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Vaud

Les députés vaudois plébiscitent le budget 2021

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(Photo d'illustration ©KEYSTONE/Laurent Gillieron)

Le budget 2021 du canton de Vaud est sous toit. Le Grand Conseil l'a largement adopté mardi en écartant les ultimes amendements, notamment au sujet de l'accord canton-communes sur la facture sociale.

Ce budget, qui présente un déficit pour la première fois depuis 2006, prévoit un excédent de charges de 164,2 millions de francs. Il a été approuvé lors du vote final par 114 députés, contre 14 refus et 5 abstentions. Seul le groupe Ensemble à gauche - POP et quelques voix isolées, notamment à l'UDC se sont opposés.

Le ministre des finances Pascal Broulis s'est réjoui de ce "soutien massif" qui donnera "des vitamines au Conseil d'Etat et à l'administration cantonale". Il a rappelé que ce budget avait été construit "hors Covid": les premiers montants débloqués pour faire face à la crise ont été financés en 2020, tandis que les autres conséquences financières figurent au budget 2021 comme "risques", évalués entre 600 et 800 millions de francs.

Parmi les députés, le chef du groupe des Verts Vassilis Venizelos a salué "un budget anticyclique ambitieux et courageux" pour relancer l'économie. Son homologue socialiste Jean Tschopp s'est félicité des investissements "à la hauteur des enjeux" dans le secteur de la santé, mais aussi pour la formation avec la création de 223 postes.

La facture sociale fait encore débat

Du côté du PLR, Carole Dubois s'est notamment réjouie "d'un premier pas vers une paix institutionnelle" entre le canton et les communes, à la suite de la validation de l'accord sur la répartition de la facture sociale.

Cet accord n'est toutefois pas au goût de tous: "Nous voulions donner un coup de main immédiat à nos communes, mais nous n'avons pas réussi à faire bouger cet hémicycle", a regretté Phillippe Jobin, chef de groupe de l'UDC. Son parti a présenté un nouvel amendement mardi, qui demandait d'octroyer un montant annuel de 80 millions de francs en faveur des villes-centres, dont la capacité d'autofinancement est particulièrement affectée par la facture sociale.

La conseillère d'Etat en charge du dossier, Christelle Luisier, a critiqué un amendement "qui semble tiré d'un chapeau" et qui sape plusieurs mois de négociations entre le canton et la principale faîtière de l'Union des communes vaudoises (UCV). "Nous avons trouvé un compromis et nous devons nous y tenir. Il en va de notre crédibilité", a-t-elle relevé.

Pour mémoire, l'accord entre le canton et l'UCV, conclu l'été dernier, prévoit un rééquilibrage progressif de la facture sociale pour arriver au plus tard en 2028 à un montant annuel et pérenne de 150 millions de francs en faveur des communes.

Christelle Luisier a estimé que la proposition de l'UDC provoquerait un surcoût d'un milliard de francs pour le canton à l'horizon 2028. "Cela n'est pas digérable", a-t-elle affirmé, soulignant que la situation était déjà suffisamment incertaine en raison de la crise du coronavirus.

Après une heure et demie de discussions, l'amendement de l'UDC a été refusé par 94 élus issus surtout de la gauche - hormis la gauche radicale - et d'une majorité des PLR. Ils ont été 36 à l'accepter et 8 à s'abstenir. Un autre amendement, qui demandait que le canton reprenne l'entier de la facture sociale, avait été refusé la semaine dernière dans la même proportion.

"Chambre d'enregistrement"

Outre la question de la facture sociale, plusieurs amendements issus du groupe Ensemble à gauche - POP ont été écartés mardi, comme cela avait déjà été le cas lors du premier débat. Face à la crise sanitaire, la gauche radicale souhaitait notamment débloquer plusieurs millions de francs pour témoigner une reconnaissance matérielle au personnel du CHUV, de l'Association vaudoise d'aide et de soins à domicile, des hôpitaux régionaux et des EMS. Ces diverses propositions ont convaincu une trentaine de députés, mais elles se sont heurtées aux élus de la droite.

Le popiste Vincent Keller a déploré que les débats liés au budget n'aient "accouché de rien". Il a qualifié le Parlement de "chambre d'enregistrement" du Conseil d'Etat où "chacun se tient par la barbichette".

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Vaud

Pas de panneaux solaires sur les routes cantonales

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Le Canton de Vaud rappelle qu'il met la priorité sur la production d’énergie solaire en toiture (photo symbolique). (© Keystone/GAETAN BALLY)

Le Canton de Vaud n'envisage pas de couvrir des tronçons de routes cantonales avec des panneaux solaires. Il n'a pas non plus de projet d'autoroutes solaires à développer avec la Confédération. C'est ce qui ressort d'un rapport du Conseil d'Etat en réponse à un postulat et deux interpellations parlementaires sur l'utilisation des infrastructures routières et autoroutières pour la production d'énergie photovoltaïque,

Le gouvernement rappelle que "la priorité est mise sur la production d'énergie solaire en toiture, où le potentiel est le plus important", indique-t-il jeudi dans ses décisions hebdomadaires. "L'évaluation des surfaces de parois antibruit du réseau routier cantonal montre en revanche un potentiel faible et limité, en raison des nombreuses contraintes techniques, foncières, économiques et paysagères", écrit-il.

Le Conseil d'Etat se montre néanmoins "ouvert à étudier l'intégration de panneaux photovoltaïques sur les parois antibruit". Ce pour autant que ces projets soient techniquement réalisables et sûrs, économiquement viables au gré des demandes et propositions des sociétés d'approvisionnement en électricité ou d'autres porteurs de projets, explique-t-il.

Le gouvernement dit aussi qu'il "étudiera les opportunités dans le cadre de ses grands projets ou de ses rénovations routières, en lien avec la nouvelle loi sur l'énergie". Dans ce même rapport, il indique qu'il "n'a pas de projet en matière d'autoroutes solaires à développer avec la Confédération et qu'il n'envisage pas de couvrir des tronçons de routes cantonales avec des panneaux solaires".

"De tels projets présentent des défis et contraintes importants, en lien avec les questions de coûts, de maintenance et de sécurité. Par ailleurs, en tant que propriétaire de l'infrastructure, la priorité du Canton est de garantir la fonctionnalité de l'infrastructure, sans introduire des contraintes supplémentaires susceptibles de limiter l'exploitation ou l'entretien", se justifie le Canton.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Neuf blessés dans des règlements de comptes à Moudon et Echallens

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La police est intervenue à plusieurs reprises à Moudon et à Echallens durant cette nuit agitée (Image prétexte). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Rixes et règlements de comptes se sont succédé dans la nuit de vendredi à samedi dernier à Moudon, puis à Echallens. Au final, neuf personnes ont été blessées, dont deux par arme blanche et une percutée volontairement par un véhicule. Deux jeunes âgés de 20 et 21 ans ont été placés en détention provisoire.

Les forces de l'ordre ont vécu une nuit mouvementée entre le 24 et le 25 avril dernier. Plusieurs jeunes, dont certains mineurs, ont été impliqués dans de violentes altercations à Echallens et à Moudon, annonce jeudi la police cantonale vaudoise.

Vendredi soir, un jeune Syrien né en 2008 se trouvait à Moudon pour faire la fête. Peu après minuit, il a été heurté volontairement par un véhicule. Les occupants de la voiture sont ensuite sortis et l'ont molesté ainsi que son ami, un ressortissant suisse du même âge. Blessés, tous deux ont dû être conduits au CHUV.

Moudon, puis Echallens

A la suite de cet événement, des rixes ont éclaté près de la gare de Moudon, puis dans le centre-ville d'Echallens où deux jeunes hommes ont été roués de coups par une vingtaine de personnes. Une des victimes, souffrant de fractures au visage, a dû recevoir d'importants soins médicaux, détaille le communiqué.

Les esprits se sont à nouveau échauffés dès 04h00 à Moudon près d'une discothèque puis du côté de la gare, où deux jeunes, dont l'un âgé de 16 ans, ont reçu des coups de couteau. Plusieurs personnes, dont l'auteur des faits, ont pu être interpellées un peu plus tard.

En prison

La justice a ouvert des procédures pénales. La procureure de garde a auditionné une partie des prévenus, dont l'auteur des coups de couteau et le conducteur qui a volontairement percuté une victime. Tous deux, des ressortissants suisses âgés de 20 et 21 ans, ont été placés en détention provisoire.

Au total, 25 personnes ont été auditionnées et onze prévenus - âgés entre 16 et 24 ans et de différentes nationalités - interpellés. Tous sont domiciliés dans la région. Il ressort des investigations que ces altercations font suite à d'anciens règlements de comptes entre personnes qui se connaissent, explique la police. Les protagonistes ont eu recours, entre autres, à des battes de baseball, divers couteaux et des haches. Certaines de ces armes ont été retrouvées dans des véhicules ou sur les lieux des événements.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Projet de loi pour interdire les symboles haineux

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Le canton de Vaud, ici avec le Palais de justice de Lausanne, veut modifier la loi pénale pour interdire et punir l'utilisation de symboles haineux dans l'espace public (image symbolique). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La loi pénale vaudoise sera modifiée afin d'interdire et punir l'utilisation de symboles haineux dans l'espace public. En réponse à une motion du député vert Yannick Maury, le Conseil d'Etat propose de compléter la loi actuelle, mais aussi de lister les symboles qui seront prohibés.

Le gouvernement va ainsi nommer une commission d'experts pour élaborer cette liste de symboles haineux, notamment nazis. L'ensemble du projet sera ensuite soumis au Grand Conseil, indique jeudi le Conseil d'Etat dans ses décisions hebdomadaires.

Le droit actuel, tant fédéral que cantonal, permet déjà de punir certaines situations, où des symboles nazis, racistes, extrémistes ou faisant l'apologie de la violence seraient exhibés. Ces bases légales demeurent toutefois lacunaires.

Fin 2023 en défendant sa motion, Yannick Maury avait pris l'exemple d'un drapeau nazi au milieu d'une manifestation sur les mesures sanitaires ou d'une croix gammée taguée sur un bâtiment.

Liste finalement nécessaire

Dans sa réponse à la motion, le Conseil d'Etat relève que la notion de "haine" est centrale. "C'est l'expression, par des symboles, de la détestation d'autrui qu'il s'agit de réprimer", relève-t-il. Et d'ajouter que les symboles de haine prohibés pourront relever "de l'intolérance raciale, religieuse, politique, à caractère sexiste, ou d'une violence purement criminelle, par exemple".

Concernant la liste des symboles interdits, le Conseil d'Etat estime qu'elle est nécessaire pour pouvoir appliquer la loi efficacement et sanctionner les coupables d'une amende. Les autorités policières et judiciaires doivent pouvoir se baser sur "une liste précise des comportements prohibés, sans quoi les difficultés pratiques seront considérables", explique-t-il.

La motion Maury avait été soutenue à l'unanimité du Grand Conseil en novembre 2023. Egalement favorable, la conseillère d'Etat Christelle Luisier avait reconnu que la situation actuelle n'était "pas satisfaisante". La ministre avait toutefois déclaré, contrairement à ce qui a été finalement décidé cette semaine, qu'il n'était pas prévu de faire de liste, mais d'aborder la question "de manière générale".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Un nouveau bâtiment pour la formation des électriciens à Y-Parc

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Les électriciens de réseau construisent et entretiennent le réseau électrique (image prétexte). (© Keystone/VALENTIN FLAURAUD)

Le Centre intercantonal de la formation des électriciens de réseau (CIFER SA) a posé jeudi la première pierre de son nouveau centre de formation sur le site d'Y-Parc à Yverdon-les-Bains (VD). Le bâtiment regroupera l'ensemble des activités de formation et accueillera les apprentis de Suisse romande dans le cadre des cours interentreprises.

Les défis de la transition énergétique, la digitalisation, le renforcement du réseau électrique et les exigences de sécurité font évoluer rapidement le métier d'électricien de réseau. La demande en professionnels qualifiés n'a jamais été aussi forte, explique jeudi CIFER et Y-Parc dans un communiqué de presse commun.

L'électricien de réseau est au bénéfice d'une formation spécifique. Il assure le transport de l'énergie électrique du site de production jusqu'à l'endroit où elle sera utilisée. Il construit et entretient les réseaux qui illuminent les villes, alimentent les transports (trains, trams) et connectent les foyers via la fibre optique.

Le futur centre doit renforcer durablement la formation d'un métier essentiel à la sécurité et à la modernisation des réseaux électriques en Suisse romande. Le bâtiment sera équipé de locaux modernes, sécurisés et parfaitement adaptés aux spécificités de la profession.

Le projet est porté par 31 actionnaires issus de la branche. Le centre sera érigé à Y-Parc qui est devenu en quelques années un des pôles technologiques les plus dynamiques de Suisse romande, selon le communiqué. La cérémonie de pose de la première pierre s'est déroulée en présence du conseiller d'Etat vaudois Frédéric Borloz.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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