’architecture, Lausanne

L'annonce de la démolition de l'Auberge de Sauvabelin avait créé beaucoup de remous en 2019 : recours, pétitions, interpellation urgente, alors même que la décision faisait suite à une étude citoyenne. Ce changement de plan, est-il un aveu d’échec de l’étude ?

Natacha Litzistorf
Municipale en charge de l’environnement et de l’architecture, Lausanne
Natacha Litzistorf  Municipale en charge de l’environnement et de l’architecture, Lausanne

Pour l’avenir de l’Auberge de Sauvabelin, rien n’est gravé dans le marbre ; une démarche participative va être mise sur pied et le Conseil communal devra se prononcer plusieurs fois encore. A l’heure actuelle, la Municipalité envisage de conserver le corps principal de l’ancien chalet, complété par une extension contemporaine en bois et verre.

Natacha Litzistorf
Municipale en charge de l’environnement et de l’architecture, Lausanne
Natacha Litzistorf  Municipale en charge de l’environnement et de l’architecture, Lausanne

Conséquence : la réalisation des travaux n’est pas envisagée avant décembre 2022. Quant au budget, aucun montant n’est encore avancé par les autorités. En 2019, la démolition et l’installation de la place de pique-nique avaient été devisées à 900'000 francs. C’était d’ailleurs un argument économique avancé par la Municipalité.

Natacha Litzistorf
Municipale en charge de l’environnement et de l’architecture, Lausanne
Natacha Litzistorf  Municipale en charge de l’environnement et de l’architecture, Lausanne

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Lausanne

La Ville de Lausanne aménage des espaces d'allaitement au travail

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Trois espaces d'allaitement de ce type ont été aménagés dans l'administration communale lausannoise, à la Place Palud, au Flon et à Chauderon. (@Ville de Lausanne)

La Ville de Lausanne promeut l'allaitement au travail. Elle a inauguré cette semaine trois salles d'allaitement destinées à ses collaboratrices de retour de congé maternité. La capitale vaudoise met aussi à disposition du public un espace extérieur dédié à l'allaitement, signalé d'un pictogramme.

La Municipalité vient d'aménager ces trois espaces adaptés, qu'elle a voulu "intimes et confortables", indique-t-elle vendredi dans un communiqué. Ces trois pôles ont été ouverts dans l'administration communale à la Place Palud, au Flon et à Chauderon. Chaque salle est équipée d'un fauteuil confortable, d'une table à langer et d'un petit frigo, précise la Ville.

Celle-ci a également décidé de rendre sa règlementation encore plus favorable à l'allaitement au travail. Elle offre désormais à ses collaboratrices la possibilité de choisir le moment qui leur convient le mieux pour allaiter ou tirer leur lait, que ce soit en début, milieu ou fin de journée.

Par cet assouplissement, les autorités lausannoises visent à augmenter le nombre de collaboratrices qui maintiennent l'allaitement de leur enfant après leur reprise du travail, répondant ainsi à des enjeux importants de santé publique. Il s'agit aussi de favoriser leur réintégration dans la vie professionnelle.

Afin de faciliter aussi l'allaitement maternel en ville, le Bureau lausannois pour les familles met à disposition du public un espace dédié, signalé au moyen d'un pictogramme, ajoute encore la Municipalité. Différents liens ont par ailleurs été noués avec des établissements publics (bibliothèques et musées) et privés (restaurants) pour les inciter à jouer le jeu en offrant un lieu dédié et reconnaissable en affichant un pictogramme.

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Vaud

Un premier cas de Covid-19 à la prison de Bochuz à Orbe

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La prison de Bochuz à Orbe connaît son premier cas de coronavirus. (©KEYSTONE)

La prison de Bochuz à Orbe connaît son premier cas de coronavirus. Une personne a été testée positive au Covid-19 jeudi et a été placée en isolement dès mercredi déjà à l'apparition des premiers symptômes. Des investigations sont en cours pour retracer ses activités des derniers jours afin d'identifier la source probable de l'infection.

"L’ensemble des collaborateurs du pénitencier ont été informés, tout comme les personnes détenues. Il leur a été demandé une vigilance particulière quant à l'apparition de symptômes propres au coronavirus", a indiqué vendredi le Service pénitentiaire du canton.

Au vu de la situation, ce dernier annonce aussi la suppression des visites d'intervenants externes non essentiels (cours de formation, évaluations criminologiques non urgentes, etc) jusqu'à nouvel ordre. Les visites d'avocat et d'expertises psychiatriques sont maintenues, mais en informant les personnes d'un cas de contamination à l'interne.

Les visites sont également maintenues, mais avec la mise en place de parois en plexiglas. En revanche, les visites familiales et intimes sont reportées, précise encore le canton. Il rappelle aussi que l'ensemble des collaborateurs ou des personnes venant de l'extérieur ont l'obligation de porter un masque chirurgical au contact des personnes détenues.

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Vaud

Symbios investit 50 millions sur le site d'Y-Parc à Yverdon

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Avec sa nouvelle usine à Y-Parc, Symbios espère doubler son nombre d'employés d'ici cinq ans. (Image prétexte - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Symbios Orthopédie, entreprise spécialisée dans les implants de la hanche et du genou, continue son expansion sur le site d'Y-Parc à Yverdon-les-Bains (VD). Elle investit plus de 50 millions de francs dans la construction d'une nouvelle usine de production de 12'000 m2, ce qui devrait lui permettre de doubler ses emplois d'ici cinq ans.

La construction devrait démarrer au mois de septembre 2020 pour se terminer à la fin de l'année 2021, annoncent jeudi l'entreprise, la ville d'Yverdon-les-Bains et Y-Parc dans un communiqué commun. L'usine devrait entrer en service durant le premier trimestre 2022.

Les 150 employés actuels de Symbios seront transférés sur le nouveau site pour la fin de 2022. D'ici cinq ans, le nombre d'emplois devrait passer de 150 à 300, précise le communiqué. En parallèle, l'entreprise espère doubler son chiffre d'affaires en renforçant son marché historique en Europe et surtout en développant sa présence sur les marchés d'Asie et du Pacifique.

Le nouveau bâtiment deviendra le siège social de l'entreprise. Symbios est présente sur la commune d'Yverdon-les-bains depuis 1993, et sur le site d'Y-Parc depuis 2007.

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Vaud

Le CHUV se dit prêt à faire face à une deuxième vague

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Le CHUV a tiré les enseignements de la première vague de Covid-19 et se dit prêt à faire face à une augmentation des cas. (archives - KEYSTONE/KEYSTONE POOL REUTERS/DENIS BALIBOUSE)

Le CHUV est prêt à faire face à une deuxième vague de Covid-19. L’établissement hospitalier a tiré ce jeudi un bilan positif de la première vague de contaminations au coronavirus.

Au plus fort de la crise en avril, le CHUV hébergeait simultanément 150 patients Covid. Il a fallu réorganiser les services et les équipes. Les autres opérations avaient été stoppées et les capacités de lits augmentées. La protection des collaborateurs était aussi au coeur du dispositif pour assurer la continuité des traitements. Philippe Eckert est le directeur général du CHUV :

Pr. Philippe Eckert
Directeur général, CHUV
Pr. Philippe Eckert Directeur général, CHUV

Aujourd’hui, l’activité de l’hôpital est quasi normale. Le CHUV accueille actuellement  23 patients Covid, dont 2 aux soins intensifs. Des secteurs de réserve sont disponibles avec des lits vides prêts à accueillir de nouveaux patients. 14 lits sont également immédiatement disponibles aux soins intensifs. Le personnel peut souffler un peu mais le CHUV reste attentif à l’évolution de la situation :

Pr. Philippe Eckert
Directeur général, CHUV
Pr. Philippe Eckert Directeur général, CHUV

Si la situation devait s’aggraver, le CHUV peut aussi compter sur les autres hôpitaux du canton et de Suisse :

Pr. Philippe Eckert
Directeur général, CHUV
Pr. Philippe Eckert Directeur général, CHUV

Ces annonces interviennent alors que le personnel, fatigué, réclame pour sa part un renforcement des effectifs ainsi qu'une revalorisation salariale et appelle à une journée d'actions le 28 octobre.

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