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Culture

Cinéma: décès de l'acteur Jean-Pierre Bacri

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L'acteur Jean-Pierre Bacri (Archives © KEYSTONE/EPA/DANIEL DEME)

Figure du théâtre et du cinéma français, Jean-Pierre Bacri est décédé lundi des suites d'un cancer, a annoncé son agente. Habitué des rôles d'anti-héros râleurs et désabusés mais profondément humains, il a été plusieurs fois récompensé comme acteur et comme scénariste.

De nombreuses personnalités politiques ont fait part de leur "tristesse" à l'annonce de son décès, saluant ses talents de scénariste et de comédien, son humour ou encore l'homme "engagé" qu'il était.

Au cours de sa carrière Jean-Pierre Bacri a reçu cinq César: quatre fois le trophée du meilleur scénario avec son ex-compagne Agnès Jaoui (pour "Smoking/No Smoking", "Un air de famille", "On connaît la chanson" et "Le Goût des autres") et une fois celui du meilleur acteur dans un second rôle pour "On connaît la chanson".

Il a été nommé six fois pour le César du meilleur acteur (pour "Kennedy et moi", "Le Goût des autres", "Les Sentiments", "Cherchez Hortense", "La Vie très privée de Monsieur Sim" et "Le Sens de la fête").

Lutte contre le sectarisme

Parfois catalogué comme l'acteur d'un seul rôle, celui de l'éternel bougon, il détestait pourtant qu'on lui colle "cette étiquette": "Je ne joue pas toujours des personnages râleurs !", s'était emporté l'acteur auprès de l'AFP en 2015.

Jean-Pierre Bacri n'aimait pas les héros et "ne croyait pas aux types éclatants de bonheur". "Traquer le vécu, la sobriété, la pudeur" et "refuser la tricherie" étaient une profession de foi.

Dans les rôles qu'il choisissait ou ceux qu'il écrivait avec Agnès Jaoui, Jean-Pierre Bacri pourfendait le sectarisme culturel, le conformisme, les chapelles, la servilité...

C'est son père qui lui avait transmis cette morale, lors de son enfance à Castiglione (Algérie), où Jean-Pierre naquit en mai 1951. Facteur, il travaillait le week-end dans le cinéma de la ville et avait fait découvrir le Septième Art à son fils.

D'abord l'écriture

En 1962, la famille émigre à Cannes, où Jean-Pierre Bacri entreprend des études de lettres. Quand il se rend à Paris et pousse la porte d'un cours d'art dramatique, c'est d'abord l'écriture qui l'intéresse.

En 1977, il écrit sa première pièce, "Tout simplement", vite suivie de trois autres. Parallèlement, Jean-Pierre Bacri décroche de petits rôles à la télévision et sur les planches.

En 1982, son personnage de proxénète dans "Le Grand Pardon" d'Alexandre Arcady le fait connaître du grand public. Deux ans plus tard, il est nommé aux César comme meilleur acteur dans un second rôle pour son personnage de flic dépassé et taciturne dans "Subway" de Luc Besson.

Duo avec Agnès Jaoui

Mais son talent n'éclate vraiment qu'au côté d'Agnès Jaoui qu'il rencontre en 1987 au théâtre dans "L'anniversaire" de Pinter. Très vite, les "Jacri" - comme les surnommait le réalisateur Alain Resnais - mettent en commun leur humour acide et leur don d'observation pour écrire à quatre mains.

Leur première pièce "Cuisine et dépendances" (1992) est un succès vite adapté au cinéma, tout comme "Un air de famille" (1996). Alain Resnais fait appel à eux pour les scenarii de "Smoking/NoSmoking" (1993) et "On connaît la chanson" (1997). Puis Agnès Jaoui passe derrière la caméra pour "Le goût des autres" (2000).

Ces dernières années, l'acteur tournait moins, se limitant à deux films par an et revendiquant son droit à la paresse. Parmi ses tout derniers films, "Place publique", d'Agnès Jaoui, en 2018.

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Culture

Une nouvelle directrice à la tête de l'Octogone à Pully

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La nouvelle directrice prendra ses fonctions le 1er septembre prochain (archives). (© L'Octogone - Théâtre de Pully)

Le Théâtre de l'Octogone à Pully (VD) change de direction. Après quinze ans à la tête de l'institution, l'écrivaine et dramaturge d'origine libanaise Yasmine Char prend sa retraite. Elle sera remplacée dès le 1er septembre par Angela Deliens, qui a eu plusieurs fonctions notamment au Paléo Festival et à Opus One.

La Municipalité de Pully a fait son choix et l'a annoncé mercredi après sa séance du jour. Mme Deliens reprendra les rênes de l'institution au côté de l'équipe actuellement en place après une transition de deux mois avec l'actuelle titulaire, indique la Ville dans un communiqué.

Née en 1978, Angela Deliens est depuis 2024 directrice de sa propre société de production et de diffusion de spectacles. Elle y assure la promotion et la production de tournées de nombreux artistes de renom. Auparavant, elle a travaillé dès 1998 comme programmatrice, agente, manageuse et productrice déléguée au sein de structures telles que Paléo Festival Nyon et Opus One.

"Au terme d'un recrutement exigeant, Mme Deliens a convaincu le Comité de sélection par la pertinence de son parcours, ses compétences ainsi que par son envie de s'engager dans ce nouveau défi. Sa volonté d'assurer une continuité dans la programmation tout en apportant un vent de nouveauté répondant aux attentes du plus large public de l'Octogone a convaincu la Municipalité", est-il noté.

Finissant actuellement un MAS en Management culturel à l'Université de Lausanne, Mme Deliens fera bénéficier cette institution de "sa vaste expérience en communication et en gestion de projets culturels". Elle pourra également s'appuyer sur "son excellent réseau pour proposer une programmation attractive et diversifiée".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La Suisse présente le design comme une démarche collective à Milan

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Un instrument compact du studio Akuto: la "Chord Machine AKT-0.1", présentée à la Milano Design Week dans l’exposition "Shared Matter". (© Handout/Akuto Studio)

La Suisse participe à la Milano Design Week 2026 avec "Shared Matter", des projets de jeunes créateurs issus d’échanges internationaux. Après trois éditions à la House of Switzerland Milano, l'expo est organisée cette année à la galerie Spaziovento.

"Shared Matter" (Matière partagée) offre un regard sur le processus de création, pas seulement sur les ½uvres finales, en mettant l’accent sur les collaborations internationales des designers. "L’exposition reflète l’engagement de Pro Helvetia à promouvoir le design suisse à l’international", souligne la fondation culturelle dans un communiqué mercredi.

Parmi les projets exposés figure l’instrument de musique "Chord Machine AKT-0.1", développé par le studio romand Akuto. Ce petit contrôleur, doté de touches et d’un écran tactile, permet d’expérimenter accords et gammes. Son développement a impliqué un luthier à Athènes et une production en Chine. En 2025, Akuto Studio a reçu le Prix suisse du design pour cet instrument.

L’exposition présente également des luminaires, des créations textiles, une alternative biodégradable aux gobelets jetables, ainsi que le design de carreaux "Fleeting Landscapes" de la designer zurichoise Noelani Rutz. Cette collection, inspirée des textures de la neige, a été réalisée en collaboration avec le fabricant japonais Tajimi Custom Tiles.

La Milano Design Week se déroule du 20 au 26 avril, et l’exposition "Shared Matter" est ouverte au public du 20 au 24 avril, en partenariat avec Présence Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Valais: clap de fin pour l'Abobo après quatre ans

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L'Abobo, né durant la pandémie de Covid-19, cesse son activité. En quatre saisons, il a proposé plus de 800 événements annuels, de Brigue à Monthey (photo d'illustration). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Né durant la pandémie de Covid-19, l’Abobo, sorte de Magic Pass culturel valaisan, cesse son activité. Depuis 2022, l’offre se voulait un complément à l’AG culturel réservé aux moins de 26 ans.

La décision a été prise d'un commun accord par les 51 lieux membres de la coopérative. Ceux-ci poursuivront l'accueil des quelque mille abonnés actuels jusqu'à échéance de leur abonnement, indique la direction de l'Abobo dans un communiqué publié mercredi.

"L’Abobo avait été imaginé dans l’urgence du contexte de la pandémie. Il poursuivait alors deux buts précis: ramener le public dans les lieux culturels et faciliter l’accès à la culture", rappelle-t-elle.

Manque de moyens financiers

Au cours de ses quatre saisons d’existence, l’abonnement culturel valaisan a proposé plus de 800 événements annuels, de Brigue à Monthey. Il s’est étoffé d’une extension cinéma et d’une version découverte, le mini Abobo (cinq événements pour 199 francs).

"Le projet, sans subventionnement privé et public suffisant, n’est actuellement pas autoporteur", précise la direction de l'Abobo. Fixé à 465 francs pour une durée de 12 mois, un montant comprenant le trajet en train jusqu'au lieu du spectacle choisi, l'Abobo ne bénéficiait plus depuis un an de fonds Covid de la Confédération (ndlr: 400'000 francs avaient été alloués sur 3 ans). A l'avenir, il n'aurait plus non plus bénéficié d'une manne de 30'000 francs du Canton du Valais.

"Si l’on tire un bilan, l’Abobo a renforcé la fréquentation des lieux culturels, jusqu’à 20 à 30%", a résumé, Lorenzo Malaguerra, le président de la coopérative, interrogé mercredi par Keystone-ATS. "L'Abobo a permis la circulation des publics et a ouvert ses horizons culturels à un tarif préférentiel. Il a aussi grandement participé au remplissage des salles et à la visibilité des lieux partenaires."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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France: la Chine demande la déprogrammation d'une pièce sur Taïwan

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Pékin dénonce une pièce de l'écrivain et metteur en scène suisse Stefan Kaegi (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le consulat de Chine à Strasbourg a demandé la déprogrammation d'une pièce de théâtre du metteur en scène suisse Stefan Kaegi consacrée à Taïwan. La la maire de la ville Jeanne Barseghian a dénoncé une intervention "extrêmement grave".

Le théâtre de la ville de Strasbourg, Le Maillon, présente de jeudi à samedi la pièce "Ceci n'est pas une ambassade (Made in Taïwan)", de Stefan Kaegi et du collectif Rimini Protokoll. L'oeuvre se veut "une ambassade théâtrale" pour l'île privée de représentation diplomatique dans la plupart des pays.

Jeanne Barseghian a indiqué à l'AFP avoir reçu une lettre du consulat de Chine "demandant la déprogrammation de la pièce au motif que ça pose un problème dans l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la France".

L'élue écologiste a précisé avoir répondu dans la journée au consulat "en rappelant la loi française", à savoir que "tout simplement, la liberté de création et artistique est protégée en France".

"Ca doit vraiment nous inquiéter", a ajouté la maire, qui a dit avoir exprimé son "soutien aux équipes du Maillon" et s'être rapprochée des services culturels de l'Etat, "parce que c'est extrêmement grave (dans un contexte) d'attaques répétées et rapprochées contre la liberté de création".

Sollicité, le consulat de Chine à Strasbourg n'a pas répondu dans l'immédiat aux questions de l'AFP. La Chine communiste, qui considère Taïwan comme une de ses provinces et n'exclut pas d'y établir sa souveraineté par la force, n'admet aucune relation diplomatique entre l'île et des pays étrangers.

Le Soleurois Stefan Kaegi, l'un des fondateurs de Rimini Protokoll, a gagné les prix les plus prestigieux dans le domaine du théâtre comme l'Anneau Hans Reinhart en 2015, précédé en 2011 par le Lion d'Argent de la Biennale de Théâtre de Venise. "Ceci n'est pas une ambassade (Made in Taiwan)" a déjà été présentée à Vienne, Berlin, Bâle ou Lausanne, mais aussi à Taipei.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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