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Suisse

La politique de sécurité de la Suisse doit être adaptée

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Les menaces existantes n'ont pas disparu: un risque de conflit à la périphérie de l'Europe existe (Archives © KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Cyberattaques, changement climatique, pandémie: la Suisse doit adapter davantage sa politique de sécurité au contexte changeant et aux nouvelles menaces. Le Conseil fédéral a mis en consultation jusqu'au 18 août le nouveau rapport sur la politique de sécurité.

"La situation devient de plus en plus instable et de moins en moins sûre en Europe et dans le monde entier", a expliqué jeudi à Berne la ministre de l'armée Viola Ahmerd. Le précédent rapport de la politique de sécurité datait de 2016.

Depuis, la compétition entre les grandes puissances s'est renforcée, le développement technologique a produit de nouvelles menaces et la société s'est davantage polarisée, a estimé Pälvi Pulli, cheffe de la politique de sécurité du Département fédéral de la défense (DDPS).

Le nouveau rapport fixe neuf priorités à poursuivre pour la politique de sécurité suisse. Il s'agit notamment de renforcer la détection précoce des menaces et la protection contre les cybermenaces, de mettre davantage l'accent sur la gestion des conflits hybrides et d'enrayer le terrorisme, l'extrémisme violent ainsi que la criminalité organisée.

En cas de crise, la sécurité et la résilience de l'approvisionnement doivent être renforcées, alors que la protection en cas de catastrophes et des situations d'urgence doit être améliorée. Par ailleurs, la formation libre et non biaisée de l'opinion doit être encouragée.

Les mesures à prendre pour atteindre ces objectifs concernent différents domaines politiques qui devront travailler de manière coordonnée pour les atteindre.

Assurer l'approvisionnement

La cheffe de DDPS a classé les catastrophes naturelles et les pandémies parmi les plus grandes menaces pour la Suisse. "Le monde est bien plus interconnecté qu'il y a 20 ans, le danger est bien plus grand", a ajouté la Valaisanne à propos des pandémies.

La pandémie de coronavirus a démontré la vulnérabilité du pays face à des catastrophes ou des situations d’urgence. Le risque que de tels événements se reproduisent dans les années à venir augmente, selon les experts.

Pour faire face, la Suisse doit se préparer à des problèmes d’approvisionnement de longue durée. Elle entend accroître sa sécurité d’approvisionnement s’agissant de biens et de services critiques, de première nécessité et importants pour la sécurité. Elle compte parallèlement réduire les dépendances et les vulnérabilités dans des domaines liés à la capacité de fonctionnement et à la sécurité du pays et de sa population.

Cyberattaques

Une hausse des cyberattaques chinoises, iraniennes et russes à des fins d'espionnage est observée en Suisse. Elles représentent une menace élévée pour les autorités, l’armée, les organisations internationales et les représentations étrangères sises à Genève, ainsi que les secteurs financier et technologique.

Ainsi, le Laboratoire de Spiez est devenu une cible dans le cadre des vastes activités d’influence menées dans le contexte de la tentative d’assassinat de l’agent russe Skripal, détaille le rapport.

Le DDPS prévoit l'entrée en fonction d'un commandement cyber d'ici 2024, a précisé Mme Ahmerd. Les services de renseignement recrutent actuellement davantage de personnel pour mieux détecter les tentatives de désinformations. Mais le budget de l'armée ne va pas augmenter pour autant. Ces menaces influencent les priorités internes de l'armée.

Cible secondaire

Par ailleurs, la menace djihadiste va persister, comme l'ont montré l'année dernière les attaques à Morges (VD) et Lugano (TI). La Suisse devrait toutefois continuer à être une cible secondaire, sauf si certaines de ses décisions politiques étaient perçues comme étant hostiles aux musulmans ou à l’islam.

Pour autant, les menaces existantes n'ont pas disparu: un risque de conflit à la périphérie de l'Europe existe. La Suisse, en tant que membre de la communauté des États européens, serait aussi directement concernée par un tel conflit.

Dans un tel scénario, elle serait menacée par des cyberattaques, des actes de sabotage, la désinformation, la subversion, l’utilisation abusive de son territoire pour le soutien logistique ainsi que par l’espionnage. Les ressortissants suisses dans la zone de crise seraient également menacés.

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Lausanne

"Zone calme": les tl face aux incivilités sonores

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François Greinier, président de la commission du personnel et conducteur aux tl depuis sept ans, ici dépôt de bus des tl sur le site de Perrelet, à Renens. Il espère que le déploiement des "zone calme" à l'avant des bus vont encourager les voyageurs à adopter de bons comportements.(© LFM)

Face à la recrudescence des nuisances sonores dans les transports publics, les tl déploient des « zones calmes » à l'avant de leurs véhicules. Cette mesure, portée par la commission du personnel, vise à garantir la sécurité et la sérénité des chauffeurs comme des voyageurs.

À l'avant des bus lausannois, un nouvel autocollant bleu fait son apparition : un doigt posé sur les lèvres et un téléphone barré. Ce n'est pas qu'une simple suggestion, mais une réponse directe à un ras-le-bol croissant des collaborateurs et des usagers. François Greinier, conducteur aux tl depuis sept ans et président de la commission du personnel, est à l'origine de cette initiative. Conducteur aux tl depuis sept ans, évoque les incivilités auxquelles il a dû faire face.

François Greinier Président de la commission du personnel et conducteur aux tl

Priorité à la sécurité et à la concentration

Pour les chauffeurs, le bruit ambiant n'est pas qu'une question de confort, c'est un enjeu de sécurité routière. « Le fait d'avoir du bruit ambiant, de la nuisance auditive, va amener de l'inconfort, de la fatigue, et à partir de là, accroître tout ce qui touche à la sécurité », explique François Greinier. Les conversations en haut-parleur ou en FaceTime, particulièrement prisées par certains passagers, sont devenues une source de déconcentration majeure.

Le projet a d'abord été testé sur la ligne 9, opérée par les trolleybus à double articulation (TBD). Ces modèles servent de laboratoire pour cette zone de tranquillité qui s'étend désormais jusqu'à la deuxième porte des véhicules. Mais est-ce que ces autocollants permettront vraiment d’apaiser la situation en cas d’incivilités ? La réponse de François Grenier.

François Greinier Président de la commission du personnel et conducteur aux tl

 « On n'est pas là pour interdire»

La mesure s'intègre dans la campagne de sensibilisation plus large des tl intitulée « Et si on voyageait encore mieux ensemble ». L'objectif est de légitimer l'intervention des conducteurs face aux comportements récalcitrants. « Ces autocollants sont un soutien. On rappelle les règles, mais on n'est pas là pour interdire. On est là pour leur expliquer que ce n'est pas sécuritaire pour nous, ni pour les autres passagers », précise le président de la commission du personnel.

Les retours sont pour l'instant encourageants. Dans 90 % des cas, un simple rappel à la signalétique suffit à calmer le jeu : « Soit les gens se taisent, coupent leur téléphone en s'excusant, soit ils vont à l'arrière du bus parce que leur appel est important ».

François Greinier Président de la commission du personnel et conducteur aux tl

Un test sur une année

Le déploiement concerne actuellement l'intégralité de la flotte, soit plus de 200 bus. Les tl se donnent une année pour évaluer l'impact réel de ces zones calmes sur le climat social à bord. Si le succès se confirme, la mesure pourrait devenir une norme pérenne, répondant ainsi aux attentes des seniors et des voyageurs en quête de tranquillité, tout en protégeant la santé des conducteurs face à l'usure du métier.

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

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Genève

Préavis de grève de la fonction publique pour le 23 avril

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Les fonctionnaires genevois réunis par le Cartel intersyndical présidé par Geneviève Preti s'opposent aux coupes attendues dans les finances genevoises avant même qu'elles aient été dévoilées (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La fonction publique genevoise annonce un préavis de grève reconductible pour le 23 avril prochain contre les coupes attendues dans le budget cantonal. L'Assemblée générale du Cartel intersyndical a aussi approuvé jeudi soir l'organisation d'une manifestation dans une semaine.

Le Conseil d'Etat doit présenter fin mars un nouveau projet de budget. Un groupe d'experts avait été mandaté pour proposer des coupes de 500 millions de francs. Certains syndicats redoutent même que celles-ci puissent être plus importantes encore.

Dans la résolution validée à l'unanimité, le personnel dénonce notamment les prévisions erronées ces dernières années dans les finances publiques genevoises. Celles-ci sont utilisées comme des prétextes pour des coupes dans les prestations, ajoute-t-il. De même, les baisses d'impôts successives ont coûté deux milliards de francs par an, affirme-t-il.

Et de déplorer l'insuffisance de postes, l'augmentation des inégalités, la suppression des annuités pour cette année et l'ensemble du plan quadriennal et l'absence d'indexation entière des salaires depuis 2021. La fonction publique fera grève le 23 avril, doublée d'une manifestation. Une reconduction sera discutée alors en Assemblée générale.

Parmi les revendications, outre l'annuité dès cette année, le personnel demande l'indexation des rétributions à 2,5% pour 2026 et celle des rentes. Davantage de postes, le retrait de la suppression du double dernier salaire avant la retraite, une contribution de solidarité demandée aux hauts revenus et aux grandes entreprises sont également exigés.

La résolution souhaite encore une revalorisation salariale pour les plus précaires, dans la santé et le social, de même qu'une amélioration pour les conditions du parascolaire. Et un terme aux attaques, selon le personnel, contre l'aide sociale. Le Conseil d'Etat a récemment décidé une coupe sur cette question.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Personne ne décroche la bonne combinaison à l'Eurodreams

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Eurodreams est proposé dans huit pays européens. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Eurodreams jeudi soir. Pour gagner une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans, il fallait jouer les six numéros 2, 9, 20, 23, 35 et 36, ainsi que le numéro "dream" 4, a indiqué la Loterie romande.

Eurodreams est proposé dans huit pays européens. En Suisse, le jeu est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique. Le tirage est effectué les lundis et jeudis soir.

https://jeux.loro.ch/games/eurodreams

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse Romande

Des partis pour modifier les règles de l'élection au Conseil d'Etat

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Les règles en vigueur pour l'élection au Conseil d'Etat valaisan ont fait débat, jeudi, au sein du Grand Conseil (photo d'archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Le PLR, le PS, l'UDC du Valais romand et les Vert-e-s veulent de nouvelles règles pour l'élection au Conseil d'Etat. Ils prônent l'élaboration d'un bulletin unique. Egalement acceptée, une autre motion veut supprimer la règle des districts.

Ces deux textes ont été largement soutenus par le Grand Conseil. Plusieurs systèmes pour élire un gouvernement cantonal existent en Suisse. Dans dix cantons, les électeurs reçoivent uniquement un bulletin blanc. Dans neuf autres, le votant a le choix entre diverses listes préimprimées, qu'il peut modifier ou non et une liste blanche. Cinq cantons qui offrent une seule liste avec tous les candidats, avec la possibilité d’en cocher un maximum de 5 ou 7.

Reste deux cas particuliers, ceux d'Appenzell Rhodes-Intérieures qui a conservé une élection en mode Landsgemeinde et du Tessin où ladite élection s'effectue à la proportionnelle.

Réduire les bulletins nuls

Pour les motionnaires, le Valais doit cesser d'élire ces conseillers d'Etat via des listes partisanes et ce dès 2029. Ils prônent la mise en place d'une unique liste, le vote s'effectuant via une croix à côté du nom des candidats choisis (jusqu'à 5 au maximum). Fin 2025, le plénum a choisi de valider ce mode de scrutin pour l'élection au Conseil des Etats dès 2027.

"Le fait que deux modes différents pour un scrutin au système majoritaire coexistent dans la même loi est difficilement justifiable", estiment les partisans du changement. "Avec le système en vigueur pour l'élection au Conseil d'Etat, de nombreux votes doivent être déclarés nuls en raison de la présence de plusieurs listes dans la même enveloppe. Un changement de système permettrait de supprimer cette source de confusion."

Par ailleurs, NEO, le PS, l'UDC du Valais romand et les Vert-e-s ont déposé une motion afin de supprimer la règle des districts, qui veut qu'un seul conseiller d'Etat soit éligible par district. "La Constitution valaisanne prévoit déjà une certaine représentativité puisque sur les cinq conseillers et conseillères d'État élus, les trois régions du canton doivent être représentées", estiment-ils.

Agrandir le gouvernement, c'est non

Toujours sur le même thème et dans une troisième motion, le PS, NEO et les Vert-e-s ont milité pour un passage de cinq à sept membres du gouvernement cantonal. Il "permettrait une meilleure répartition de la charge de travail, ainsi qu'une meilleure représentation des régions, des genres et des forces politiques", ont-ils synthétisé.

"Aujourd'hui, la taille des départements est inégale. Les conseillers d'État sont toujours plus sollicités pour défendre les intérêts du Valais, aux niveaux intercantonal et fédéral, alors que les exigences internes au canton ne cessent de croître", résument-ils.

Le Parlement a finalement choisi de ne pas soutenir cette motion par 51 voix contre 67 et 2 abstentions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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