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Culture

Décès de Guy Bedos à 85 ans

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Guy Bedos, lors de la présentation du film "Et si on vivait tous ensemble ?" au Festival du film de Locarno en 2011 (archives). (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)
Le comédien et humoriste Guy Bedos est décédé à l'âge de 85 ans, a annoncé jeudi son fils Nicolas sur les réseaux sociaux. Il est connu pour ses sketchs féroces, son engagement à gauche et ses rôles dans des films comme "Un éléphant ça trompe énormément"

"Il était beau, il était drôle, il était libre et courageux. Comme je suis fier de t'avoir eu pour père. Embrasse (Pierre) Desproges et (Jean-Loup) Dabadie, vu que vous êtes tous au Paradis", a-t-il écrit sur Instagram et Twitter. Le décès de Guy Bedos survient quelques jours après celui annoncé dimanche de son ami, le parolier Jean-Loup Dabadie, qui a notamment écrit pour lui le sketch "Bonne fête Paulette".

Pied noir né à Alger en 1934, Guy Bedos s'est fait connaître grâce à des sketchs mordants, en duo d'abord avec Sophie Daumier qu'il épouse, dont celui consacré à la "drague" qui les révèle au grand public au début des années 60. La consécration vient en 1968 avec un seul sur scène à Bobino, puis des rôles sur grand écran, très souvent devant la caméra d'Yves Robert.

Grand angoissé

Ses plus grands succès sont "Un éléphant ça trompe énormément" (1976) et "Nous irons tous au paradis" (1977). Il travaille aussi pour Marcel Carné, Claude Berri ou Patrice Chéreau. Il s'est également produit dans de nombreux spectacles comiques, dont il est l'auteur, passe au Zénith, triomphe à l'Olympia avec Muriel Robin. Ils obtiennent la Victoire 93 de l'humoriste.

Ce grand angoissé, aux cheveux devenus blancs avec les ans et aux yeux noirs espiègles, adorait aussi jouer les éditorialistes, s'en prenant aux hommes de pouvoir et défendant les sans-papiers et les sidérurgistes d'ArcelorMittal.

La verve de Guy Bedos n'a pas non plus épargné le monde politique suisse. En 2000, il s'était attiré les foudres des délégués de l'UDC, après avoir traité Christoph Blocher de "gâteux fasciste" ou de "vieux con" à la radio-télévision Suisse.

Marié 3 fois - avec Karen Blanguernon, Sophie Daumier (décédée en 2003, des suites d'une maladie génétique rare) et Joëlle Bercot -, il est père de 4 enfants, Leslie, Mélanie, Victoria et Nicolas, devenu scénariste et réalisateur à succès.

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Culture

"Nomadland" vainqueur des 78es Golden Globes

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Andra Day a été récompensée du Golden Globe de la meilleure actrice pour son rôle dans un film dramatique pour "Billie Holiday, une affaire d'Etat". (Image d'archives - ©KEYSTONE/AP/Takashi Seida

"Nomadland" est sorti vainqueur dimanche des Golden Globes, avec la récompense du meilleur film dramatique et celle de la meilleure réalisatrice. La cérémonie a aussi été marquée par le grand nombre d'artistes noirs distingués, dont le défunt Chadwick Boseman.

"Nomadland", hymne à la gloire de hippies modernes sillonnant les Etats-Unis dans leurs camionnettes, l'a emporté dans la catégorie phare du meilleur film dramatique, alors que sa réalisatrice, la Chinoise Chloé Zhao, 38 ans, est devenue la deuxième femme de l'histoire des Golden Globes à être lauréate dans cette catégorie, après Barbra Streisand en 1984.

"Je veux particulièrement remercier les nomades qui ont partagé leurs histoires avec nous", a-t-elle dit à propos des acteurs de son film, pour la plupart des amateurs vivant réellement sur les routes. En tête des nominations avec six, le film en noir et blanc de Netflix "Mank" est reparti bredouille de la soirée.

Day, Boseman et Kaluuya

Andra Day, jeune actrice noire américaine a créé la surprise en s'imposant dans la catégorie de la meilleure actrice dans un film dramatique grâce à son rôle dans "Billie Holiday, une affaire d'Etat". Elle comptait face à elle plusieurs actrices de renom dont Frances McDorman, seule vedette professionnelle à l'affiche de "Nomadland".

Plusieurs autres acteurs noirs ont également été primés par les Golden Globes, en premier lieu Chadwick Boseman pour "Le Blues de Ma Rainey", la dernière oeuvre dans laquelle il ait tourné avant de succomber à un cancer l'été dernier. La star révélée par "Black Panther" l'a emporté face à des poids lourds comme Anthony Hopkins, huit fois candidat malheureux aux Golden Globes, et Gary Oldman.

Autre "Black Panther" par procuration, le Britannique Daniel Kaluuya a reçu le prix du meilleur second rôle pour son interprétation de Fred Hampton, jeune chef du mouvement révolutionnaire noir, tué en décembre 1969 lors d'un raid de police.

Le film montre les efforts de ce leader des Black Panthers pour mobiliser les militants de Chicago contre les violences policières qui visaient la communauté noire dans les années 1960, un thème qui reste toujours d'actualité dans la foulée des grandes manifestations qui ont secoué les Etats-Unis l'an dernier.

Polémique

La soirée des Golden Globes a fait la part belle à la diversité, un paradoxe alors que l'association de la presse étrangère d'Hollywood, qui décerne les récompenses, a été vivement critiquée cette semaine, parce qu'elle ne compte aucun journaliste noir parmi ses 87 membres actifs.

Plusieurs participants à la soirée de dimanche, y compris les deux maîtresses de cérémonie, Amy Poehler et Tina Fey, les ont plus ou moins gentiment épinglés sur le sujet. "Nous reconnaissons que nous devons y travailler. Comme pour les films et la télévision, la représentation des personnes noires est cruciale", sont venus déclarer sur scène les responsables de la HFPA.

Les Golden Globes font partie des prix les plus convoités du cinéma américain et peuvent venir conforter les favoris dans la course aux Oscars ou à l'inverse doucher leurs espoirs. Contrairement aux Oscars, ils font la distinction entre les comédies et les films dramatiques.

Borat élu

Si Sacha Baron Cohen a manqué le Golden Globe du meilleur second rôle dans un film dramatique pour sa performance dans "Les Sept de Chicago", il a fait carton avec "Borat 2", sacré meilleure comédie. Le Britannique repart également avec le trophée du meilleur acteur dans une comédie.

Tourné dans des conditions difficiles, au beau milieu de la pandémie due au coronavirus, "Borat 2" voit l'humoriste reprendre le rôle de ce journaliste kazakh fictif et grossier, pour mieux mettre en lumière les travers de la société américaine.

Chez les femmes, c'est sa compatriote Rosamund Pike qui l'a emporté pour son rôle dans le film "I Care A Lot", tandis que l'Américaine Jodie Foster recevait le prix du meilleur second rôle féminin pour son interprétation dans "Désigné Coupable". "Minari" du réalisateur américain Lee Isaac Chung a reçu le prix du meilleur film en langue étrangère.

La cérémonie de remise des Golden Globes était cette année entièrement virtuelle en raison du coronavirus. Elle était pour la première fois organisée à cheval entre son traditionnel palace de Beverly Hills en Californie et un club de New York.

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Culture

Un livre célèbre 100 femmes qui ont fait Lausanne

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Elisa Serment, garde-malade diplômée, participe à la fondation de l'Union des femmes de Lausanne. (Images d'archives - ©KEYSTONE/PHOTOPRESS-ARCHIV/STR)

Un livre retrace la vie de 100 femmes qui ont marqué de leur empreinte la ville de Lausanne. L'ouvrage, très accessible, est largement illustré par la dessinatrice Hélène Becquelin. Il sort de presse lundi.

Le destin de ces femmes fait écho aux débats actuels sur la place des femmes et leur reconnaissance par la société, explique jeudi la ville dans un communiqué. L'ouvrage a été réalisé par un groupe d'expertes sous la houlette de la déléguée à l'égalité de la ville.

Ces courts récits, faciles à lire, illustrent les obstacles auxquels ces femmes se sont heurtées en raison de leur genre. Mais aussi leurs succès. L'ouvrage s'ouvre avec Elisa Serment (1865-1957), garde-malade diplômée de La Source devenue une pionnière féministe.

De Jaquette de Clause (XVe siècle) à Mère Sofia, les personnalités choisies sont toutes décédées. On n'y trouvera donc pas certaines figures plus récentes, comme Yvette Jaggi. Ces femmes sont nées à Lausanne, y ont vécu ou ont fait rayonner la ville dans le monde.

Gravir des montagnes

Parmi les militantes, Antoinette Quinche (1896-1979) s'engage en faveur du suffrage féminin, accordé en 1959 dans le canton de Vaud. Elle entre en pionnière au Collège classique cantonal: il est réservé aux garçons, jusqu'à ce que son père exige de voir le règlement interdisant à une fille de suivre les cours: il n'y en a pas. En 1923, elle et Linette Combe sont les premières Vaudoises à obtenir un doctorat en droit de l'Université de Lausanne.

Dans un autre registre, Henriette d'Angeville (1794-1871) s'attaque à un bastion masculin: l'alpinisme. Elle est la première femme à avoir gravi le Mont-Blanc et à avoir elle-même financé et organisé son expédition. Elle tiendra un journal toute sa vie, dont le dernier tome est conservé au Musée historique de Lausanne.

Tennis ou pédagogie

Lolette Payot (1911-1988) était la meilleure joueuse de tennis de l'histoire suisse avant l'arrivée de Martina Hingis. Classée deux fois au quatrième rang mondial, elle a des parents qui géraient le club de Montchoisi, où elle enseignera. Le livre revient aussi sur des parcours de scientifiques, philanthropes, artistes ou pédagogues.

Cet ouvrage de 150 pages s'inscrit dans un projet de valorisation des femmes dans la mémoire collective, car trop souvent, l'espace public a été pensé par et pour les hommes. Plusieurs de ces femmes font déjà ou feront l'objet d'une visibilisation dans la ville par la pose de plaques commémoratives ou l'attribution de noms de rues, annonce la ville.

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Le poète Philippe Jaccottet est décédé

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L'écrivain suisse Philippe Jaccottet est décédé à 95 ans. Ici, une photo de 2008. (Image d'archives - ©KEYSTONE/AYSE YAVAS)

L'écrivain Philippe Jaccottet est décédé à l'âge de 95 ans à son domicile de Grignan, dans la Drôme (F), a annoncé jeudi sa famille à Keystone-ATS. Le poète était l'un des rares écrivains suisses à avoir été publié dans la Pléiade et le seul de son vivant.

Philippe Jaccottet est né le 30 juin 1925 à Moudon (VD). Après ses études à l'Université de Lausanne, il est introduit dans les cercles littéraires parisiens en 1946 grâce à l'éditeur Henry-Louis Mermod. Dès 1953, il s'établit dans le sud de la France à Grignan. Il sera inhumé dans la plus stricte intimité.

Le poète marque les esprits quand "Airs" paraît en 1967 chez Gallimard: "Ce recueil a eu l’effet d’une révélation, c'est là que le déclic avec le public a eu lieu", expliquait l'été dernier à Keystone-ATS José-Flore Tappy, poète et proche de l'écrivain, dont elle a dirigé l’édition des Oeuvres dans la Bibliothèque de la Pléiade.

L'auteur a répondu à une attente après la guerre, quand tout était à reconstruire. Pour les écrivains et les poètes, cela n'a pas été simple de reprendre la plume. Comment peut-on continuer à écrire? Qu'est-ce que l'on peut dire? Jaccottet comme tant d’autres s'est posé ces questions.

Traduit en chinois récemment

Preuve que le propos de Jaccottet continue de résonner au loin, le Bol du pèlerin (Morandi/2001) a été traduit récemment en chinois. Tiré à plus de 8000 exemplaires, le livre est sorti pour accompagner une grande exposition justement consacrée au peintre italien Giorgio Morandi, inaugurée à Pékin en décembre dernier.

Son oeuvre, traduite dans une vingtaine de langues, l'a été entièrement en allemand aux éditions Hanser à Munich, avec une dernière parution en 2018: Gedanken unter den Wolken (Pensées sous les nuages, 1983). Elle l'est aussi abondamment en italien grâce au Tessinois Fabio Pusterla qui a signé la préface dans la Pléiade.

Poète et traducteur

Philippe Jaccottet est considéré comme l'un des plus grands poètes et traducteurs de langue française contemporains. On lui doit des traductions de textes en allemand, espagnol, russe, italien, tchèque, japonais, et même de grec ancien.

Parmi ceux qu'il a traduits, on peut citer Homère, Rainer Maria Rilke, Hölderlin, Musil, Thomas Mann, Ingeborg Bachmann; Góngora; Mandelstam et Tsvetaeva; Ungaretti et Leopardi. Il a reçu de nombreuses distinctions, dont le Grand Prix Schiller en 2010, et un nombre considérable d'essais ont été consacrés à son œuvre. Ses archives sont déposées à la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne.

"La bibliothèque a toujours fait une veille active pour acquérir ses manuscrits. Ce fonds a été complété de manière importante par une donation faite par le poète lui-même à fin 2020", a expliqué le Conseil d'Etat dans un communiqué, rendant hommage à cette "figure majeure de la scène littéraire suisse", le quatrième auteur suisse à être publié dans la Pléiade après Rousseau, Cendrars et Ramuz.

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Lausanne: le MCBA rouvre avec deux expositions

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Le MCBA accueillera deux expositions dès mardi. L'une est consacrée au peintre Maurice Denis, l'autre à deux ans de sculpture. (Image d'archives - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le MCBA va rouvrir ses portes mardi à Lausanne avec deux expositions. L'une est consacrée au peintre français Maurice Denis. L'autre offre un regard sur 200 ans de sculptures, de Rodin à Louise Bourgeois. Elles sont à voir jusqu'au 16 mai.

Le Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne (MCBA) accueillera au premier étage "Amour", la première exposition consacrée à Maurice Denis en Suisse depuis 50 ans. Elle se concentrera sur le début de la carrière "d'un peintre et théoricien incontournable de l'art moderne français au tournant du 20e siècle".

Avec ses camarades de jeunesse, Maurice Denis(1870-1943) fonde le groupe des Nabis à la fin des années 1880. Se singularisant par sa volonté de créer des images modernes, poétiques et musicales, ancrées dans la nature et dans sa foi chrétienne, il est surnommé le "Nabi aux belles icônes".

Tournant décisif

Son premier modèle est Fra Angelico, moine-peintre du quattrocento, dont il aspire à imiter la vie ascétique au service de l’art. Pour exprimer ses émotions en peinture, il s’appuie également sur une simplification décorative et une expression synthétique des formes et des couleurs, nourries entre autres des Primitifs, des estampes japonaises et, surtout, de Paul Gauguin.

Le changement de siècle marque un tournant décisif avec un voyage à Rome en 1898. Les peintures murales de la Renaissance qu’il admire au Vatican confirment Maurice Denis dans son orientation vers un "nouveau classicisme".

Le peintre dénonce la tyrannie de l’imagination et des instincts qui mène à l’abstraction, contre la peinture pure, contre Henri Matisse qui s’impose en 1905 au Salon des Fauves. Désormais, dans la voie tracée par Paul Cézanne, il poursuit la recherche d’un équilibre entre modernité et tradition.

L'exposition regroupe près de 90 oeuvres. Elle a pu être organisée grâce au soutien exceptionnel du musée d’Orsay et à des prêts en provenance d’Europe et des Etats-Unis.

Lumière sur la matière

La sculpture investira de son côté la grande salle d’exposition temporaire à éclairage zénithal, au second étage du MCBA. Dans "Matières en lumière. Sculptures de Rodin à Louise Bourgeois", des œuvres majeures de collections privées suisses, pour certaines présentées pour la première fois au public, dialoguent avec des pièces de la collection du musée.

L'exposition donne un aperçu de 200 ans de création: elle questionne l’utilisation des matériaux, les gestes mis en œuvre, les limites de la sculpture et sa redéfinition permanente.

Autour d’une pièce majeure de Richard Long de quelque neuf mètres de diamètre, Wood Fire Circle, prêt exceptionnel d’une collection particulière, se déploient huit sections thématiques. Elles présentent les enjeux d’un art singulier, d’une rencontre entre matière et lumière.

Plus de soixante œuvres dialoguent et se répondent. Ainsi, une danseuse d’Edgar Degas fait face à des ballerines de Jeff Koons. Et le couple du Baiser d’Auguste Rodin croise celui de Conjunction XII de Lynn Chadwick.

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Culture

Les Numerik Games se déploient sur 7 week-ends thématiques

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L'édition 2020 du Numerik Games Festival se déclinera ce printemps en sept week-ends thématiques, en distanciel ou en présentiel selon l'évolution de la situation sanitaire. (Image d'archives - ©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L’édition reportée de 2020 du Numerik Games Festival va se déployer en sept événements thématiques. Destinés à être découverts en ligne, ils reprennent l’essentiel de la programmation prévue pour novembre dernier. Le premier aura lieu le week-end du 5 au 7 mars.

Le programme sera dédié sur l’écrivain de science-fiction Alain Damasio très présent dans les médias français durant la crise de la Covid-19 en 2020. Les différents rendez-vous graviteront autour de l’écrivain culte: tous pourront être suivis en live streaming aux horaires annoncés, sur YouTube, Twitch et Facebook Live, annonce le Festival mercredi.

Ce nouveau format a pour objectif de permettre aux contenus culturels de l’édition 2020 de vivre malgré les circonstances sanitaires. Il est également pensé pour garantir une adéquation entre le format des événements et l’évolution rapide des normes sanitaires; en présentiel si les conditions le permettent, en distanciel tant que la situation demeure inchangée.

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