Culture
Pro Helvetia : dix jeunes designers suisses sélectionnés pour Milan
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Pro Helvetia envoie dix jeunes designers suisses à la Milan Design Week, qui se tient du 5 au 10 septembre après une année sans. La plupart des sélectionnés cette année ont suivi tout ou partie de leur formation à l'Ecole d'art de Lausanne (ECAL).
Les dix projets choisis sont "une proposition innovante" pour le quotidien, dit Sylvain Gardel, responsable de la division design et médias interactifs à la Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia à Keystone-ATS. Il n'y a pas de limite d'âge pour participer à la sélection. Seule condition: que les designers aient lancé leur studio depuis moins de sept ans.
Benjamin Bichsel, qui a étudié à l'ECAL, propose des vêtements pour le personnel médical, jetables et biodégradables. Pour rester dans le secteur de la santé, Fabien Roy, aussi un ancien étudiant de l'ECAL, propose un incubateur pour nouveaux-nés.
Objets qui ont un impact
"Il a la particularité d'avoir été développé pour répondre aux difficultés que rencontrent les pays subsahariens", explique Sylvain Gardel. "C'est un petit incubateur portatif, qui peut résister à des hautes températures, à une forte humidité, à la poussière ainsi qu'aux interruptions de courant, fréquentes dans ces régions."
"Nous avons encore un autre projet au service des personnes", d'une designer aussi passée par l'ECAL. Sarah Hossli a conçu une chaise pour venir en aide aux personnes âgées vivant dans des homes. Elle s'est interrogée sur leur difficulté d'être autonomes: et réussir à se lever de sa chaise sans aide en fait partie.
"Comme Fondation suisse pour la culture, Pro Helvetia essaie de répondre à la question de savoir quel est le design suisse aujourd'hui et ce qu'il peut apporter au public. Le design doit aider à améliorer nos vies et résoudre de vrais problèmes", souligne Sylvain Gardel.
Les trois propositions, évoquées plus haut, ont été conçues lors des travaux de fin d'étude à l'Ecole d'art de Lausanne. "Nous sommes très heureux que nos diplômés aient été repérés par les instances fédérales, ce qui les place parmi les meilleurs ambassadeurs du design suisse", a dit le directeur de l'ECAL, Alexis Georgacopoulos, à Keystone-ATS.
Comment Sylvain Gardel explique-t-il cette forte représentation de designers provenant de l'ECAL dans la sélection cette année ? "Beaucoup de jeunes designers sortent de cette école avec une forte signature", avance-t-il. De son côté, l'école lausannoise est présente au salon de Milan depuis près de 20 ans tandis que Pro Helvetia n'y va que pour la trosième fois.
Reste que le choix est aléatoire, souligne le responsable à Pro Helvetia, d'origine vaudoise et argovienne. Le niveau des formations de design dans les Hautes Ecoles suisses est excellent dans toutes les régions, que ce soit à Bâle, Zurich, Lucerne ou Genève, relève-t-il. Bienne forme également des designers, mais n'est pas considérée comme une offre universitaire.
Un moment unique
A Milan, la Design Week se tient dans le Parc des expositions Fiera Milano, à la périphérie de la capitale lombarde. Annulée l'an dernier, elle a été reportée ce printemps au début du mois de septembre.
Autour de ce rendez-vous mondial gravitent une multitude d'événements, comme l'exposition Design Switzerland de Pro Helvetia, qui aura lieu dans la plateforme Alcova. Celle-ci investit cette année trois bâtiments historiques d'un ancien hôpital militaire, au centre d'un parc luxuriant. La scénographie du site sera réalisée par le studio iiode de Lausanne.
"C'est un moment unique où se concentre dans cette ville l'industrie, la presse, les designers, les créateurs et ce qui nous intéresse aussi: des futurs candidats élèves pour l'école", relève Alexis Georgacopoulos.
Impact de la presse internationale
A Milan, Pro Helvetia essaie d'attirer l'attention de la presse spécialisée internationale - Wallpaper, Form, Dezeen, Disegno, Dwell, Metropolis, Designboom - sur les propositions helvétiques qu'elle présente. Avec un article dans ce genre de publication, le designer obtient une grande visibilité dans le milieu.
Mais le soutien de Pro Helvetia comme celui des écoles (ECAL, HEAD, etc.), qui sont aussi présentes à Milan avec leurs propres expositions, est beaucoup plus large et vise surtout à mettre en relation les jeunes designers et les industriels.
ECAL et HEAD
Indépendamment de la sélection Pro Helvetia donc, des étudiants de l'ECAL proposent à Milan une série de projets et d'installations. L'une d'entre elles joue sur notre relation aux smartphones et la manière dont ils influencent notre comportement quotidien.
Les étudiants de la Haute école d'art et de design (HEAD) de Genève s'installent aussi à Alcova: ils en profitent pour réinventer le Korova Milk Bar, le bar iconique du film Orange mécanique de Stanley Kubrick sorti en 1971.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Un nouveau directeur pour la Fondation Martin Bodmer à Cologny (GE)
La Fondation Martin Bodmer à Cologny (GE) aura un nouveau directeur dès le 1er octobre prochain. Marc Adam Kolakowski prendra la succession de Jacques Berchtold, qui part à la retraite après douze ans à la tête de l'institution consacrée à l'écrit.
Marc Adam Kolakowski est un spécialiste internationalement reconnu du patrimoine écrit, en particulier des manuscrits anciens et modernes, indique jeudi la Fondation dans un communiqué. Ce Genevois a contribué à de nombreux projets sur des fonds de la collection.
Il a également été commissaire d’exposition à la Fondation Jan Michalski et expert mandaté auprès de la Bibliothèque nationale du Luxembourg pour enquêter sur les spoliations de biens culturels au cours de la Seconde Guerre mondiale. Sa nomination garantit une continuité de projet et le lancement d'initiatives majeures, selon la Fondation.
Le nouveau directeur prendra ses fonctions juste après la réouverture le 18 septembre prochain de la Fondation. L'institution a été fermée pendant trois ans pour des travaux de rénovation d'envergure.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
A Lausanne, un chef s'inspire de tableaux pour ses créations
Le chef étoilé Christophe Schmitt a relevé jeudi un défi original: s'inspirer de trois tableaux du Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA) pour imaginer des créations culinaires. L'événement s'inscrit dans le cadre des 30 ans du Passeport Musées suisses.
Le chef et enseignant du Berceau des Sens, à l'Ecole Hôtelière de Lausanne (EHL), a revisité trois oeuvres majeures du patrimoine suisse signées Eugène Burnand, François Bocion et Albert Anker.
"Devant certaines ½uvres, j'ai immédiatement imaginé des goûts, des textures ou des souvenirs. L'idée n'était pas de reproduire les tableaux, mais de prolonger l'expérience artistique à travers le goût", explique Christophe Schmitt, cité dans un communiqué.
Taureau, poisson et fraises
Premier plat de ce périple gourmand: le majestueux et monumental "Taureau dans les Alpes" (1884), d'Eugène Burnand. Pour l'évoquer, le chef a puisé dans les arômes des alpages, des herbes de montagne et du terroir suisse.
Pour "Filets et pêcheurs" (vers 1877) de François Bocion, il a exploré l'univers du Léman, ses poissons, ses embruns et la douceur d'un après-midi d'été au bord de l'eau. Enfin, "La Mariette aux fraises" (1884) d'Albert Anker a inspiré une composition autour de la fraise et de la fraîcheur du jardin.
Interprétations originales
Pour le musée, ces créations rappellent que les oeuvres vivent à travers les interprétations qu'elles suscitent. "L'art peut inspirer bien au-delà de son cadre habituel et ouvrir de nouvelles portes d'accès à la culture", souligne Juri Steiner, directeur du MCBA.
L'expérience s'inscrit dans les activités qui accompagnent partout en Suisse le 30e anniversaire du Passeport Musées suisses. Ce dernier donne l'accès libre à plus de 500 musées, châteaux et lieux d'exposition.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Plus que jamais, Montreux se veut une ville de musique
Montreux veut renforcer son positionnement comme ville de musique. Le Conseil communal a adopté un crédit-cadre de 880'000 francs, qui doit permettre le lancement de plusieurs actions comme la création d'une exposition permanente dédiée à Freddie Mercury ou un "Walk of Music" au centre-ville.
Hôte notamment du Montreux Jazz Festival (MJF), la ville de la Riviera dispose déjà "d'une culture musicale forte, reconnue à l'échelle nationale et internationale". Cette identité a notamment été reconnue par l'entrée, en 2023, au sein du Réseau des villes créatives de l'UNESCO, dans la catégorie "musique", rappelle jeudi le Municipalité dans un communiqué.
Le programme "Montreux Music Experience" regroupe désormais un ensemble de mesures complémentaires, dont la réalisation est prévue sur une période de trois à cinq ans. Parmi la dizaine d'actions prévues, une exposition permanente d'objets personnels de Freddie Mercury devrait voir le jour au Casino Barrière. Le chanteur de Queen, qui a longtemps fréquenté la région, attire déjà les touristes avec sa célèbre statue sur les quais.
Parcours à ciel ouvert
Au centre-ville, un "Walk of Music" - littéralement un parcours d'expérience musicale à ciel ouvert - doit voir le jour. Des fresques artistiques seront créées sur différentes façades, auxquelles s'ajouteront une nouvelle signalétique piétonne et un réaménagement thématisé des liaisons piétonnes entre l'avenue des Alpes et la Grand-Rue.
Au centre des congrès du 2M2C, une expérience immersive intitulée "Standing Wave" devrait être réalisée en deux phases, dont la première en 2027. Entre 2028 et 2029, il est aussi prévu que le Musée de Montreux soit transformé avec une scénographie "repensée autour de l'histoire de la musique et de son impact sur le développement touristique", poursuit le communiqué.
La Ville souhaite aussi lancer une identité visuelle dédiée, avec notamment la création d'un logo "Ville de musique", et une plateforme digitale recensant tous les projets musicaux développés sur le territoire communal. Enfin, le Pavillon qui abritait l'Office du tourisme sur les quais sera rénové et transformé en "point d'inspiration", promet encore la Municipalité.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Fondation Opale: exposition consacrée à Emily Kam Kngwarray
La nouvelle exposition de la Fondation Opale basée à Lens (VS) est consacrée à l'artiste Anmatyerre Emily Kam Kngwarray, à l'occasion des 30 ans de sa disparition. L'artiste australienne a été l'une des figures les plus marquantes de l'art contemporain du XXe siècle.
Organisée en étroite collaboration avec la Tate Modern et la National Gallery of Australia, cette exposition monographique, visible du 14 juin au 8 novembre, réunit plus de 80 ½uvres et constitue la plus importante rétrospective consacrée à cette artiste en Europe, précise la Fondation Opale dans un communiqué.
Originaire de la région de Sandover, situé dans le Territoire du Nord, Emily Kam Kngwarray (1914-1996) découvre d’abord la technique du batik à la fin des années 1970, au sein de la communauté d’Utopia, avant de se tourner vers la peinture acrylique sur toile.
Un lien profond et intime
Ses premières ½uvres se caractérisent par des vibrations chromatiques dans une gamme de couleurs réduite. Durant les dernières années de sa vie, elle opère un tournant stylistique radical vers de puissantes compositions de lignes et une palette élargie.
Au c½ur de son travail se trouve Alhalker, son pays ancestral: une entité vivante, indissociable de ceux qui l’habitent, à laquelle elle est liée de manière profonde et intime.
Trois mille oeuvres en huit ans
L'artiste dépeint également les éléments constitutifs de son territoire et de sa culture, notamment les chants et cérémonies des femmes (awely), l’igname ou l’igname-crayon (anwerlarr, arlatyey) et ses graines (kam), ainsi que l’émeu (ankerr). Entre 1988 et 1996, au cours d’une période de création aussi brève (huit ans) qu’exceptionnellement prolifique, Emily Kam Kngwarray réalise plus de 3000 ½uvres. En quelques années, elle développe un langage pictural particulièrement riche et s’impose comme l’une des figures artistiques du XXe siècle. "Bien au-delà du seul champ de l’art aborigène, son ½uvre s’inscrit pleinement dans l’histoire de l’art moderne et contemporain", estime la Fondation.
En parallèle à l'exposition proprement dite, la Fondation Opale consacre un accrochage à la création artistique de la communauté d’Utopia et de ses territoires associés. Les ½uvres présentées célèbrent cette région à travers des vues topographiques, des scènes cérémonielles et des récits liés au rêve portés par les artistes Anmatyerres et Alyawarr.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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