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Suisse

La sexualité des jeunes Suisses jugée saine

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Dans une large majorité (93%), les jeunes se protègent lors de leur premier rapport sexuel, principalement au moyen d'un préservatif (archives). (©KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La sexualité des jeunes en Suisse est globalement saine, selon une étude réalisée par le CHUV de Lausanne et l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ). Mais les femmes restent nombreuses à faire état d’expériences non désirées et d’abus sexuels.

Contactés de manière aléatoire, 7142 jeunes âgés de 26 ans en moyenne ont répondu en ligne aux questions d’un groupe de chercheurs de l’Institut universitaire de médecine sociale et préventive (IUMSP) du CHUV, du Pôle de recherche national LIVES à l’Université de Lausanne et de l'USZ.

Au moment de l’enquête, 75% des jeunes étaient dans une relation stable qui avait débuté vers leurs 22 ans; 95% avaient déjà eu une ou un partenaire sexuel au cours de leur vie et 86% n’avaient expérimenté que des contacts hétérosexuels. L’âge moyen du premier contact sexuel se situe juste en dessous de 17 ans, selon un communiqué publié jeudi.

Presque tous les jeunes ont déjà pratiqué le sexe oral (96%) et la pénétration vaginale (95%). Le même pourcentage de femmes que d’hommes (49%) a indiqué avoir déjà expérimenté le sexe anal. Ils sont une très petite minorité à avoir expérimenté le sexe en groupe ou utilisé des médicaments pour améliorer les performances sexuelles.

Activités sexuelles en ligne

La précédente étude de ce type date de 1995 et concernait les 15-20 ans. Or beaucoup de choses ont changé en matière de sexualité au cours des vingt dernières années, marquées entre autres par la banalisation du sida, passé du statut de maladie mortelle à maladie chronique, et l’apparition d’internet.

"C'est un autre monde", a indiqué à Keystone-ATS le Pr Joan-Carles Suris, de l’IUMSP, investigateur principal de l’étude financée par le Fonds national suisse (FNS). "Ce travail nous a permis de mettre des chiffres sur des choses que l'on connaissait déjà sans pouvoir les quantifier", commente le spécialiste.

Ainsi, plus de la moitié des jeunes ont déjà eu recours à un site ou une application de rencontres, soit 62% des hommes et 44% des femmes.

Les hommes sont 48% à avoir eu un rendez-vous avec une personne rencontrée sur internet (43% pour les femmes) et 36% à avoir une conversation érotique en ligne (28% pour les femmes). Pas moins de 35% des hommes (22% des femmes) ont déjà eu une relation sexuelle avec une personne rencontrée sur le net.

Des études approfondies sur la fréquence et les risques potentiels encourus lors d’activités sexuelles en ligne seraient nécessaires, soulignent les auteurs de l'étude.

Neuf jeunes sur dix se protègent

Dans une large majorité (93%), les jeunes se protègent lors de leur premier rapport sexuel, principalement avec le préservatif masculin. "Il est réjouissant de voir que beaucoup de jeunes adultes ont déjà ce réflexe, même si un taux encore plus élevé serait souhaitable", constate la Pre Brigitte Leeners, de l'USZ, citée dans le communiqué.

La contraception évolue toutefois avec l’âge: lors de leur dernière relation sexuelle, les méthodes de contraception et de protection les plus utilisées étaient le préservatif (54%) et la pilule (45%). Enfin, près de la moitié des femmes ont déjà eu recours à la pilule du lendemain.

Cependant, même si le taux d’utilisation du préservatif est assez élevé, une infection sexuellement transmissible (IST) a été diagnostiquée auprès de 10% des jeunes. Enfin, 45% des jeunes ont déjà fait un test de dépistage du VIH, avec un résultat négatif pour la quasi-totalité des cas.

Expériences non désirées

Les femmes sont largement plus nombreuses que les hommes à avoir accepté une expérience sexuelle sans vraiment le désirer (53% contre 23%). Comme première raison, elles indiquent l’avoir fait pour garder une bonne relation avec leur partenaire.

En outre, 16% des femmes ont indiqué avoir été victimes d’un abus sexuel ou d’un viol, contre 2,8% chez les hommes. Une petite minorité (3,7% chez les hommes, 2,8% chez les hommes) de jeunes échangent des faveurs sexuelles contre de l’argent, des cadeaux ou des avantages.

Plus de la moitié des hommes (56%) et 46% des femmes ont déjà eu un rapport sexuel alors qu’ils étaient alcoolisés. Par ailleurs, 11% des femmes ont déjà été enceintes et 8% des hommes ont déclaré avoir déjà eu une partenaire enceinte à la suite d’une relation sexuelle avec eux.

Pour le Pr Suris, cette recherche permettra de mettre sur pied des programmes de prévention à l'intention de sous-groupes de jeunes. Il reste du travail à faire du côté des rapports non désirés et des abus sexuels chez les jeunes femmes, les chiffres n'étant "pas très réjouissants", selon le chercheur.

(ATS / KEYSTONE - CHRISTIAN BEUTLER)

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Suisse

Zur Rose cède ses activités suisses à Migros

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Alerte Info (© )

Le pharmacien en ligne Zur Rose cède à Medbase, une filiale de Migros, ses activités suisses. Tous les collaborateurs sont repris. Environ 360 millions de francs reviendront à Zur Rose, indique vendredi un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : awp / ats

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Vaud

Pas de cas de grippe aviaire sur sol vaudois

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La Confédération a prolongé jusqu'au 15 mars prochain les mesures pour enrayer la propagation de la grippe aviaire. (Archives © KEYSTONE/Laurent Gillieron)

Si la Confédération a prolongé ce jeudi les mesures visant à enrayer la propagation de la grippe aviaire, aucun cas n'a été relevé jusqu'ici dans le canton de Vaud. On fait le point avec le vétérinaire cantonal vaudois.

Les mesures pour enrayer l'évolution de la grippe aviaire étaient entrées en vigueur en novembre dernier. Le virus était alors découvert chez un éleveur de volaille dans le canton de Zurich. Depuis, des restrictions existent, notamment pour empêcher les contacts entre oiseaux sauvages et domestiques.

Le canton de Vaud n'a actuellement recensé aucun cas de grippe aviaire. Il faut cependant rester prudent, selon le vétérinaire cantonal vaudois :

Giovani PedutoVétérinaire cantonal vaudois

Les mesures sont pourtant appliquées à l'échelle suisse, également dans le canton de Vaud. A l'inverse, aucune restriction n'a été imposée aux consommateurs. Une situation contradictoire ? Non selon le vétérinaire cantonal vaudois, Giovani Peduto

Giovani PedutoVétérinaire cantonal vaudois

Prudence dans les élevages

Les mesures concernent en fait les élevages, peu importe leur taille, où on souhaite à tout prix éviter une propagation de la maladie.

Giovani PedutoVétérinaire cantonal vaudois

Ces restrictions fédérales sont désormais définies jusqu'au 15 mars prochain. Comment déterminer ensuite si elles devront rester actives ?

Giovani PedutoVétérinaire cantonal vaudois

La Confédération rappelle que la consommation de viande de volaille et d'oeufs est sans danger. Elle rappelle cependant que, en cas de découverte d'un cadavre d'oiseau sauvage, il ne faut pas le toucher et en informer la police ou le garde-faune.

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Suisse

Le Parlement devrait être consulté avant toute décision sur l'UE

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Pour le sénateur Pirmin Bischof, il faut privilégier la minutie à l'effervescence. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Le Parlement devrait être consulté avant toute avancée sur le dossier européen. Et ce qu'un mandat de négociation soit décidé ou non, estime la commission de politique extérieure du Conseil des Etats.

Contrairement à son homologue du National, elle n'exige pas d'entamer des négociations avec l'Union européenne (UE) le plus rapidement possible. Elle ne veut pas non plus donner d'échéance au gouvernement. "Nous privilégions la minutie à l'effervescence et l'urgence", a rapporté jeudi Pirmin Bischof (Centre/SO), président de la commission sénatoriale, devant les médias.

Il faut avant tout se faire une bonne idée de la situation, estime-t-il. C'est pourquoi la commission a déjà invité des ambassadeurs, les partenaires sociaux et les cantons. Elle entend également prendre langue avec un membre de la Commission européenne.

Préciser la situation géopolitique

Des clarifications sont aussi exigées du Conseil fédéral sur son rapport concernant l'état des relations avec Bruxelles. Ce dernier doit être complété sur quatre points. Les conséquences de l'élaboration ou non d'un mandat, et donc d'un potentiel futur accord ou de son absence, doivent être détaillées.

Prise en sandwich entre les Etats-Unis et la Chine, l'Europe a tendance à développer une politique protectionniste à l'égard du monde, a relevé Primin Bischof. Une telle attitude pourrait affecter la Suisse. "Le rapport doit prendre en compte cette nouvelle situation géopolitique."

Les compétences de la Cour européenne de justice et des tribunaux suisses doivent aussi être précisées dans le rapport. Tout comme les clauses de sauvegarde et les exceptions. Dernier point: la question du statu quo doit être approfondie. Les conséquences de l'absence de mandat et donc d'un accord doivent être étudiées.

"C'est une option réaliste qu'il faut prendre en compte", a pointé Isabelle Chassot (Centre/FR), également membre de la commission. S'il n'y a pas de mandat de négociation durant une certaine période, les relations entre la Suisse et l'Union européenne vont en pâtir, notamment dans le domaine médical. La situation ne sera donc pas exactement la même qu'aujourd'hui. "Elle va se péjorer."

Députés plus exigeants

La commission soeur du National fait quant à elle pression pour qu'un mandat de négociations soit élaboré dans le premier semestre de cette année. C'est la seule manière, selon elle, pour que celles-ci soient achevées avant la fin du mandat de l'actuelle Commission européenne à l'automne 2024.

Les négociations sur l'accord-cadre institutionnel ont été abandonnées unilatéralement par la Suisse en mai 2021, entraînant une période de froid avec Bruxelles. Les principales pierres d'achoppement sont la libre circulation des personnes, les aides d'Etat, la protection des salaires et le règlement des litiges par la Cour européenne de justice.

Plusieurs rounds de discussions exploratoires ont été menés depuis. Selon Berne, les progrès sont "encourageants". Aucun nouveau mandat de négociations n'a toutefois encore été déterminé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Aspivix obtient un feu vert pour un stabilisateur de cervicales

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La Food and Drug Administration est l'administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments (archives). (© Keystone/AP/MANUEL BALCE CENETA)

Le concepteur vaudois de dispositifs médicaux Aspivix a décroché auprès du gendarme sanitaire outre-Atlantique (FDA) une autorisation de commercialisation pour son stabilisateur de cervicales Carevix.

L'instrument employé en chirurgie gynécologique doit permettre d'alléger les souffrances liées à des opérations ou à une insertion de stérilet, assure un communiqué diffusé jeudi. La société est basée à Renens.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

L'inflation va redescendre très vite, selon Philipp Hildebrand

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Philipp Hildebrand déplore que la Suisse ne dispose pas d'une stratégie clairement articulée pour les nouvelles conditions internationales, caractérisées une plus grande agressivité dans l'exercice de la puissance. (archives) (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

L'inflation va retomber beaucoup plus rapidement que ce que nous pourrions imaginer, estime Philipp Hildebrand. Par ailleurs, il est urgent pour la Suisse de définir une stratégie politique clairement articulée.

Redescendre à un taux d'inflation d'environ 4% dans les principales économies occidentales apparaît aisé, mais la suite des opérations s'annonce plus délicate, expliqué le vice-président du gestionnaire d'actifs américain Blackrock et ancien président de la Banque nationale suisse (BNS)à l'occasion de la conférence Forum Horizon organisée jeudi à Lausanne par Le Temps.

Alors que la reprise post-pandémie se poursuit, la Chine réintègre les circuits d'approvisionnement, mais surtout les resserrements monétaires déploient leurs effets. Enfin, malgré une récession technique en Europe, les prix de l'énergie se résorbent.

Mais l'objectif de redescendre aux alentours de 2% reste un impératif, estime l'ancien banquier central. La question sera donc de décider dans quelle mesure nous sommes prêts à assumer les conséquences de notre politique de stabilisation des prix sur le continent européen, a-t-il résumé.

La Suisse s'en est mieux sortie jusqu'ici que ses voisins en termes relatifs, comme cela a déjà été le cas avec la crise du Covid, constate M. Hildebrand. Il faut cependant appréhender la situation en termes absolus. Car nous vivons dans un monde de blocs où la compétition devient de plus en plus rude, et la Suisse apparaît parfois bien isolée. Miser sur l'ouverture peut en effet sembler risqué dans un environnement agressif.

L'ancien président de la BNS a notamment évoqué la nouvelle loi américaine sur la réduction de l'inflation (Inflation Reduction Act, IRA), qui vise à relocaliser vers les Etats-Unis les chaînes de création de valeur et devrait agir selon lui comme un aimant pour les capitaux du monde entier. Les conséquences pour l'industrie européenne pourraient être lourdes. Dans la finance également, depuis la crise de 2008, une seule banque européenne, BNP Paribas, fait encore le poids sur la scène mondiale, les autres acteurs étant exclusivement américains.

Absence de stratégie clairement articulée

Dans ce contexte, M. Hildebrand déplore que la Suisse ne dispose pas d'une stratégie clairement articulée pour les nouvelles conditions internationales, caractérisées une plus grande agressivité dans l'exercice de la puissance. Plusieurs choix se présentent: se rapprocher davantage de l'Union européenne, revenir à une neutralité telle que nous la connaissions après la Seconde Guerre mondiale ou nouer d'autres alliances. Dans le premier cas, il ne faut pas se faire d'illusions, avertit-il: la Suisse devra accepter un accord-cadre pas très différent du projet rejeté en 2021. Une adhésion lui apparaît cependant exclue.

L'option du retour à la neutralité pure lui semble difficilement praticable, car nous avons déjà pris nos distances avec elle, souligne-t-il. Les idées telles qu'une adhésion à l'Otan ou des accords ponctuels n'ont aucun sens tant qu'ils ne s'inscrivent pas dans une stratégie claire. La société suisse doit donc avancer sur cette question urgente, insiste M. Hildebrand.

S'agissant du Brexit, M. Hildebrand a estimé qu'il s'agissait d'un avertissement sur les conséquences potentielles d'une rupture statégique extrême. Cette décision s'est révélée tragique et a démontré à quel point la prospérité d'une économie pouvait être fragile.

Il convient enfin de ne pas négliger la place financière suisse, disproportionnée par rapport à la taille du pays et qui constitue un atout diplomatique indéniable. Celle-ci compense en grande partie notre petite taille, soulgne-t-il. A ce titre, il importe que Credit Suisse, actuellement en cours de restructuration, puisse retrouver sa place pour soutenir la place financière.

rq/rp

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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