Double Face
Double Face : Josiane Balasko, icône du cinéma français
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Figure emblématique du cinéma français, Josiane Balasko était de passage à Lausanne lors des "Rencontres du 7ème Art". Double Face l'a rencontré.
Enfant, Josiane Balasko nourrit une passion pour le dessin, mais c'est grâce à une amie qu'elle découvre sa véritable vocation : le théâtre. Ce tournant marque le début d'un parcours riche et varié, où elle s'illustre non seulement comme actrice au sein de la célèbre troupe du Splendid, mais aussi en tant que réalisatrice et scénariste.
Auréolée de trois Césars, Josiane Balasko a fait sensation lors des "Rencontres du 7ème Art" à Lausanne, où elle est venue présenter son film culte "Gazon maudit", sorti en 1995. Ce long-métrage, qui a marqué les esprits, aborde avec audace une thématique encore peu explorée à l'époque : l'homosexualité féminine.
"Gazon maudit" a connu un succès retentissant, tant en France qu'à l'international, et reste l'un des films emblématique de la carrière de Balasko. Parmi les huit films qu'elle a réalisés, ce dernier occupe une place particulière dans son cœur. Un film produit par Claude Berri, qui selon Josiane Balašković, de son vrai nom, n'avait pas pris conscience réellement de l'histoire du film.
Un concours de circonstance qui a permis à "Gazon maudit" de voir le jour aisément a contrario d'un autre film, "La cliente", sorti en 2008, avec Nathalie Baye, qui traite d'un sujet sensible : une femme s'offrant les services d'escorts boys. Un film, qui a d'abord vu le jour sous forme de livre, à défaut de mieux, dans un premier temps, avant de convaincre des investisseurs de s'engager dans cette production originale.
Josiane Balasko, à 74 ans, n'a pas de passion particulière pour le cinéma, mais elle continue de prendre plaisir à jouer, à interpréter et à incarner des personnages, que ce soit au théâtre ou au cinéma. Cependant, elle avoue ne plus avoir la patience nécessaire pour se lancer dans l'écriture de scénarios, car le processus est, selon elle, trop long. En effet, il faut en moyenne trois ans, quand tout va bien, pour qu'un film soit produit, entre la recherche du sujet, son développement et le financement du projet.
Au fil des ans, elle a évolué dans un milieu cinématographique où elle a eu l'occasion de jouer des rôles comiques, mais aussi des interprétations plus sombres. Elle a collaboré avec la jeune génération du 7ème art, bien qu'elle constate qu'en France et en Europe, contrairement aux États-Unis, il y a davantage de femmes de son âge sur grand écran. Néanmoins sa génération reste souvent sous-représentée par rapport à ses homologues masculins.
Scénariste, actrice, réalisatrice, Josiane Balasko a brillamment cumulé à de nombreuses reprises ces trois casquettes, notamment au théâtre. Aujourd'hui, elle se concentre principalement sur sa carrière d'actrice, tout en poursuivant d'autres projets notamment littéraires. Elle est actuellement en train d'achever l'écriture d' un nouveau roman d'aventure, un projet qui lui tient à cœur depuis longtemps, après d'autres publications.
Josiane Balasko, avec son humour et sa franchise, se souvient, pour nous, qu'elle n'avait au départ aucune idée précise de sa carrière. Elle avait simplement décidé, comme elle le rappelle dans un grand éclat de rire, vouloir "être une vedette", une phrase emblématique empruntée à Coluche.
Pour elle, la clé de la longévité dans ce métier réside dans l'autonomie et le travail acharné. Elle souligne l'importance de ne jamais compter sur les autres, mais plutôt sur soi-même. Balasko évoque également la période mémorable du café-théâtre avec la troupe du Splendid, qui a vu émerger de nombreuses stars aux côtés d'elle dans les années 70 et 80 et qui lui a, leur a permis d'exister en tant qu'artistes au travers de nombreuses créations.
Josiane Balasko, nous confie dans Double Face avoir toujours su choisir ses rôles. Lorsqu'elle se lance dans un projet, c'est avant tout l'histoire et le personnage qui la séduisent. Ce choix, elle le réalise en solo, en toute indépendance. Néanmoins elle se souvient de ses débuts, où elle a parfois dû accepter "des merdes" pour pouvoir vivre, une réalité que beaucoup d'artistes connaissent.
Aujourd'hui, à presque 75 ans, Josiane Balasko ne se laisse pas emporter par la nostalgie de son parcours. Ce qui l'affecte davantage, ce sont les souvenirs des personnes de son entourage qui ont quitté ce monde. Outre le film "Gazon maudit" présenté lors des "Rencontres du 7ème Art" de Lausanne, elle y est venue également pour le film : "Grosse fatigue", projeté en hommage à son complice Michel Blanc, décédé l'automne dernier.
Au micro de Valérie Ogier et d'Isabelle Bertolini, elle nous confie également avoir transmis l'amour du jeu à sa fille, Marilou Berry. Dès l'âge de 7 ans, cette dernière a manifesté un désir ardent de faire du théâtre, prouvant que la passion pour la scène peut se transmettre de génération en génération. Cependant, le métier de comédien reste un choix difficile, comme elle le rappelle, souvent perçu comme un chemin sans débouchés, comme le disait souvent Thierry Lhermitte à ceux qui débutaient dans ce milieu, il y a quelques années.
Josiane Balasko a partagé avec nous un précieux conseil hérité de sa grand-mère : "N'aie pas peur, on va pas te faire un deuxième trou au cul." Cette phrase, à la fois directe et pleine de sagesse, a guidé l'artiste tout au long de sa vie, lui permettant d'aborder les défis avec confiance.
Loin des projecteurs, Josiane Balasko se révèle être une personne aux multiples facettes. Si son image publique est souvent associée à la comédie, avec un rôle de trublion perceptible lors de l'interview Double Face, elle admet que sa vie personnelle est plutôt dramatique. Elle n'hésite pas à se décrire comme une éternelle râleuse également. Une femme attachante et authentique de passage à Lausanne lors de l'édition 2025 des "Rencontres du 7ème Art".
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L’art de programmer l’humour
Rien ne prédestinait ce jeune Valaisan à occuper une place de choix dans le paysage de l'humour en Suisse romande. Pourtant, Mathieu Exhenry a su surmonter les doutes pour imposer sa vision: un humour diversifié, local et profondément humain.
Depuis son plus jeune âge, Mathieu est attiré par le monde de l’humour. Constatant que son Valais natal manque cruellement d'événements de ce genre, c'est presque naturellement qu’il décide, avec un ami, de créer son propre festival “Maxi-rire”. Alors qu'on aurait pu prédire des débuts compliqués, c'est avec autant d'admiration que de culot qu'il contacte l’humoriste français Olivier Lejeune pour obtenir de l'aide dans leur recherche d'artistes. L'audace paie: l'humoriste accepte de recevoir les deux jeunes Valaisans et leur offre son précieux soutien.
En parallèle de cette aventure, Mathieu enchaîne les expériences dans plusieurs petits boulots au sein de l’entreprise familiale. Si les parents se montrent parfois frileux à l'idée de voir leurs enfants s'orienter vers le milieu artistique, ceux de Mathieu font exception, c'est avec une grande fierté qu'ils le soutiennent dans la réalisation de son rêve.
«Aucun matin, je ne me lève en me disant que je vais travailler, puisque je vis de ma passion.»
Pourtant, le chemin n'est pas toujours rose. Le doute et les difficultés financières font partie intégrante de la vie d'un festival, des réalités qui ont frappé de plein fouet l'organisation, notamment durant la crise du COVID.
Une concurrence aurait largement pu naître entre les festivals Morges-sous-Rire et Maxi-Rires. Cependant, Mathieu Exhenry et Roxane Aybek ont vite compris l’avantage de s’allier. Cette synergie a d'abord permis aux deux passionnés d’améliorer leurs événements respectifs, avant que Mathieu Exhenry ne rejoigne officiellement l’équipe de Morges-sous-Rire en tant que co-programmateur.
Son poste actuel exige une curiosité de tous les instants. Mathieu a conscience qu'il ne peut plus se contenter de programmer uniquement ses coups de cœur personnels: il faut savoir s’adapter à l’actualité et aux attentes du public. Depuis l'explosion des réseaux sociaux, son métier a profondément changé. Il s'agit désormais de repérer et de surveiller de près les futures stars du web.
Aujourd'hui, parmi ses défis demeure l’évidence de mettre en avant les humoristes suisses et proposer une diversité de salles capables d’accueillir et de sublimer toutes les catégories de spectacles.
Retrouvez l'échange complet ci-dessous:
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La quête de liberté d’un pianiste
À l'approche de son concert au Millenium, découvrez l'univers de Nicolas Fraissinet. Derrière son piano, l'artiste suisse cultive depuis ses débuts une liberté farouche.
Depuis toujours, Nicolas Fraissinet apprend à communiquer au rythme de son piano. Chaque note lui permet de s'exprimer un peu plus. Suggestion: L’apprentissage de la scène lui a permis de faire de son instrument fétiche , une force.
Son parcours suit depuis toujours un fil conducteur immuable: la joie. En effet, l’un de ses tout premiers morceaux, sorti en 2007, s'intitulait «Reviens». Ce titre illustre cette thématique en abordant la joie sous l'angle du soulagement et du bonheur de voir revenir l'être aimé. Près de vingt ans plus tard, Nicolas Fraissinet reste fidèle à cette ligne directrice avec son dernier album en date, baptisé «Joie sauvage».
Mais que signifie la joie pour Nicolas Fraissinet? Selon lui, elle est au-delà d’une simple émotion: c’est un choix, une attitude qu’on décide d’avoir en dépit des malheurs du monde.
Si on pouvait penser qu'évoluer musicalement signifie ajouter des instruments à ses œuvres, pour le musicien c’est l’inverse: il épure de plus en plus ses musiques afin d'obtenir un rendu plus agréable et d’éviter ce qu'il aime appeler la «masse sonore».
«Je n’ai pas l’impression que c’est compliqué de rester libre mais c’est important de ne pas oublier de le rester.»
L'objectif du chanteur suisse est de proposer à ses spectateurs un show émouvant et évolutif. Le plus important pour lui est d’être libre de modifier son spectacle afin de proposer quelque chose d'authentique, lui correspondant à chaque fois.
Depuis l’année passée, Nicolas Fraissinet parcourt les scènes francophones avec son nouvel album «Joie sauvage». Il sera en représentation le 29 mai prochain au Millenium pour la deuxième fois, exceptionnellement accompagné d'un quatuor à cordes.
Toujours fidèle à sa première voix: son piano, Nicolas Fraissinet prépare ses futurs projets avec discrétion et enthousiasme.
Retrouvez l'intégralité de l’échange en podcast ci dessous:
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Fabrice Midal: réapprendre à être juste humain
Ancien élève peu intéressé par l’école devenu docteur en philosophie, Fabrice Midal est aujourd'hui la figure de proue d'une méditation laïque et décomplexée.
Né à Paris en 1967, ce passionné de pâtisserie s'est tourné vers la pensée après un coup de foudre lycéen pour la philosophie. Formé par les plus grands maîtres du bouddhisme tibétain, il a eu à cœur de marier la métaphysique de Heidegger aux sagesses orientales pour forger sa propre voie.
“On devient nous même en s'ouvrant pleinement aux autres en étant prêt à apprendre des choses qu’on ne connaît pas d’avance.”
En 2006, il crée l’École occidentale de méditation, un espace où il souhaite que la pratique se libère du religieux pour devenir une vraie expérience de vie. Il y défend une approche de la méditation sans contraintes, visant à retrouver un rapport authentique au monde et à l'art. Fabrice Midal y prône la «pleine présence».
Devenu un auteur à succès avec son célèbre ouvrage Foutez-vous la paix!, il dénonce la "psychologisation" constante de nos existences. Pour lui, la clé pour apprendre à se connaître ne se trouve pas dans l'explication de nos actes, mais plutôt dans l'acceptation de l'imprévisible.
Éditeur, chroniqueur et éternel curieux, il continue d'explorer les mythes et la spiritualité avec une grande liberté. Entre deux séminaires, ce philosophe toujours curieux rappelle que selon lui, la plus grande aventure consiste simplement à s'ajuster à la vie, telle qu'elle se présente, avec ses ombres et sa lumière.
Retrouvez-le mardi 28 avril 2025 à la salle Métropole de Lausanne pour une conférence: comment devenir qui nous sommes ?
Retrouvez l'intégralité de l'interview de Fabrice Midal en podcast:
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Des centaines de personnages portés par un quatuor
4 voix, 4 cultures, 4 styles, c’est ainsi que s’est forgé le groupe des «4 Sans Voix» autour d’une langue commune: l’humour.
Composé du suisse Yann Lambiel, du belge Fabian Le Castel, du canadien Steeve Diamond et du français Laurent Chandemerle, ce groupe semblait prédestiné au succès. En effet, leur histoire commence il y a plus de 10 ans, en 2012: à peine 24 heures après leur rencontre, les imitateurs déjà confirmés montent sur scène pour un premier spectacle de deux heures.
Le groupe s’est tout de suite bien entendu. S'ils affirment aimer leurs carrières solo, ils avouent apprécier d’autant plus ces parenthèses à quatre qui permettent de dissiper le sentiment de solitude que l’on peut ressentir lorsque l'on se produit seul. Jouer ensemble devient alors un moteur pour affiner leur jeu individuel.
« Être à 4, c’est vraiment agréable, on perd le côté de l'artiste finalement assez seul et on est comme dans une colonie de vacances. »
Ce groupe international transforme la scène en un laboratoire vivant. Grâce au regard permanent des autres, le spectacle n’est jamais figé, il respire, se réinvente chaque jour et s’adapte aux différents pays. Ensemble, ils rient de leurs différences et brisent les clichés de leurs pays, mais surtout ils jouent autour de ce qui les rapproche: la francophonie.
L’objectif est clair: fusionner leurs quatre voix et leurs forces respectives sans jamais se faire de l'ombre. Pour chacun, cette union est aussi un tremplin pour mener une carrière internationale en équipe.
Réservez vos places dès maintenant via le site internet de Yann Lambiel
Si vous avez manquez le rendez-vous des 4 sans voix retrouvez l'intégralité de l’interview en podcast:
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