Culture
L'art et le cinéma à l'honneur à l'Hermitage
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La Fondation de l'Hermitage à Lausanne rouvre ses portes vendredi en explorant la modernité artistique. Jusqu'au 3 janvier, elle s'intéresse aux liens entre les beaux-arts et l'une des grandes révolutions visuelles du 20e siècle, le cinéma.
Adaptant un projet montré au CaixaForum de Madrid et de Barcelone (2017) et au musée des Beaux-Arts de Rouen (18 octobre 2019 – 10 février 2020), l’exposition illustre les échanges et les influences réciproques entre cinéastes et plasticiens. Elle traverse l'époque des premiers films de la fin du 19e siècle jusqu'à la Nouvelle Vague.
Mettant l'accent sur les arts plastiques, l’étape lausannoise fait dialoguer des extraits, des affiches et des maquettes de films avec des sculptures, des dessins, des photographies et des peintures de premier plan.
Mise en regard inédite
Les créations des frères Lumière, de Fernand Léger, Fritz Lang, Charlie Chaplin, Pablo Picasso, Luis Buñuel, Nicolas de Staël et Jean-Luc Godard – pour ne citer que les plus célèbres – se font ainsi écho, dans une mise en regard inédite.
Construite sur une idée originale de Dominique Païni, l’exposition s’articule de manière chronologique autour de thématiques éclairant le dialogue entre arts et cinéma: Avant le cinéma, Les frères Lumière et l’impressionnisme, Charlot et le cubisme, Rythmes formels, Expressionnisme allemand, Expressionnisme russe, Surréalisme, Filmer l’art, Vagues modernes, ainsi que Le cinéma politique et militant.
Rétrospective
L'exposition a été réalisée en collaboration avec La Cinémathèque française et la Réunion des musées métropolitains Rouen Normandie. Elle sera suivie de "chefs-d'œuvre de la collection Bemberg" du 22 janvier au 30 mai 2021. Puis, en première Suisse romande, d'une importante rétrospective consacrée au peintre lucernois Hans Emmenegger (1866-1940) du 25 juin au 31 octobre 2021.
Le port du masque est vivement recommandé dès douze ans; il est obligatoire lors des activités de groupe.
RHT et subvention
La Fondation de l’Hermitage avait fermé ses portes le 14 mars dernier, suite aux mesures prises par les autorités pour limiter la propagation du Covid-19. L'institution muséale privée a bénéficié des RHT et d'une subvention suite à la fermeture de l’exposition "Le Canada et l’impressionnisme", prévue à l'origine jusqu'au 24 mai, son équilibre financier reposant principalement sur les recettes de billetterie et la recherche de fonds auprès de partenaires privés.
Culture
La météo retarde le discours de Trump à Washington
Les conditions météorologiques perturbent samedi les principales célébrations des 250 ans des Etats-Unis à Washington, retardant le discours attendu en soirée de Donald Trump, bien décidé à s'accaparer le premier rôle malgré tout.
Quelques heures avant l'intervention prévue du président américain, un ordre d'évacuation de l'immense esplanade verte du National Mall, au coeur de la capitale américaine, a été donné en raison de la menace d'un violent orage. Les autorités alors forcé les spectateurs à se mettre à l'abri, notamment dans les musées et les bâtiments fédéraux alentour spécialement rouverts.
Les organisateurs ont ensuite annoncé que le discours de Donald Trump était décalé à 23h00 locales, au lieu de 21h45, et que le public allait pouvoir revenir sur les lieux.
Donald Trump a affirmé dans le même temps sur sa plateforme Truth Social qu'il ferait son discours "quoi qu'il arrive": "Je ne vais pas laisser un peu de pluie gâcher notre 250e anniversaire".
A New York, le spectaculaire feu d'artifice a dû être avancé en raison de ces mêmes conditions orageuses défavorables sur la côte est américaine.
Cet "Independence Day" particulier, 250 ans après la signature de la Déclaration d'indépendance à Philadelphie (est) marquant la rupture de treize colonies avec la Couronne britannique, coïncide avec une vague de chaleur suffocante dans l'est des Etats-Unis.
Samedi matin, le traditionnel défilé du 4 juillet dans la capitale américaine a été annulé.
Malgré la chaleur, à Philadelphie, des queues se sont formées très tôt devant la célèbre "Cloche de la liberté" et l'Independence Hall, où a été signée la Déclaration d'indépendance.
Récalcitrants
Donald Trump, qui a tout fait pour transformer cet anniversaire des Etats-Unis en célébration de sa propre personne, a promis samedi soir un meeting politique aux allures de campagne électorale, avant ce qu'il vante comme le plus grand feu d'artifice au monde: 850'000 fusées pendant 40 minutes
"La foule à Washington est incroyable", a-t-il écrit en début d'après-midi, en pleine chaleur.
Quand l'ordre d'évacuation du Mall a été donné en début de soirée, il a été accueilli par des huées de spectateurs. Des chants "USA! USA!" et l'hymne national ont résonné parmi quelques centaines de personnes refusant de quitter les lieux.
Des policiers équipés de sifflets se sont employés à faire quitter le site aux récalcitrants.
Marissa Roberts, venue avec son mari de l'Idaho, à l'autre bout du pays, pour "le feu d'artifice, le discours, c'est historique", a dit à l'AFP sa "grande déception" au moment d'évacuer.
"Empreinte"
A travers la capitale dans la journée, de nombreux passants arboraient les couleurs ou les étoiles du drapeau américain.
Patrick Thompson, un enseignant d'Alexandria, près de Washington, compte célébrer en famille la fête nationale avec un traditionnel barbecue mais rester à l'écart des cérémonies officielles.
"C'est super de vivre ce 250e anniversaire", explique-t-il à l'AFP, mais "pourquoi cela doit-il porter l'empreinte de Trump?".
"L'Amérique que je célèbre n'est pas celle de la haine et de la polarisation", confie Rajesh Mirchandani, Indien d'origine travaillant dans le secteur des communications, devenu Américain en février. "C'est celle dans laquelle des gens chaleureux, modestes et drôles travaillent encore ensemble pour construire quelque chose de meilleur".
Signe des divisions du pays, des hommes masqués ont défilé dans la matinée à Washington, certains brandissant des drapeaux confédérés et d'autres arborant l'emblème du mouvement suprémaciste Patriot Front, scandant "Reprenons l'Amérique!".
A la veille de la fête nationale vendredi, au pied de l'emblématique Mont Rushmore, Donald Trump a affirmé, dans un discours ultra-patriotique, que l'identité américaine subissait une "nouvelle offensive" venant de "radicaux et d'extrémistes".
Le vice-président JD Vance a lui dénoncé samedi les détracteurs des Etats-Unis qui ne voient que ses "imperfections".
Dans un message de "félicitations à tous les Américains", Léon XIV, le premier pape américain, qui critique la politique migratoire de Donald Trump, a salué "les espoirs, les sacrifices et la contribution des immigrants qui font partie de l'histoire de ce pays depuis son tout début".
Au moment où les Etats-Unis se remémorent deux siècles et demi de triomphes et de tragédies, d'esclavage et de liberté, de guerre civile et de guerres mondiales, un récent sondage de l'université Quinnipiac montre que 61% des Américains estiment que leur pays n'est pas à la hauteur des idéaux énoncés dans la Déclaration d'indépendance de 1776.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Montreux Jazz: Sting revisite ses classiques, dont ceux de Police
Pour sa neuvième apparition au Montreux Jazz Festival, Sting a électrisé samedi soir l'Auditorium Stravinski avec un concert de 1h45. En compagnie du guitariste Dominic Miller et du batteur Chris Maas, le trio a généreusement revisité le répertoire de The Police.
En tournée mondiale avec son projet "STING 3.0" - en rapport aux trois musiciens sur scène comme à l'époque de The Police -, l'auteur-compositeur-interprète, musicien, producteur et acteur britannique a envoyé 20 titres en deuxième partie de soirée dans la salle mythique du 2M2C. La setlist a affiché huit grands tubes du groupe pop-rock, issu de la génération new wave et post-punk, très populaire entre 1976 et 1984.
Comme une bouteille jetée symboliquement, non pas à la mer, mais dans le lac Léman, Sting et son guitariste virtuose, collaborateur de longue date, Dominic Miller, et le dynamique batteur Chris Maas (qui a notamment joué pour le groupe Mumford & Sons et la chanteuse américaine Maggie Rogers) ont commencé par "Message in a Bottle".
Sting est arrivé sur scène en simple T-shirt noir, manches très courtes, pantalon noir serré en cuir, avec sa basse en bandoulière. Cheveux coupés à ras, fraîchement rasé, allure fringante, l'Anglais à Montreux semble en pleine forme. Pas de round sonore d'observation d'ailleurs: le "power trio" trouve immédiatement son rythme et son énergie brute.
"Roxanne" en rappel
Parmi les autres titres de The Police, on aura reconnu et apprécié le très entraînant "Every Little Thing She Does Is Magic", "Wrapped Around Your Finger", "Driven Tears", les très inspirés "Can't Stand Losing You" et "So Lonely" ou encore le très beau "Every Breath You Take". Le trio propose en rappel une magnifique version allongée de "Roxanne". Si le concert est très calibré, avec très peu de bavardage entre les chansons, l'esprit d'antan est presque retrouvé.
Les tubes de Sting ne sont pas en reste, avec notamment "If Ever Lose My Faith in You", "Englishman in New York", "Mad About You", "Desert Rose" ou encore "Fragile" qui résonnera comme la dernière chanson de la soirée, l'éternel bassiste-chanteur de Newcastle, 75 ans l'automne prochain, ayant troqué sa basse contre une guitare.
Le groupe a sinon aussi interprété des morceaux moins connus ou des nouveaux titres, comme par exemple le récent "I Wrote Your Name (Upon My Heart)". Entre performance rock et électrique, arrangements élégants, séquences plus douces et parfois en mode "songwriting", Sting a livré une copie convaincante. Le public y a largement trouvé son bonheur, reprenant la plupart des refrains en choeur.
Le pull-over abeille
C'est en 1971 que Gordon Sumner, de son vrai nom, a effectué ses débuts au sein d'un groupe local de jazz, Last Exit. Il adopte alors le pseudonyme Sting lors d'une de leurs représentations. L'anecdote raconte que ses amis musiciens l'ont surnommé ainsi à cause d'un pull-over à rayures jaunes et noires qu'il portait un soir et qui le faisait ressembler à une abeille (en anglais "sting" signifie dard).
Puis c'est l'aventure The Police dès 1977 avec un premier album sorti en 1978. Sting est au chant et à la basse, Andy Summers à la guitare électrique et Stewart Copeland à la batterie.
Après au moins cinq albums studio et six compilations, Sting entame une longue carrière solo dès 1985, avec pas moins de dix albums studio, de nombreux "Live", des reprises et des compilations. Au total, il remporte 17 Grammy Awards, six avec The Police et onze en solo. Il a aussi endossé une carrière d'acteur, apparaissant dans plus de 30 films, jouant notamment dans "Dune" de David Lynch.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Mariage de Taylor Swift et Travis Kelce: premiers détails connus
Une prestation de la chanteuse Stevie Nicks, un jardin au coeur du Madison Square Garden et des amis de lycée: plusieurs détails émergent samedi au lendemain du mariage de Taylor Swift et Travis Kelce à New York.
La chanteuse Taylor Swift et la star du football américain Travis Kelce, tous deux âgés de 36 ans, se sont mariés vendredi au Madison Square Garden, entourés d'environ 1000 invités qui ont, selon plusieurs médias américains, signé des accords de confidentialité.
La porte-parole de l'artiste, Tree Paine, avait déjà dévoilé dans un communiqué vendredi quelques détails sur la cérémonie, du nom des témoins aux choix de tenues des mariés. Mais dans l'émission "Good Morning America", les présentateurs Robin Roberts, George Stephanopoulos et Michael Strahan ont également décrit leur expérience de ce mariage hors norme.
Il "était aussi intime que possible, compte tenu du fait qu'il se tenait au Madison Square Garden", a raconté le journaliste George Stephanopoulos.
Le couple a créé "un jardin à l'intérieur du (Madison Square) Garden, ce qui était tout simplement magnifique", a-t-il déclaré. "On a du mal à imaginer qu'un lieu aussi immense et un mariage réunissant autant de stars puissent donner une impression aussi personnelle et intime", a-t-il ajouté.
Robin Roberts a elle affirmé que les mariés avaient "rédigé leurs propres voeux", ajoutant qu'ils étaient entourés "de leurs voisins et de leurs amis de lycée".
Myriade de stars
Plusieurs stars internationales étaient présentes, comme le chanteur Ed Sheeran, les acteurs Hugh Grant et Bradley Cooper ou encore Selena Gomez, amie de longue date de la mariée. Les coéquipiers de Travis Kelce aux Kansas City Chiefs étaient également à la cérémonie.
Le patron de la chaîne de cinémas AMC, Adam Aron, a lui publié puis supprimé un long message sur la cérémonie qualifiant les voeux échangés par les mariés de notamment "divertissants, personnels, charmants et émouvants", racontant la façon dont ils se sont rencontrés et les raisons pour lesquelles ils souhaitaient se marier.
Le chanteur Nelly a de son côté publié une vidéo sur Instagram décrivant le mariage comme "incroyable".
Taylor Swift est l'une des artistes féminines ayant le plus de titres classés dans le top 10 du magazine américain de référence Billboard. Travis Kelce joue dans l'équipe des Kansas City Chiefs, avec laquelle il a gagné plusieurs Super Bowls.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Avignon, un carrefour pour les scènes romandes
Le Festival d’Avignon, du 4 au 25 juillet, reste un rendez-vous central pour les directions de théâtres romands. Pour Vincent Baudriller, directeur du Théâtre de Vidy, il reste à la fois un lieu de découverte artistique et un espace de rencontres essentiel.
"Avignon est un des plus grands festivals de théâtre francophone avec une programmation très diverse et internationale", explique Vincent Baudriller, ancien codirecteur du Festival d’Avignon à Keystone-ATS.
Cette année encore, il s'y rend. Des spectacles de Vidy sont régulièrement représentés à Avignon, dont "Le Jardin des Délices" de Philippe Quesne, "Le Sommet" de Christoph Marthaler ou encore cette saison "Thésée, sa vie nouvelle" de Valérie Dréville et Guy Cassiers. Dans l’autre sens, Vidy accueille également des créations d'Avignon comme "La Distance" de Tiago Rodrigues, ou des spectacles simplement repérés pendant le festival à l'instar de "Silence" de Mathilde Monnier et Lucie Antunes ou Carolina Bianchi avec "La mariée et bonne nuit Cendrillon".
Réseau de festivals
Interrogé sur la place d’Avignon, qu'il a codirigé de de 2003 à 2023, dans l’écosystème européen, il évoque un festival influent mais qui s'inscrit dans un réseau de rendez-vous internationaux. "Le théâtre de Vidy propose une programmation internationale et donc, avec Caroline Barneaud et Eric Vautrin avec qui je compose le programme, nous nous déplaçons aussi dans de nombreux festivals, comme le Kunstenfestival des arts à Bruxelles, les Wienerfestwochen à Vienne, le Grec à Barcelone, le Spielart à Munich, et aussi le Teatro a Mil à Santiago du Chili.
Ancien acteur du festival, il porte un regard particulier sur son évolution. "Mes débuts professionnels étaient au Festival d’Avignon où j’ai travaillé pendant 20 ans jusqu’en 2013", rappelle-t-il. Le "Off" a évolué: il le décrit comme une immense vitrine de la création mais aussi un espace marqué par une forte précarité. "La question du risque d’étouffement de la manifestation peut se poser", estime-t-il, en raison de sa croissance continue.
"Comme une saison entière à Vidy !"
"En revanche la taille du festival "In" est stable depuis longtemps, avec une cinquantaine de spectacles et 300 représentations, comme une saison entière à Vidy !", fait-il remarquer.
S’il devait retenir un moment marquant vécu à Avignon, il évoque "l’expérience de la nuit et du plein air dans la Cour d’honneur". Il cite notamment "le début de "Cesena" d’Anne Teresa de Keersmaeker à 4h30 du matin dans la nuit noire", ainsi que "le lever du jour après dix heures de spectacle de la trilogie de Wajdi Mouawad".
Le Festival d’Avignon reste, selon lui, fidèle à ses valeurs depuis sa création par Jean Vilar en 1947, celles "d’un festival de création et de démocratisation culturelle".
Actuellement, le festival dirigé par l’artiste Tiago Rodrigues continue de travailler "à faire du festival un lieu de création de rayonnement international mais aussi un lieu de débats et de questionnements", conclut-il. Des dimensions sur lesquelles Vincent Baudriller avaient beaucoup travaillé avec Hortense Archambault avec qui il codirigeait le festival.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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