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Lettre ouverte à la Présidente de la Confédération

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Depuis aujourd’hui,  Simonetta Sommaruga a “sa” chanson, crée pour elle par un collectif d'artistes romands indépendants.

Une lettre sur le modèle du titre “Le déserteur “ de Boris Vian, une lettre adressée à la présidente de la Confédération comme un cri du coeur  d’une quinzaine de chanteurs et musiciens romands pour que leurs professions soient davantage protégées et reconnues.

Faustine Jenny et Didier Coenegracht sont à l’origine de cette initiative. Ils évoquent leurs préoccupations et leurs motivations:

Découvrez le clip:

Madame la Présidente... (lettre ouverte)

Lettre ouverte à la Présidente de la Confédération.Madame la Présidente de la Confédération, Mesdames les Conseillères Fédérales, Messieurs Les Conseillers Fédéraux,La période actuelle est synonyme de grands chamboulements pour toutes et tous les citoyenn·ne·s de ce pays. Cette crise a demandé des mesures drastiques qui ont altéré le quotidien de bien des gens, mais qui ont eu un effet salutaire sur notre système de santé. Pour cela nous tenons à vous remercier pour vos décisions avisées.Depuis les premières annonces de limitation des rassemblements à la fin du mois de février 2020 et jusqu’à une date aujourd’hui inconnue, les artistes de Suisse et acteur·trice·s des milieux culturels ne peuvent quasiment plus exercer leur métier. Du moins pas devant un véritable public.Une partie d’entre elles et d’entre eux ont la possibilité de faire appel au chômage (comédien·ne·s, employé·e·s de théâtres, etc.), car elles et ils sont habituellement salarié·e·s. Ça n’est pas une situation idéale – qui demande toujours de grandes quantités de tracasseries administratives – mais elle permet de survivre.Or toute une frange des acteur·trice·s de la culture, en particulier les musicien·ne·s, ont un statut d’indépendant·e. Pour elles et pour eux, les circonstances sont bien plus problématiques. Concrètement, certain·e·s ont vu plusieurs manifestations annulées, représentant parfois des dizaines de milliers de francs de pertes sèches. C’est donc avec surprise que ces mêmes personnes ont découvert que les mesures prévues par la Confédération, comme l’octroi exceptionnel d’Allocations pour Pertes de Gains, se chiffraient en des sommes ridiculement basses : plusieurs témoignages font état de 11 à 15 francs par jour (soit moins de 500 francs par mois), voire rien du tout ! Comment peut-on vivre dignement avec de telles sommes ?En outre certain·e·s ont à la fois le statut d’indépendant·e et celui de salarié·e selon les mandats. Pour elles et pour eux, c’est souvent une double peine car leurs revenus sont insuffisants aux yeux de chacun des organismes de soutiens potentiels (caisses de compensation ou caisses de chômage). La solution des aides d’urgence fédérales et cantonales est bienvenue et pourra peut-être s’avérer utile à certain·e·s d’entre nous, mais elle représente une béquille qui manque de durabilité (particulièrement en regard de l’incertitude qui plane encore sur la reprise des activités culturelles).Notons de plus que si les artistes salarié·e·s sont protégé·e·s par l’assurance Perte de Gains de leur employeur (souvent une association ou un théâtre), les artistes indépendant·e·s doivent eux contracter leur propre APG, et nous vivons dans un pays où les assurances font la loi et ont le droit de refuser quelqu’un ou de lui imposer des réserves en fonction de son historique médical. Ainsi l’indépendant·e souhaitant bien faire et se protéger n’en a même pas forcément la possibilité. Cette situation doit changer.Bien entendu, le statut d’artiste est semé d’embûches et la plupart d’entre nous sommes prévoyant·e·s et pouvons faire face financièrement à l’annulation de l’un ou l’autre engagement. Nous ne pouvons en revanche pas survivre à l’interdiction pure et simple d’exercer notre métier durant une période indéfinie ! Nous déclarons des revenus minimes, car nous subsistons toutes et tous avec peu de moyens, cela étant le prix à payer pour vivre d’une passion. C’est pourquoi des contrats (écrits ou oraux) pour participer à des évènements, des spectacles, constituent parfois la possibilité de subsister plusieurs mois avec les recettes glanées. Aujourd’hui tout cela n’est plus envisageable. Les aides proposées ne sont qu’un pis-aller et ne permettent sérieusement pas de faire face à l’urgence de la situation. Baser le calcul des APG journalières sur une décision de taxation et des revenus annuels nets nous semble par exemple particulièrement absurde et peu représentatif de la réalité.C’est pourquoi nous nous associons pour faire appel à vous, Madame la Présidente, et à vos ministres, pour que le statut d’artiste (indépendant·e, mais pas uniquement) soit bien mieux valorisé dans notre pays. Et pas seulement en temps de crise. Nous vous enjoignons à proposer des dispositions pérennes pour la vie des artistes de ce pays, dont les ramifications économiques représentent une part considérable du PIB national. Parmi les solutions possibles, on peut observer chez nos voisins français le système – perfectible certes, mais ayant le mérite d’exister – d’intermittence du spectacle. Dans tous les cas, la Suisse a besoin d’une solution qui permette de perpétuer sereinement une offre culturelle de qualité. Offre culturelle essentielle sans laquelle une période délicate comme celle-ci serait particulièrement difficile à envisager pour les citoyen·ne·s.Nous faisons donc appel à votre bon sens, à votre sensibilité et à votre promptitude à agir pour que des centaines voire des milliers d’artistes dans ce pays puissent continuer à exister durant les prochains mois et les prochaines années. Nous ne sommes pas paresseu·x·ses, nous ne comptons souvent pas les heures que nous passons à travailler - nous en voulons pour preuve la créativité toujours à l’œuvre en ces temps étranges. Mais tout travail mérite salaire et ce salaire – dans un pays plutôt en bonne santé financière comme le nôtre – devrait décemment s’élever à un peu plus que 300 francs mensuels.Nous vous remercions d’ores et déjà pour l’attention que vous porterez à ce courrier et nous vous adressons, Madame la Présidente, Mesdames les Conseillères Fédérales, Messieurs les Conseillers Fédéraux, nos salutations les meilleures. Un collectif d’artistes indépendant·e·s.- Voix: Faustine Jenny, Mister Delay, Jenny Lorant, Tyssa, Pascal Rinaldi,auteur-compositeur-interprète, Nancy Juvet, Tiphène Pichonnaz, Simongad, FORMA, Didier C.- Contrebasse: Nadir Graa- Batterie, Violoncelle : Simon Favez- Guitares: Lawrence Lina- Rhodes, Hammond: Mister Delay- Piano: Faustine Jenny-Musique: Harold B. Berg, Boris Vian-Paroles: Faustine Jenny, Didier Coenegracht-Mix: Fabien Ayer-Réalisation: Faustine Jenny, Didier Coenegracht

Gepostet von Komokino am Dienstag, 12. Mai 2020

Dans cette vidéo (dans l’ordre d’apparition) : Faustine Jenny, Mister Delay, Jenny Lorant, Tyssa, Pascal Rinaldi, Nancy Juvet, Tiphène Pichonnaz, Simon Gad, Forma,Lawrence Lina, Simon Favez, Nadir Graa, et Didier Coenegracht.  

Chaque artiste écrit une part de cette lettre ouverte adressée à la Présidente de la Confédération et aux autres membres du Conseil Fédéral.

La lettre ouverte envoyée à Mme Sommaruga : www.komokino.ch/lettre-ouverte

 

 

 

 

 

 

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Se faire justice soi-même après un cyber harcèlement

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Leo, un Américain dont on ne sait rien de plus que le nom, a récemment décidé d’entreprendre une guerre contre les cyber harceleurs. Il a créé le collectif THE GREAT LONDINI (contraction d’Houdini, le célèbre magicien, et de Linux, le système d’exploitation) pour les démasquer et les dénoncer.

C’est après une triste histoire que ce projet lui est venu. Le fils autiste d’un de ses amis s’est donné la mort après avoir été victime de harcèlement en ligne. Leo a retrouvé l’identité du troll (harceleur), l’a donnée à son ami qui a pu contacter les parents de la personne en question et a ainsi pu faire son deuil. Depuis, il s’est lancé dans une guerre contre le harcèlement sur Tik Tok qu’il accuse de ne pas faire assez dans son rôle de modérateur*.

Concrètement, le collectif suit un schéma très précis : il trouve l’identité du troll “en 7-8 clics”. Puis il le dénonce. Si c’est un enfant, auprès de ses parents ou de son école. Si c’est un adulte, c’est vers l’employeur de la personne ou de la police que les cybers justiciers s’orientent.

Si la démarche peut sembler louable, elle n’est pas à l’abri de dérives. L’un des principaux risques est que The Great Londini devienne tout ce qu’il combat. Certains fans très enthousiastes se sont lancés dans des campagnes en harcelant d’autres internautes. La question de la modération est donc loin d’être réglée.

Que faire en cas de cyber harcèlement ?

Le site internet de la Prévention contre la criminalité donne de nombreuses réponses à cette question. Un numéro est également à disposition : 031 511 00 09

*Tik Tok annonce qu’au premier trimestre 2021, ce sont plus de 61 millions de vidéos qui ont étés supprimées, dont 90% qui n’avaient pas été signalées. 

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"Life is life" par Opus: la vie, le succès et Maradona 

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Parmi les titres qui sont devenus des succès avant de glisser au fond du bac de disques, il y a ce titre du groupe Opus, véritable hymne à la joie de vivre. 

Avec ce refrain, Opus réussit l’exploit de se faire remarquer et de remettre ça un quart de siècle plus tard. 

Au fond du bac
23.08.2021
Au fond du bac23.08.2021

Le groupe autrichien a été créé en 1973 et ce refrain sort en 1984 sur son 5ème album. Il se classe dans le top 10 en Italie et aux Etats-Unis, numéro un en Allemagne et en France et s’impose dans les soirées et évènements festifs. 

 

La  3ème date sans doute parmi les plus marquantes de l’histoire de la formation est le 19 avril 1989, jour de la demi-finale retour de la Coupe UEFA qui oppose le Bayern à Naples. Ce jour-là, dans l'enceinte du stade munichois, les septante mille spectateurs présents vont assister à l'entraînement de l’un des numéros 10 les plus doués de l’histoire du ballon rond: Diego Maradona. Il est repérable de loin, avec des lacets défaits, un k-way beaucoup trop grand, rajusté avec un simple morceau de ficelle serré autour du ventre.

Maradona s'échauffe et le stade s'enflamme avec l’air de Opus diffusé dans les hauts parler que les supporters reprennent en chœur: la musique est un cri qui ne vient pas toujours de l’intérieur.

 

Et si cette scène d’entrainement devient culte alors qu’elle n’est pas à l’époque diffusée par la chaîne allemande qui a les droits de retransmission, c’est grâce à un journaliste belge, Frank Raes. Il est sur place pour couvrir le match, il assiste à ce moment unique retransmis sur les grands écrans du stade et à son retour dans son plat pays, il demande les images à la chaîne allemande. Il reçoit 12 minutes d'enregistrement avec lesquelles il réalisera un montage d’environ 2 minutes 30 pour un document sur Maradona qu’il diffusera quelques années plus tard . 

La  séquence deviendra rapidement virale sur les réseaux sociaux et en 2008, Opus en profitera pour faire une nouvelle version de son titre.

 

Ce refrain résonne encore sur les scènes d’ici et d’ailleurs avec ses fondateurs puisque Opus continue de tourner et de faire des albums: le dernier en date est sorti en 2020! 

 

 

 

 

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Tous en Ligne

Pour la Saint-Valentin, Bouygues propose un chargeur... de 3 cm!

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Découvrons ensemble la nouvelle campagne de communication de Bouygues Télécom en France qui est tellement géniale que je ne peux pas me retenir de vous en parler. Pour la Saint-Valentin, oui, encore cette fête... Faisons un effort. Donc, pour dimanche, Bouygues Télécom propose un mini-chargeur de téléphone portable dont le câble fait seulement 3 centimètres.

Dan Ribeiro
Tous en Ligne - 10 février 2021
Dan RibeiroTous en Ligne - 10 février 2021

3 centimètres, c'est peu pratique me direz vous! Et vous aurez raison. C’est la première réaction que j’ai eu aussi. Pourquoi diable un câble si court? On va être coincé contre la prise électrique! Jusqu’à ce que je comprenne le message. Le soir, avant d’aller se coucher, qu’est-ce qu’on fait? On branche le téléphone, on se met au bord du lit et on défile un ou deux kilomètres d’actualité inutiles sur Facebook ou encore quelques photos sur Instagram. Mais qu’est-ce qu’on ne fait plus? Discuter avec la personne qui partage son lit, rigoler, bref, être à deux. Du coup, avec un câble de 3 cm, le téléphone reste par terre, hors d’atteinte et vous… bah vous redécouvrez la personne qui partage votre lit.

La réponse inutile à un besoin qu'on ne connaissait pas

Et en fait, tout est parti d’une étude commandée par Bouygues Télécom sur la place du téléphone dans les couples français. Et les chiffres font froid dans le dos jusqu’à ce que l’on se rende compte qu’on est exactement pareil. 1 couple sur 2 en France consulte son téléphone chacun de son côté du lit une fois couché. Ça monte à 75% sur les 18-34 ans. 7% ont déjà répondu à un appel ou un sms lors d’un câlin. 15% des 18-34 ans. À la question, si vous deviez passer une semaine sans, vous préféreriez une semaine sans sexe ou une semaine sans téléphone. Un tiers des interrogés ont préféré répondre sans sexe!

Et l'opération est réussie pour Bouygues puisqu'on parle d'eux

Et ce soir, essayez d’analyser votre comportement pour vous rendre compte des vilains réflexes qu’on peut avoir avec nos portables, au lit, mais aussi à table ou même devant un film! Par contre, si le chargeur de Bouygues Télécom vous semble être un bon moyen de trouver une nouvelle routine pour votre couple, il va falloir faire sans puisque l’opérateur n’est pas allé jusqu’à finir sa blague et créer pour de vrai ce chargeur.

Découvrez des infos supplémentaires issues de l'étude commandée par Bouygues Télécom

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Police: Roxanne et le rire de Sting

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Stars And Vibes

Quand on a du talent, les erreurs peuvent devenir géniales! Police en est la preuve. Dans l’intro de Roxanne, on entend un piano puis un rire, on doit les 2 à Sting. Au début de l'enregistrement en studio, il veut s’adosser à l’instrument mais il est déséquilibré et finit assis sur le clavier: ça fait une fausse note, ça le fait rire, et ça donne une intro unique.

Les liens du son/ 20.01.2021
Les liens du son/ 20.01.2021

1977 : Police est de passage à Paris. Le groupe n’est pas encore très connu, il se produit dans un petit club le Nashville. Les artistes sont logés dans un hôtel du quartier, la vue donne sur une rue où des filles arpentent le trottoir, et sur le mur de la chambre de Sting, il y a une affiche de la pièce Cyrano de Bergerac. L’héroine s’appelle Roxanne, Sting a trouvé son titre.

Roxanne a un succès planétaire, le titre devient l’un des titres incontournables de Sting et sa bande, et la chanteuse israélo-iranienne Rita Farouz lui donne un nouveau souffle en 1992.

La version remixée du rappeur Puff Daddy lui donne l’occasion d’explorer des horizons jusque-là inconnus en 1997.

Lors de la dernière année du siècle dernier, George Michael tombe en douceur, tout en douceur sous le charme de Roxanne.

Et puisqu’en musique, le charme n’a pas de limite, si on cherche, on trouve la version salsa d’un groupe colombien.

Le film Moulin Rouge offre sa version tango.

Mais quelque soit la version, l’arrangement, le décor, celui qui en parle le mieux, en toute simplicité, c’est Sting!

388ème, c’est la place de ce titre dans le classement du magazine Rolling Stone sur sa liste des 500 plus grandes chansons de tous les temps.

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UB40: Red Red Wine, 1ère tournée signée Neil Diamond

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Eva Rinaldi

UB40 se fait remarquer en 1983 avec ce titre dont la deuxième vie est plus réussie que la première. Le groupe de reggae britannique assume le fait que c’est une reprise, mais ce n'est pas celle qu’il pense!

Les liens du son/13.01.21
Les liens du son/13.01.21

Il imagine que le titre provient d’un chanteur jamaïcain puisque les crédits sont attribués à un certain N. Diamond, qu’il voit en poète rasta méconnu.

Il s’agit d’un morceau du chanteur américain à la centaine de millions d’albums vendus, Neil Diamond créé en 1967.

Ce titre est une ballade sentimentale qui parle d’une rupture amoureuse et d’un moyen pour s’en consoler: le vin rouge.
L’artiste jamaïcain Tony Tribe lui donnera d’autres couleurs musicales en 1969.

Le chanteur texan Johnny Duncan, connu dans les années 70, l’importe aussi dans son répertoire country.

Et quelques années plus tard, Lou Bega en fera aussi une version assez personnelle.

La version de UB40 est un succès mondial, au point d’être joué par le groupe lors du concert anniversaire pour les 70 ans de Nelson Mandela le 11 juin 1988. Au stade de Wembley à Londres, les artistes honorent l’homme qui ne sortira de prison que 2 ans plus tard avec l'un des plus longs concerts au monde, qui totalise près de 11 heures de musique suivi dans près de 70 pays par 600 millions de téléspectateurs.

Neil Diamond a reconnu le talent de UB40 puisqu’il a déclaré que ce titre faisait partie des reprises préférées de ses chansons, au point de s'inspirer de  l’arrangement du groupe pour l’interpréter sur scène!

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