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L’EPFL part explorer les microbes des plus grands glaciers

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Des scientifiques de l’EPFL vont parcourir durant au moins quatre ans les ruisseaux des plus importants glaciers du monde. Leur mission: récolter des microorganismes et en extraire l’ADN pour comprendre comment ils s’adaptent à leur environnement extrême.

Le projet démarre le 1er août. Il inaugure le Centre pour l’étude du changement des environnements alpins et polaires de Sion, établi sur le site EPFL Valais Wallis, a indiqué mercredi l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) dans un communiqué.

Son approche: explorer l’infiniment petit au pied des glaciers du monde entier. Les scientifiques récolteront le génome de microorganismes présents dans les ruisseaux de centaines de glaciers.

En associant les sciences environnementales aux géosciences et aux sciences de la vie, les chercheurs visent à découvrir comment cette vie microbienne s’est adaptée depuis des millénaires aux conditions environnementales extrêmes de ces ruisseaux.

Les scientifiques exploreront le « troisième pôle » à travers les ruisseaux de l’Alaska, de l’Himalaya, des Andes, du Groenland, de la Scandinavie, du Pamir, du Kamtchatka, du Caucase, de Nouvelle-Zélande et des Alpes.

Récolte de biofilms

Les expéditions se concentreront en particulier sur la récolte de « biofilms », un ensemble de microbes qui forme dans les ruisseaux une fine couche visqueuse à la surface des sédiments. Grâce au séquençage de grande ampleur de leur ADN, les chercheurs de l’EPFL ambitionnent de déchiffrer la structure et le fonctionnement du microbiome de ces biofilms.

Ces données génétiques rempliront deux objectifs. Premièrement, elles permettront aux chercheurs de remonter dans le temps, car elles pourraient révéler d’anciens marqueurs génétiques ainsi que les stratégies d’adaptation que les microbes ont développées au fil du temps.

Deuxièmement, elles permettront de regarder vers le futur. Leur décryptage aidera en effet les scientifiques à comprendre comment le changement climatique et la disparition des glaciers influencent les biofilms, et, par conséquent, leur rôle dans l’écosystème et la bio-géochimie des ruisseaux alpins.

En voie de disparition

Les glaciers et leurs ruisseaux ont été longtemps abondants sur Terre. A cause du réchauffement climatique, ils sont aujourd’hui en train de disparaître. Selon les glaciologues, 50% des petits glaciers suisses auront disparu d’ici 25 ans.

« Mieux comprendre la vie microbienne de ces écosystèmes en voie d’extinction est donc notre devoir envers les générations futures », explique Tom Battin, directeur du Laboratoire de recherche en biofilms et écosystèmes fluviaux de l’EPFL et directeur scientifique du projet, cité dans le communiqué.

La première expédition démarrera en février 2019. L’équipe sera guidée sur place par le géologue et expert de l’Himalaya Mike Styllas, chef d’expédition, et assisté par deux experts de la montagne du Canada et d’Italie.

La génomique se développera en partenariat avec le groupe de recherche du professeur Paul Wilmes, basé à l’Université du Luxembourg. Michael Zemp, chercheur associé à l’Université de Zurich, assistera l’équipe en glaciologie.

L’entraînement scientifique des chercheurs démarre cet été dans les Alpes suisses. Ce projet bénéficie du soutien de la fondation suisse NOMIS, qui finance exclusivement des initiatives scientifiques pionnières.

(ATS – KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

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Une nouvelle usine de production d’eau pour la région lausannoise

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L'actuelle installation a été mise en service en 1971. Elle sera détruite une fois la nouvelle construite. (RB)

Une nouvelle usine de production d’eau potable. La Ville de Lausanne a présenté ce vendredi le projet « Saint-Sulpice II ».

Multibarrière, innovante et évolutive pour la région lausannoise, l’installation sera construite à côté de la station actuelle de Saint-Sulpice. Une fois la nouvelle usine en service, l’ancienne, qui date des années 70, sera détruite.

Devisée à 82 millions de francs, la station devra produire plus de 100’000 m3 par jour. Ce qui doit permettre d’assurer entre 30 et 50% de la demande en eau potable de la région lausannoise.

La nouvelle usine sera aussi beaucoup plus efficace dans le traitement de l’eau.

Le Municipal lausannois, Pierre-Antoine Hildbrand :

Pierre-Antoine Hildbrand Municipal, Lausanne

La construction de la nouvelle usine n’aura pas d’incidence sur le prix de l’eau en région lausannoise.

Début du chantier en 2020, pour une inauguration prévue en 2023.

 

L’usine actuelle, qui date de 1971 :

 

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Pas d’exposition « Real Human Bodies », la Muni « satisfaite »

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L'interdiction de l'exposition prévue à Beaulieu "Real Human Bodies" est confirmée par la justice vaudoise (archives). (©KEYSTONE/MARCEL BIERI)

L’exposition controversée « Real Human Bodies » ne se tiendra pas au Palais de Beaulieu à Lausanne ce week-end. Le Tribunal cantonal a confirmé l’interdiction prononcée par la ville.

Le tribunal rejette le recours des organisateurs. Dans un communiqué diffusé vendredi, il estime que la municipalité pouvait interdire la tenue de l’exposition « compte tenu de l’absence d’informations » sur l’origine des corps présentés.

La réaction de Pierre-Antoine Hildbrand, Municipal lausannois :

Pierre-Antoine Hildbrand Municipal, Lausanne

Propos recueillis par Robin Baudraz

Décision conforme

La municipalité de Lausanne « était fondée à demander à l’organisateur des informations complémentaires » vu le large pouvoir d’appréciation dont elle dispose. Comme elle n’en a pas obtenu, la décision d’interdiction était « conforme au règlement communal et au principe de la proportionnalité ».

Autorisée dans un premier temps le 5 octobre, l’exposition a ensuite fait l’objet d’une plainte de la part de l’association Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT-Suisse). Selon elle, il est très probable que les cadavres utilisés soient ceux de prisonniers chinois ou de membres du Falun Gong, mouvement interdit en Chine.

Doutes pas levés

Sans s’opposer par principe à des expositions de corps plastinés, ACAT-Suisse demandait que l’origine des cadavres soit documentée et donc vérifiable. Mardi dernier, reprenant cette argumentation, la municipalité de Lausanne a interdit l’exposition en affirmant que les doutes sur leur provenance n’avaient pas pu être levés par les organisateurs.

Jeudi, la Cour de droit public et administratif (CDAP) a examiné le recours des organisateurs. Outre le revirement d’opinion de la ville de Lausanne, leur avocate a mis en exergue la protection des données valable pour les personnes qui ont donné leur corps, des Américains selon les responsables de l’évènement.

Laisser la liberté

De plus, l’exposition n’entraîne aucun risque de trouble pour l’ordre public. Selon Christina Gaist, il fallait donc laisser le public libre de choisir d’aller voir ou, au contraire, de boycotter une telle manifestation.

Dans son arrêt, la CDAP se concentre avant tout sur la question de la provenance des cadavres. « Non seulement, la recourante n’a pas fourni les documents relatifs au consentement des donneurs qui lui étaient demandés mais elle n’a produit aucun document – par exemple un rapport d’un centre de médecine légale ou une autre attestation de même type – qui serait de nature à établir l’origine des corps. »

Pas de renseignements

Le tribunal relève que la municipalité de Lausanne n’est pas opposée par principe à l’organisation sur son territoire d’une telle exposition. « Sa décision repose uniquement sur l’absence de renseignements fournis par la recourante ». La Cour met les 2000 francs de frais justice à la charge de cette dernière.

Devant la CDAP, le conseiller juridique de la ville avait insisté sur la liberté fondamentale en Suisse de disposer de sa dépouille et de fixer les modalités quant à son devenir.

Graves soupçons

Avec l’exposition « Real Human Bodies », « nous n’avons aucune preuve, aucune explication. On ne sait pas d’où viennent ces corps, on ne sait rien », avait déploré Xavier Michellod. Dans la balance, il y a d’un côté le grave soupçon qu’une liberté fondamentale est violée et, de l’autre côté, l’utilisation mercantile de corps.

Dominique Joris, chargé des dossiers juridiques chez ACAT-Suisse, affirmait pour sa part que « les consentements de ces personnes décédées n’existent pas ». Il a fait référence notamment à une étude menée de 2006 à 2016 visant à faire la lumière sur le commerce d’organes et de cadavres en Chine.

A Berne, une exposition semblable s’est tenue du 4 au 14 octobre. ACAT-Suisse s’y est opposée sans succès.

(ATS)

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Les sans-abris passeront l’hiver dans l’ancien guesthouse

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Les chambres de l'accueil d'urgence contiennent quatre lits. (Photo: Romeo)

Les chambres de l’ancien « Lausanne GuestHouse » hébergeront désormais des personnes précarisées et sans domicile fixe. Dès le 1er novembre, cet immeuble, situé non loin de la gare, offrira 60 places d’accueil d’urgence ainsi que des logements sociaux indépendants. Une structure mise en place par la Ville qui a conclut un contrat de prêt à usage auprès des CFF, propriétaires des lieux. Désormais renommé l’Etape, l’immeuble vient remplacer les 50 lits de l’abri PCi de la Vallée de la Jeunesse. Pour Oscar Tosato, municipal en charge de la cohésion sociale, ce projet permet d’améliorer les conditions d’accueil d’urgence :

Oscar Tosato Municipal en charge de la cohésion sociale, Lausanne

Ouverts de 21h à 8h tous les jours, les logements d’urgence seront ainsi proposés jusqu’au 30 avril. Pour autant, L’Etape reste une solution temporaire puisque l’immeuble doit être démoli dans le cadre du projet « Léman 2030 »:

Oscar Tosato Municipal en charge de la cohésion sociale, Lausanne

L’exploitation par la Ville de ces hébergements d’urgence est ainsi assurée pour l’hiver à venir et se prolongera en fonction des travaux de la gare. En outre, depuis juillet de cette année, ce sont également des logements sociaux qui se sont installés dans l’ancien hôtel :

Oscar Tosato Municipal en charge de la cohésion sociale, Lausanne

Ces logements sociaux viennent compléter le dispositif existant avec 206 places contre 25 en 2012.

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Lausanne

La justice vaudoise autorisera, ou pas, l’expo « Bodies »

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Le sort de l'exposition "Real Human Bodies" à Lausanne est pendant devant le Tribunal cantonal vaudois (archives). (©KEYSTONE/MARCEL BIERI)

La justice vaudoise doit autoriser ou non l’exposition controversée « Real Human Bodies » d’ici vendredi 11h00. Elle devra dire si elle admet ou rejette le recours des organisateurs contre l’interdiction prononcée par la ville de Lausanne.

La Cour de droit administratif et public (CDAP) du Tribunal cantonal a entendu jeudi après-midi les représentants des intéressés: la ville de Lausanne, les organisateurs de l’exposition prévue à Beaulieu de vendredi à dimanche ainsi que l’association ACAT-Suisse.

Origine très douteuse

L’association Action des chrétiens pour l’abolition de la torture et de la peine de mort (ACAT-Suisse) avait déposé plainte. Elle estime qu’il est très probable que les cadavres utilisés pour l’exposition soient ceux de prisonniers chinois décédés ou exécutés et de membres du Falun Gong, mouvement interdit en Chine.

Malgré deux suspensions d’audience et de nombreux coups de fil, l’avocate des organisateurs, Christina Gaist, n’a pas réussi à faire venir devant la Cour un responsable de l’évènement. Et encore moins à produire les fameux documents qui prouveraient l’origine des corps plastinés.

Ville informée

Des camions attendent devant Beaulieu et l’exposition peut être montée en quatre heures, a affirmé l’avocate. Elle a plaidé pour que la Cour admette le recours de son client en insistant sur le fait que la ville de Lausanne était parfaitement au courant du contenu de la manifestation quand elle l’a autorisée le 5 octobre.

Une décision « éloquente » sur laquelle la ville n’est revenue mardi dernier qu’après le début de polémique, selon Me Gaist. Elle a invoqué la protection des données pour ne pas révéler l’identité de ceux qui ont remis leur corps. Il n’y a en outre aucun risque de trouble à l’ordre public.

Liberté du public

Le lieu d’exposition est fermé, le public vaudois est libre de s’y rendre ou de boycotter la manifestation. La municipalité devrait s’en remettre au choix du public plutôt que d’interdire, a affirmé Christina Gaist.

Pour la ville de Lausanne, son conseiller juridique Xavier Michellod a écarté d’emblée tout débat esthétique ou moral. La seule question qui se pose, c’est le consentement donné par les personnes pour l’utilisation de leur corps. La protection de cette liberté est assurée par l’ordre juridique suisse.

Liberté fondamentale

Avec l’exposition « Real Human Bodies », « nous n’avons aucune preuve, aucune explication. On ne sait pas d’où viennent ces corps, on ne sait rien », a déploré Xavier Michellod. Dans la balance, il y a d’un côté le grave soupçon qu’une liberté fondamentale est violée et, de l’autre côté, l’utilisation mercantile de corps, a relevé le conseiller juridique.

Pour ACAT-Suisse, Dominique Joris a martelé que « les consentements de ces personnes décédées n’existent pas ». Il a mentionné notamment une étude menée de 2006 à 2016 visant à faire la lumière sur le commerce d’organes et de cadavres en Chine. Le président de la Cour a clos l’audience en indiquant que les parties seraient informées du jugement par fax d’ici vendredi 11h00.

Pas de preuves

Pour rappel, lors du revirement d’opinion, le Service de l’économie de Lausanne a dit s’être heurté au refus ou à l’impossibilité des organisateurs de présenter des preuves concrètes attestant de l’accord des personnes à faire usage de leur corps dans le cadre de l’exposition. Un évènement semblable s’est tenu à Berne récemment sans qu’il suscite d’interdiction.

 

(ATS)

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Lausanne interdit l’expo « Real Human Bodies »

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L'exposition "Bodies Exhibition", ici lors de sa venue à Berne, a été interdite à Lausanne. (©KEYSTONE/MARCEL BIERI)

L’exposition « Real Human Bodies » qui devait se dérouler de vendredi à dimanche au Palais de Beaulieu a été annulée. La Municipalité de Lausanne a décidé de ne pas autoriser l’exposition de cadavres humains plastinés et de squelettes, annonce-t-elle mardi.

A la suite d’une plainte déposée par l’Association « Action des chrétiens pour l’abolition de la torture et de la peine de mort », la Municipalité de Lausanne a demandé des éclaircissements aux organisateurs.

 

(ATS)

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