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International

Un fils et des proches du dirigeant déchu Kadhafi libérés

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Saadi Khadafi (© KEYSTONE/AP/Abdel Magid al-Fergany)

Les autorités libyennes ont annoncé coup sur coup la libération d'un fils de Mouammar Kadhafi et de plusieurs proches du dictateur déchu. Une mesure qui semble faire partie des efforts en vue d'une réconciliation nationale dans un pays miné par les divisions.

Dans le sillage du Printemps arabe et après 42 ans d'un pouvoir sans partage, le dirigeant libyen et ses proches sont tombés en 2011 sous le coup d'un soulèvement populaire, éliminés, emprisonnés ou forcés à l'exil.

Détenu dans une prison de Tripoli depuis 2014, Saadi Kadhafi, un ex-footballeur à la réputation de playboy, a été libéré dimanche "en exécution d'une décision de justice" rendue il y a plusieurs années, a affirmé le ministère de la Justice sans préciser s'il était encore en Libye ou s'il avait quitté le pays.

"Saadi a été remis à sa famille conformément aux procédures légales", a indiqué de son côté lundi le Gouvernement d'unité nationale dans un communiqué. Aucun membre de la famille Kadhafi ne réside en Libye, la plupart ont trouvé refuge à Oman, pays du Golfe.

Vol vers la Turquie

Selon des médias libyens, Saadi Kadhafi, 47 ans, a quitté dimanche soir le territoire libyen sur un vol en direction de la Turquie.

Extradé du Niger le 6 mars 2014, où il avait fui après la révolte de 2011, Saadi Kadhafi a été jugé et acquitté en avril 2018 par la Cour d'appel de Tripoli du meurtre en 2005 d'un ancien entraîneur du club de football Al-Ittihad de Tripoli, Bachir Rayani. Il devait également être jugé pour son implication présumée dans la répression meurtrière de la révolte.

Chaos

Depuis 2011, la Libye a sombré dans le chaos, marqué ces dernières années par l'existence de pouvoirs rivaux dans l'Est et l'Ouest sur fond d'ingérences étrangères mais surtout de luttes fratricides et de violences meurtrières.

Parallèlement au processus politique pour sortir le pays de l'ornière, des efforts sont en cours, encouragés surtout par l'ONU, pour pousser vers une réconciliation nationale sans laquelle aucun acquis politique ne serait viable.

"Réconciliation nationale inclusive"

Dans son communiqué, le gouvernement d'unité, installé en mars sous la houlette de l'ONU, a d'ailleurs rappelé son engagement à "libérer tous les prisonniers selon des décisions de justice, sans exception", dans l'esprit d'une "réconciliation nationale inclusive, fondée sur l'application et le respect de la loi".

Des milices qui faisaient la loi en Libye refusaient elles par moments des libérations pourtant décidées par la justice.

Autres détenus libérés

Quelques heures après la libération de Saadi Kadhafi, le Conseil présidentiel, qui fait partie des autorités de transition, a annoncé lundi "la libération de plusieurs détenus politiques (...) qui ont purgé leurs peines ou qui n'ont pas été jugés, dont Ahmad Ramadan al-Assebeï".

Ce dernier, ex-colonel de l'armée et ancien directeur de cabinet et des renseignements de Mouammar Kadhafi, avait été arrêté en septembre 2011. Surnommé "Black Box (boîte noire)", il était détenteur des secrets du dirigeant déchu.

Le gouvernement d'unité actuel est appelé à organiser des élections législatives et présidentielle annoncées pour décembre, mais la tenue des scrutins devient de plus en plus hypothétique en l'absence d'un cadre constitutionnel censé les régir.

Seif al-Islam toujours poursuivi

Le dictateur libyen avait centré le pouvoir au sein du cercle familial. Trois de ses sept fils sont morts durant la révolte en 2011. Outre Saadi, son fils Mohamed a trouvé refuge à Oman, Hannibal est détenu au Liban et Seif al-Islam dont on a perdu la trace est réapparu en juillet dernier lors d'une interview au New York Times. L'épouse du dirigeant déchu, Safiya, et sa fille Aisha vivent à Oman.

Saadi Kadhafi, ancien patron de la fédération libyenne de football, a d'abord été connu pour sa brève carrière dans le championnat italien avant qu'Interpol ne demande son arrestation ainsi que celle de sa famille pour leur rôle dans la répression de 2011.

Bien qu'accusé de tirs contre les manifestants et d'autres crimes lors du soulèvement, Saadi n'est pas poursuivi par la Cour pénale internationale, contrairement à son frère Seif al-Islam.

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Football

L'Espagne sans pitié pour les Saoudiens

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Lamine Yamal célèbre son premier but en Coupe du monde à 18 ans (© KEYSTONE/AP/Erik S.Lesser)

Contrainte au nul 0-0 par le Cap-Vert, l'Espagne a remis les pendules à l'heure dans le groupe H du Mondial. A Atlanta, la Roja a écrasé l'Arabie saoudite 4-0.

Luis de la Fuente peut être soulagé. Le sélectionneur espagnol ne pouvait pas être satisfait après le 0-0 en entrée de tournoi. Face à un adversaire limité, la Roja a mis de l'ordre. Titularisé, Lamine Yamal a ouvert le score à la 10e sur une passe d'Oyarzabal. Il s'agit du 7e but en sélection pour le prodige qui devient le deuxième joueur de 18 ans ou moins à marquer en Coupe du monde, 68 ans après Pelé en 1958.

Passeur, Mikel Oyarzabal s'est ensuite mué en buteur avec un doublé en trois minutes à la 21e et à la 24e. Deux buts et une passe pour le joueur de la Real Sociedad, alors que face au Cap-Vert il avait passé une demi-heure sans toucher le ballon! Il a même failli s'offrir un triplé, mais la transversale a repoussé son envoi.

Le 4-0 est tombé rapidement dès le retour des vestiaires. Un but contre son camp de Hassan Al-Tambakti après une reprise de Cucurella repoussée sur le défenseur saoudien par son gardien Al-Owais.

Luis de la Fuente a ensuite logiquement reposé certains cadres. Les Espagnols ont trouvé la faille dans les arrêts de jeu, mais la réussite de Ferran Torres a été annulée par la VAR pour un hors-jeu.

Grâce à cette large victoire, l'Espagne prend logiquement la tête du groupe H en attendant le match Uruguay - Cap-Vert qui a lieu cette nuit.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La rénovation d'un bassin cher à Trump prend l'eau

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Les couacs autour de la rénovation du bassin ont ravivé les critiques autour de ce chantier estimé à environ 14 millions de dollars selon la presse américaine. (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

Bleu-vert, écaillé et infesté par les algues: les déboires du miroir d'eau du Lincoln Memorial à Washington n'en finissent plus de plomber un projet cher à Donald Trump, qui a rejeté la faute samedi sur de prétendus "vandales".

Le président américain, qui a abondamment communiqué sur la rénovation de ce bassin emblématique de la capitale, s'est fait plus discret ces derniers jours, au moment où les problèmes de maîtrise d'ouvrage se sont multipliés.

La peinture bleue apposée au fond du bassin - à grand frais - s'effrite. Quant à sa teinte "bleu drapeau", elle a favorisé l'apparition d'algues qui ont rapidement proliféré.

Ces couacs ont ravivé les critiques autour de ce chantier estimé à environ 14 millions de dollars selon la presse américaine, confié sans appel d'offres public à une entreprise ayant déjà travaillé sur un club de golf du président.

Loin d'endosser la responsabilité de la situation, Donald Trump a incriminé samedi de prétendus "saboteurs".

"La police des parcs nationaux a arrêté plusieurs individus pour avoir vandalisé le magnifique bassin réfléchissant de notre nation", a t-il écrit samedi soir sur son réseau Truth Social, avant de répéter quelques heures plus tard que "de nombreuses autres personnes" avaient été arrêtées.

Le Service des parcs nationaux (NPS), qui s'occupe de la gestion de l'ouvrage, n'a pas confirmé à l'AFP ces arrestations ni la nature des activités de "sabotage" évoquées par le président.

Dans son long message, Donald Trump accuse ces "vandales" d'avoir utilisé "une sorte de couteau ou de lame" pour entailler le bassin sur "une longueur de 250 pieds" (environ 76 mètres) et d'y avoir déversé "des produits chimiques corrosifs et destructeurs", sans pour autant apporter de preuves.

Algues

Parmi les personnes interpellées figure David Hearn, ancien athlète olympique qui a représenté les Etats-Unis en canoë en 1992, 1996 et 2000. Il a raconté au Washington Post qu'il faisait une sortie à vélo lorsqu'il s'est arrêté au Lincoln Memorial pour observer les travaux de rénovation.

"J'ai tendu la main et j'ai pu saisir l'extrémité de ce morceau qui pendait, ce morceau qui s'écaillait déjà. Il était encore attaché au fond. Je n'ai rien retiré", a t-il expliqué. L'homme de 67 ans affirme avoir ensuite été encerclé par deux militaires de la Garde nationale puis arrêté par des agents de la police des parcs pour dégradation de bien public.

Vendredi, un photographe de l'AFP a vu des ouvriers évacuer par pompage des fragments de peinture bleue ainsi que des algues vertes.

Pour tenter de redonner au bassin une eau cristalline, le NPS avait indiqué avoir déversé du peroxyde d'hydrogène, tandis qu'un système d'ozone par nanobulles a été déployé ces derniers jours.

Selon le magazine The Atlantic qui a fait analyser des échantillons du bassin, ces traitements auraient paradoxalement favorisé la prolifération d'une autre espèce d'algues vertes, particulièrement agressive.

Malgré les efforts du National Park Service, le bassin de 610 m de long doit désormais être "vidé d'une grande partie de son eau afin de procéder aux réparations nécessaires", a écrit Donald Trump.

Un revers pour le président républicain qui affirmait encore en fin de semaine que "le problème serait bientôt résolu" et assurait début juin que les matériaux utilisés "pourraient durer cent ans ".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les Pays-Bas présentent des excuses aux Moluquois transférés

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Inaugurant un monument mémorial à Rotterdam, le Premier ministre néerlandais a présenté ses excuses aux Moluquois transférés après l'indépendance de l'Indonésie. (© KEYSTONE/EPA/ROBIN UTRECHT)

Le Premier ministre néerlandais Rob Jetten a présenté dimanche les excuses de l'Etat pour les mauvais traitements subis par les habitants des îles Moluques transférés aux Pays-Bas après que l'Indonésie a accédé à l'indépendance en 1949.

Des Moluquois avaient afflué aux Pays-Bas après l'indépendance de l'ancienne colonie néerlandaise, craignant des représailles après avoir combattu dans l'armée coloniale.

Ils pensaient ne rester que quelques mois avant de retourner dans leur pays, ce qui faisait à l'époque l'objet de négociations entre le gouvernement néerlandais et l'Indonésie.

Ce voeu ne s'est jamais matérialisé et quelque 12'500 Moluquois sont restés coincés aux Pays-Bas, vivant dans des banlieues et peinant à s'intégrer et à trouver du travail.

Inaugurant un monument mémorial à Rotterdam, le Premier ministre a déclaré devant des centaines de représentants de cette communauté qu'il était "grand temps" de présenter des excuses.

"Abandonnés"

"Pour l'accueil et l'hébergement inadéquats. Pour avoir été ignorés et abandonnés. Pour le désir inassouvi d'un retour à la maison. Et pour la peine et la douleur de tant de familles. Pour cela, je présente mes excuses aujourd'hui au nom du gouvernement néerlandais", a-t-il dit.

C'est à Rotterdam qu'arrivèrent les premiers bateaux amenant des Moluquois.

Ceux qui servaient dans l'armée étaient immédiatement démobilisés, et beaucoup étaient rassemblés dans d'anciens camps de concentration nazis désaffectés.

Des actions violentes avaient été menées dans les années 1970 par des membres de la communauté qui se sentaient trahis.

"J'ai conscience que l'injustice ne peut pas être levée d'un coup par des excuses. Nous ne pouvons changer le cours de l'histoire ni la réalité d'aujourd'hui par quelques phrases", a-t-il ajouté.

"Mais j'espère que les mots que je viens de prononcer sont perçus comme une forme de reconnaissance et un acte de justice historique pour vous", a encore dit le Premier ministre néerlandais aux membres de la communauté, dont beaucoup tenaient des photos de famille de la première génération, aujourd'hui disparue.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

L'Espagne sûre de ses forces, malgré le flop inaugural

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Le coach espagnol Luis de la Fuente s'évertue à protéger ses joueurs. (© KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

Malgré leurs débuts ratés à la Coupe du monde, les champions d'Europe espagnols affichent confiance et sérénité.

Ils ont mis un point d'honneur à ne laisser filtrer aucun doute cette semaine, à l'approche d'un match contre l'Arabie saoudite, dimanche (18h en Suisse), que Lamine Yamal ne devrait pas jouer en totalité.

Les joueurs et le sélectionneur se sont succédé devant les médias pour afficher leur sérénité malgré l'immense contre-performance inaugurale contre le Cap-Vert (0-0), 64e nation FIFA.

"On n'a jamais de doutes. On connaît le niveau qu'ont l'effectif et le staff et il faut toujours faire confiance", a assuré vendredi Pau Cubarsi. Et le défenseur central du FC Barcelone d'insister: "On ne sort pas d'un grand match, mais on a les batteries rechargées, on a très envie de montrer un bon niveau".

Fidèle à sa ligne consistant à défendre ses joueurs, contre vents et marées, le sélectionneur Luis de la Fuente a livré le même message dès lundi: "Nous n'avons pas eu la justesse dans les dernières passes et il s'est passé cela, mais rien qui doive susciter des doutes ou une inquiétude excessive."

Contre l'Arabie saoudite à Atlanta, la Roja aura seulement "besoin d'un peu plus de grinta, plus de hargne devant le but, mais surtout de donner un peu plus de vitesse au ballon pour fatiguer davantage l'adversaire, pour trouver plus d'espaces. On doit faire la même chose, mais avec un tout petit peu plus d'intensité", a listé Cubarsi.

Infirmerie et transferts

Derrière les discours bien calibrés se cache une pression bien réelle pour les favoris de cette Coupe du monde, tenus de se relancer pour éviter la crise.

Ne pas parvenir à marquer face à un si faible adversaire que le Cap-Vert, avec l'armada dont dispose la Roja même sans Lamine Yamal au coup d'envoi, reste un sacré accroc.

Mardi, au lendemain du match, les visages étaient plus fermés que les jours précédents. L'ambiance était davantage détendue vendredi lors d'une séance sous la chaleur et l'humidité de Chattanooga (Tennessee).

Mais deux éléments troublent la quiétude de l'Espagne dans le bois verdoyant qui entoure les terrains de la Baylor School, son camp de base: les joueurs diminués physiquement et le marché des transferts.

Depuis le début du Mondial, il y a déjà eu la signature de Marc Cucurella au Real Madrid, celle de Victor Munoz à Liverpool, et c'est désormais Alex Grimaldo qui pourrait quitter le Bayer Leverkusen, selon plusieurs médias. Mais le sélectionneur l'affirme: ses hommes ont l'habitude et ne sont pas perturbés par cette actualité.

Yamal pas à 100%

L'autre sujet de discussion, voire d'inquiétude, c'est la forme physique de plusieurs des cadres espagnols, à commencer par celle du prodige Lamine Yamal, indispensable à l'équipe du haut de ses 18 ans.

Malgré sa vingtaine de minutes prometteuses en fin de match contre le Cap-Vert, qui avait fait du bien à l'attaque amorphe de la Roja, le Barcelonais n'est pas assez remis d'une blessure à la cuisse pour jouer un match entier.

"C'est très tôt, c'est inutile, je suis en pleine période d'adaptation, ce n'est pas le moment de disputer un match entier, mais je peux jouer les minutes que le coach voudra", a déclaré l'ailier, qui n'avait plus joué depuis le 22 avril, à la télévision publique espagnole (RTVE).

Dimanche, il pourrait jouer "une heure", a indiqué Luis de la Fuente à la radio Cope, sans préciser s'il débuterait comme titulaire ou entrerait en cours de match.

La situation de Nico Williams, l'autre ailier percutant, est identique. De retour d'une blessure au pied, Mikel Merino ne s'est pas entraîné mardi et Victor Munoz a rechuté après une blessure musculaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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