Suisse
Une PME sur cinq a obtenu des crédits Covid
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Un cinquième des PME suisses ont contracté des crédits Covid-19 garantis par la Confédération pour assurer leurs liquidités. Au total, 16,8 milliards de francs ont été versés. Dans 845 cas, des vérifications ont été effectuées sur des soupçons d'abus.
Selon les données actualisées jeudi par le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco), et révélées par quelques médias, environ 42% des fonds disponibles ont ainsi été utilisés. Au total, 136'112 petites et moyennes entreprises ont obtenu des crédits.
Au total, 13,8 milliards de francs ont été alloués dans la catégorie des crédits (d'un montant maximal de 500'000 francs): 34'983 PME ont reçu en moyenne 103'000 francs chacune. Dans la catégorie Crédits Cov-19 Plus - une ligne de crédit allant jusqu'à 20 millions - 1129 entreprises ont soumis une demande et ont obtenu en moyenne 2,7 millions.
Zurich et Vaud premiers destinataires
Dans le détail, 17,1% des crédits sont allés aux PME du canton de Zurich et 10,8% dans le canton de Vaud. Ils sont suivis du Tessin (9,3%), de Berne (9%), Genève (7,7%) et de l'Argovie (5,8%). Les ordres de grandeur sont similaires en terme de volume de crédits.
Le plus grand nombre de crédits a été accordés par Raiffeisen (18,2%) et UBS (17,9%). PostFinance (12%) et Credit Suisse (11,3%) suivent. Dans 167 cas, les banques ont fait usage du cautionnement de la Confédération. Les pertes correspondantes s'élèvent à 13,7 millions de francs, pour un montant moyen d'environ 85'000 francs par cas.
Les entreprises de commerce et les garages ont demandé le plus grand volume de crédits (24,6%), suivies de l'industrie manufacturière (15,2%), de la construction (13%) et de l'hôtellerie-restauration (9,5%).
La plus grande vague de demandes a eu lieu dans les huit premiers jours qui ont suivi le 26 mars. Selon un graphique du Seco, une moyenne de 10'000 accords de crédit a été conclue chaque jour. Le record journalier (11'750) remonte au 28 mars. A partir de la deuxième semaine d'avril, la courbe s'est considérablement aplatie.
Peu de cas d'abus
Des vérifications ont été effectuées dans 845 cas pour des soupçons d'abus. Mais le Seco n'a ouvert des procédures que dans 48 cas où ces soupçons étaient fondés.
La plupart des procédures (17) ont été engagées par crainte que les crédits n'aient été utilisés à des fins générales ou pour des investissements de remplacement. Dans huit cas, le Seco soupçonne des demandes multiples et dans sept cas des données incorrectes sur le chiffre d'affaires. Sept autres procédures ont été ouvertes pour une utilisation de dividende ou pour un refinancement.
Le faible nombre d'abus correspond aux conclusions du Contrôle fédéral des finances dans une analyse représentative publiée à la fin du mois de juin. S'il existe des soupçons d'abus, les irrégularités ne sont toutefois pas un "phénomène de masse", avait-il relevé.
Enquête dans le canton de Vaud
Dans le canton de Vaud, le Ministère public a toutefois ouvert fin mai dernier une enquête pour une grosse affaire d'arnaque présumée aux crédits Covid-19. Elle porte sur un total de 3,5 millions de francs, dont au moins 1,5 million aurait été transférés à l'étranger. Une bonne partie de cette somme a pu entretemps être rapatriée en Suisse.
Selon La Liberté, qui cite vendredi le procureur vaudois Anton Rüsch, de la division criminalité économique du Ministère public central, ce dernier a été saisi de 61 dénonciations en lien avec des fraudes présumées aux crédits coronavirus, pour un montant total de plus de 12 millions de francs. Plus de 4 millions ont pu être séquestrés, selon lui.
Le délai de soumission des crédits transitoires Covid-19 a expiré le 31 juillet. Les demandes de cautionnements pour les start-ups sont quant à elles ouvertes jusqu'au 31 août. Au total, la Confédération a mis à disposition un maximum de 40 milliards de francs pour son programme de cautionnement.
Suisse
La Suisse veut inscrire l'alimentation alpine à l'UNESCO
La Suisse a déposé la candidature "Patrimoine alimentaire alpin" auprès de l'UNESCO, indique Office fédéral de la culture (OFC). Elle veut inscrire la fabrication de fromage, notamment, au Registre des bonnes pratiques de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.
Ce projet est mené en collaboration avec la France, l'Italie et la Slovénie. C'est la première fois que la Suisse coordonne une candidature au Registre des bonnes pratiques de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, qui distingue des programmes exemplaires susceptibles d’inspirer d’autres régions du monde.
Le patrimoine alimentaire alpin regroupe un ensemble de savoirs, de pratiques et de techniques liés à l’alimentation dans les régions de montagne de l’Arc alpin, note le gouvernement dans un communiqué publié lundi.
Il y a par exemple la fabrication de fromage en altitude, la culture et la panification de céréales adaptées aux milieux alpins, la cueillette de plantes sauvages, l’entretien de vergers traditionnels ou l’apiculture de montagne. Pour l'OFC, ces pratiques "constituent un patrimoine vivant étroitement lié aux paysages, aux systèmes agricoles et aux modes de vie des communautés alpines."
Valorisation du patrimoine
L'objectif de cette candidature est de "reconnaître les programmes de sauvegarde portés par les communautés pour identifier, documenter, transmettre et valoriser ce patrimoine". Elle vise aussi à renforcer la promotion des "formes de production et consommations durables". Ces initiatives s’appuient sur le réseau transnational développé dans le cadre du projet européen AlpFoodway (2015-2019).
La décision de l'UNESCO tombera en décembre 2027, au plus tôt, conclut le communiqué.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Une équipe suisse découvre un rare crâne de jeune dinosaure
Une équipe de fouilles du Musée des dinosaures d'Aathal (ZH) a mis au jour un crâne de dinosaure juvénile exceptionnellement bien conservé dans un bloc rocheux ramené des Etats-Unis. Surnommé "Lucy", ce fossile est l'un des plus complets au monde pour cette espèce.
Le fossile provient de l'Etat du Wyoming, aux Etats-Unis, où le musée zurichois exploite un site de fouilles dans une carrière, explique-t-il lundi dans un communiqué. Les restes vieux d'environ 150 millions d'années ont été extraits de couches rocheuses datant du Jurassique, dans une formation géologique dite de Morrison.
Le précieux fossile sera exposé au public dès le 3 avril pour la première fois dans le musée d'Aathal. Le bloc de roche contenant ce qui semblait être des fragments de crâne est arrivé en Suisse voici deux ans, mais son contenu n'a été révélé qu'au début de cette année.
Herbivore au long cou
A côté des fragments, l'éclat caractéristique de dents en forme de pelle a permis d'identifier l'espèce Camasaurus, un dinosaure herbivore à long cou. Lors des travaux de préparation qui ont suivi, les chercheurs ont constaté à quel point le crâne était particulièrement bien conservé.
La fragilité extrême des crânes de sauropodes, dont les os sont très fins pour alléger le poids supporté par leurs longs cous, rend leur conservation intégrale exceptionnelle, souligne le musée. Cité dans le communiqué, Emanuel Tschopp, expert de l’Université libre de Berlin, évoque une découverte très rare: selon lui, un seul crâne de cette taille était jusqu’à présent répertorié aux Etats-Unis.
L'animal conservé à Aathal était âgé d'environ huit à dix ans au moment de sa mort, selon les premières analyses de l'équipe de fouilles. Les dents sont particulièrement intéressantes pour la recherche: elles pourraient fournir des indices sur le régime alimentaire des jeunes sauropodes, sur leurs mouvements migratoires, voire leur température corporelle.
Le surnom "Lucy" a été attribué au spécimen en référence à la fille de la directrice du musée zurichois et responsable des fouilles. Ces appellations individuelles, qui n'ont rien à voir avec la nomenclature scientifique, sont courantes en paléontologie pour distinguer les découvertes.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Moins d'accidents sur les routes genevoises en 2025
Le nombre d'accidents de la route sur le territoire genevois a continué de diminuer l'an dernier. Au total, il y en a eu 2631, contre 2739 en 2024.
Tant les accidents avec dommages matériels (1425; contre 1540 en 2024), dommages corporels (1206; 1199), les accidents avec personnes tuées (9; 12) ou blessées gravement (394; 415) s'affichent en baisse. Les accidents avec blessés légers sont, eux, en hausse (803; 772).
"Cette amélioration globale ne doit pas masquer la persistance de situations à risques" pour certaines catégories d'usagers plus vulnérables, prévient lundi la police genevoise. L'analyse de l'accidentalité met ainsi en évidence "une exposition accrue des piétons et des conducteurs de deux-roues", des catégories les plus touchées en cas d'accidents avec dommages corporels.
"Cette réalité souligne la nécessité de poursuivre et renforcer les actions ciblées en leur faveur, tant sur le plan de la prévention que du contrôle", poursuit le communiqué.
Conduite sous gaz hilarant
Comme lors des années précédentes, le facteur humain demeure la cause principale des accidents, à hauteur de 90%. Les comportements inadaptés, tels que l'inattention (25%), l'attitude du conducteur (22%), le respect des marques et signaux (16%), la conduite sous influence (15%) ainsi que le respect des priorités (12%), continuent de jouer "un rôle déterminant."
Les contrôles menés en 2025 confirment "la persistance de ces infractions", avec notamment des excès de vitesse "particulièrement élevés" sur le réseau routier genevois. Le contrôle de la vitesse de plus de 93 millions de véhicules a été effectué en 2025.
Les différentes opérations routières, au nombre de 825, intègrent les contrôles de l'état du conducteur (alcool, drogues, médicaments) et de nombreuses campagnes spécifiques, notamment en lien avec les deux-roues et les rentrées scolaires.
L'année 2025 a également été marquée par la confirmation de la problématique liée à la consommation de protoxyde d’azote (gaz hilarant) dans un contexte de conduite, souligne encore la police genevoise.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Projet de budget d'Etat 2026 bis de Genève: 599 millions de déficit
Terminé depuis longtemps dans les autres cantons, l'exercice budgétaire 2026 se poursuit à Genève en raison du basculement dans les douzièmes provisoires. Le Conseil d'Etat a présenté lundi un nouveau projet de budget qui affiche un déficit de 599,4 millions.
"Cet exercice est vain, car la majorité parlementaire qui voulait 300 millions de francs d'économies, n'a pas bougé", a relevé devant la presse Nathalie Fontanet, conseillère d'Etat en charge des finances. L'exécutif n'a "pas trouvé la baguette magique" pour réduire le déficit.
La présentation d'un nouveau projet de budget au plus tard à la fin mars en cas d'application des douzièmes provisoires découle d'une nouvelle obligation légale dans le canton. Enterré en plénière en décembre 2025, le premier projet de budget 2026 affichait en septembre un déficit de 409,4 millions, alourdi à 687 millions en cours de processus.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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