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Suisse

Liberté de la presse: la Suisse au 8e rang

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La liberté de la presse se porte bien en Suisse. Mais RSF critique le refus du gouvernement d'octroyer une aide d'urgence aux médias pour faire face à la crise du coronavirus (archives). (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)
La Suisse figure toujours parmi les pays où la liberté de la presse est la mieux protégée. Tout comme dans le reste du monde, le journalisme y entre toutefois dans une décennie décisive.

La Suisse perd deux places, passant du 6e au 8e rang sur 180 pays, selon l'édition 2020 du classement mondial de la liberté de la presse publié mardi par Reporters sans frontières (RSF). Ce recul n’est toutefois pas significatif, puisqu’il est dû avant tout aux progrès réalisés par la Jamaïque et le Costa Rica qui gagnent deux, respectivement trois places.

La Suisse maintient en effet son score et reste dans la "zone blanche" des pays où la liberté de la presse est pleinement assurée. Elle y côtoie la Norvège, la Finlande et le Danemark, qui forment le trio de tête, et devance l'Allemagne de quelques places. Ses autres voisins sont à la traîne et dans la catégorie inférieure: l'Autriche arrive au 18e rang, la France au 34e et l'Italie au 41e.

Situation économique inquiétante

Une inquiétude plane cependant sur les médias suisses: la dégradation de leur situation économique. Dénonçant l'accélération de la concentration des titres, RSF s'inquiète de la réduction de la diversité et de l'offre régionale si nécessaires à la formation de l'opinion publique, notamment dans une démocratie directe.

Une situation économique "que la pandémie du coronavirus a fait tourner au désastre". Dans ce contexte, RSF condamne le refus du Conseil fédéral de débloquer une aide d'urgence aux médias pour les aider à faire face à l'effondrement des recettes publicitaires consécutif à la crise. Le gouvernement doit adresser des propositions au Parlement, et ce dernier les voter.

Autres sujets de préocupation: l'agression d'un journaliste de la RTS à Genève par l'entourage du président camerounais Paul Biya, les actions judiciaires lancées contre des médias par des membres d'exécutifs cantonaux dans les cantons de Vaud et Genève, ou encore la condamnation d'une journaliste pour violation de domicile. Elle s’était rendue dans une villa illégalement occupée par des activistes pour y réaliser un reportage.

Propagande et journalisme

Outre la crise économique, RSF a identifié quatre autres crises qui menacent le droit à une information libre, indépendante, pluraliste et fiable dans le monde. A commencer par la crise géopolitique. Dictateurs et dirigeants autoritaires ou populistes déploient leurs efforts pour réprimer l'information.

Et RSF de donner en exemple la Chine et son modèle d'hyper-contrôle de l'information. L'Arabie saoudite et l'Egypte sont elles les plus grandes prisons pour les journalistes. En Egypte, la diffusion de "fausses nouvelles" justifie le blocage de sites internet et le retrait d'accréditation.

L'absence de régulations appropriées à l'ère de la numérisation crée quant à elle une crise technologique. Propagande, publicité, rumeurs et journalisme se trouvent en concurrence directe. L'hostilité envers les journalistes s'amplifie, esquissant une crise démocratique. Elle est désormais encouragée par des dirigeants démocratiquement élus, comme Donald Trump et Jair Bolsonaro.

Une défiance envers les médias, accusés de diffuser de fausses informations, s'installent également. Affaiblis par cette crise de confiance, les journalistes sont la cible de citoyens en colère lors des manifestations. En France, ils sont victimes de violences policières.

Appel à la mobilisation

Toutes ces crises, auxquelles s'ajoute la crise sanitaire, font que les dix prochaines années seront décisives, affirme Christophe Deloire, secrétaire général de RSF. "Que seront la liberté, le pluralisme et la fiabilité de l’information d’ici l’année 2030? La réponse à cette question se joue aujourd’hui."

A ses yeux, la pandémie de coronavirus - survenue après la récolte de données pour l'établissement du classement - est l'occasion pour les gouvernements autoritaires de profiter de la situation pour imposer des mesures impossibles à adopter en temps normal. "Pour que cette décennie décisive ne soit pas funeste, les humains doivent se mobiliser" afin que les journalistes puissent exercer leur travail.

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Suisse

Portrait de Veronika une vache qui utilise un balai pour se gratter

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La vache Veronika se gratte avec un balai. On ignorait jusqu'à présent que les bovins disposaient de cette compétence. (© Antonio J. Osuna Mascaró)

La vache Veronika laisse les chercheurs pantois. L'animal peut se gratter à l'aide d'un balai sur toutes les parties de son corps, l'utilisant comme un outil. On ignorait jusqu'à présent que les bovins disposaient de cette compétence.

Ce cas remet en question les évaluations sur les facultés cognitives des bovins, indique un article publié lundi dans la revue Current Biology par l'Institut de recherche pour les relations entre l'être humain et l'animal de Vienne, un organisme financé par la fondation suisse Messerli.

"Pendant longtemps, on a considéré presque automatiquement que les vaches étaient idiotes", relève Alice Auersperg, la responsable de l'étude, interrogée par Keystone-ATS. Les travaux menés par la chercheuse font cependant vaciller cette réputation de bêtise des bovins.

C'est après avoir publié un livre sur l'intelligence animale que Mme Auersperg a reçu un courriel contenant une vidéo de la vache Veronika. "De telles images suscitent toujours de la méfiance. A l'ère des infox, nous ne savons jamais si ces vidéos sont réelles", souligne la chercheuse.

Mme Auersperg a voulu en avoir le coeur net. Elle s'est rendue en compagnie de son collaborateur Antonio Osuna-Mascaro dans la province autrichienne de Carinthie, où vit Veronika. "Nous avons pensé que cela allait prendre un ou deux jours avant d'observer un tel comportement de la part de la vache", note Mme Auersperg.

Mais le duo de scientifiques n'a pas eu à prendre son mal en patience. Alors que les chercheurs venaient d'arriver sur le pâturage où broutait la vache, ils ont aperçu Veronika attraper un bâton avec la langue, le serrer dans sa gueule et commencer à se gratter avec.

Les scientifiques ont vu que Veronika possédait une belle capacité d'adaptation. Lors d'une expérience, ils ont donné à la vache un balai. L'animal s'est servi du bout avec les poils pour se frotter le haut du dos. Pour le ventre, il a en revanche utilisé le manche, avec son bout arrondi et poli.

Ce comportement, qui consiste à se servir des diverses propriétés d'un objet pour différents usages, n'avait été observé, jusqu'à présent, que chez les chimpanzés.

Il faut cependant distinguer l'utilisation d'un outil sur son propre corps de l'utilisation d'un outil sur l'environnement. Ce dernier comportement est plus complexe au niveau cognitif. On voit par exemple les chimpanzés se servir d'un bâton pour aller à la pêche aux termites.

Une vache comme les autres

Veronika est une vache brune des plus communes, comme il en existe des milliers dans les étables en Suisse. Elle est âgée de 13 ans et n'a jamais été dédiée à la production agricole. Elle est traitée comme un animal de compagnie. Veronika a commencé à se saisir de branches mortes vers l'âge de 3 ou 4 ans, puis à se gratter avec, selon son propriétaire.

Le cas de Veronika ne signifie pas que toutes les vaches se servent d'outils, explique la chercheuse. Mais il montre que les bovins disposent en eux de cette faculté cognitive. Pour la plupart des vaches, ce potentiel ne s'exprime probablement pas, car elles manquent de stimulations dans leur vie de tous les jours.

Les scientifiques ont trouvé sur les réseaux sociaux d'autres vidéos de bovins qui se grattent avec des bâtons. Il y avait des vaches européennes, comme Veronika, mais aussi des zébus. Ceci montre que la capacité d'utiliser des outils pourrait être présente aux origines de la lignée des bovins.

D'autres animaux recherchés

Pour leurs futurs travaux, les deux scientifiques cherchent d'autres animaux avec de telles compétences. "Les gens qui observent un comportement semblable chez une vache, un cochon, un mouton ou d'autres animaux domestiques sont priés de nous avertir", fait savoir Mme Auersperg.

L'évaluation des facultés cognitives des animaux domestiques est un domaine qui n'a pas encore été exploré. "C'est absurde de ne jamais s'être intéressé à des animaux qui sont si nombreux autour de nous", relève la chercheuse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Le chauffage à distance débarque à Conthey (VS)

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Le chauffage à distance va progressivement se déployer sur Conthey lors des dix prochaines années (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La commune de Conthey (VS) se dote du chauffage à distance. Un premier raccordement, en fonction depuis décembre, a été inauguré, ce lundi. Il relie le nouveau centre logistique d'une importante entreprise de transports helvétique.

D’ici à 2035, l’objectif est d’alimenter en chaleur près de 9100 ménages situés entre Vétroz et Sion-Ouest. Grâce à un investissement de 70 millions de francs, ce réseau permettra, à terme, d'éviter l'émission de 14'000 tonnes de CO2 par an et de générer 90 Gwh de chaleur.

Pour la conseillère communale de Conthey, Stéphanie Germanier, il s’agit d’une étape significative en vue de décarboner sa commune : "la planification énergétique communale est un enjeu capital en vue d’atteindre les objectifs fixés par le canton du Valais", a-t-elle expliqué lors d'une conférence de presse, lundi. "Notre devoir est de fournir aux entreprises ainsi qu’aux citoyens des solutions permettant de réduire leur recours aux énergies fossiles."

Raccorder 37'600 ménages

Pour Philippe Varone, président de Sogaval SA qui finance les projets de chauffage à distance (CAD) en Valais central, c'est une vision initiée en 2010 qui se concrétise: "Le déploiement de ces réseaux interconnectés devient une réalité. Pour donner suite à la mise en service du CAD de Sion est, les secteurs ouest et nord sont activés en ce début d'année 2026. La planification se poursuit avec l’interconnexion de la zone ouest, d'ici 2030, suivie de celle du nord à l'horizon 2035."

Sur mandat de Sogaval, OIKEN, la société née de la fusion de l’Energie de Sion-Région et Sierre Energie, travaille sur 14 projets de réseau de chauffage à distance sur sa zone de desserte, dont sept déjà en service ou en phase de réalisation. L’investissement total planifié se monte à 420 millions de francs pour raccorder l’équivalent de 37’600 ménages et remplacer 1800 chaudières fossiles par de l'énergie renouvelable et locale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

"Les relations Suisse-USA en très bonne voie", dit M. Bessent

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Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent s'est dit heureux d'être de retour en Suisse. (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

"Les relations avec la Suisse sont de nouveau en très bonne voie", a déclaré le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent lundi. Il s'exprimait à son arrivée à Davos pour le Forum économique mondial (WEF).

"Les relations entre la Suisse et les Etats-Unis, après une période mouvementée ces derniers mois, sont de nouveau sur une très bonne voie", a déclaré M. Bessent devant la presse à son arrivée à Davos. Il a pris la parole devant la maison américaine établie cette année dans l'église anglaise de la commune.

Berne et Washington s'étaient mis d'accord en novembre pour faire passer les taxes américaines sur les produits suisses importés de 39 à 15% à l'issue d'âpres discussions. Les deux pays doivent encore signer un accord d'ici au 31 mars pour sécuriser le deal.

Le mandat de négociation est prêt côté suisse. Le président de la Confédération Guy Parmelin s'est montré prêt à aller de l'avant sur cet accord durant le WEF.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Zurich Insurance soumet une offre pour le britannique Beazley

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Zurich Insurance, dirigé par Mario Greco, veut mettre la main à la poche pour une acquisition outre-Manche (archives). (© KEYSTONE/WALTER BIERI)

Zurich Insurance révèle lundi avoir soumis une proposition de reprise à son homologue londonien Beazley, moyennant 1280 pence en numéraire par action.

Rapportée aux près de 600 millions de titres en circulation après un programme de rachat d'actions l'an dernier, l'offre valorise la compagnie londonienne à un peu moins de 7,7 milliards de livres sterling (8,3 milliards de francs).

Le prix offert comprend ainsi une prime de plus de 50% tant sur le cours de clôture vendredi dernier, que sur le cours moyen pondéré des 30 derniers jours de négoce.

Il dépasse aussi de plus d'un quart l'objectif de cours moyen et de près d'un tiers le plus haut atteint en le 6 juin 2025 à 973 pence, égraine l'assureur zurichois, qui ne cache pas son intention de procéder avec célérité.

Le résident du Mythenquai révèle aussi avoir formulé en date du 4 janvier une offre à 1230 pence par titre, qui n'avait pas eu l'heur de satisfaire le conseil d'administration de Beazley.

Le cas échéant, la manoeuvre créerait un mastodonte dans le domaine des assurances spécialisées, avec un volume de primes brutes de l'ordre de 15 milliards de dollars, contre 9 milliards pour Zurich seule en 2024.

Le cas échéant, la multinationale prévoit de financer la transaction sur fonds propres et lignes de crédit existantes, en plus d'un placement d'actions.

L'action Zurich Insurance décrochait dans le sillage de cette annonce et cédait 1,5%, vers 14h40, à 568,40 francs. A l'inverse, le titre Beazley s'envolait de plus de 40% sur le Footsie londonien.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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