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Scandale d'Ischgl: gestion de la pandémie en procès

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Plus de 6000 personnes originaires de 45 pays affirment qu'elles ou leurs proches ont été contaminées dans la station huppée d'Ischgl ou dans les environs en raison de négligences et d'une gestion chaotique en mars 2020. (© KEYSTONE/AP/MATTHIAS SCHRADER)

Le 1er procès d'une longue série intentée par des familles endeuillées par le Covid-19 dans les Alpes autrichiennes au début de la pandémie s'est ouvert à Vienne. Une question au coeur des débats: les autorités auraient-elles pu éviter la formation d'un tel cluster ?

Plus de 6000 personnes originaires de 45 pays affirment qu'elles ou leurs proches ont été contaminés dans la station d'Ischgl ou dans les environs en raison de négligences et d'une gestion chaotique en mars 2020. Au total, 32 personnes sont décédées, selon l'association de consommateurs VSV qui regroupe les procédures.

L'audience de trois heures, qui s'est conclue en début d'après-midi, inaugure un marathon judiciaire pour un dossier tentaculaire: une quinzaine de plaintes sont déjà recensées.

La magistrate Catrin Aigner s'est penchée sur celle déposée par l'Autrichienne Sieglinde Schopf, qui n'était pas présente au palais de justice du fait de son état psychologique, et son fils Ulrich, assailli par les médias, a constaté un journaliste de l'AFP.

C'était il y a un an et demi: Hannes Schopf, un fervent skieur de 72 ans, partait rejoindre les pistes enneigées de la station du Tyrol, d'où s'est répandu le virus comme une traînée de poudre en Europe. A la gare, son épouse depuis près de 50 ans se souvient de l'avoir serré dans les bras pour la dernière fois. Quelques semaines plus tard, il mourait du Covid-19, seul dans la chambre d'un hôpital situé près de Vienne.

Réaction "tardive"

"Mon monde s'est écroulé", confiait en avril à l'AFP la septuagénaire qui s'en veut toujours de l'avoir encouragé à faire une escapade. "Je ne peux pas me pardonner car au final, je l'ai envoyé à la mort". Son avocat Alexander Klauser, qui s'est exprimé au cours d'une audience très procédurale, estime que la liste des manquements est longue.

Il a demandé la convocation de témoins, une requête rejetée par la juge qui rendra sa décision par écrit à une date indéterminée. Peter Kolba, responsable de l'association VSV, a d'ores et déjà prévenu qu'il ferait appel en cas de défaite.

Selon un rapport d'experts indépendants, une première alerte émise dès le 5 mars par l'Islande, qui s'alarmait du retour de voyageurs contaminés à Ischgl, a été ignorée. Les skieurs ont continué à s'entasser dans les cabines téléphériques, tandis qu'en soirée la fête battait son plein dans les vallées.

"Le 8 mars, il a été clairement établi que le personnel touristique d'Ischgl avait contracté le virus, mais cette fois encore la réaction a été trop faible, trop lente, trop tardive", dénonce l'avocat auprès de l'AFP, alors que le virus flambait déjà de l'autre côté de la frontière en Italie.

Il estime que tout a été fait pour minimiser la gravité de la situation et permettre à la saison de se poursuivre comme si de rien n'était, par crainte de l'impact financier pour "l'influent" secteur touristique du Tyrol. Quelques jours plus tard, le chancelier conservateur Sebastian Kurz a décrété un confinement local et demandé à des milliers de touristes de quitter les lieux en quelques heures, ce qui selon les victimes et leurs proches aurait précipité la catastrophe.

"Cacher l'affaire"

Sieglinde Schopf est convaincue que son mari a été exposé au virus pendant cette évacuation. Elle réclame à l'Etat 100'000 euros de dommages et intérêts, une somme qui sera versée à une association caritative, a précisé son fils.

"Ce que nous voulons, c'est que les autorités reconnaissent que des erreurs ont été faites" et éviter qu'une telle tragédie ne se reproduise, a insisté Ulrich Schopf, apparu déterminé vendredi devant la presse. Jusqu'à présent, elles "ont voulu cacher toute l'affaire sous le tapis", s'est-il insurgé.

Les responsables politiques nient tout manquement, estimant avoir agi en l'état des connaissances à leur disposition à ce moment-là. Dans ce scandale, cinq personnes, dont Werner Kurz, le maire d'Ischgl, font l'objet d'une enquête pour "administration intentionnelle ou par négligence de maladie transmissible ayant porté atteinte à l'intégrité physique ou psychique d'autrui".

Le parquet d'Innsbruck, le chef-lieu du Tyrol, a transmis le dossier au ministère de la Justice, sans que l'on sache si des poursuites pénales seront finalement engagées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Japon: séisme de magnitude 7,4 dans le nord, alerte au tsunami

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Les secousses ont été si violentes, qu'elles ont fait trembler des grands immeubles jusque dans la capitale japonaise Tokyo (archives). (© KEYSTONE/AP/HIRO KOMAE)

Un violent séisme de magnitude 7,4 a frappé le nord du Japon lundi, a indiqué l'Agence météorologique japonaise (JMA). Elle a émis dans la foulée une alerte au tsunami prévoyant des vagues pouvant atteindre trois mètres.

Le séisme s'est produit à 16h53 (09h53 suisses) dans les eaux du Pacifique, au large du nord de la préfecture d'Iwate. Les secousses ont été si violentes qu'elles ont fait trembler de grands immeubles jusqu'à Tokyo, à plusieurs centaines de kilomètres de là.

Les premières vagues du tsunami pourraient atteindre immédiatement le littoral nord, a indiqué la JMA. Elle a averti que des dégâts dus aux vagues du tsunami étaient à prévoir.

"Évacuez immédiatement les régions côtières et les zones riveraines vers un endroit plus sûr, tel qu'un terrain surélevé ou un bâtiment d'évacuation. Les vagues du tsunami devraient frapper à plusieurs reprises. Ne quittez pas les lieux sûrs tant que l'alerte n'est pas levée", a-t-elle déclaré, la chaine de télévision NHK interrompant immédiatement ses programmes.

Pays traumatisé

Le pays est toujours traumatisé par le séisme de magnitude 9,0 de mars 2011, qui avait déclenché un tsunami, à l'origine de quelque 18'500 morts ou disparus. Ce séisme s'était déclenché sur la côte pacifique du Japon, le long de la fosse de Nankai, au large du pays.

Cette fosse sous-marine de 800 kilomètres est la zone où la plaque océanique de la mer des Philippines "s'enfonce" lentement sous la plaque continentale sur laquelle repose le Japon.

Le gouvernement estime qu'un séisme dans la fosse de Nankai, suivi d'un tsunami, pourrait tuer jusqu'à 298'000 personnes et causer jusqu'à 2000 milliards de dollars de dégâts.

Le Japon se trouve à la jonction de quatre grandes plaques tectoniques, sur la bordure occidentale de la "ceinture de feu" du Pacifique, et figure parmi les pays les plus actifs au monde d'un point de vue sismique.

L'archipel, qui compte environ 125 millions d'habitants, subit quelque 1'500 secousses chaque année. La grande majorité sont légères, bien que les dégâts varient selon leur localisation et leur profondeur sous la surface terrestre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Japon: séisme de magnitude 7,4 dans le nord, alerte au tsunami

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Alerte Info (© )

Un violent séisme de magnitude 7,4 a frappé le nord du Japon lundi, a indiqué l'Agence météorologique japonaise (JMA). Elle a émis dans la foulée une alerte au tsunami prévoyant des vagues pouvant atteindre trois mètres.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Wembanyama réussit sa première en play-off avec 35 points

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Victor Wembanyama a parfaitement réussi sa grande première en play-off avec San Antonio. (© KEYSTONE/AP/Eric Gay)

Une grande première réussie en play-offs: Victor Wembanyama, avec 35 points, a largement contribué au succès des San Antonio Spurs 111-98 contre les Portland Trail Blazers dimanche à domicile.

Le phénomène français de 22 ans vient de franchir une nouvelle étape de sa carrière, comme d'habitude à grandes enjambées, avec une entrée fracassante dans le nouveau monde des phases finales, conclue par 35 points, 5 rebonds, 2 contres, et une domination quasi totale.

Après une première saison réussie (rookie de l'année) mais chiche en victoires (22, pour 60 défaites), une deuxième bien lancée (première sélection au All-Star Game), mais terminée dès février avec une thrombose veineuse, "Wemby" a intégré lors de ce troisième exercice le cercle des meilleurs joueurs de la ligue nord-américaine au coeur d'un collectif aux progrès fulgurants.

Pour sa première rencontre de phase finale à l'occasion de ce 1er tour des play-off, contre Portland, Wembanyama a attaqué à fond une partie au tempo élevé.

Avec une énergie de tous les instants, il a fait plaisir à son public, avide de le voir reprendre le flambeau d'une franchise cinq fois titrée. Il a notamment marqué à mi-distance sur le côté avec la planche, le tir signature du glorieux Tim Duncan, qui a pu apprécier en tribunes.

Portland a résisté grâce à une grande performance de Deni Avdija (30 points, 10 rebonds, 5 passes), et défiera de nouveau les Spurs mardi à San Antonio.

OKC facile

Plus tôt dans la journée, les Detroit Pistons ont été surpris à domicile par le Magic d'Orlando 112-101.

Pourtant à la tête du meilleur bilan de la conférence Est, les Pistons ont subi une leçon d'intensité par le Magic, sorti des barrages vendredi après plusieurs semaines moribondes.

Cade Cunningham a tout tenté (39 points), mais Paolo Banchero (23 points) a mené un cinq majeur complet à 16 points ou plus.

Les autres favoris ont assuré avec la manière.

Le Thunder d'Oklahoma City, champion en titre, a éteint les Phoenix Suns, écrasés 119-84.

OKC a appliqué sa recette habituelle avec une défense de fer et Shai Gilgeous-Alexander pour mener l'offensive (25 points).

Les Boston Celtics se sont baladés contre les Philadelphia 76ers 123-91, dans le sillage de leur duo Jayson Tatum (25 points, 11 rebonds, 7 passes) et Jaylen Brown (26 points).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Anthropic expose les risques de son modèle d'IA Mythos

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Jugé trop dangereux en l'état par ses créateurs et des acteurs du secteur, Mythos a vu sa commercialisation repoussée, Anthropic le partageant seulement avec une poignée de géants technologiques américains, tels Nvidia, Amazon, J. P Morgan Chase ou Apple, et d'organisations. (© KEYSTONE/AP/PATRICK SISON)

Avec le déploiement limité de Mythos, la jeune pousse américaine Anthropic entend "mettre sur la table " les risques de son nouveau modèle d'intelligence artificielle dont les capacités en cybersécurité font craindre un basculement pour les États et les entreprises.

Ce modèle "commence à dépasser la capacité des humains dans le monde du cyber" vante le Français Guillaume Princen, directeur international des entreprises technologiques d'Anthropic, lors d'un entretien à l'AFP.

Il "est capable de déceler des failles informatiques qui existent depuis des dizaines d'années dans des systèmes qui ont été testés par des experts humains et des automates et n'avaient jamais été découvertes avant", selon lui.

Jugé trop dangereux en l'état par ses créateurs et des acteurs du secteur, Mythos a vu sa commercialisation repoussée, Anthropic le partageant seulement avec une poignée de géants technologiques américains, tels Nvidia, Amazon, J. P Morgan Chase ou Apple, et d'organisations pour sécuriser leurs infrastructures critiques.

Coup de com'?

Mais l'entreprise à l'origine de Claude est aussi accusée de surjouer les dangers d'une technologie qu'elle commercialise activement, dans une compétition acharnée avec son rival OpenAI et son puissant modèle ChatGPT.

D'autant plus que ces annonces surviennent au moment où les rumeurs bruissent sur son intention d'entrer en Bourse dans le courant de l'année.

"On préfère être transparent et mettre ces risques sur la table", balaie Guillaume Princen, pour qui les préoccupations de sécurité sont au "coeur de l'ADN d'Anthropic".

"Nous n'avons pas toutes les solutions mais cela doit être une conversation entre les acteurs technologiques comme nous, qui ont un certain nombre de données, le monde académique, le monde politique et le monde des économistes", poursuit-il.

Exagérés ou non, les risques de cybersécurité de Mythos suscitent des inquiétudes au sein du système bancaire américain, du gouvernement britannique ou encore de l'Union européenne qui s'est entretenue avec Anthropic pour obtenir davantage d'informations.

Aucune entreprise européenne ne fait d'ailleurs partie des testeurs du consortium créé par la jeune pousse, soulevant la question de la préparation du reste du monde face à un modèle dont les capacités offensives ne s'arrêteraient pas aux frontières des Etats-Unis.

"Ce n'est sûrement pas un modèle qui va être ouvert au grand public bientôt pour des raisons évidentes mais on est en train de réfléchir aux prochaines vagues d'ouverture", avance Guillaume Princen.

Dynamique européenne

L'Europe constitue pourtant la région qui se développe le plus fortement pour Anthropic.

La croissance de son outil pour les développeurs, Claude Code, qui génère 2,5 milliards de chiffre d'affaires annualisé, c'est-à-dire extrapolé à partir des revenus récents, dans le monde, vient en partie "des entreprises européennes" qui ont "pris cette vague", explique M. Princen.

Anthropic, qui réalise 80% de son chiffre d'affaires auprès des entreprises, collabore notamment avec la jeune pousse suédoise Lovable, spécialisée dans le code, ou l'assureur allemand Allianz.

Pour étendre sa présence sur le Vieux Continent, elle a ouvert l'année dernière des bureaux à Paris et Munich et a récemment annoncé une expansion significative de ses antennes à Dublin et à Londres.

Fondée en 2021 par des anciens d'OpenAI, Anthropic était jusqu'à récemment moins connue du grand public que ses concurrents.

Elle a pris une nouvelle dimension fin février lorsqu'elle a refusé de voir ses outils d'intelligence artificielle être utilisés par le Pentagone pour la surveillance de masse des citoyens américains et pour rendre des armes totalement autonomes. En représailles, l'administration Trump l'a désigné comme "un risque" pour la sécurité nationale.

Plusieurs procès sont en cours pour régler ce différend avec le gouvernement américain qui pourrait faire perdre plusieurs milliards de dollars de revenus à Anthropic cette année, a mis en garde sa directrice financière Krishna Rao dans des documents juridiques consultés par l'AFP.

Dans le même temps, "on a vu un mouvement intéressant, il y a beaucoup de gens qui se sont mis à utiliser Claude de par cette position qu'on a prise sur le sujet", raconte Guillaume Princen.

Anthropic a ainsi annoncé début avril avoir multiplié par trois ses revenus en un trimestre, faisant état d'un chiffre d'affaires annualisé, qui a dépassé 30 milliards de dollars, soit davantage qu'OpenAI.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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