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Suisse

Le don d'organes doit être facilité

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Le consentement présumé permettrait d'augmenter le nombre de dons d'organes en Suisse qui reste actuellement faible en comparaison européenne. (Image d'illustration ©KEYSTONE/Leandre Duggan)

Le don d'organes devrait être facilité en Suisse. Le Conseil national a approuvé mercredi de justesse, par 88 voix contre 87, une initiative en ce sens. Il a aussi validé, par 150 voix contre 34, un contre-projet du Conseil fédéral.

La question sensible du don d'organes a largement fait débat. La notion de consentement a divisé les députés au-delà de leur couleur politique.

L'initiative populaire "Pour sauver des vies en favorisant le don d'organes" veut que toute personne majeure soit considérée comme un donneur potentiel, sauf si elle s'y est opposée de son vivant. Actuellement, c'est le contraire qui prévaut: le don d'organes est envisagé si la personne décédée y a consenti avant sa mort.

Le contre-projet indirect du Conseil fédéral envisage ce consentement présumé dans un sens plus large en prévoyant l'implication des proches dans la décision. En l'absence de document attestant de la volonté de la personne décédée, ils pourront s'opposer au prélèvement si cela respecte la volonté présumée du défunt, a expliqué Philippe Nantermod (PLR/VS) au nom de la commission.

Ces deux projets découlent d'un constat: la Suisse connaît une pénurie de dons d'organes. Une cinquantaine de personnes, des enfants pour la plupart, meurent chaque année faute d'organes à disposition, a donné en exemple le Valaisan.

Et la situation ne devrait pas s'améliorer. Swisstransplant prévoit une augmentation de 50% du taux de mortalité.

Soulager les proches

Si l'ensemble des députés veut favoriser le don d'organes, les avis ont divergé sur la procédure. Pour la gauche, le PLR et les Vert'libéraux, le consentement présumé du donneur est essentiel.

Ce système permettrait de soulager les proches de la lourde responsabilité de décider, a déclaré Pierre-Yves Maillard (PS/VD). Alors qu'environ 80% de la population se disent en faveur du don d'organes, très peu s'inscrivent comme donneurs. Et les proches renoncent majoritairement à valider un tel acte parce qu'ils ne savent pas ce qu'aurait voulu le défunt.

Le consentement présumé permettra d'augmenter le nombre de dons, qui reste faible par rapport à l'Europe où cette procédure est déjà largement appliquée, a précisé Christophe Clivaz (Verts/VS).

La marge de manoeuvre de la population reste large, a abondé Isabelle Moret (PLR/VD). Les personnes peuvent toujours, de leur vivant, choisir de refuser ou de ne pas se décider sur le don d'organes. Elles peuvent aussi confier cette décision à un individu tiers.

Pas de déclaration

Une partie de l'UDC et du Centre s'est elle opposée au concept de consentement présumé, jugé non éthique. Il restreint trop l'autodétermination des personnes concernées. "L'absence d'objection ne peut pas être assimilée à un consentement", a martelé Céline Amaudruz (UDC/GE). De plus, il n'est pas clairement prouvé qu'un tel système permet une augmentation du don d'organes, a abondé Marianne Streiff (Centre/BE). En vain.

Le National a refusé l'alternative de l'UDC privilégiant le consentement direct au moyen d'un système de déclaration. La population serait, dans ce cas, régulièrement appelée à s'exprimer sur le don d'organes. Une telle mesure serait trop coûteuse et pourrait devenir lassante pour les Suisses, a indiqué Philippe Nantermod (PLR/VS).

Garde-fous

Le contre-projet contient plusieurs garde-fous qui permettent d'éviter toute dérive, a de son côté avancé le ministre de la santé Alain Berset. L'implication des proches et la possibilité d'exprimer son refus dans un registre comptent parmi les mesures prévues en ce sens.

Il n'est également pas envisagable de prélever les organes si les proches d'un défunt n'ont pas pu être joints au préalable. Les libéraux et une partie de la gauche souhaitaient rendre cet acte possible dans un souci de cohérence avec la notion de consentement présumé.

Au contraire, cela amènerait de la confusion pour les rares cas concernés, a expliqué M. Berset. Les députés ont rejeté ce point par 92 voix contre 87.

Pas question non plus d'indiquer sa position vis-à-vis du don d'organes sur des documents d'identité, ni de sensibiliser sur ce thème lors des contacts administratifs avec les autorités. La Chambre du peuple n'a pas suivi le PLR sur ces points.

Le dossier passe au Conseil des Etats.

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Suisse

Swatch et Audemars Piguet: des centaines de personnes font la queue

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Une foule importante attendait l'ouverture de la boutique Swatch à Zurich samedi matin. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Des centaines de personnes se sont massées dès vendredi devant les boutiques Swatch en Suisse dans l'espoir de pouvoir acquérir samedi matin l'une des nouvelles montres "Royal Pop". Une collection née d'une collaboration entre Swatch et Audemars Piguet.

Plus d'un millier de personnes se sont ainsi rassemblées à Genève, a constaté un photographe de Keystone-ATS sur place. Elles se répartissaient dans les rues avoisinantes. La police était présente pour gérer la situation à l'extérieur du magasin.

A Bienne (BE), plusieurs centaines de personnes ont également convergé vers le "drive-thru" situé près du siège de Swatch. Les premières sont arrivées 24 heures à l'avance, dès 10h00 vendredi. "Au début, nous étions une vingtaine. La plupart sont arrivées dans les six ou dix dernières heures", a raconté un des premiers arrivés.

"C'était long, c'était dur, il faisait froid. Mais ça vaut le coup une fois dans une vie", a de son côté expliqué une jeune femme. Arrivée vendredi à 22h00, elle s'est dite soulagée de rentrer chez elle.

De Zurich à Tokyo

A Zurich également, environ 400 personnes ont fait la queue devant le magasin Swatch en début de matinée, a indiqué un responsable de la boutique. Face à l'afflux de clients, celle-ci a ouvert ses portes plus tôt que prévu.

Le même enthousiasme s'est manifesté ailleurs dans le monde. Ainsi à Tokyo, quelque 200 passionnés ont fait la queue, certains depuis jeudi, pour obtenir l'une de ces montres, selon un photographe de l'agence EPA.

La collection réunit deux "icônes", la Royal Oak d'Audemars Piguet et la Pop de Swatch, célèbre pour ses couleurs et son design modulable dans les années 80, écrit l'horloger biennois sur son site. Elle se compose de huit montres de poche aux couleurs vives.

Elle a été mise en vente samedi dans une sélection de boutiques avec, comme lors des précédentes collaborations, une limite d’achat d’une montre par personne, par boutique et par jour. Le prix est fixé entre 350 et 375 francs selon le modèle, mais les montres s'affichent déjà pour plus de 4000 francs sur des sites de revente en ligne, selon la presse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

Une Chinoise nonagénaire a cinq semaines pour quitter la Suisse

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Bien que sa fille prenne soin d'elle, une nonagénaire chinoise doit quitter la Suisse (photo symbolique). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Une ressortissante chinoise âgée de 93 ans devra quitter la Suisse d'ici mi-juin. Un tribunal bernois lui a refusé l'octroi d'un permis de séjour bien qu'elle soit étroitement prise en charge par sa fille, qui possède, elle, le passeport suisse.

Le Tribunal administratif du canton de Berne a jugé que la dépendance juridique vis-à-vis de la fille n'est pas suffisamment prouvée. La nonagénaire est arrivée en Suisse en 2021 avec un visa. Sa fille, qui avait rejoint ses parents en Chine trois ans plus tôt pour s'occuper de son père, malade, l'a emmenée à son domicile bernois après le décès du papa.

Un visa étant à durée limitée, la veuve a demandé un permis de séjour. Mais les autorités cantonales ont rejeté sa requête et ont ordonné son renvoi. La mère et la fille ont alors contesté cette décision jusqu’à la plus haute instance cantonale.

Elles ont fait valoir que la mère, très âgée, souffrait de démence et d’autres troubles liés à l’âge. Sur le plan émotionnel et psychologique, elle dépend entièrement de sa fille.

Dans son jugement, le tribunal administratif précise cependant que pour obtenir un droit de séjour pour raisons familiales, il doit exister une dépendance "indispensable". Or celle-ci n’était pas prouvée en l’espèce, selon les juges.

Recours possible au TF

Et le tribunal d'ajouter que des diagnostics tels qu’une démence légère ne justifient pas automatiquement un droit de séjour. La prise en charge de la femme serait également possible dans sa ville natale de Nanjing. De plus, les liens étroits avec la Suisse, nécessaires à l’octroi d’un permis de séjour pour retraités, font défaut.

Le tribunal a également rejeté l'argument du cas de rigueur: l'affirmation selon laquelle un retour en Chine entraînerait la mort prématurée de la femme est sans fondement, selon les juges bernois.

La nonagénaire a désormais jusqu'au 17 juin 2026 pour quitter la Suisse. Le jugement peut encore faire l'objet d'un recours devant le Tribunal fédéral.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

La Fête de la nature invite à garder nos yeux grands ouverts

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La 15e édition de la Fête de la nature - du 20 au 25 mai - a choisi son thème. Ce sera "Un oeil sur la nature", avec plus de 300 activités gratuites (archives). (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

La Fête de la nature revient la semaine prochaine - du 20 au 25 mai - pour une 15e édition partout en Suisse romande. Autour du thème "Un oeil sur la nature", la manifestation propose plus de 300 activités gratuites.

"Après un thème sur l'écoute de la nature en 2025, nous avons décidé pour cette édition de mobiliser la vue pour mettre en valeur les beautés de la nature. Un oeil sur la nature: ce thème permet une grande diversité d'activités, puisque la nature peut se regarder sous différentes facettes", expliquent les organisateurs.

"Un oeil sur la nature, c'est à la fois une invitation à prendre le temps d'observer ce qui nous entoure et parfois de découvrir des détails invisibles au premier regard. Et c'est également veiller à sa protection, être attentif aux équilibres fragiles et questionner nos pratiques et nos impacts", soulignent-ils.

Plus de 200 partenaires

Parmi les expériences proposées: sorties à l'aube à l'écoute des oiseaux, apprendre à reconnaître les plantes comestibles, explorer la vie des rivières ou des tourbières, observer la nature loupe à la main, apprendre à dessiner la forêt, installer un tunnel à traces ou encore réaliser un mandala de fleurs médicinales et comestibles.

Plus de 200 partenaires oeuvrent avec l'Association de la Fête de la nature durant six jours: parcs naturels régionaux, associations d'envergure nationale ou locale, musées, jardins botaniques, communes, services cantonaux ou encore cercles de sciences naturelles. Des particuliers partagent également leurs connaissances.

Les inscriptions (gratuites) se font sur le site de la manifestation (www.fetedelanature.ch/programme). L'an dernier, ce sont plus de 12'000 personnes qui avaient participé à l'événement.

www.fetedelanature.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La Cité Bleue dévoile 35 spectacles pour sa saison 2026-2027

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Le directeur général de La Cité Bleue Leonardo Garcia-Alarcon pilotera plusieurs des spectacles prévus dans le cadre du festival à Genève (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La Cité Bleue à Genève a prévu 35 spectacles pour sa saison 2026-2027 dès le 5 septembre prochain, allant de la musique baroque au théâtre musical en passant par de la danse. Deux concerts, un atelier et un film pour les tout petits sont également au menu.

Cette saison est annoncée sous le signe de l'"abrazo", une étreinte pour faire dialoguer les contraires. Parmi les animations, la grande fresque "Roma" du directeur du festival Leonardo Garcia-Alarcon fera passer de l'ombre de la Chappelle Sixtine à la lumière du baroque italien.

"Musiques interdites" proposera un cabaret allemand de l'entre-deux-guerres pour mettre à l'honneur la liberté artistique face à l'oppression. Deux composantes importantes du festival reviennent avec "Seasons", qui allie musique, théâtre et cinéma, et le tango de "Maria de Buenos Aires" .

Outre le directeur argentin, de nombreux artistes égayeront cette édition. De la soprano Sabine Devieilhe au jeune violoniste Pablo Agudo Lopez.

L'Ensemble Cappella Mediterranea contribuera largement. Et l'Orchestre de chambre de Genève (OCG) sera associé à plusieurs reprises à la programmation du festival.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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