Rejoignez-nous

Suisse

Peu de suspens sur les crédits pour l'armée

Publié

,

le

Des investissements d'environ 24 milliards de francs sont prévus entre 2020 et 2024. (Image d'archive - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
Les dépenses de l'armée ne devraient pas être contestées au Conseil des Etats. Sa commission préparatoire a approuvé sans opposition le plafond de dépense de 21,2 milliards pour 2021-2024 et les 2,7 milliards pour 2020.

Pour la période à venir, le Conseil fédéral prévoit un taux de croissance réel du budget de l’armée de 1,4% par an, soit autant que pour le reste des dépenses de la Confédération. Cette augmentation doit permettre le renouvellement de plusieurs systèmes durant les années à venir.

Défense aérienne

Le montant de 21,1 milliards permettra d’honorer le paiement d'une grande partie des crédits d’engagement déjà accordés et de ceux demandés avec le message sur l’armée 2020. Il financera en priorité une partie de l'achat des nouveaux avions de combat et du système de défense sol-air de longue portée. Les troupes terrestres seront modernisées et la cyberdéfense renforcée.

Des investissements de près de 15 milliards seront nécessaires dans les dix prochaines années pour ces renouvellements. Le peuple votera sur l'acquisition de nouveaux jets fin septembre. Huit milliards iront à la protection de l’espace aérien.

2,7 milliards pour 2020

Le programme d'armement, les crédits d'engagement pour l'acquisition de matériel de l'armée, le programme immobilier du Département fédéral de la défense et la mise hors service du système de DCA Rapier devraient également être approuvés. Le Conseil fédéral veut investir 2,7 milliards de francs cette année, contre 2 milliards les années précédentes.

Le programme d'armement devrait bénéficier de crédits d'engagement de 1,354 milliard de francs. Les crédits pour le matériel de l'armée représentent 837 millions.

Quelque 600 millions iront à la modernisation des moyens de télécommunications. L’amélioration de la capacité de conduite, notamment par le biais d’investissements dans une technologie résistante aux crises est cruciale.

Les systèmes de conduite de surveillance de l'espace aérien Florako, introduits en 2004, seront remplacés pour un montant de 155 millions. L’équipement et le matériel de l'aide en cas de catastrophe, vieux de 30 ans, seront renouvelés et adaptés aux standards actuels pour 116 millions.

Quelque 438 millions seront consacrés à la prolongation de la durée d'utilisation des chars de grenadiers 2000. Ils pourront ainsi continuer d'être utilisés jusqu'en 2040. Quarante-cinq millions sont prévus pour la mise à niveau des avions PC-21 et de leurs simulateurs.

Parc immobilier

En matière d'immobilier, des investissements de 489 millions de francs sont prévus pour les sites de Chamblon, Frauenfeld et Dübendorf. Ils doivent permettre de poursuivre la réalisation du concept de stationnement de l’armée et, à terme, conduire à une réduction du parc immobilier de l’armée.

En outre, le système de DCA mobile Rapier, acquis il y a plus de 30 ans, sera mis hors service. Son élimination coûtera 13 millions financés par le budget ordinaire de l'armée. En contrepartie, 5,5 millions pourront être économisés dans les coûts de fonctionnement annuels.

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Économie

UBS épinglée pour son financement d'entreprises minières polluantes

Publié

le

Selon ses directives en matière de durabilité et de risques climatiques, UBS ne finance pas les entreprises pratiquant le "Mountaintop Removal", rappelle mardi dans un communiqué urgewald. Il s'agit d'une méthode d'extraction du charbon extrêmement destructrice. (© KEYSTONE/CLAUDIO THOMA)

A la veille de l'assemblée générale d'UBS, l'organisation environnementale urgewald a critiqué la grande banque pour son financement d'entreprises du secteur minier aux méthodes d'extraction du charbon destructrices. Glencore en ferait partie.

Selon ses directives en matière de durabilité et de risques climatiques, UBS ne finance pas les entreprises pratiquant le "Mountaintop Removal", rappelle mardi dans un communiqué urgewald. Il s'agit d'une méthode d'extraction du charbon extrêmement destructrice qui consiste à dynamiter des sommets entiers pour exposer les gisements sous-jacents.

Or, d'après les recherches de l'organisation environnementale, le numéro un bancaire suisse a été le principal bailleur de fonds de la multinationale zougoise Glencore entre 2022 et 2024, lui accordant plus de 800 millions de dollars, "malgré les conséquences environnementales importantes de ses activités d'extraction minière au Canada".

Dans la vallée de l'Elk, en Colombie-Britannique, près de la frontière avec la province voisine d'Alberta, la filiale de Glencore, Elk Valley Resources, exploite quatre mines. Selon urgewald, des concentrations de sélénium atteignant jusqu'à 30 fois la norme locale ont été mesurées dans les rivières locales, affectant le développement des poissons. Ce sélénium provient des déblais issus des explosions, qui sont déversés dans les cours d'eau.

"Tant que Glencore maintiendra cette méthode d'exploitation brutale et ne présentera pas de plan crédible de sortie du charbon, UBS devrait exclure tout financement de la multinationale", conclut le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Économie

Oddo BHF Suisse vise les 10 milliards d'avoirs sous gestion

Publié

le

La filiale helvétique du groupe bancaire franco-allemand Oddo BHF détenait fin 2025 des avoirs sous gestion (AuM) d'environ 8 milliards de francs dans la gestion de fortune et d'actifs, après 7,3 milliards un an plus tôt, soit une progression de 9,6%. (© KEYSTONE/LEANDRE DUGGAN)

La banque privée Oddo BHF Suisse vise d'ici deux à trois ans la barre des 10 milliards de francs d'avoirs sous gestion, soutenue par un afflux constant de clients et de liquidités. La demande pour des placements "sûrs" s'est renforcée face aux incertitudes.

L'exercice 2025 "a été une très bonne année grâce à un très solide résultat", s'est félicité le directeur général Hannes Gallus lors d'un entretien avec l'agence AWP. L'ancien directeur financier de l'établissement, qui en a pris les commandes en octobre 2025 suite à la disparition de son prédécesseur Martin Liebi, a fait état d'une "forte croissance" l'année dernière.

La filiale helvétique du groupe bancaire franco-allemand Oddo BHF détenait fin 2025 des avoirs sous gestion (AuM) d'environ 8 milliards de francs dans la gestion de fortune et d'actifs, après 7,3 milliards un an plus tôt, soit une progression de 9,6%. La banque a bénéficié de la bonne tenue des marchés financiers, mais également de l'apport net de 500 millions d'argent nouveau, a détaillé le patron.

Les afflux de liquidités proviennent essentiellement d'Allemagne, mais aussi de France et d'autres pays européens. "Les crises géopolitiques ont favorisé la demande pour le refuge sûr que représente la Suisse", a souligné M. Gallus, qui a démarré sa carrière en 2009 auprès de l'allemand BHF.

"Le produit des intérêts a certes été en recul en raison de la baisse des taux, mais nous avons été en mesure d'augmenter de 22% le produit d'exploitation, notamment grâce à la forte croissance dans la gestion de fortune et le renforcement de nos activités dans la recherche actions et le courtage", a-t-il précisé.

Oddo BHF Suisse a également tiré profit de la disparition de Credit Suisse, rachetée en mars 2023 par sa rivale UBS, en reprenant des experts de l'ex-numéro deux bancaire helvétique. Après la chute de la banque aux deux voiles, "nous avons été en mesure de croître encore plus rapidement, notamment dans la nouvelle activité de finance d'entreprise", a expliqué Hannes Gallus.

Présidentielle française en ligne de mire

La banque veut poursuivre sa croissance, non seulement dans la gestion de fortune mais également dans la banque d'affaires. L'établissement "reste ouvert" à des acquisitions, mais n'a pour l'heure pas trouvé chaussure à son pied. Elle compte également recruter cinq nouveaux conseillers clientèle.

Dans ce contexte, la banque a bien démarré en 2026, enregistrant une nouvelle croissance des entrées d'argent sur les trois premiers mois de l'année, comparé au premier trimestre 2025. D'ici deux à trois ans, la direction s'est fixé pour objectif d'atteindre les 10 milliards de francs d'avoirs sous gestion.

L'environnement international volatile devrait aider l'établissement à atteindre ses objectifs, même si les clients sont devenus "de plus en plus sensibles aux risques", a fait remarquer le directeur général. Ces six derniers mois, la banque a ainsi enregistré nettement plus d'afflux en provenance du Moyen-Orient, où la guerre fait rage depuis fin février entre les Etats-Unis et Israël d'un côté et l'Iran de l'autre.

Les afflux de fonds en provenance de l'Hexagone ont également augmenté, les clients français cherchant une plus grande sécurité et diversification en Suisse à l'approche de l'élection présidentielle en 2027.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Sport

Swiss Olympic adresse un avertissement à Fischer

Publié

le

Patrick Fischer se fait remonter les bretelles par Swiss Olympic (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Swiss Olympic se dit "surprise et irritée" que le coach de l'équipe de Suisse Patrick Fischer ait participé aux JO 2022 sans être vacciné contre le Covid et en étant muni d'un certificat falsifié.

L'affaire a été rendue publique lundi soir.

Dans une prise de position obtenue par la chaîne SRF auprès de l'association faîtière du sport suisse, Swiss Olympic estime, bien qu'elle comprenne la situation personnelle de Patrick Fischer, que cette démarche représentait un risque considérable, tant pour l'entraîneur lui-même que pour son équipe et l'ensemble de la délégation suisse.

Swiss Olympic précise qu'elle n’avait pas eu connaissance du manquement de Fischer et qu'elle n'était pas non plus responsable de la vérification des certificats Covid présentés. Dans le même temps, la faîtière souligne que la transparence et la confiance mutuelle constituent des principes fondamentaux dans les relations avec les fédérations et les participants. Selon elle, Patrick Fischer a enfreint ces principes en lui fournissant de fausses informations.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Suisse

Le pétrole en recul malgré le blocus décrété par les Etats-Unis

Publié

le

Les experts de Trading Economics ont pointé vers un rapport de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), selon lequel la production des pays membres de l'organisation avait chuté de 7,9 millions de barils par jour en mars, principalement en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Les prix du pétrole refluaient mardi, repassant sous la barre des 100 dollars le baril, les investisseurs semblant soulagés par la volonté de reprise des négociations entre Washington et l'Iran après le blocus imposé par les Etats-Unis sur les ports iraniens.

Après avoir fortement progressé lundi avec l'entrée en vigueur du blocus décrété par Washington, les cours de l'or noir baissaient. Peu avant 08h00, le tarif du Brent abandonnait 0,92% à 98,46 dollars, tandis que celui du WTI reculait de 1,78% à 97,32 dollars.

Le président américain Donald Trump a menacé lundi de "destruction" tout "navire d'attaque rapide" iranien forçant le blocus des ports de l'Iran, désormais entré en vigueur, après l'échec le weekend dernier des pourparlers entre les deux pays. L'Iran a de son côté dénoncé une "violation grave de sa souveraineté".

"Le prix du pétrole brut est repassé sous la barre des 100 dollars suite à des informations selon lesquelles l'Iran serait disposé à reprendre les discussions avec les Etats-Unis et pourrait même réduire ses activités d'enrichissement d'uranium", a fait remarquer Tony Sycamore, analyste à la banque IG, dans un commentaire.

Mais "si le blocus se prolonge au-delà de deux semaines et compte tenu des possibilités de stockage limitées, l'Iran pourrait être contraint de suspendre une part importante de sa production. Ayant déjà perdu ses approvisionnements vénézuéliens plus tôt cette année, Pékin sera loin d'être ravi par cette perspective", a-t-il averti.

Les experts de la plateforme Trading Economics ont pour leur part pointé vers un rapport de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), selon lequel la production des pays membres de l'organisation avait chuté de 7,9 millions de barils par jour en mars, principalement en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz.

"Les investisseurs se tournent désormais vers le prochain rapport mensuel de l'AIE sur le marché afin d'obtenir des indications plus précises sur l'état de l'offre et de la demande mondiales", ont-ils ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Cancer

Votre regard avisé vous aide à identifier les talents cachés chez vos collègues, facilitant ainsi une organisation plus fluide et efficace.

Les Sujets à la Une