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Lausanne

Plus de 2000 manifestants à Lausanne contre le racisme

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(KEYSTONE/Laurent Gillieron)
Plusieurs milliers de personnes - plus de 2000 selon la police - ont manifesté contre le racisme dimanche à Lausanne. Des sit-in se sont tenus en différents endroits de la ville. Un cortège a sillonné le centre-ville et convergé vers le tribunal d'arrondissement.

Comme vendredi à Bienne, samedi à Bâle, Berne, Zurich ou Neuchâtel, les participants ont protesté contre la discrimination et la violence policière contre les personnes de couleur. Ces manifestations faisaient écho à la mort de l'Afro-Américain George Floyd à Minneapolis, étouffé sous le genou d'un policier blanc.

A Lausanne, dans toutes les bouches, on entendait le slogan "La vie des Noirs compte", "Black lives matter" ou "I can't breathe". Les manifestants, vêtus de noir, brandissaient des panneaux, en français ou en anglais: "Ma couleur n'est pas une menace", "Si vous n'êtes pas antiraciste, vous êtes complice" ou encore "La police suisse tue", pour n'en citer que quelques-uns.

"Le problème n'est pas limité aux Etats-Unis", a expliqué à Keystone-ATS un manifestant. "La Suisse n'est pas dans une bulle antiraciste. J'ai des amis et des connaissances noirs qui me racontent comment ils sont traités. C'est du racisme flagrant", explique-t-il.

Réunis à Montbenon, devant le tribunal d'arrondissement, ils ont entonné "One love, one life" de Bob Marley. Puis ils ont mis un genou à terre, poing levé pour certains, et ont attendu en silence 8 minutes et 46 secondes, le temps de l'agonie de George Floyd.

La manifestation n'était pas autorisée, mais la police n'est pas intervenue. "C'est une question de proportionnalité. Avec un aussi grand nombre de manifestants, cela aurait été contreproductif", a expliqué un porte-parole. Le rassemblement s'est déroulé sans débordement, hormis quelques tags sur des véhicules et sur les murs de l'Hôtel de police. "Une plainte sera déposée", a précisé le porte-parole.

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Les piétons lausannois auront plus de temps pour traverser

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Les piétons lausannois auront plus de temps pour traverser. (Photo d'illustration - ©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La Ville de Lausanne adapte son système de feux de circulation pour améliorer le confort et la sécurité des piétons. Ceux-ci auront notamment plus de temps pour traverser une route.

L'objectif consiste à prolonger la phase "verte" sur les traversées sensibles (écoles, axes fréquentés du centre-ville) et rallonger la phase "jaune" pour renforcer le sentiment de sécurité, explique lundi la Municipalité lausannoise dans un communiqué.

Le temps moyen d'attente devrait être établi à terme à 30 secondes et le temps maximal à 80 secondes. A la fin 2020, 29 installations auront été mises à jour. Trente autres le seront d'ici une année.

La capitale vaudoise a aussi opté pour la mise au clignotant des feux durant la nuit, une mesure qui vise à fluidifier le trafic et réduire le bruit routier. Après une période test durant le printemps, la mise au clignotant nocturne a été lancée cet été sur 19 installations. Une trentaine d'autres suivront lorsque le 30 km/h de nuit entrera en vigueur à Lausanne, normalement durant le premier semestre 2021.

Moins de feux

Toujours en vue d'apaiser la circulation, les autorités lausannoises veulent encore réduire le nombre d'installations de signalisation lumineuse. La Municipalité dit en avoir déjà supprimé 10%. Sur les 89 installations restantes, plus d'une vingtaine pourrait être abandonnée d'ici 2023.

A terme, "il subsistera un socle de plus d'une trentaine d’installations qui devront être maintenues compte tenu de l'importance stratégique en matière de sécurité, de politique d'accessibilité de la Ville, de charges de trafic et de priorisation des transports publics", écrit la Municipalité dans son communiqué.

Elle précise finalement que son rapport-préavis répond à cinq postulats du Conseil communal ayant trait à cette thématique.

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Le Théâtre de Vidy est en chantier

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Le chantier de rénovation du Théâtre de Vidy doit durer environ 2 ans. (©THEATRE DE VIDY/CHRISTIAN WILMART)

Les ouvriers sont en action depuis déjà quelques mois. Le chantier du Théâtre de Vidy a débuté cet été à Lausanne. Les travaux doivent durer 2 ans et coûter près de 28 millions de francs.

Créé par Max Bill pour l'Expo 64, le lieu devait initialement n’être qu’éphémère. Il aura finalement été pérennisé.

Alors aujourd’hui, le Théâtre avait besoin d’un sérieux coup de frais : d'importants travaux de rénovation et, surtout, d'agrandissement sont en cours. La salle principale n'avait par exemple connu aucune intervention majeure depuis 50 ans et doit être remise aux normes. De plus, une nouvelle salle de répétition est en cours de construction.

Une visite de chantier était organisée ce matin, quelques mois après le début des travaux. Les ouvriers et les machines sont entrés en scène.

Vincent Baudriller, Directeur du Théâtre de Vidy :

Vincent Baudriller
Directeur du Théâtre de Vidy
Vincent Baudriller Directeur du Théâtre de Vidy

Le chantier vise à mettre le Théâtre aux normes. Mais aussi à lui offrir plus de places pour le public et pour les artistes. De vrais espaces de “création” seront aussi aménagés.

Le Directeur du Théâtre de Vidy, Vincent Baudriller :

Vincent Baudriller
Directeur du Théâtre de Vidy
Vincent Baudriller Directeur du Théâtre de Vidy

Financé par la Ville, le chantier du Théâtre de Vidy doit permettre à Lausanne de poursuivre son développement de la culture. De plus, le chantier a démarré en pleine pandémie. Une période qui a mis à mal le secteur culturel.

Le Syndic de Lausanne, Grégoire Junod :

Grégoire Junod
Syndic de Lausanne
Grégoire Junod Syndic de Lausanne

Si tout se passe sans encombre, le chantier du Théâtre de Vidy se terminera fin 2022.

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L'emblématique Capitole à Lausanne vend ses 869 sièges

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Les sièges du Cinéma Capitole, datant de 1981, sont vendus au prix de 100 francs l'unité, avec un prix dégressif lors d'achats de lots. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'emblématique cinéma Capitole à Lausanne, qui a récemment fermé ses portes au public pour entamer d'importants travaux de rénovation, met en vente dès jeudi ses 869 sièges. Les bénéfices de cette vente seront versés aux cinémas indépendants lausannois, tous touchés par la crise liée à la pandémie du coronavirus, a indiqué la Ville de Lausanne.

Les sièges, datant de 1981, sont vendus au prix de 100 francs l'unité, avec un prix dégressif lors d'achats de lots. Il est également possible de choisir l'option de "soutien" au prix de 150 francs, explique la Municipalité. La vente débute en ligne ce jeudi.

"Le public a ainsi l'opportunité d'acquérir un pan de l'histoire cinématographique lausannoise tout en apportant son soutien au cinéma indépendant", commentent les autorités lausannoises. Les sièges seront remplacés dans le cadre des travaux de réfection, dans le respect des caractéristiques du lieu, précisent-elles.

Une salle datant de 1928

Pour rappel, la Ville de Lausanne a racheté le Capitole en 2010, plus grand cinéma de Suisse encore en activité (ouvert en 1928), afin de conserver ce monument historique et patrimonial. Elle en a confié la gestion à la Cinémathèque suisse.

Les travaux de rénovation menés par la Ville et la Fondation Capitole permettront à ce lieu culturel emblématique de retrouver son éclat d'antan et d'accueillir un plus large public pour devenir la nouvelle Maison du cinéma et vitrine de la Cinémathèque suisse.

Ils incluront notamment la remise aux normes et la restauration des éléments architecturaux et décoratifs historiques, un aménagement d'espaces publics (cafés, boutique spécialisée, médiathèque) et la construction d'une deuxième salle en sous-sol qui permettra une exploitation quotidienne en parallèle de l'usage événementiel de la grande salle.

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Action contre les violences sexistes à Lausanne

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Cinq militantes ont déambulé mercredi au centre-ville (© Keystone / Jean-Christophe Bott)

Un petit groupe de militantes du collectif vaudois de la grève féministe a déambulé mercredi à Lausanne contre le sexisme et les violences faites aux femmes. Elles avaient revêtu un grand t-shirt blanc sur lequel étaient inscrits des slogans comme "brisons le silence" ou "viol, plus jamais".

L'action était organisée à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, le 25 novembre. Des mobilisations étaient prévues dans toute la Suisse où des bâtiments publics seront illuminés en orange durant la soirée.

"Partout, et dans tous les domaines de la vie, les femmes sont encore victimes de sexisme", a rappelé le collectif vaudois. Ce dernier réclame la mise en place d'une politique de prévention et d'éducation sur les violences sexistes et sexuelles.

En début de soirée, la population était invitée à allumer une bougie sur son lieu de vie, de travail ou d'étude. Allumer une bougie "pour celles et ceux qui ne sont plus là pour le faire", écrit le collectif sur les réseaux sociaux.

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Des crèches lausannoises forment à la démocratie

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Dans le village Educalis, chaque enfant joue un rôle (chef de village, policier, infirmier, architecte, etc). (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La démocratie doit s'apprendre dès le plus jeune âge. C'est la conviction de trois crèches lausannoises qui ont lancé "un projet de citoyenneté", avec lequel une trentaine d'enfants de 2,5 ans à 3 ans doivent apprendre à cohabiter dans leur propre société civile.

Pour y parvenir, un village Educalis - du nom du groupe qui chapeaute les crèches - a été créé à Sauvabelin, sur les hauts de Lausanne. Chaque enfant y joue un rôle (chef de village, policier, infirmier, architecte, etc).

Des votations sont également organisées, comme lundi lorsque les enfants ont dû choisir le drapeau de leur village. "Nous voulons leur transmettre les bons réflexes de la démocratie", explique Olivier Delamadeleine, le directeur du groupe Educalis, interrogé par Keystone-ATS.

Avec la vie au village et l'organisation de votations, les bambins apprennent à évoluer en société. "Ils sont confrontés à la vraie vie. Ils doivent composer avec le monde autour d'eux et gérer des émotions comme la frustration, par exemple quand ils perdent une votation", poursuit M. Delamadeleine.

"Identification sociale"

Les votations sont organisées tous les deux mois. Après le choix du drapeau, les enfants devront se prononcer sur les façons de recycler dans leur village, explique Eve L'Eplattenier, directrice de crèche et chargée de projets pour Educalis. "Les enfants comprennent l'enjeu de ces votations. Ils voient qu'elles peuvent influencer leur quotidien au village", relève-t-elle.

Concernant la vie au village, où les crèches se rendent chaque semaine, Mme L'Eplattenier remarque que les enfants aiment jouer leur rôle et "avoir une identification sociale."

Elle raconte que les équipes éducatives se mettent le maximum en retrait pour laisser vivre cette petite société. Elle donne l'exemple de l'enfant incarnant le médecin du village qui intervient en cas de petit bobo chez l'un de ses camarades.

Le projet du groupe Educalis prévoit aussi d'inviter de vrais professionnels. Lundi par exemple, c'est un représentant de la police lausannoise qui a échangé avec les enfants.

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