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Suisse

Un nouveau tarif pour favoriser les médicaments génériques

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Photo prétexte (KEYSTONE/Christian Beutler)
La faîtière des assurances Curafutura et la Société suisse des pharmaciens (pharmaSuisse) ont scellé un nouveau modèle d'indemnisation pour la remise des médicaments. Ce système favorisant les génériques doit générer plus de 200 millions de francs d'économies.

Le nouveau "tarif officinal", fruit de négociations intenses, a été remis vendredi au Conseil fédéral, ont indiqué dans un communiqué commun Curafutura (l'association qui regroupe les caisses maladie CSS, Helsana, Sanitas et KPT) et la faîtière des pharmaciens.

Le tarif officinal (ou RBP, pour Rémunération basée sur les prestations) règle le montant de l'indemnisation des pharmaciens lorsqu'ils remettent un médicament sous ordonnance dans le cadre de la Loi sur l'assurance maladie (LaMal).

Davantage de transparence

Interrogé par la radio alémanique SRF, le président de pharmaSuisse Fabian Vaucher a jugé qu'avec le nouveau tarif, "nous avons réussi à obtenir une indemnisation adéquate de la prestation des pharmaciens à l'égard des patients, mais aussi à mieux exploiter le potentiel d'économie sur le prix des médicaments".

Selon le nouveau système, le prix des médicaments les moins chers devrait augmenter jusqu'à 5 francs. Les médicaments plus onéreux, délivrés en général aux malades chroniques, enregistreront en revanche une baisse plus sensible, allant jusqu'à 10 francs par confection, selon M. Vaucher.

Le système améliore également la transparence, selon les deux associations. Il prévoit de dissocier les frais salariaux liés à la fourniture de la prestation pharmaceutique de la part relative à la distribution (les prestations logistiques de la pharmacie).

Fin du subventionnement croisé

Le nouveau modèle conduit à un allègement des coûts, estiment les deux organisations. Alors que le tarif officinal augmente, la part relative à la distribution, qui est actuellement très élevée pour les médicaments onéreux, diminue. Cette réforme favorise donc la remise de génériques, moins chers, ce qui est synonyme d'économies.

Le directeur de Curafutura Pius Zängerle, cité dans le communiqué, les évalue à plusieurs centaines de millions de francs.

Le nouveau modèle devrait aussi mettre fin au subventionnement croisé des médicaments à bas prix, dont la marge ne permettait pas jusqu'ici de couvrir les coûts, par les produits plus onéreux.

Le soutien de SWICA

Le tarif actuel pour les pharmaciens est valable jusqu'à fin 2021. L'année dernière, la Confédération avait fait deux propositions pour un nouveau système d'indemnisation de la part relative à la distribution, mais aucune décision n'avait été prise au terme de la procédure de consultation.

Curafutura et pharmaSuisse souhaitent que le nouveau système, qui intègre donc la question de la part relative à la distribution, entre en vigueur le 1er janvier 2021, au plus tard début 2022.

La majorité des assureurs maladie soutiennent le nouveau tarif, selon les deux associations. L'autre organisation faîtière Santésuisse n'a pas participé à la révision, mais SWICA, qui en fait partie, adhère au nouveau modèle, précise la documentation remise vendredi.

"Pharmaciens trop bien lotis"

L'organisation de défense des consommateurs alémanique SKS (Stiftung für Konsumentenschutz) a salué cette annonce. La transparence créée par le modèle est un "pas dans la bonne direction".

Elle estime cependant que le potentiel d'économie n'est de loin pas totalement exploité, jugeant en particulier la rétribution des pharmaciens beaucoup trop élevée. La SKS rappelle que les coûts dus aux marges sur les médicaments sont nettement plus élevés en Suisse que dans les pays avoisinants.

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Vaud

"On va arracher la vigne": le cri du cœur d'un vigneron

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Entre baisse de la consommation mondiale et pressions sur les prix, certains vignerons sont contraints à l'arrachage. François Montet, président de la Fédération vigneronne vaudoise, livre un témoignage sans fard sur une profession à la croisée des chemins.(© LFM)

La consommation mondiale de vin a chuté de 12 % entre 2018 et 2024. Frappés par ce recul, les vignobles vaudois n’échappent pas à la disparition de certaines parcelles. En Lavaux, de gros tas de souches ont déjà remplacé les plantations. Pour certains viticulteurs, l’arrachage devient la seule solution face à la baisse de la demande. Sophie Vassutine s’est rendue dans un vignoble à Blonay. Reportage.

Reportage en Lavaux avec François Montet Par Sophie Vassutine

Sur les hauteurs de Blonay et les pentes du Lavaux, le bruit des sécateurs laisse parfois place à celui plus sourd de l'arrachage. François Montet, vigneron-encaveur et président de la Fédération vigneronne vaudoise, se trouve aujourd'hui dans une situation délicate sur certaines parcelles dont il est locataire. Le groupe Schenk, acteur majeur du secteur, a dénoncé ses contrats d'achat, laissant des hectares sans débouchés pour la récolte.

Un séisme économique pour le vignoble vaudois

Le retrait de gros acheteurs n'est pas anecdotique. Selon François Montet, le groupe Schenk représente environ 24% de la récolte vaudoise. «Là-dessus, ils vont dénoncer, entre non-reconduction des contrats de location et des contrats d’achat de raisin, ça représente 8% des 3800 hectares du canton, soit à peu près 300 hectares qui ne seront plus pris en charge».

«C’est une parcelle qui va être arrachée parce qu'il n'y a pas de repreneur pour cette récolte»

Pour ces vignes, l'issue est souvent radicale. «C’est une parcelle qui va être arrachée parce qu'il n'y a pas de repreneur pour cette récolte», explique le vigneron en désignant ses rangs. Une décision dictée par la rentabilité: sans acheteur garanti et avec des frais de culture constants, l'exploitation devient impossible.

La broyeuse à sarment utilisée pour arracher les ceps. (© LFM)

Des aides au compte-gouttes

Face à cette crise, les mesures de soutien annoncées par le Canton et la Confédération peinent à convaincre sur le terrain. Les critères d'éligibilité excluent une grande partie des exploitants. François Montet pointe du doigt une complexité administrative décourageante: «Les vignerons doivent déjà être éligibles aux paiements directs. Ça veut dire que tous ceux qui n’ont pas de formation CFC, qui ne sont pas enregistrés, ou qui ont plus de 65 ans, ne sont pas éligibles».

De plus, l'arrachage subventionné impose des programmes de biodiversité coûteux qui peuvent parfois dépasser le montant de l'aide reçue. Dans certains cas, comme sur des pentes trop raides, ces programmes sont simplement inapplicables.

Quel avenir pour le patrimoine de l'UNESCO?

L'image de la Suisse romande est intimement liée à ses terrasses de vigne, mais ce décor est fragile. Si l'arrachage reste limité, l'impact paysager pourrait être contenu. Cependant, François Montet prévient: «Si ça va trop loin, ça pourrait influencer l’inscription au patrimoine UNESCO».

«Si ça va trop loin, ça pourrait influencer l’inscription au patrimoine UNESCO»

Le désarroi gagne une partie de la profession, coincée entre des accords de libre-échange facilitant les importations et un franc fort qui pénalise l'exportation. Malgré ce constat réaliste, la viticulture vaudoise a déjà connu des variations de surface par le passé. «La viticulture va survivre à ça, ce n'est pas la première fois que la surface diminue», tempère le président de la Fédération. L'enjeu réside désormais dans la promotion et la capacité du vignoble à s'adapter aux nouvelles habitudes de consommation.

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

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Hockey

Le retour de Marcus Sörensen, une aubaine pour Gottéron

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Marcus Sörensen est de retour au moment où ça compte vraiment. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Marcus Sörensen a retrouvé la glace mercredi lors de l'acte III de la demi-finale entre Fribourg et Genève (2-1, série 2-1). Le Suédois fera-t-il pencher la balance en faveur des Dragons ?

Il était "attendu comme le Messie", à en croire les caissettes de La Liberté visibles sur le chemin entre la gare et la patinoire de Fribourg. Il faut dire que Marcus Sörensen est un joueur d'exception, qui avait cruellement manqué à Gottéron depuis sa déchirure musculaire subie le 3 janvier à Lugano.

Pièce maîtresse du power-play fribourgeois, l'homme à la crinière blonde était censé réparer ce jeu de puissance si défaillant depuis le début des play-off. Son retour devait en outre redonner un peu de jus à Lucas Wallmark, le rendement du maître à jouer de Saint-Léonard ayant récemment pâti d'insistantes rumeurs de départ.

Une ligne 100% suédoise

Marcus Sörensen était donc bien là, comme attendu par les plus de 9000 fidèles fribourgeois, au sein d'une ligne façon "Tre Kronor" concoctée par Roger Rönnberg, avec Wallmark et Jacob de la Rose. Et s'il doit encore monter en puissance, il a déjà montré pourquoi son retour pourrait bien faire la différence dans cette demi-finale encore indécise, mais dans laquelle Fribourg a repris la main.

"Je me suis très bien senti au sein du groupe. Côté condition physique, j'ai encore de la marge. Ça viendra au fur et à mesure des matches", a réagi l'intéressé, qui vient de fêter son 34e anniversaire. "Je me suis senti très à l'aise avec le puck. Et je sais toujours où se trouve +Wally+", a-t-il ajouté, bien content de retrouver son compère d'attaque.

Après avoir rongé son frein lors d'un quart de finale irrespirable contre Rapperswil remporté au septième match, Marcus Sörensen a enfin pu aider ses coéquipiers. "Quand j'étais en tribunes au début des play-off, j'avais la chair de poule et juste envie de retourner sur la glace", a-t-il confié.

Un retour qui n'a donc pas été concrétisé par un but, même si le no 9 est passé proche de faire trembler les filets sur la première pénalité genevoise. Son "slap shot" si reconnaissable depuis son "bureau" - sur la gauche du gardien - a bien failli tromper Stéphane Charlin, le gardien grenat cédant finalement une minute plus tard devant Henrik Borgström (31e, 2-0).

"On s'est créé beaucoup d'occasions en power-play, ce qui est tout de même un grand pas en avant. Et puis ce soir, on n'avait pas besoin de ce but, mais peut-être qu'au prochain match, on en aura besoin", a glissé Sörensen avec malice.

L'inquiétude Sprunger

Son entraîneur Roger Rönnberg s'est montré satisfait du retour de son ailier, une bonne nouvelle après le forfait de Sandro Schmid, le meilleur compteur suisse des Dragons, avant les play-off. "C'était son premier match depuis si longtemps, donc je n'avais pas d'attentes très élevées. Il a joué pour l'équipe, effectué de bons replis. C'était un bel effort, mais nul doute qu'il va encore s'améliorer", a jugé le technicien suédois.

"RR" s'est en revanche moins étendu concernant l'état de santé de Julien Sprunger, qui a rejoint les vestiaires après une charge en deuxième période. Rien de grave ? "Si ce n'était pas trop grave, il aurait terminé le match", a répondu l'entraîneur, qui n'a rien dit concernant la nature de la blessure du no 86.

La présence de Sprunger vendredi lors de l'acte IV à Genève est donc pour l'instant compromise. Une bien mauvaise nouvelle pour le peuple fribourgeois qui, s'il s'est réjoui du come-back de Marcus Sörensen, espère surtout ne pas avoir assisté au dernier match de son illustre capitaine mercredi soir.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Rente mensuelle de 30 ans décrochée à l'Eurodreams

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Un ou une chanceuse a gagné une rente mensuelle de 30'000 francs durant 30 ans au tirage de l'Eurodreams. Le billet gagnant a été validé au Portugal (image symbolique). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Une personne chanceuse a décroché le gros lot à l'Eurodreams jeudi soir. Elle a gagné une rente mensuelle de 30'000 francs durant 30 ans, en cochant les six bons numéros 3, 7, 8, 19, 24 et 29, ainsi que le numéro spécial "dream" 5, a annoncé la Loterie romande.

Le pactole a été remporté au Portugal, l'un des huit pays proposant ce jeu. En Suisse, Eurodreams est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique.

Le deuxième rang de gain, obtenu avec six numéros gagnants mais sans le numéro "dream", propose une rente mensuelle de 2222 francs durant cinq ans. Le tirage du jeu est effectué les lundis et jeudis soir.

https://jeux.loro.ch/games/eurodreams

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Liban: la Suisse réclame la protection du personnel humanitaire

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Les attaques israéliennes massives à Beyrouth ont tué 203 personnes et ont fait plus d'un millier de blessés. (© KEYSTONE/AP/HASSAN AMMAR)

La Suisse, en collaboration avec sept autres pays, tire la sonnette d'alarme face à la crise au Liban. Dans une déclaration commune, ces pays ont appelé à un arrêt immédiat des combats et à la protection des civils et du personnel humanitaire.

Un groupe de pays, composé de la Suisse, de l'Australie, du Brésil, de la Colombie, de l'Indonésie, de la Jordanie, de la Sierra Leone et du Royaume-Uni se félicite jeudi du cessez-le-feu conclu entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Les civils et les infrastructures civiles doivent être protégés contre les conséquences des hostilités.

Le nombre élevé de victimes civiles signalé mercredi souligne la nécessité urgente de protéger la population civile et le personnel humanitaire, ainsi que de respecter le droit international humanitaire en toutes circonstances, a écrit le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) sur la plateforme X, appelant à une désescalade immédiate et au dialogue.

Responsabilité et justice

Le personnel humanitaire doit être respecté et protégé. Les pays ont condamné les actions qui ont causé la mort de soldats de la force de maintien de la paix de l’ONU et accru les risques pour les travailleurs humanitaires dans le sud du Liban. Les attaques qui menacent la sécurité du personnel humanitaire doivent cesser, ont-ils écrit dans une déclaration commune.

En cas de violations du droit international qui portent préjudice au personnel humanitaire, la responsabilité et la justice sont essentielles. Les États ont rappelé une déclaration de plus de 100 nations datant de septembre 2025 sur la protection des travailleurs humanitaires dans les zones de conflit.

En mars dernier, la Suisse a débloqué 7,5 millions de francs pour l'aide humanitaire au Liban, en Syrie et en Iran. Parallèlement, la diplomatie suisse s'efforce de parvenir à une désescalade du conflit dans la région.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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