Double Face
Double Face: Nicolas Feuz et Marc Voltenauer unis dans l'écriture
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Les deux écrivains romands Nicolas Feuz et Marc Voltenauer ont collaboré sur un premier roman à quatre mains intitulé : "Ultimatum". Un ouvrage présenté dans Double Face.
Les deux stars du polar helvétique et amis le Neuchâtelois Nicolas Feuz et le Vaudois Marc Voltenauer ont sorti un premier roman à quatre mains nommé : "Ultimatum". Ils avaient déjà œuvré ensemble précédemment lors d'un premier crossover entre leurs deux univers. Une idée imaginée en 2016 et concrétisée dans "Eunoto. Les noces de sang" et "Qui a tué Heidi ?". Leurs protagonistes se saluaient alors sur le parking du centre de la police cantonale vaudoise de la Blécherette. Un clin d'œil décliné ensuite dans les "Frissons suisses", une série de livres policiers destinés aux 10-12 ans, pour lesquels les deux auteurs écrivent également.
Nombre de lecteurs les avaient alors interpellé afin de savoir quand ils allaient collaborer ensemble. Ils n'en avaient pas le projet jusqu'à ce que l'idée murisse à l'automne 2023, période durant laquelle le scénario d'"Ultimatum" a pris forme, prédécoupé en chapitres selon une technique partagée par les deux auteurs. Chacun a écrit, ensuite, les parties qu'il souhaitait selon ses envies, ses affinités, ses compétences, comme le racontent nos deux compères au micro de Valérie Ogier et d'Isabelle Bertolini.
Dans le monde de la création littéraire, la collaboration entre auteurs peut parfois être tumultueuse. Cependant, pour nos deux acolytes, le processus de création s'est révélé être d'une fluidité remarquable. Comme ils l'ont expliqué, des centaines de messages échangés par e-mail, WhatsApp ou téléphone ont jalonné leur parcours, mais étonnamment, aucune tension n'est venue entacher leur collaboration.
La seule tension palpable se trouve dans les pages de leur polar "Ultimatum", où l'intrigue captivante met en scène leurs héros, Andreas Auer et le juge Norbert Jemsen. Un thriller qui aborde des thèmes d'actualité tels que la menace terroriste ou notamment la sécurité intérieure.
Avant de devenir collègues et amis, les 2 barrons et larrons du polar romand se connaissaient déjà via leurs œuvres respectives. Avec leurs héros distincts, le policier Andreas Auer et le juge Norbert Jemsen, ils totalisent à eux deux, près de 20 romans d’investigation. A les entendre dans Double Face, leur collaboration, sans faille, témoigne d'une admiration et d'un respect mutuel profond.
"Ultimatum" se déroule entre les cantons de Vaud et de Berne dont l'intrigue se calque sur le modèle des séries scandinaves ou danoises, par exemple, narrant des intrigues politiques, économiques, à un niveau national ce qui, selon les 2 auteurs, est plutôt rare en Suisse romande ou les récits se concentrent généralement à un niveau local, régional. Une histoire qui se prêterait bien à une adaptation cinématographique tant le récit est imagé, d'une part, qu'il est inspiré de personnages réels, d'autre part, toujours selon Nicolas Feuz et Marc Voltenauer.
Une œuvre littéraire commune évoquée dans Double Face mais déjà des projets solo à venir pour Nicolas Feuz qui a fait suivre récemment un nouveau projet à la maison d'édition de Joël Dicker, avec lequel il a déjà collaboré par le passé. Un nouvel ouvrage dont la date de sortie pourrait être octobre/novembre 2025 selon le Neuchâtelois. Néanmoins dans le même temps, il pourrait y avoir une suite à "Ultimatum", selon leurs 2 auteurs. Ils se verraient bien en écrire deux autres afin de réaliser une trilogie. Une interview qui s'achève sur LFM avec la séquence du "Tac-au-tac" qui nous apprend notamment les qualités et les défauts de l'un et de l'autre de nos deux invités.
"Ultimatum" de Marc Voltenauer et Nicolas Feuz est disponible aux éditions Istya & Cie.
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Kacey Mottet-Klein: du cinéma à l’uniforme
Talentueux acteur vaudois actuellement à l'affiche de La Bataille de Gaulle. Kacey Mottet-Klein était au micro de Valérie Ogier.
Propulsé très jeune dans le septième art, Kacey Mottet-Klein grandit sous les projecteurs. C’est à l'âge de 7 ans qu’il fait une entrée dans le monde du cinéma en incarnant un jeune enfant français dans le film Home d'Ursula Meier.
Depuis ce premier coup d'éclat, le jeune prodige suisse n'a cessé d'allonger son CV, affichant aujourd'hui plus d'une vingtaine de longs-métrages à son actif.
Son dernier défi en date l’a poussé à se replonger dans les heures sombres et glorieuses de l'histoire française. Kacey Mottet-Klein est actuellement à l’affiche du nouveau film La Bataille de Gaulle. Il y prête ses traits à Geoffroy Chodron de Courcel, le fidèle aide de camp et secrétaire particulier du Général de Gaulle, un rôle de intense qui marque une nouvelle étape dans sa maturité son parcours d'acteur.
« Le cinéma m'a choisi mais je n'ai jamais choisi le cinéma, j’aime ce que je fais parce que je le fais pour les bonnes raisons. »
Si la comédie ne faisait pas initialement partie de ses rêves d’enfant, enfiler l'uniforme de police en était un. Passionné depuis toujours par le monde des forces de l'ordre, il a pu lier ses deux mondes lors du tournage de la série policière Uniformes, tournée à Lausanne. En y incarnant un jeune policier de terrain, l’acteur a nourri cet intérêt profond pour la profession, touchant du doigt ce qui aurait pu être sa "première" vie.
Aujourd'hui, Kacey Mottet-Klein navigue entre les époques et les costumes avec la même authenticité. Après tout, ne pas savoir exactement de quoi son avenir sera fait , reste pour lui, sa plus immense liberté.
Retrouvez l’interview complète ci-dessous:
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L’art de programmer l’humour
Rien ne prédestinait ce jeune Valaisan à occuper une place de choix dans le paysage de l'humour en Suisse romande. Pourtant, Mathieu Exhenry a su surmonter les doutes pour imposer sa vision: un humour diversifié, local et profondément humain.
Depuis son plus jeune âge, Mathieu est attiré par le monde de l’humour. Constatant que son Valais natal manque cruellement d'événements de ce genre, c'est presque naturellement qu’il décide, avec un ami, de créer son propre festival “Maxi-rire”. Alors qu'on aurait pu prédire des débuts compliqués, c'est avec autant d'admiration que de culot qu'il contacte l’humoriste français Olivier Lejeune pour obtenir de l'aide dans leur recherche d'artistes. L'audace paie: l'humoriste accepte de recevoir les deux jeunes Valaisans et leur offre son précieux soutien.
En parallèle de cette aventure, Mathieu enchaîne les expériences dans plusieurs petits boulots au sein de l’entreprise familiale. Si les parents se montrent parfois frileux à l'idée de voir leurs enfants s'orienter vers le milieu artistique, ceux de Mathieu font exception, c'est avec une grande fierté qu'ils le soutiennent dans la réalisation de son rêve.
«Aucun matin, je ne me lève en me disant que je vais travailler, puisque je vis de ma passion.»
Pourtant, le chemin n'est pas toujours rose. Le doute et les difficultés financières font partie intégrante de la vie d'un festival, des réalités qui ont frappé de plein fouet l'organisation, notamment durant la crise du COVID.
Une concurrence aurait largement pu naître entre les festivals Morges-sous-Rire et Maxi-Rires. Cependant, Mathieu Exhenry et Roxane Aybek ont vite compris l’avantage de s’allier. Cette synergie a d'abord permis aux deux passionnés d’améliorer leurs événements respectifs, avant que Mathieu Exhenry ne rejoigne officiellement l’équipe de Morges-sous-Rire en tant que co-programmateur.
Son poste actuel exige une curiosité de tous les instants. Mathieu a conscience qu'il ne peut plus se contenter de programmer uniquement ses coups de cœur personnels: il faut savoir s’adapter à l’actualité et aux attentes du public. Depuis l'explosion des réseaux sociaux, son métier a profondément changé. Il s'agit désormais de repérer et de surveiller de près les futures stars du web.
Aujourd'hui, parmi ses défis demeure l’évidence de mettre en avant les humoristes suisses et proposer une diversité de salles capables d’accueillir et de sublimer toutes les catégories de spectacles.
Retrouvez l'échange complet ci-dessous:
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La quête de liberté d’un pianiste
À l'approche de son concert au Millenium, découvrez l'univers de Nicolas Fraissinet. Derrière son piano, l'artiste suisse cultive depuis ses débuts une liberté farouche.
Depuis toujours, Nicolas Fraissinet apprend à communiquer au rythme de son piano. Chaque note lui permet de s'exprimer un peu plus. Suggestion: L’apprentissage de la scène lui a permis de faire de son instrument fétiche , une force.
Son parcours suit depuis toujours un fil conducteur immuable: la joie. En effet, l’un de ses tout premiers morceaux, sorti en 2007, s'intitulait «Reviens». Ce titre illustre cette thématique en abordant la joie sous l'angle du soulagement et du bonheur de voir revenir l'être aimé. Près de vingt ans plus tard, Nicolas Fraissinet reste fidèle à cette ligne directrice avec son dernier album en date, baptisé «Joie sauvage».
Mais que signifie la joie pour Nicolas Fraissinet? Selon lui, elle est au-delà d’une simple émotion: c’est un choix, une attitude qu’on décide d’avoir en dépit des malheurs du monde.
Si on pouvait penser qu'évoluer musicalement signifie ajouter des instruments à ses œuvres, pour le musicien c’est l’inverse: il épure de plus en plus ses musiques afin d'obtenir un rendu plus agréable et d’éviter ce qu'il aime appeler la «masse sonore».
«Je n’ai pas l’impression que c’est compliqué de rester libre mais c’est important de ne pas oublier de le rester.»
L'objectif du chanteur suisse est de proposer à ses spectateurs un show émouvant et évolutif. Le plus important pour lui est d’être libre de modifier son spectacle afin de proposer quelque chose d'authentique, lui correspondant à chaque fois.
Depuis l’année passée, Nicolas Fraissinet parcourt les scènes francophones avec son nouvel album «Joie sauvage». Il sera en représentation le 29 mai prochain au Millenium pour la deuxième fois, exceptionnellement accompagné d'un quatuor à cordes.
Toujours fidèle à sa première voix: son piano, Nicolas Fraissinet prépare ses futurs projets avec discrétion et enthousiasme.
Retrouvez l'intégralité de l’échange en podcast ci dessous:
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Fabrice Midal: réapprendre à être juste humain
Ancien élève peu intéressé par l’école devenu docteur en philosophie, Fabrice Midal est aujourd'hui la figure de proue d'une méditation laïque et décomplexée.
Né à Paris en 1967, ce passionné de pâtisserie s'est tourné vers la pensée après un coup de foudre lycéen pour la philosophie. Formé par les plus grands maîtres du bouddhisme tibétain, il a eu à cœur de marier la métaphysique de Heidegger aux sagesses orientales pour forger sa propre voie.
“On devient nous même en s'ouvrant pleinement aux autres en étant prêt à apprendre des choses qu’on ne connaît pas d’avance.”
En 2006, il crée l’École occidentale de méditation, un espace où il souhaite que la pratique se libère du religieux pour devenir une vraie expérience de vie. Il y défend une approche de la méditation sans contraintes, visant à retrouver un rapport authentique au monde et à l'art. Fabrice Midal y prône la «pleine présence».
Devenu un auteur à succès avec son célèbre ouvrage Foutez-vous la paix!, il dénonce la "psychologisation" constante de nos existences. Pour lui, la clé pour apprendre à se connaître ne se trouve pas dans l'explication de nos actes, mais plutôt dans l'acceptation de l'imprévisible.
Éditeur, chroniqueur et éternel curieux, il continue d'explorer les mythes et la spiritualité avec une grande liberté. Entre deux séminaires, ce philosophe toujours curieux rappelle que selon lui, la plus grande aventure consiste simplement à s'ajuster à la vie, telle qu'elle se présente, avec ses ombres et sa lumière.
Retrouvez-le mardi 28 avril 2025 à la salle Métropole de Lausanne pour une conférence: comment devenir qui nous sommes ?
Retrouvez l'intégralité de l'interview de Fabrice Midal en podcast:
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