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Suisse

Dix jours de congé pour les pères dès 2021

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Le comité de l'initiative "Pour un congé paternité raisonnable - en faveur de toute la famille" a annoncé qu'il préfère s'engager dans un projet plus large, comme un congé parental, plutôt que dans cette initiative, qui pourrait être perdue. (©KEYSTONE/APA/APA/HANS KLAUS TECHT)

Les pères bénéficieront de dix jours de congé paternité dès 2021. L’association « Le congé paternité maintenant! » retire son initiative populaire qui demandait 20 jours de congé. Les initiants acceptent le contre-projet approuvé au Parlement prévoyant dix jours.

La décision a été prise à la majorité simple en faveur du retrait de l’initiative « Pour un congé paternité raisonnable – en faveur de toute la famille », à la condition qu’il n’y ait pas de référendum contre le contre-projet, a indiqué l’association. Celle-ci regroupe les organisations faîtières Travail.Suisse, männer.ch, Alliance F et Pro Familia Suisse.

Mercredi lors d’un point presse à Berne, les initiants ont déclaré qu’ils préfèrent ainsi éviter de perdre en votation. « Si l’initiative ne devait pas passer, ce serait un coup d’arrêt à la politique familiale et à un éventuel congé parental », a déclaré Philippe Gnägi, directeur de Pro Familia Suisse.

« Un grand pas pour la Suisse »

Par ailleurs, l’association se félicite d’avoir bousculé les avis parlementaires. « Il y a deux ans, le congé paternité n’obtenait aucune majorité au Parlement, selon Philippe Gnägi. C’est grâce au comité d’initiative que les choses ont changé. »

« Le fait d’avoir un congé paternité est un grand pas pour la Suisse, a réagi Markus Theunert, secrétaire-général de männer.ch. Ces dix jours permettront déjà de soulager les mères et les grands-parents. » Tous parlent d’une première avancée importante en faveur d’un modèle familial moderne mais ils ne comptent pas s’arrêter là.

Prochaine étape: le congé parental

« Nous souhaitons un congé parental efficace, qui permette une égalité dans les tâches parentales », détaille Maya Graf, co-présidente d’Alliance F. « Pro Familia Suisse a l’idée d’un congé parental qui permette aux femmes de garder une activité professionnelle », complète Philippe Gnägi.

Les différents membres de l’association « Le congé paternité maintenant! » vont discuter ces prochains mois d’une position commune. « Pour l’instant, chacune des quatre organisations a un avis différent quant à la durée du congé parental », détaille Adrian Wüthrich, président de Travail.Suisse.

A la suite du retrait conditionnel de l’initiative et s’il n’y a pas de référendum, la loi pour un congé paternité de dix jours doit entrer en vigueur au plus tard le 1er janvier 2021. « Nous aimerions qu’elle entre en vigueur déjà le 1er juillet 2020, s’il n’y a pas de référendum », relève Adrian Wüthrich.

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Elections fédérales 2019

Trois candidats vaudois encore en lice pour les Etats

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Sans surprise, le duo rose vert Ada Marra-Adèle Thorens affrontera le PLR Olivier Français au 2e tour (archives). (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Ce n’est pas une surprise : trois candidats vaudois sont en lice pour le 2ème tour de l’élection au Conseil des Etats.

Trois candidats vaudois restent en lice pour le deuxième tour de l’élection au Conseil des Etats du 10 novembre. Sans surprise, le PLR Olivier Français affrontera seul le duo vert-rose Adèle Thorens-Ada Marra.

Trois listes ont été valablement déposées pour un total de trois candidats, a annoncé le bureau électoral cantonal mardi, à l’issue du délai pour le dépôt des listes.

Six prétendants à Genève

A Genève, six candidats briguent le Conseil des Etats lors du deuxième tour de l’élection. La gauche fait bloc derrière le duo vert-rose Lisa Mazzone et Carlo Sommaruga. La droite, elle, se divise en deux camps avec le tandem PLR Hugues Hiltpold et la PDC Béatrice Hirsch. L’UDC, soutenu par le MCG, relance Céline Amaudruz.

Et puis le sixième en lice : le candidat hors-parti, le « Prophète » Paul Aymon qui maintient sa candidature.

 

(RB/KEYSTONE-ATS)

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Elections fédérales 2019

L’UDC soutient le PLR Olivier Français

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Lundi soir, l'UDC vaudoise a accepté de soutenir Olivier Français pour le 2e tour aux Etats afin de faire barrage à la gauche (archives). (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Non sans grincer des dents, l’UDC vaudoise soutient le PLR Olivier Français pour le 2e tour aux Etats. Objectif: faire barrage à la gauche.

Réunie en congrès lundi soir à Combremont-le-Grand, l’UDC a décidé de ne pas se présenter au 2e tour du 10 novembre. Mais le parti a surtout choisi de soutenir la candidature du PLR Olivier Français. Le conseiller aux Etats sortant s’est placé en troisième position (29,23%) à l’issue du premier tour, derrière le ticket de gauche composé de la Verte Adèle Thorens Goumaz (39,90%) et de la socialiste Ada Marra (39,66%).

Si le vote des démocrates du centre est net (63 « oui », 32 « non »et 4 abstentions), il ne reflète pas les longs échanges et piques qui ont animé la soirée. Particulièrement lorsque Olivier Français et le président du PLR vaudois Marc-Olivier Buffat étaient sur place pour défendre « une droite unie ».

Marchepied régulier

« L’UDC en a marre d’être votre marchepied régulier qui a permis à bon nombre de vos candidats de gagner des élections », a ainsi lâché le président de l’UDC vaudoise Jacques Nicolet qui quittera son poste pour la fin de l’année. Et d’ajouter aux délégués: « Je ne vais pas vous appeler à soutenir le PLR, mais à faire barrière à ces gauchistes arrogants! ». Tonnerre d’applaudissements.

Olivier Français a encaissé. « On est au même point qu’il y a quatre ans » (ndlr: où il s’était placé en troisième position derrière le ticket rose-vert Géraldine Savary et Luc Recordon et avait finalement pris le siège de l’écologiste). « Peut-on réaliser ce que d’aucuns appelaient l’impossible? Oui, bien sûr », a-t-il lancé.

L’UDC est par ailleurs revenu sur ses résultats aux élections fédérales tombés la veille. « Résultats très décevants », a reconnu Kevin Crausaz, secrétaire général. Au National, la formation a perdu un de ses sièges passant de quatre à trois élus.

Parmi les explications avancées: la vague verte, les médias, l’absence de locomotive comme Guy Parmelin, mais pas uniquement. « Nous n’avons pas réussi à mobiliser suffisamment notre électorat traditionnel », a reconnu Kevin Crausaz. Le parti ne se dit toutefois pas abattu et « va prendre les mesures qui s’imposent pour revenir plus fort ».

Vert’libéraux

Les Vert’libéraux ont eux décidé dans la soirée d’appeler à voter pour Olivier Français et Adèle Thorens Goumaz, répétant leur mot d’ordre (1 Vert et 1 PLR) d’il y a quatre ans. Au vote, le soutien à Adèle Thorens a été un peu plus marqué.

Les jeunes Vert’libéraux ont manifesté une certaine « mauvaise humeur » à l’égard d’Olivier Français, qui manque, à leurs yeux, de vision verte, a expliqué à Keystone-ATS François Pointet, président du parti cantonal.

Ada et Adèle rempilent

Sans surprise, les socialistes et les Verts, également réunis en assemblée, ont reconduit leur ticket commun Ada Marra et Adèle Thorens Goumaz. Les chances sont bonnes pour retrouver deux sièges rose-vert aux Etats, ont écrit les Verts dans un communiqué. Mais les deux partis resteront mobilisés et promettent une campagne de terrain « engagée » jusqu’au 10 novembre.

Le POP soutient lui le ticket de gauche « dans une volonté de faire barrage à la droite ». Le dépôt des listes pour le deuxième tour est fixé à mardi 12h30.

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Elections fédérales 2019

La presse romande prend la vague verte

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« Vague verte », « raz de marée écologiste », « score historique », « vent nouveau, vert et féminin »: les titres et éditoriaux de la presse romande prenaient lundi, eux aussi, la vague déclenchée dimanche par les Verts, grands vainqueurs des élections fédérales.

Si les médias s’attendaient à cette progression des partis écologistes, la plupart admettent qu’ils ne l’imaginaient pas si « forte », « puissante », « impressionnante » et « décoiffante ». Les attentes ont été dépassées, résument Le Temps et La Liberté. « Les Verts rient », écrit le Journal du Jura.

Si peu de journaux vont jusqu’à utiliser le terme de tsunami, plusieurs n’hésitent pas en revanche à parler de séisme dans le landerneau politique. Les quatre partis principaux de l’establishment helvétique ont en effet été bien secoués, relèvent certains éditorialistes.

Un dessin résume bien ce dimanche électoral, signé Chappatte en Une du Temps: une éolienne verte qui souffle le drapeau suisse avec lequel jongle un UDC en habits traditionnels.

« Changement de régime »

« La mobilisation en faveur du climat de ces derniers mois secoue le Parlement fédéral et lui infuse une bonne dose d’écologie », écrit Le Temps. « Les écologistes, de gauche comme de droite, s’imposent comme jamais dans des institutions réputées pour leur stabilité. Ils font chuter l’adversaire ou prennent la place de l’allié, conquérant des bastions dont ils n’osaient à peine rêver ».

Pour la Tribune de Genève, « à l’échelle de la Suisse, pays le plus stable de l’Univers, une progression de 6%, sans compter celle des Vert’libéraux, constitue presque un changement de régime ». La Liberté estime que cette poussée écologiste « marque une défiance croissante envers l’économie de marché, le libre-échange et l’agriculture intensive ».

Mais les Verts ne « pourront pas se contenter de surfer sur l’effet Greta Thunberg ou, pour les plus purs d’entre eux, sur l’apocalypse climatique prévue », note 24 heures. « Dans ce sens-là, la progression de leurs cousins libéraux est une bonne nouvelle. Pour un pays comme la Suisse, les solutions vers une transition énergétique doivent aussi être économiques ».

« Attentes immenses »

La Tribune de Genève est aussi de l’avis que les Verts ont « une obligation de résultat ». « Ils devront prouver à la population que l’écologie, au-delà des discours donnant bonne conscience à leurs auteurs entre deux vols easyJet, peut et va changer des choses concrètes dans la vie des gens. Le plus dur commence ».

Et La Liberté de rendre d’ailleurs attentif: « L’avenir dira toutefois si les mêmes qui ont voté écologiste accepteront demain des taxes sur l’essence et les billets d’avion, voire une interdiction des chauffages à mazout ». Pour Le Quotidien jurassien, il faudra sans doute « savoir doser l’effort demandé au peuple suisse pour le bien de la planète, au risque d’un retour de manivelle lors des élections de 2023 ».

« Aux Verts […] de prouver désormais qu’ils sont habiles stratèges au petit jeu des alliances et pour porter leurs dossiers. Afin de continuer à voir la vie en rose », écrit ArcInfo.

« Les attentes – notamment des jeunes – sont immenses. Les décevoir serait la porte ouverte à une désillusion politique qui se paierait comptant, à l’instar du naufrage du socialisme en France, voire en Allemagne », prévient Le Courrier.

Formule magique verdie?

Quant à la place des Verts au gouvernement, seuls deux journaux romands donnent leur avis. « Qu’on le veuille ou non, la formule magique – et mathématique – que nous connaissons est ébranlée par le verdict des urnes, si les vainqueurs en sont absents […] Le Conseil fédéral devra être verdi d’une manière ou d’une autre, demain ou après-demain », estime Le Temps.

Plus tempérée, La Liberté pense que « les Verts ne sont pas encore tout à fait mûrs ». « Bien qu’ils soient désormais le quatrième parti en termes de suffrages, le PDC les devance toujours en termes de sièges dans les deux chambres. Par ailleurs, aucune vacance ne se profile au gouvernement. Enfin, pour conduire à l’élection d’un Vert, leur poussée devra leur être fidèle: durable », analyse le quotidien fribourgeois.

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Elections fédérales 2019

Vaud lui aussi emporté par la vague verte

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Au lendemain des élections fédérales, la vague verte est historique (photo symbolique). (©Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A l’image du reste du pays, les écologistes vaudois ont fait un carton lors des élections au National. La députation verte double pour atteindre quatre élus et les Vert’libéraux gagnent un siège. Le PDC perd son unique représentant et l’UDC passe de quatre à trois fauteuils.

Les Verts sont les grands gagnants des élections au Conseil national. Ils parviennent à mettre la main sur le siège supplémentaire auquel le canton de Vaud a droit en raison de sa croissance démographique, mais également à gagner un fauteuil. « Nous avons obtenu d’excellents scores partout, en ville comme à la campagne. C’est un raz-de-marée vert », s’est réjoui le président de parti cantonal Alberto Mocchi.

Femmes en force

Trois femmes se sont placées derrière les sortants Adèle Thorens Goumaz et Daniel Brélaz. D’abord, la secrétaire générale de la Fédération des consommateurs Sophie Michaud Gigon qui fait un très bon résultat, puis la députée Léonore Porchet. Toutes deux sont assurées de siéger sous la coupole.

Suivent la climatologue Valentine Python, grande surprise de ces élections, et le député Raphaël Mahaim. Si, comme annoncé, l’ancien syndic de Lausanne Daniel Brélaz quitte son poste en cours de législature et qu’Adèle Thorens Goumaz est élue au 2e tour aux Etats, ces deux nouveaux venus siégeront à Berne. Les jeunes Verts font aussi très fort avec 3,28% des suffrages.

Deux Vert’lib

Les Vert’libéraux sont les autres vainqueurs du jour. La sortante Isabelle Chevalley s’est assuré une confortable réélection et elle a emmené dans son sillage le président du parti cantonal François Pointet, lequel ne parvenait pas y croire jusqu’au dernier moment. Le parti passe ainsi d’un à deux sièges.

Interrogée sur le succès de la formation, Isabelle Chevalley estime qu' »il y a différentes manières de faire de l’écologie. Il faut donner envie aux gens, pas leur dire on doit ». Longtemps seule à représenter les Vert’libéraux en Suisse romande, elle se réjouit de pouvoir compter sur un élu genevois, Michel Matter, et sur son colistier François Pointet. « C’est le bonheur! »

Exit Béglé

Côté perdants, l’UDC fait la grimace. Trois de ses quatre conseillers nationaux se représentaient. Si ces derniers, à savoir Jean-Pierre Grin, Jacques Nicolet et Michaël Buffat, ont conservé leurs sièges, celui laissé vacant par la seule femme sortante Alice Glauser-Zufferey n’a pas pu être sauvé. Quatrième, le député Philippe Jobin ne se rendra donc pas sous la coupole.

Mais c’est surtout du côté du PDC que la défaite fait très mal, car elle sonne le glas de la présence vaudoise du parti à Berne. Le sortant, l’ancien président de la Poste Claude Béglé, déjà en queue de peloton en 2015, a certainement payé le prix de ses propos controversés sur la Corée du Nord. Son parti récolte un maigre 1,79% des voix.

Interrogé, il ne regrette pas son voyage en Corée du nord, ni ses tweets. « Je suis resté fidèle à moi-même. Je suis allé sur le terrain et j’ai eu le courage de mes opinions, en ne disant pas toujours ce qu’il faut pour plaire ». Mais d’ajouter: « Vu la manière dont mes propos ont été rapportés, je comprends que les gens se soient posé des questions ».

Statu quo PS et PLR

Au PLR et au PS, on sauve les meubles et chacun conserve ses cinq sièges. Chez les libéraux-radicaux, Olivier Français, candidat à sa réélection aux Etats fait la course en tête devant les sortants Isabelle Moret et Olivier Feller. La conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro fera son entrée à Berne et devance le conseiller national et syndic d’Aigle Frédéric Borloz.

Au sixième rang, le sortant et syndic de Montreux Laurent Wehrli ne passe pas la rampe. Il devrait toutefois pouvoir continuer à siéger puisqu’Olivier Français ne rempilera pas pour un tour au National. Il se retirera de la politique s’il n’est pas réélu aux Etats.

PYM en locomotive

Chez les socialistes, Pierre-Yves Maillard, aujourd’hui président de l’Union syndicale suisse et ancien conseiller d’Etat, fait sans surprise un véritable carton. Meilleur élu vaudois, il brûle la politesse à la sortante Ada Marra laquelle devance Roger Nordmann, Samuel Bendahan et Brigitte Crottaz. En sixième position, la présidente du parti vaudois Jessica Jaccoud pourrait monter à Berne si Ada Marra est élue aux Etats. Exit par contre le sortant Nicolas Rochat Fernandez.

La gauche radicale n’est pas parvenue à atteindre son objectif d’un siège au Parlement fédéral. Ensemble à Gauche recueille 2,21% des voix, le POP 1,85%. La participation est de plus de 41%.

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Conseil des États: Verts en progrès, PDC et PLR gardent la main

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Le Conseil des Etats sera un peu plus vert lors de la prochaine législature, mais toujours dominé par le centre-droit (archives). (©KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Malgré le renforcement des Verts, le Conseil des Etats restera un bastion du centre-droit. PLR et PDC devraient maintenir leurs positions. Le PS et l’UDC pourraient laisser des plumes. Les seconds tours seront décisifs.

Vingt-quatre, soit un peu plus de la moitié des 46 conseillers aux Etats, ont déjà décroché leur place dans la Chambre des cantons.

Les Verts, qui ne détenaient qu’un seul siège, sont d’ores et déjà assurés d’en avoir deux. A la surprise générale, Céline Varra, à Neuchâtel, a pris le siège qui appartenait jusque-là au PS. Autre surprise à Glaris avec Mathias Zopfi, qui a évincé le ténor UDC Werner Hösli.

Ces deux fauteuils pourraient être rejoints par d’autres lors du second tour, à Genève avec Lisa Mazzone et sur Vaud avec Adèle Thorens. Les deux candidates sont sorties en tête au premier tour, suivies par leurs co-listiers socialistes Carlo Sommaruga à Genève et Ada Marra sur Vaud.

A Bâle-Campagne, Maya Graf pourrait aussi l’emporter au deuxième tour, le candidat socialiste Eric Nussbaum ayant déjà annoncé son retrait et son soutien.

Pertes au PS

Le PS doit défendre 12 sièges au niveau national. Avec les résultats de Neuchâtel et Bâle-Campagne, il en a déjà perdu deux. Dans le canton du Jura, Elisabeth Baume-Schneider garde le siège socialiste. A Fribourg, le sortant Christian Levrat est arrivé nettement en tête mais n’a pas atteint la majorité absolue.

Deux autres candidats sortants du PS devront attendre un deuxième tour pour savoir s’ils rempilent: Paul Rechtsteiner à St-Gall et Claudio Zanetti à Soleure. A Zurich, le sortant socialiste Daniel Jositsch a été réélu dès le premier tour. Eva Herzog a fait de même à Bâle-ville.

Dans le canton de Berne, le sortant Hans Stöckli arrive en première position. Mais il est en ballotage avec la présidente des Verts Regula Rytz, le conseiller national UDC Werner Salzmann et la conseillère d’Etat PBD Beatrice Simon. Le parti bourgeois démocratique n’est donc pas encore assuré de conserver son unique siège.

Équilibre inchangé

S’il peut compter récupérer un siège dans le canton de Berne, l’UDC, qui a déjà perdu le siège de Werner Hösli à Glaris, pourrait laisser des plumes au terme des seconds tours. Pour l’instant, le parti peut compter sur la réélection de Hannes Germann à Schaffhouse. A Schwyz, si Alex Küprecht a été reconduit, rien n’est encore décidé pour la succession de Peter Föhn. Le conseiller national Pirmin Schwander y est talonné par le PDC Othmar Reichmuth.

En Thurgovie, l’UDC Jakob Stark remplacera son collègue de parti Roland Eberle. En Argovie, Hansjörg Knecht pourrait ravir au second tour le siège socialiste laissé vacant par Pascale Bruderer et défendu par Cédric Wermuth. Thomas Minder, membre du groupe UDC, a lui été facilement élu à Schaffhouse.

PDC en forme

Le PDC devrait conserver sa place de premier parti avec ses 14 sièges. A Uri, Heidi Z’graggen succédera à Isidor Baumann. Erich Ettlin (OW) et Daniel Fässler (AI) ont été reconduits tacitement.

Stefan Engler est réélu dans les Grisons tout comme Pirmin Bischhof à Soleure et Peter Hegglin à Zoug. Dans le Jura, Charles Juillard, vice-président du parti, accède à la Chambre des cantons.

La Thurgovienne Brigitte Häberli-Koller, seule femme à se représenter, rempile aussi pour un nouveau mandat. La Chambre des cantons devrait d’ailleurs compter davantage de femmes que lors de la précédente législature, avec déjà cinq élues, auxquelles s’ajoutera une sénatrice de Bâle-campagne et au moins une du canton de Vaud.

Deux sortants démocrates-chrétiens sont encore sur le balan, mais ils devraient être réélus sans difficulté: le valaisan Beat Rieder et le fribourgeois Beat Vonlanthen. En Valais, le PDC n’est pas encore assuré de conserver son second siège. Marianne Maret est arrivée en deuxième position, mais le socialiste Mathias Reynard et le libéral-radical Philippe Nantermod la menacent.

Siège PLR confirmé à Neuchâtel

Le PLR a d’ailleurs déjà confirmé plusieurs de ses 12 sièges. En Suisse romande, Philippe Bauer a repris sans peine la place laissée vacante par Raphaël Comte.

Pour le reste, Andrea Caroni a défendu sans problème sa place à Appenzell Rhodes-Extérieures, tout comme Josef Dittli à Uri, Thomas Hefti à Glaris, Damian Müller à Lucerne et Martin Schmid dans les Grisons. Hans Wicki a été reconduit ce printemps par la Landsgemeinde de Nidwald.

A Zurich, Ruedi Noser est en ballotage favorable devant le conseiller national UDC Roger Köppel qui pourrait se retirer et la candidate verte Marionna Schlatter. En Argovie, Thierry Burkart est lui aussi en bonne voie.

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