Suisse
Doris Leuthard ovationnée par son parti
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Un an, jour pour jour, avant les fédérales, le PDC a lancé à Lucerne sa campagne électorale en récoltant les premières signatures pour son initiative de frein aux coûts de la santé. Les délégués du parti ont en outre ovationné Doris Leuthard à deux mois de son départ.
A la tribune de l'assemblée, la conseillère fédérale du parti a souligné qu'il n'était pas encore question pour elle de dire adieu. Le président du PDC Gerhard Pfister l'a pourtant remerciée d'ores et déjà pour son travail au sein du gouvernement.
L'Argovienne est "une des plus fortes personnalités au Conseil fédéral" dans l'histoire de la Suisse, a-t-il souligné "Oui, Doris, tu as façonné la Suisse", a dit Gerhard Pfister. Et de rendre hommage à sa faculté de "créer des majorités, là où des blocs immuables se faisaient face".
Faisant allusion à l'UDC, Gerhard Pfister a conclu: "le PDC n'a peut-être qu'un siège au Conseil fédéral avec toi, mais deux dans les faits, alors que d'autres partis ont deux sièges au Conseil fédéral, mais prétendent parfois n'avoir qu'un demi-conseiller fédéral."
Doris Leuthard a eu droit à une "standing ovation" des délégués présents. La course à sa succession n'a en revanche pas été évoquée durant l'assemblée. Le PDC a aussi remercié chaleureusement sa secrétaire générale sur le départ, Béatrice Wertli. Elle a cédé le témoin à sa successeure Gianna Luzio.
"Courage" du PDC
Avant que les délégués ne se rendent en ville pour récolter les 1000 premières signatures pour l'initiative du PDC en faveur d'un frein aux coûts de la santé, le président démocrate-chrétien a vanté les mérites de ce texte.
"Le frein à l'endettement a apporté à la Suisse des finances saines ces dernières années. Notre initiative va apporter exactement la même chose à notre système de santé." Et d'ajouter que le PDC est le seul parti au centre et à droite ayant eu le courage de lancer une initiative populaire pour résoudre ce problème.
L'initiative exige que la Confédération et les cantons prennent des mesures incitatives contraignantes lorsque l'augmentation des coûts moyens annuels par personne assurée dans l'assurance maladie obligatoire est supérieure d'un cinquième à l'évolution des salaires nominaux. Si besoin, ces mesures doivent aussi comprendre des sanctions.
UDC, PLR et PS accusés de blocages
Devant l'assemblée, Gerhard Pfister a souligné que la Suisse devait retrouver le chemin de la mesure et du centre lors des élections fédérales d'octobre 2019. Il s'en est pris aux autres partis gouvernementaux qu'il accuse de bloquer les réformes.
Le Zougois a particulièrement critiqué l'attitude sceptique de l'UDC, d'une partie du PLR et du PS après le compromis obtenu aux Chambres fédérales sur la réforme de la prévoyance vieillesse et la réforme fiscale 17. Ces trois partis "ne savent plus faire de la politique pragmatique. Ils s'accommodent des dégâts que subiront l'AVS et l'économie suisse" en cas de refus de la réforme par le peuple suisse.
"Le PDC est le seul parti uni et attaché au projet fiscal 17." Ceux qui le combattent mettent en danger la prospérité en Suisse, a accusé Gerhard Pfister.
Une Doris Leuthard engagée
Dans son dernier discours de ministre devant les délégués démocrates-chrétiens, Doris Leuthard est venue défendre le "non" à l'initiative dite d'autodétermination de l'UDC, soumise au peuple le 25 novembre prochain. Ce texte fait croire qu'il défend la démocratie directe, mais il affaiblit en réalité la Suisse et porte atteinte à ses valeurs, a-t-elle dénoncé. Il porte atteinte à la réputation d'Etat de droit fiable de la Suisse.
La conseillère fédérale a souligné l'importance du rôle de la Cour européenne des droits de l'homme pour la Suisse ainsi que celle des nombreux traités internationaux que la Suisse devrait résilier en cas de "oui" à l'initiative. "Nous ne sommes pas une grande puissance. Nous avons besoin d'accords internationaux. Ceux-ci protègent les petits contre la loi du plus fort."
Une renégociation de ces traités constituerait un "monstre bureaucratique" et entraînerait une incertitude fatale à l'égard de la Suisse. Dans une situation juridique peu claire, les entreprises risqueraient de se détourner de notre pays, a déploré Doris Leuthard.
(ATS)
Économie
Une personne perd la vie dans un accident de travail à Viège (VS)
Un ressortissant italien âgé de 50 ans a perdu la vie dans un accident de travail jeudi à Viège (VS). Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l'incident.
Un ouvrier se trouvait sur une aire de stockage d'une entreprise peu avant 8h00 et s'occupait de charger du matériel d'isolation sur un camion à l'aide d'une grue. "Pour des raisons encore inconnues, il s’est retrouvé coincé entre la cargaison et la grue", indique la police cantonale valaisanne dans son communiqué.
L'Organisation cantonale valaisanne des secours (OCVS) et le corps des sapeurs-pompiers de Viège et régions ont été immédiatement dépêchés sur les lieux. Une fois sur place, "les secours n'ont pu que constater le décès de l'homme".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Effet à retardement de la guerre au Moyen-Orient sur l'immobilier
Genève (awp) - Les répercussions indirectes de la guerre au Moyen-Orient sur l'immobilier suisse pourraient s'accentuer en cas de prolongations. Entre coûts de chauffage et taux hypothécaires, ménages et investisseurs font face à de nouvelles incertitudes.
(par Ibtissam BENCHIKH, AWP)
"Mieux vaut être un foyer avec une pompe à chaleur, plutôt que dépendant du gaz", explique Patrice Choffat, directeur général de la société immobilière Bestag, à l'agence AWP. "La moitié des Suisses qui se chauffent au gaz ou au mazout doivent s'attendre à absorber les hausses de prix, car ils ne vont pas reculer, même avec l'ouverture du détroit d'Ormuz."
Quelque 30% des foyers suisses se chauffent au gaz et 20% au mazout. Pour les premiers, les contrats à terme néerlandais sur le gaz naturel liquéfié (GNL) ont augmenté depuis le début de la guerre, et pour les seconds, le Brent n'a cessé de flamber.
Si le conflit dure, l'effet sur les factures des particuliers sera visible d'ici 6 à 12 mois. "Les contrats à moyen et long terme lissent les fluctuations. Mais, cela est différent pour les entreprises dont les contrats prévoient des ajustements très réguliers", souligne le directeur des investissements de la banque privée Piguet Galland, Daniel Varela.
Un avis partagé par le directeur commercial de la fintech genevoise Resolve, Morgan Pauwels, qui prévient d'une "hausse des coûts énergétiques et de l'augmentation des prix à la consommation, si les prix de l'énergie devaient rester durablement élevés".
"Cela pose par ailleurs des questions plus structurelles, avec le basculement vers d'autres sources, la capacité du système électrique suisse à absorber une électrification massive et la dépendance énergétique vis-à-vis du charbon allemand ou du nucléaire français", ajoute M. Choffat.
De leur côté, les investisseurs ont été déstabilisés par le contrôle du détroit d'Ormuz par l'Iran, freinant l'acheminement des hydrocarbures. "Il s'agit de 15 à 20% du pétrole et 20% du gaz consommés à l'échelle planétaire qui passent par là", chiffre M. Varela. "C'est un phénomène naturel de voir les prix augmenter ici lorsqu'un conflit éclate, mais cette forte hausse s'explique surtout par l'incertitude autour de la durée."
3 millions de barils par jour
Dans un scénario court, la crainte de pénurie d'hydrocarbures est gérée grâce aux stocks constitués par les pays occidentaux. La production totale mondiale se monte à 100 millions de barils par jour. "Fin février, nous avions 3 millions de barils d'offre excédentaire par jour", rappelle M. Varela. "Dans les scénarios qui se répandent au sein des banques, la durée du conflit sera de quelques semaines. En admettant qu'il s'arrête comme prévu, nous pourrions retourner à la situation d'avant-guerre avec presque trop d'offre."
Dans ces périodes d'incertitude, M. Pauwels observe généralement un renforcement du dollar qui contribue à tirer vers le haut les rendements obligataires internationaux. "Or, en Suisse, les taux hypothécaires sont liés à l'évolution de ces marchés obligataires. Lorsque les rendements remontent, le coût de financement des banques aussi, ce qui se reflète dans les taux proposés aux ménages et aux entreprises."
Pour M. Varela, "il y aura peu d'impact sur les taux hypothécaires pour l'heure. En revanche, si le conflit dure, on peut imaginer une tendance de remontée des taux longs. Les investisseurs ont en mémoire 2022 avec la guerre en Ukraine qui dure finalement depuis quatre ans".
Mieux vaut être propriétaire et construire
Au contexte mondial incertain s'ajoute la conjoncture immobilière suisse faisant évoluer les comportements. Un vendeur sur 15 pense qu'il est préférable d'être propriétaire de son logement, selon les données fournies par Bestag.
Pour les sondés comme pour l'Office fédéral du logement (OFL), l'immobilier reste une protection contre l'inflation, ce qui pourrait renforcer cet attrait à l'achat. De plus, dans son dernier relevé annuel, l'OFL constate que "les candidats à la location sont confrontés à la pire pénurie depuis 2014".
Concernant la démographie, la consommation par personne ou l'activité de construction, qui expliquent la pénurie d'offres, il n'y a aucune répercussion de la guerre, "à moins que la Banque nationale suisse (BNS) finisse par augmenter ses taux", estime M. Choffat.
Du côté de la construction, les effets semblent limités. L'inflation pourrait se ressentir sur l'énergie, l'acier ou l'aluminium, selon les professionnels. Mais rien de comparable à certains chocs passés. Par ailleurs, lorsque les taux sont hauts, les demandes de permis baissent.
Malgré ces incertitudes, 98% des investisseurs estiment que la Suisse demeurera un marché attractif pour les investissements dans les mois à venir, relève le dernier baromètre des tendances du cabinet EY. Pour 2026, l'immobilier résidentiel reste leur premier choix.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Vaud
Maison de Montagne de Bretaye: Vaud soutient sa rénovation
La Maison de Montagne de Bretaye, qui accueille de nombreuses classes scolaires ou groupes en dortoirs, va faire peu neuve. Pour ce faire, le Conseil d'Etat vaudois a décidé d'octroyer une aide à fonds perdu cantonale de 997’000 francs au titre du crédit-cadre "tourisme durable" et un prêt cantonal au titre de la loi sur l'appui au développement économique (LADE) de 398'000 francs.
Cet investissement permettra de repositionner l'établissement selon les standards d'un établissement 3 étoiles, tout en préservant son caractère historique et l'accueil de classes ou groupes, d'exploiter la maison à l'année pour mieux valoriser son site et diversifier les activités ainsi qu'améliorer le confort, l'accessibilité et la performance énergétique du bâtiment, écrit jeudi le gouvernement.
Emblématique des camps de ski de très nombreux élèves vaudois, la Maison de Montagne de Bretaye peut actuellement accueillir jusqu'à 110 personnes environ. Elle se situe à 1750 mètres sur le tronçon du train Bex-Villars-Bretaye (BVB) en bordure des pistes de ski.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Romande Energie devient actionnaire majoritaire de ThermorésÔ
Romande Energie a augmenté sa participation ThermorésÔ. A l'issue de la transaction, finalisée le jour-même, l'énergéticien devient ainsi l'actionnaire majoritaire de la société exploitant le réseau de chauffage à distance de la commune vaudoise de Gland.
Dans le cadre de cette opération, dont les contours financiers ne sont pas dévoilés, la SEIC (Société électrique intercommunale de La Côte) a réduit sa participation à 10%, tandis que la SEFA (Société électrique des forces de l'Aubonne) s'est retirée de l'actionnariat, annonce Romande Energie jeudi dans un communiqué.
Le fournisseur d'énergie, basé à Morges, devient ainsi actionnaire majoritaire avec 51% du capital. Selon son dernier rapport annuel, il détenait 50% des parts jusqu'ici.
La Ville de Gland détient désormais 39%, confirmant son engagement suite à l'acceptation du préavis municipal par une large majorité du Conseil communal le 5 février dernier.
Cette décision est une mesure phare du plan climat communal, visant notamment la neutralité carbone d'ici 2050. Le dernier bilan carbone du territoire glandois a en effet révélé que 16% des émissions de gaz à effet de serre provenaient du secteur des bâtiments, majoritairement liées à la combustion de mazout et de gaz pour la chaleur.
Le siège de ThermorésÔ sera relocalisé de Nyon à Gland cette année, renforçant "l'ancrage territorial du projet", peut-on lire.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
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