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Parlement vaudois: une reprise, mais pas un retour à la normale

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En raison du Covid-19, les députés siègent non pas à Lausanne mais à Yverdon. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)
Après Neuchâtel la semaine dernière et Genève lundi, le Grand Conseil vaudois a repris ses travaux mardi après-midi à Yverdon-les-Bains dans la grande salle de la Marive. Une séance commandée par l'urgence, mais qui ne signifie pas un retour à la normale.

Après deux mois d'interruption, les députés n'ont pas boudé leur plaisir de revoir leurs pairs, même à bonne distance et en respectant les précautions d'usage. "Le politicien est un animal social. Cela fait plaisir de se voir en vrai après toutes ces heures de vidéoconférences", a déclaré le député Axel Marion, du groupe PDC-Vaud libre.

"C'est la vie qui reprend, dans toute son acceptation", a relevé l'UDC Jean-Luc Chollet. "Nous allons recommencer à nous engueuler comme avant, ça aussi c'est la vie". Le socialiste Pierre Dessemontet s'est dit plus que satisfait que la deuxième ville du canton devienne un temps la première grâce à ses infrastructures d'accueil.

"Nous sommes très à l'aise dans cette salle", a déclaré la PLR Catherine Labouchère. Les trois pouvoirs doivent s'exercer. Il faut s'habituer à vivre avec le virus, a-t-elle glissé.

Ne pas revenir à l'anormal

Les politiciens, qui sont arrivés tranquillement sur une esplanade surveillée par de nombreux policiers, ont également été reçus par un comité d'accueil du mouvement Extinction Rebellion. Une vingtaine d'activistes en noir ont demandé aux élus de ne pas "revenir à l'anormal".

Leur message: si des mesures sanitaires ont été prises efficacement face à la menace du Covid-19, il devrait en être de même à propos de l’urgence climatique, largement plus menaçante à leurs yeux.

Les manifestants ont déposé 250 paires de chaussures vides sur la place. Elles symbolisent les morts du Covid-19, les personnes oubliées, les petites gens, ceux qui devraient avoir le droit de manifester mais ne le peuvent pas, mais aussi les futures victimes du dérèglement climatique, a expliqué un membre de XR.

Pour les victimes

Les députés ont pris possession de la large salle qui permet d'assurer le respect des distances sociales dans une ambiance empreinte d'une certaine solennité et en présence du gouvernement in corpore.

Une minute de silence a été dédiée aux victimes du Covid-19. L'assemblée s'est également levée pour applaudir deux personnes qui ont été assermentées en petit comité: le député Bernard Nicod et la conseillère d'Etat Christelle Luisier.

"Il ne s'agit pas d'un retour à la normale", a déclaré Sonya Butera, vice-présidente du Parlement vaudois. "En réalité, le plénum a entamé un processus de déconfinement".

La priorité est donnée aux objets urgents et à l'adoption de crédits d'ouvrage qui permettront à l'Etat maître d'oeuvre de contribuer à la relance de l'économie. "Chaque minute de ces prochaines séances est précieuse", a-t-elle signifié.

Lieu sécurisé

Dans la salle, tout a été mis en oeuvre pour protéger les personnes physiques. Des mesures supplémentaires ont été mises en place pour les plus vulnérables, qui disposent d'un espacement plus grand entre les tables.

La prise de parole se fait de sa propre place. Les députés disposent chacun d'un micro et du vote électronique, une réplique de l'équipement dont ils disposent à la Cité, a indiqué le secrétaire du Grand Conseil Igor Santucci.

"Nous voulons la députation la plus stationnaire possible; un certain nombre d'habitudes devront être perdues. "Il faut éviter que le Grand Conseil ne devienne un lieu de contagion", a souligné Mme Butera. C'est pourquoi les séances sont prévues toutes les deux semaines l'après-midi, une périodicité qui tient compte du temps d'incubation du coronavirus.

Le dispositif a été validé par le médecin cantonal. A noter que pratiquement personne n'a porté un masque et que six députés seulement se sont excusés pour cette séance.

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Allemagne: un sexagénaire vacciné 217 fois contre le coronavirus

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Le sexagénaire allemand se porte bien malgré ses nombreuses vaccinations (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Des scientifiques allemands se sont penchés sur un homme de 62 ans qui s'est fait vacciner plus de 200 fois contre le coronavirus. Son système immunitaire fonctionne "tout à fait normalement", a indiqué l'Université Friedrich-Alexander d'Erlangen-Nuremberg.

Aucun effet négatif sur le système immunitaire n'a été constaté, rapportent les scientifiques dans la revue britannique The Lancet Infectious Diseases. Certaines cellules immunitaires et certains anticorps contre le SARS-CoV-2 sont même nettement plus fréquents que chez les personnes qui n'ont reçu que trois vaccins.

Jusqu'à présent, on ne savait pas exactement quels étaient les effets de ce que l'on appelle l'hypervaccination sur le système immunitaire. Certains scientifiques partent du principe que les cellules immunitaires deviennent moins efficaces en raison d'un effet d'accoutumance. Or, ce n'est pas le cas chez l'individu en question.

L'attention des scientifiques avait été attirée par des articles de presse sur ce résident de Magdebourg (D) qui, selon ses propres dires, s'était fait vacciner 217 fois en 29 mois contre le Covid-19; 134 de ces vaccinations ont été officiellement confirmées.

Aucun dommage

Le parquet de Magdebourg a ouvert une enquête contre l'homme pour fraude, écrivent les chercheurs dans l'étude. Il n'a toutefois pas été mis en accusation.

La fonction du système immunitaire contre d'autres agents pathogènes n'a pas non plus été modifiée, comme l'ont montré d'autres tests. Aucun dommage n'a été constaté malgré les nombreuses vaccinations.

Les auteurs de l'étude ont également souligné qu'il s'agissait d'un cas isolé. Il n'est donc pas possible d'en tirer des conclusions ou des recommandations pour la population générale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Maurer réaffirme qu'il y a eu "une hystérie autour du Covid"

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L'ancien conseiller fédéral Ueli Maurer se dit surpris du tollé suscité par ses propos tenus deux semaines plus tôt sur le Covid (archives). (© KEYSTONE/URS FLUEELER)

Deux semaines après avoir tenu des propos sur le coronavirus ayant suscité une vive réaction, Ueli Maurer assume. "Bien sûr qu'il y a eu une hystérie autour du Covid", réaffirme-t-il dimanche dans la presse.

Cette hystérie était même "d'ampleur mondiale", assure le Zurichois dans Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung. "On a dit que le Covid était mortel, et à partir de cette supposition, on a tendu un filet sanitaire comme on n'en avait jamais vu auparavant, assure-t-il. Quiconque osait poser une question critique était écarté ou traité de 'conspirateur'".

Ueli Maurer avait déjà tenu des propos similaires dans la presse dominicale deux semaines plus tôt, suscitant une vive réaction. "Concernant le Covid, je n'ai que répété ce que j'ai toujours dit, réagit-il. Que cela ait suscité pareil tollé m'a surpris". Les critiques provenaient surtout des médias, selon l'ancien ministre des finances, qui dénonce un "réflexe anti-Maurer".

"Pas un antivax"

L'ancien conseiller fédéral nuance toutefois ses déclarations sur les vaccins anti-Covid qui ont particulièrement choqué. Il avait affirmé que ces vaccins renfermaient "beaucoup d'air chaud". "Bien sûr, on a tout de suite affirmé que j'étais un antivax. Ce qui n'est pas vrai", dit-il.

L'utilité des vaccins n'est pas contestée, mais la Suisse est allée trop loin en disant à tout le monde de se vacciner, assure Ueli Maurer. "Je suis convaincu que, ces prochaines années, nous nous occuperons de façon croissante des dommages causés par le vaccin", ajoute-t-il.

"L'Etat pas responsable de tout"

L'ancien conseiller fédéral revient également sur les crédits Covid dont il était en charge durant la pandémie. Il lui avait été notamment reproché d'avoir laissé tomber les PME. "L'Etat ne peut pas être responsable de tout. Il ne peut pas non plus protéger chacun de la mort", se défend-il.

La responsabilité individuelle a, selon lui, été dissoute comme jamais auparavant, poussant la Confédération à dépenser sans compter. "L'Etat doit protéger, mais il ne peut distribuer que l'argent qu'il prend d'abord aux gens".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le "contact-tracing" n’a eu qu’une efficacité relative

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Le suivi des contacts mis en place pendant la pandémie de coronavirus n'a eu qu'une efficacité relative (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Environ 40% des personnes infectées par le coronavirus ont été identifiées par le biais du suivi des contacts, selon une étude genevoise. Ces résultats suggèrent que le "contact-tracing" à lui seul ne suffit pas à stopper la propagation du coronavirus.

De surcroît, la proportion de personnes infectées identifiées de cette manière a fluctué selon le variant en cause, le type de logement habité, et la richesse du quartier.

En cas d'épidémie, le suivi des contacts doit donc être complété par une multitude d'autres mesures qui tiennent compte des caractéristiques spécifiques de chaque maladie, ont indiqué mercredi l'Université et les Hôpitaux universitaires de Genève (UNIGE/HUG) dans un communiqué.

Pour évaluer l'efficacité du traçage des contacts, une équipe dirigée par Delphine Courvoisier a analysé les données de plus de 140'000 cas de coronavirus recensés dans le canton de Genève entre juin 2020 et mars 2022. Ces résultats sont publiés dans la revue Eurosurveillance.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Des chercheurs trouvent des traces de Covid long dans le sang

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Les chercheurs de l'université et de l'hôpital de Zurich ont analysé plus de 6500 protéines dans le sérum sanguin de 113 personnes infectées par le Covid-19 et de 39 personnes en bonne santé, indique l'étude publiée jeudi dans la revue "Science". (© KEYSTONE/DPA/MARCUS BRANDT)

Une équipe de chercheurs zurichois a identifié une spécificité dans les protéines sanguines des personnes atteintes de Covid long. Elle pourrait servir à mieux diagnostiquer le problème et peut-être aussi à le traiter de manière plus ciblée.

Les chercheurs de l'université et de l'hôpital de Zurich ont analysé plus de 6500 protéines dans le sérum sanguin de 113 personnes infectées par le Covid-19 et de 39 personnes en bonne santé, indique l'étude publiée jeudi dans la revue "Science". Chez les personnes infectées, dont 40 ont développé un Covid long, ils ont réexaminé le schéma sanguin après 6 et 12 mois.

Dans le sérum des personnes atteintes de Covid long, ils ont constaté une modification des protéines liées au système dit "du complément", qui fait partie du système immunitaire. Ce système, qui lutte contre les infections, ne revient pas comme il le devrait à l'état de repos après l'infection chez les cas de Covid long, a expliqué Onur Boyman, responsable de l'étude, à Keystone-ATS. Il provoque ainsi des dommages cellulaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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