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Suisse

Résilier la libre circulation avec l'UE

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L'UDC et l'ASIN ont déposé vendredi à Berne les signatures en faveur de leur initiative pour une immigration modérée. (©KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

L'initiative visant à résilier la libre circulation des personnes avec l'Union européenne a été déposée vendredi à la Chancellerie fédérale. Selon l'UDC et l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN), elle a recueilli environ 118'700 signatures.

Ce succès dément les accusations de bluff, se sont réjouis les initiants. L'initiative "pour une immigration modérée" exige que la Suisse règle de manière autonome l'immigration des étrangers. Elle interdit tout nouveau traité ou obligation de droit international qui accorderait la libre circulation à des ressortissants étrangers. Les traités existants ne pourraient pas non plus être modifiés en ce sens.

Si l'initiative était acceptée par le peuple, les autorités auraient un an pour négocier la fin de l'accord sur la libre circulation avec Bruxelles. Faute de solution dans ce délai, le Conseil fédéral devrait dénoncer l'accord dans le mois qui suit. Avec le risque de faire tomber l'ensemble des accords bilatéraux I en raison de la clause guillotine.

Les dirigeants de l'UDC ne croient toutefois pas que cela arriverait. Selon eux, l'UE a trop intérêt à disposer avec la Suisse de l'accord sur les transports terrestres ou de celui sur le transport aérien qui figureraient parmi les textes concernés. Les dégâts de la libre circulation en Suisse sont de toute façon si importants que le risque doit être pris, a estimé le président de l'UDC Albert Rösti.

Suisse perdante

L'économie suisse tourne à plein régime malgré la crise financière européenne et la faiblesse de l'euro, a-t-il reconnu. Mais le revenu par habitant n'a guère augmenté depuis dix ans, le chômage est élevé et les salaires baissent ou stagnent, notamment dans les régions frontalières.

La libre circulation des personnes avec l'UE et ses 500 millions d'habitants est la principale cause de ce développement, assure l'UDC en évoquant une simple logique économique: les hauts salaires suisses provoquent l'arrivée en masse de main-d'oeuvre étrangère qui tire les rémunérations vers le bas. Les étrangers en profitent, mais pas la Suisse qui ne peut que perdre dans cette opération.

Pour le conseiller national Michaël Buffat (VD), l'immigration est aussi une bombe à retardement pour le filet social. Les étrangers contribuent à financer l'AVS, mais à moyen terme, ils en toucheront les prestations et comme ils n'ont pas toujours cotisé en Suisse, il faudra recourir aux prestations complémentaires.

Pour la démocratie directe

La droite dure veut aussi faire respecter enfin la volonté du peuple. La "préférence indigène light" n'est qu'une construction bureaucratique inefficace, a dénoncé le président de l'ASIN Lukas Reimann. Cette communication prioritaire des offres d'emploi aux chômeurs inscrits en Suisse n'applique en rien la première initiative contre l'immigration de masse, acceptée le 9 février 2014.

Le nouveau texte ne permettra plus au Conseil fédéral d'esquiver une mise en oeuvre stricte et sauvera la démocratie suisse. Les initiants sont confiants: selon le président du groupe parlementaire UDC Thomas Aeschi, la population soutiendra cette initiative.

Selon M.Rösti, cela ouvrirait la voie à une vraie préférence indigène. Les employeurs qui veulent recruter à l'étranger devront prouver qu'ils n'ont pas réussi à trouver leur bonheur en Suisse. Le Conseil fédéral devra fixer des contingents et des plafonds, comme il le fait déjà pour les ressortissants extra-européens.

(ATS / KEYSTONE - PETER SCHNEIDER)

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Vaud

Endométriose: le combat de Mélanie Mathieu jusqu’au cœur du Sahara

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La glandoise est habituée des défis sportifs, ici à Sion. Crédit photo : Mélanie Mathieu

À quelques jours du départ du 40e Marathon des Sables, la sportive romande Mélanie Mathieu se confie sur son quotidien avec l’endométriose. Entre douleurs invalidantes et préparation physique extrême, la Glandoise prend le départ le 3 avril prochain.

Mélanie Mathieu

Le défi est colossal: 250 kilomètres dans le désert, une autosuffisance alimentaire complète et des températures frôlant les 50°C. Pour Mélanie Mathieu, ancienne handballeuse de haut niveau, cette course est bien plus qu'une simple compétition de trail. C'est un porte-voix pour l'endométriose, une pathologie qui la touche personnellement et dont le diagnostic est souvent un "véritable parcours du combattant".

Apprendre à courir avec la douleur

Vivre avec l'endométriose, c'est accepter une réalité physique qui s'impose chaque mois. "C'est vivre avec une maladie qui me ramène à la réalité tous les mois avec des douleurs qui sont parfois très handicapantes", explique-t-elle. Ce combat, elle a dû l'intégrer à sa préparation athlétique, apprenant à ajuster ses entraînements selon ses cycles et ses "périodes de crise".

Malgré la frustration de ne pas toujours pouvoir suivre son planning à la lettre, Mélanie a développé une résilience nouvelle: "J'ai appris à être plus légère avec moi-même, à écouter aussi mes besoins [...] j'essaie d'être de plus en plus gentille et bienveillante avec moi-même".

Une "version évoluée" d'elle-même

Le Marathon des Sables, avec son étape longue de 100 kilomètres, représente l'ultime test de cette bienveillance. Mais au-delà de la performance, c'est le chemin parcouru depuis son inscription il y a onze mois qui prime. Accompagnée par une coach mentale pour gérer ses crises d'angoisse et affiner sa visualisation, elle porte aujourd'hui un regard serein sur sa transformation.

"Je pense que c’est une version évoluée de moi-même, d’il y a 11 mois, quand j’ai pris la décision de m’inscrire au Marathon des Sables".

Courir pour les autres

Si Mélanie s'élance dans les dunes, c'est aussi pour soutenir deux causes qui lui tiennent à cœur: l’association Endo-Help, qui informe sur l’endométriose, et Espace A à Genève, qui accompagne les personnes liées à l'adoption. Un engagement qui fait écho à son propre parcours de vie, marqué par un premier refus de projet d'adoption en 2024, un événement qui l'avait poussée à se fixer cet objectif sportif "impossible". Elle ouvre une cagnotte pour soutenir ces associations.

Le 3 avril 2026, au moment du coup d'envoi, Mélanie Mathieu ne sera pas seule face au sable. Elle emportera avec elle les espoirs de milliers de femmes touchées par la maladie, prouvant que même si le corps est parfois un frein, l'esprit, lui, peut franchir toutes les lignes d'arrivée.

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Genève

Piqué au vif, Lausanne a su réagir

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Lausanne a su réagir après avoir été mené 2-1 (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Lausanne a repris l'avantage de la glace en dominant Genève 3-2 lors du 5e acte aux Vernets. Mais les Vaudois ne fanfaronnent pas.

Comme depuis le début de cette série, la première équipe qui a marqué l'a emporté. Sauf que dimanche, ce scénario fut pour le moins étrange. Mené 1-0 contre le cours du jeu, le GSHC a pris l'avantage en 91 secondes lors du deuxième tiers. Et c'est comme si ce moment avait coûté le match aux Aigles. Le LHC a su réagir et à reprendre le fil du match pour s'imposer.

A l'heure de l'interview, Damien Riat semblait particulièrement calme. Forcément que la victoire a aidé, mais l'expérience des deux dernières finales aussi. "C'est les play-off, on sait qu'un jeu peut tourner un match, glisse-t-il. C'était un bon match de play-off et on est juste déjà concentré sur le prochain match."

Les fameux détails

A la question de savoir quel a été le tournant de ce match, le capitaine des Lions a préféré le mutisme. "Je vais faire une Geoff Ward", a-t-il lancé en rigolant. Sous-entendu, il ne va rien dévoiler. On imagine quand même volontiers que le 2-1 genevois après un slew footing d'Ignatavicius non sanctionné a pu secouer des Vaudois qui ont été meilleurs dès ce moment du match. Est-ce un sentiment d'injustice qui a permis ce renversement de situation, sachant que la victime, Fabian Heldner en l'occurrence, n'a pu terminer le match? "Ce sont plein de détails, commente Riat. Si tu n'es pas dans la ligne, tu peux prendre le goal si tu ne bloques pas le shoot. Cela peut être une mauvaise sortie de zone où tu commets un turnover et ça rentre dans ton goal. Cela peut être une pénalité ou le 2-1."

Interrogé sur cette scène, Geoff Ward n'a pas souhaité se montrer très précis. "J'ai vu de nombreuses choses à tous les niveaux, a lancé le Canadien. Il y a des étincelles qui changent le momentum. Je peux dire qu'on a su trouver un moyen de gagner et c'est tout ce qui compte ce soir."

Jouer pour ne pas perdre

Dans le camp des vaincus, Dave Sutter a essayé de mettre des mots sur cette défaite: "En menant 2-1, on devait avoir le match en mains. Seulement on n'était pas trop à l'aise à la relance et je pense que ça s'est vu. Ils ont réussi à jouer un bloc assez haut et à nous gêner. C'est ça qu'il va falloir corriger parce que maintenant, on n'a plus le temps. On est dos au mur et on va devoir tout donner."

L'imposant défenseur genevois a aussi rappelé une vérité pas si banale que ça: "Il faut jouer pour gagner et non pour ne pas perdre. Je pense que ça fait quand même une grande différence. Et là, ça s'est vu. On était beaucoup plus tendu et un peu plus nerveux. Alors sur des play-offs face à une équipe comme Lausanne qui tactiquement joue bien, ça peut être difficile."

Quoi qu'il en soit, la partie de mardi à Malley vaudra le déplacement, car Genève se rendra à Lausanne avec l'énergie du désespoir.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Lausanne s'offre un puck de match

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Ken Jäger a inscrit un but très important à Genève (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Lausanne a remporté 3-2 l'acte V des quarts de finale des play-off de National League dimanche à Genève. Les Vaudois mènent 3-2 dans la série.

Mardi à Lausanne, le LHC aura l'occasion de valider son ticket pour les demi-finales. Ceci grâce à une bonne prestation dans la cité de Calvin pour une deuxième victoire sur la glace des Grenat. Les hommes de Geoff Ward ont à nouveau su être réaliste et à renverser la vapeur, alors que le sort s'acharnait un peu contre eux après le début du tiers médian.

La première période a été dominée par les Genevois et plus encore dès la 10e minute, soit après l'ouverture du score de Czarnik à la 9e sur un excellent travail préparatoire de Suomela qui est allé au forecheck pour récupérer le puck et servir le top scorer vaudois sur un plateau.

Quelques minutes avant ce but, c'est Ignatavicius qui avait eu une très belle opportunité, mais le Lituanien a trouvé le poteau des buts de Kevin Pasche. Car oui, malgré sa sortie après le 4-0 vendredi à Malley lors de la victoire 4-2 du GSHC, c'est le gardien vaudois qui a encore été préféré à Connor Hughes.

Un 2-1 acquis de haute lutte

Si la domination des Aigles ne s'est pas matérialisée au cours du tiers initial, elle fut récompensée lors du deuxième vingt. D'abord en power-play grâce à Granlund à la 23e, puis par Ignatavicius 91 secondes plus tard. Après une belle passe de lutte devant la cage de Pasche et un balayage d'Heldner, le Lituanien a pu pousser le puck au fond. Si les arbitres n'ont rien vu sur le coup, le futur drafté pourrait bien être rattrapé par la patrouille.

Ceci dit, cette deuxième réussite a eu le mérite de réveiller les Lions. Bien plus agressifs sur le porteur du puck, les Vaudois ont harcelé les Servettiens jusqu'à obtenir une égalisation méritée à la 36e grâce à Jäger. Mieux, les Vaudois ont pris l'avantage à la 44e sur un power-play. C'est Jason Fuchs qui a pu conclure victorieusement avec l'aide de Berni. Il a ensuite fallu, comme toujours, faire le dos rond en évitant de donner trop d'espace à l'adversaire. Lausanne a maîtrisé sa fin de match et la première ligne des Aigles n'a pas pu aller chercher l'égalisation synonyme de prolongations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Statu quo au sein du gouvernement bernois

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L'UDC Pierre Alain Schnegg représentera comme depuis 2016 le Jura bernois au sein du Conseil-exécutif (archives) (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

C'est le statu quo des forces en présence au sein du gouvernement bernois qui comptera comme aujourd'hui 2 UDC, 2 socialistes, 1 Verte, 1 PLR, 1 Centriste. Le conseiller d'Etat UDC Pierre Alain Schnegg continuera d'occuper le siège réservé au Jura bernois.

L'UDC a donc échoué dans sa tentative de ravir un 3e siège au sein du Conseil-exécutif. Les Vert-e-s ont eux réussi à conserver le siège laissé vacant avec le départ de Christine Häsler. Le taux de participation s'est élevé à 33,8%.

La conseillère d'Etat centriste Astrid Bärtschi termine en tête avec 138'672 voix. Elle devance la conseillère d'Etat socialiste Evi Allemann avec 129'824 voix, le conseiller d'Etat PLR Philippe Müller avec 120'623 voix, le candidat UDC Raphael Lanz avec 109'078 voix, le conseiller d'Etat UDC Pierre Alain Schnegg avec 108'022 voix, la candidate des Vert-e-s Aline Trede avec 101'511 voix et le candidat socialiste Reto Müller avec 99'021 voix.

Le socialiste du Jura bernois Hervé Gullotti se classe à la 9e place avec 87'956 voix.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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