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Double Face : Brigitte Rosset, Prix SSA 2025 de l’humour

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Brigitte Rosset était de passage à Morges-sous-Rire le 17 juin dernier. / @facebook.com/brigitte.rosset

Elle s'est produite le 17 juin dernier à Morges-sous-Rire avec son nouveau seul en scène "Merci pour le couteau à poisson, les conversations et les délices au jambon". Actrice et humoriste romande, elle était l'invitée de Double Face sur LFM.

Brigitte Rosset est sur scène depuis plus de 30 ans, après s'être engagée auprès de l'Ecole supérieure d'art dramatique de Genève de 1990 à 1993, soit de l'âge de 20 à 23 ans. Elle était de passage, le 17 juin dernier, à Morges-sous-Rire avec son dernier spectacle. Une passion de la scène qui remonte à l'enfance comme elle l'a exprimée au micro de Valérie Ogier.

Bien qu'aucun membre de sa famille ne soit comédien, Brigitte Rosset a été immergée dans le monde des arts du spectacle dès son plus jeune âge. L'un de ses grands-pères l'emmenait à l'opéra, tandis que sa mère l'initiait au théâtre. Elle a également participé à des pièces de théâtre amateures à l'école, suivant ainsi les traces de ses parents. Issue d'une famille de quatre enfants, son amour pour la scène s'est intensifié durant son adolescence, en parallèle d'une maturité gymnasiale réalisée au sein d'une école de commerce qui lui permis de faire la connaissance d'autres amis passionnés, dont Julian Nicole Kay, aujourd'hui responsable des divertissements à la RTS, qui, pour l'anecdote, filmait leurs prestations. Elle a également rencontré, durant cette même période, un certain Gaspard Boesch, qui deviendra le père de ses enfants et son ex-mari.

Brigitte Rosset s'est d'abord amusée sur scène avec son premier spectacle "Don Juan revu et saboté", sans envisager d'en faire son métier. Initialement, elle projetait de poursuivre des études en lettres, mais la vie en a décidé autrement. Avec ses amis, elle a ouvert deux lieux emblématiques à Genève, nommés "Le Moulin à poivre", en référence à l'acteur et humoriste Bernard Haller, membre fondateur du théâtre du Moulin à poivre à Genève à la fin des années 1950, et inspirés également par l'esprit de la troupe du Splendide.

Brigitte Rosset

Brigitte Rosset n'imaginait pas prendre des cours d'arts dramatiques. Et pourtant. Sa passion la conduit à s'inscrire en classe préparatoire au Conservatoire de Genève, où elle a eu l'opportunité d'intégrer la classe de Georges Wod, figure emblématique du théâtre romand et directeur du Théâtre de Carouge de 1981 à 2001.

C'est lors d'une expérience inoubliable que sa carrière prend un tournant décisif : Georges Wod lui propose de remplacer une comédienne blessée pour la pièce Henri IV, qui se joue en Russie. Une opportunité unique qui l'emmène à Moscou et Saint-Pétersbourg, lui ouvrant ainsi les portes de la scène.

De retour en Suisse, Brigitte Rosset ne ralentit pas son élan. Elle poursuit ses études à l'Université, où elle obtient une demi-licence en linguistique, tout en continuant à jouer sous la direction de Georges Wod au Théâtre de Carouge. Sa passion pour le théâtre ne se limite pas aux rôles classiques ; elle développe également un goût prononcé pour le comique. Cette inclination se renforce grâce à sa collaboration avec Philippe Cohen et Gaspard Boesch, qui l'amènent à fonder la compagnie Confiture à Genève en 1996.

La troupe se distingue par son engagement à créer un espace dédié à l'humour, un lieu inexistant à Genève à l'époque. Dans ce même esprit, Brigitte Rosset co-fonde 4 ans plutôt, la Cie des Degrés de Poule, qui se fait rapidement un nom dans le domaine de l'humour. Leur premier contrat marquant se concrétisera avec une participation à Morges-sous-Rire, un événement auquel elle a été ravie de participer cette année.

Brigitte Rosset

Après avoir exploré diverses expériences en groupe, Brigitte Rosset a décidé de se lancer en solo sur scène, une aventure rendue possible grâce à Philippe Cohen. Ce dernier a non seulement écrit pour elle mais également mis en scène son premier spectacle, s'inspirant de son travail antérieur avec un certain François Silvant.

Brigitte Rosset a su faire perdurer cette expérience ces dernières années au travers de diverses productions jusqu'à aujourd'hui avec son dernier spectacle, "Merci pour le couteau à poisson, les conversations et les délices au jambon", présenté à Morges-sous-Rire ce mois de juin. Un projet qui a vu le jour suite au décès de sa mère, alors qu'elle vidait son appartement. Elle y trouva, entre autres, un recueil de chroniques de son grand-père maternel, qui écrivait pour le Journal de Genève et la Gazette de Lausanne après une carrière de professeur de médecine. Un livre regroupant des billets d'humeur, abordant des sujets de société variés qui résonnent, pour certains,  encore aujourd'hui à travers le prisme de Brigitte Rosset en revisitant certains de ces thèmes, les reliant à notre époque contemporaine. Un seul en scène en partie créé au Théâtre des Osses à Givisiez, avec le soutien de sa directrice, Anne Schwaller, comme nous l'a expliqué notre invitée au micro de Valérie Ogier.

Brigitte Rosset

Brigitte Rosset, figure emblématique et précurseur dans le monde de l'humour, observe avec un regard avisé l'évolution de son domaine. En tant que Présidente de l'Union romande des humoristes, elle constate une véritable explosion de nouveaux talents sur la scène humoristique. Si cette diversité est réjouissante, elle pose également un défi de taille : vivre de son art devient de plus en plus complexe dans un milieu saturé. Bien que le public manifeste un intérêt croissant pour le stand-up, il est encore considéré par certains théâtres comme un art mineur. Pourtant, la demande est bien présente, et les humoristes continuent d'attirer du public, preuve en est, cette année encore avec l'édition 2025 de Morges-sous-Rire.

Brigitte Rosset s'épanche également sur les réseaux sociaux, qui selon elle, ont révolutionné la manière dont l'humour est consommé et partagé. Une plateforme inédite qui n'existait pas à ses débuts et qui permet de mettre en avant les artistes et relayer leurs prestations au-delà des scènes traditionnelles.

Brigitte Rosset

Brigitte Rosset, actrice et humoriste, partage avec nous ses réflexions sur son parcours professionnel et ses passions. Elle nous confie que si elle n'avait pas embrassé la carrière d'artiste, elle se serait tournée vers la photographie, une activité qu'elle pratique déjà en tant que hobby. Cependant, elle évoque également d'autres voies qu'elle aurait pu suivre, inspirées, entre autres, par l'un de ses grands-pères. Elle aurait pu ainsi imaginé travailler en contact avec la nature, que ce soit en tant que paysagiste, fleuriste ou dans le domaine de la biologie.

À 55 ans, Brigitte Rosset est consciente que sa carrière pourrait un jour s'arrêter. Elle ressent parfois la peur du lendemain, l'angoisse de ne plus susciter d'intérêt pour elle-même et ses créations. Malgré cela, elle se réjouit d'avoir été honorée le 17 juin dernier à Morges, en recevant le Prix SSA 2025 de l’humour, décerné par la Société suisse des auteurs. Une reconnaissance qui flatte son égo, de son propre aveu, et qui lui rappelle que son travail est apprécié.

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Au terme de cette rencontre, Brigitte Rosset se plie au jeu de notre séquence du "Tac-au-tac". Des questions en pagaille posées par Valérie Ogier. Brigitte Rosset nous avoue notamment que le meilleur conseil qu'il lui a été donné est : "Reste toi même".

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Des centaines de personnages portés par un quatuor

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© Nendaz 4 vallées

4 voix, 4 cultures, 4 styles, c’est ainsi que s’est forgé le groupe des «4 Sans Voix» autour d’une langue commune: l’humour.

Composé du suisse Yann Lambiel, du belge Fabian Le Castel, du canadien Steeve Diamond et du français Laurent Chandemerle, ce groupe semblait prédestiné au succès. En effet, leur histoire commence il y a plus de 10 ans, en 2012: à peine 24 heures après leur rencontre, les imitateurs déjà confirmés montent sur scène pour un premier spectacle de deux heures.

Le groupe s’est tout de suite bien entendu. S'ils affirment aimer leurs carrières solo, ils avouent apprécier d’autant plus ces parenthèses à quatre qui permettent de dissiper le sentiment de solitude que l’on peut ressentir lorsque l'on se produit seul. Jouer ensemble devient alors un moteur pour affiner leur jeu individuel.

« Être à 4, c’est vraiment agréable, on perd le côté de l'artiste finalement assez seul et on est comme dans une colonie de vacances. »

Ce groupe international transforme la scène en un laboratoire vivant. Grâce au regard permanent des autres, le spectacle n’est jamais figé, il respire, se réinvente chaque jour et s’adapte aux différents pays. Ensemble, ils rient de leurs différences et brisent les clichés de leurs pays, mais surtout ils jouent autour de ce qui les rapproche: la francophonie.

L’objectif est clair: fusionner leurs quatre voix et leurs forces respectives sans jamais se faire de l'ombre. Pour chacun, cette union est aussi un tremplin pour mener une carrière internationale en équipe.

Réservez vos places dès maintenant via le site internet de Yann Lambiel 

Si vous avez manquez le rendez-vous des 4 sans voix retrouvez l'intégralité de l’interview en podcast:

Les 4 sans voixImitateurs
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Petra Volpe: quand l'engagement rencontre le cinéma

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©Salvatore Vinci

En première ligne, film déjà récompensé à l'international et qui dénonce le rythme de travail effréné de systèmes hospitaliers en sous-effectif, continue sa moisson de récompenses en Suisse.

Scénariste et réalisatrice suisse, Petra Volpe a su toucher toutes les générations. En effet, si elle fait la fierté de son pays, elle est aussi reconnue dans le monde entier. Son parcours s'est dessiné notamment en Allemagne, où elle a étudié pendant de nombreuses années, mais aussi aux États-Unis, où la cinéaste a collaboré avec 20th Century Studios (Disney).

En 2021, encore marquée par le manque de personnel et de compassion dans le milieu hospitalier lors du Covid-19, la réalisatrice décide d’en faire un film. C’est ainsi qu’en 2025, En première ligne sort en salle : un projet dénonçant les sous-effectifs dans les hopitaux. On y suit Fiona, une infirmière dépassée, qui manque de commettre de lourdes erreurs causées par une surcharge de travail.

« La colère est toujours une bonne motivation pour faire un film. »

Le long-métrage est un véritable succès international, marqué par de prestigieuses distinctions, dont une nomination aux Oscars. Au-delà de cette reconnaissance américaine, il a été sacré lors de plusieurs cérémonies européennes, remportant notamment un German Film Award et s’est illustré dans de nombreux festivals, comme celui de Séville.

Retour gagnant aux racines, en Suisse, pour En première ligne. Le film a littéralement dominé les Quartz en raflant quatre distinctions majeures. Si les prix du Meilleur long métrage, du Meilleur scénario et du Meilleur son confirment l'excellence technique de l'œuvre, c’est l'obtention du tout premier Box Office Quartz qui marque les esprits. Ce nouveau prix de l'Académie du cinéma suisse, distinguant le plus grand nombre d'entrées de l'année, vient couronner un succès populaire exceptionnel.

Petra Volpe poursuit son épopée internationale avec un premier long-métrage en anglais, attendu dans les salles suisses en octobre 2026. Son prochain projet explorera la réalité des personnes âgées en milieu carcéral: une nouvelle manière pour la cinéaste de dénoncer les injustices frappant les minorités invisibles.

Retrouvez l’interview de Petra Volpe en podcast

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Laetitia Dosch, actrice authentique

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©Version Femina

Portée par une passion pour le cinéma transmise par son père dès l'enfance, l'actrice franco-suisse est de retour sur la côte lémanique pour présenter « La Maison des femmes » (2026), un film de Mélisa Godet qui mêle engagement et sororité.

Dans son nouveau rôle, Laetitia Dosch incarne Manon, une soignante dévouée naviguant entre conviction et fantaisie. Ce mélange rare au cinéma, boosté par sa touche personnelle si particulière, apporte une humanité décalée et une énergie imprévisible qui cassent les codes du milieu hospitalier.

Pour donner corps à Manon de la plus juste des manières, Laetitia Dosch n'a pas fait les choses à moitié. Elle s'est immergée durant deux après-midi au sein de la véritable Maison des femmes de Saint-Denis, observant ce lieu qu’elle décrit comme apaisant et nécessaire.

Sur le plateau, l’ambiance était portée par un collectif de plus de cinquante rôles féminins, une majorité qui permet aux actrices de jouer ensemble autour d’un projet commun. Malgré des récits chargés en émotion et parfois difficiles à raconter, la réalisatrice a su faire cohabiter le tragique et l’humour.

« C’est le genre de rôle qui vous transforme profondément. Il vous bouscule là où ça fait mal, là où c’est essentiel, et je sentais que c’était le moment juste pour vivre cette expérience. »

Si l’actrice passe le plus clair de son temps en France, c’est en Suisse qu’elle fait ses débuts. En effet, Laetitia Dosch intègre la Manufacture de Lausanne et y débute sa carrière. Elle commence par jouer des petits rôles, puis décide d'écrire, réalisant notamment « Le Procès du chien » pour lequel elle reçoit le Prix du cinéma suisse 2025.

Toujours entre la Suisse et la France, Laetitia Dosch nous confie son attachement à la Suisse, sa « maison artistique » qui a toujours su lui faire confiance. C’est en ce sens que l'actrice pense que le cinéma doit encore gagner en audace et en diversité: une transformation qu'elle porte elle-même, fidèle à ses rêves d'enfant et à sa trajectoire de moteur du changemen!

Retrouvez l’interview de Laetitia Dosch en podcast

 

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Voir les visages d’une autre manière

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© 24heures

Dessinateur de presse depuis plus de 40 ans , Valott nous parle de son amour pour la caricature: un art parfois controversé. 

Dessinateur suisse, caricaturiste, et designer, Valott ne manque pas une occasion d’allonger son CV. Né en 1967 au Brésil, il passe le plus clair de son temps dans la seule librairie française de São Paulo. Arrivé en Suisse, le jeune dessinateur aiguise encore plus sa curiosité.

S’il n’aime pas l'école, une chose est sûre, il aime travailler l'image: en photo, en dessin, tout y passe. Lui qui a tout appris en copiant des œuvres sur des chutes de papier, publie son premier livre “Swiss Monster” à 18 ans. Ce recueil de caricatures dépeignant la société suisse devient best-seller en 1985. 

“Pour moi, la caricature ce n’est pas déformer c’est rendre plus fort et plus réel l’impression que donne une personne.“

La liberté d’expression est un droit précieux et le dessinateur le sait. En revanche, Valott redoute les banalités, il veut faire réagir, voire choquer. 

Discipline et autocritique sont des éléments essentiels de son parcours d'indépendant long de plus de 40 ans: Valott cherche toujours à tester de nouvelles choses auxquelles il croit, c’est le secret de sa longévité.

Retrouvez l’interview de Valott en podcast, ci-dessous:

ValottCaricaturiste
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