Suisse
Le Conseil des Etats veut un usage restreint du phénotypage
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Les policiers doivent pouvoir recourir aux avancées scientifiques de profilage lors de certaines enquêtes criminelles. Le Conseil des Etats veut toutefois limiter l'usage du phénotypage à des infractions graves dans la loi sur les profils d'ADN.
Appelés à se prononcer sur la nouvelle loi sur les profils d'ADN, déjà adoptée par le National, les sénateurs ont reconnu la nécessité d'adapter la législation aux nouvelles techniques. Il faut mettre ces instruments à disposition des enquêteurs, a expliqué Beat Rieder (Centre/VS) au nom de la commission.
La nouvelle loi, acceptée sans opposition, répond à une motion du Conseil national déposée suite au viol non élucidé d'une jeune femme en 2015 à Emmen (LU). Actuellement, les enquêteurs peuvent comparer les relevés de la scène de crime avec celles des suspects, mais seul le sexe de l'auteur d'une trace peut être déterminé à travers l'ADN.
Le phénotypage ouvre la voie à des informations supplémentaires: la couleur des yeux, des cheveux et de la peau, l'origine et l'âge. La police pourra réduire le cercle des suspects et enquêter de manière plus ciblée.
La recherche en parentèle sera formellement réglée. Si la comparaison dans la banque de données n'aboutit pas, il sera possible d'étendre la recherche au cercle familial. Une décision du Tribunal pénal fédéral permet déjà cette pratique depuis 2015.
Craintes d'atteintes graves
L'utilisation du profil ADN fait partie intégrante du travail d'enquête, a déclaré la ministre de la Justice Karin Keller-Sutter. Son introduction a été une avancée énorme, mais il ne s'agit pas d'une solution miracle, a-t-elle reconnu.
Toutefois, tant le phénotypage que la recherche en parentèle constituent des atteintes graves aux droits fondamentaux, a estimé Beat Rieder. Le champ d'application de la loi doit être limité. Il est nécessaire d'établir un catalogue des infractions pour lesquelles ces méthodes peuvent être utilisées.
Le phénotypage est nuisible lorsqu'il sert à confirmer des préjugés raciaux, a ajouté Mathias Zopfi (Verts/GL). Il pourrait aussi être utilisé pour exclure les personnes soupçonnées à tort, a répondu Karin Keller Sutter. C'est précisément le "profilage racial" qui peut être contré par cette méthode.
Catalogue
Le Conseil des Etats n'a pas suivi la ministre et décidé de restreindre l'usage de la méthode aux crimes graves et violents contre la vie et l'intégrité corporelle et à quelques autres infractions comme le brigandage. La recherche en parentèle ne devrait intervenir qu’à titre subsidiaire et n’entrer en ligne de compte que si les mesures prises ou les recherches n'ont rien donné.
Daniel Jositsch (PS/ZH) a plaidé pour une formulation moins restrictive. Ces méthodes auraient dû être appliquées aux mêmes infractions que celles prévues dans le cadre d'une investigation secrète. Le Conseil a refusé de le suivre par 31 voix contre 12.
La délégation accordée au Conseil fédéral pour définir, en fonction des avancées techniques, des caractéristiques morphologiques supplémentaires a aussi été discutée. Il faut éviter d'ouvrir cette liste à toutes les modifications possibles, a pointé Carlo Sommaruga (PS/GE). Sa proposition a été rejetée par 26 voix contre 17.
Pas d'extension au suicide
Le National veut autoriser le prélèvement d'échantillons ADN en cas de suicide. Le Conseil des Etats s'y est opposé. Il serait injustifié de mettre en relief le suicide par rapport à d’autres types de décès, a expliqué Beat Rieder. De plus, en cas de nécessité, la loi permet déjà de procéder à de tels prélèvements.
Concernant les délais d’effacement des profils d’ADN en cas d’acquittement, de classement ou de non-entrée en matière, les profils ne doivent pouvoir être conservés et utilisés que sur décision d’un tribunal et durant dix ans au plus. Ils pourraient être effacés après 20 ans en cas d’irresponsabilité de l’auteur.
Le dossier retourne au Conseil national.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
La Suissesse Veronica Fusaro échoue en demi-finale de l'Eurovision
La finale du 70e concours Eurovision de la chanson se déroulera samedi à Vienne sans la Suisse. La Bernoise Veronica Fusaro, 28 ans, a été éliminée jeudi soir lors de la deuxième demi-finale. Les favoris danois et australien ont en revanche passé.
Avec sa chanson "Alice", la chanteuse de Thoune s'est nettement démarquée des autres prestations, avec un style moins typique qu'entendu habituellement à l'Eurovision. Mais cela n'a pas suffi, confirmant les prédictions des parieurs.
La ballade rock de Veronica Fusaro aborde la violence faite aux femmes sous différentes formes, par l'abus de pouvoir et le contrôle notamment. "La violence peut s'exprimer de manière subtile. C'est de cette subtilité-là dont parle ma chanson", avait expliqué l'artiste avant la compétition.
Les favoris de cette deuxième demi-finale, l'Australie et le Danemark, se sont qualifiés sans surprise pour la finale qui aura lieu samedi dans la capitale autrichienne et pour laquelle ils comptent parmi les favoris.
La Bulgarie, l'Ukraine, la Norvège, la Roumanie, Malte, Chypre, l'Albanie et la République tchèque ont, eux aussi, convaincu les jurys nationaux et le public. En revanche, les prestations de l'Azerbaïdjan, du Luxembourg, de l'Arménie et de la Lettonie n'ont pas été retenues, tout comme celle de la Suisse.
L'Australienne Goodrem impressionne
Le Danois Søren Torpegaard Lund, 27 ans, a proposé devant 11'200 spectateurs originaires de 75 pays, avec "Før vi går hjem" ("Avant de rentrer"), une performance de clubbing sexy, littéralement mise en boîte.
Pour l'Australie, la vedette Delta Goodrem, 41 ans, qui a plus de neuf millions d'albums vendus à son actif, a subjugué l'audience avec sa ballade "Eclipse", debout sur un piano étincelant.
Ces deux pays retrouveront en finale la Finlande, la Grèce et Israël, les autres favoris qualifiés mardi lors d'une première soirée de sélection sous les lasers et des pluies de paillettes.
Monroe, 17 ans, qui a chanté "Regarde!" pour la France, a été très applaudie. Elle figure aussi parmi les artistes les mieux placés à l'occasion du 70e anniversaire du plus grand télécrochet au monde. Mais comme pour la représentante de l'Allemagne et ceux du Royaume-Uni et de l'Italie, principaux contributeurs financiers, sa place en finale est garantie.
En tant que pays hôte, l'Autriche jouit également de ce privilège cette année.
Pas de prise de contrôle LGBT
Surprise de la soirée, son diffuseur, l'ORF, a produit jeudi lors du concert une séquence préenregistrée dans un amphithéâtre universitaire évoquant la communauté LGBT+.
La présentatrice Victoria Swarovski a répondu aux questions d'un étudiant: "Pourquoi est-ce qu'il n'y a plus que d'homosexuels à l'Eurovision? Est-ce qu'ils ont pris le pouvoir?"
Elle a balayé ce préjugé en précisant que seuls huit gagnants sur 70 avaient revendiqué leur appartenance à la communauté LGBT+, concluant par: "Aucune prise de contrôle détectée".
Le directeur de l'Eurovision, Martin Green, avait déclaré auparavant aux journalistes que cette séquence, inédite, était "un message au monde: depuis 70 ans, nous donnons une voix à ceux qui n'en ont pas et nous accueillons les exclus", a-t-il dit.
Israël
Alors que le concours organisé l'an dernier par la Suisse à Bâle avait rassemblé 166 millions de téléspectateurs, les organisateurs espèrent faire aussi bien pour cette édition, ébranlée par un appel au boycott signé par plus d'un millier d'artistes en raison de la présence d'Israël.Certains Etats lui reprochent aussi la manière dont il a mené la guerre dans la bande de Gaza en représailles à l'attaque, le 7 octobre 2023, du mouvement islamiste palestinien Hamas sur son sol.
La Slovénie, l'Espagne et l'Irlande ne participent pas au concours et ne le diffusent pas non plus, alors que l'Espagne est d'ordinaire l'un des principaux contributeurs financiers et que l'Irlande a gagné sept fois l'Eurovision, un record ex aequo avec la Suède.
L'Islande et les Pays-Bas ont fait défection aussi, tout en choisissant, eux, de retransmettre les concerts.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Suisse
Personne ne décroche la bonne combinaison à l'Eurodreams
Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Eurodreams jeudi soir. Pour gagner une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans, il fallait jouer les six numéros 3, 7, 9, 21, 24 et 27, ainsi que le numéro "dream" 4, a indiqué la Loterie romande.
Eurodreams est proposé dans huit pays européens. En Suisse, le jeu est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique. Le tirage est effectué les lundis et jeudis soir.
https://jeux.loro.ch/games/eurodreams
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Football
Super League: Lugano sauve sa 3e place en fin de match
Lugano a arraché le nul à Sion 2-2 en toute fin de rencontre lors de l'avant-dernière journée de Super League. Ce résultat fait les affaires des Tessinois, qui se maintiennent à la 3e place.
Pour le dernier match de la saison disputé à Tourbillon, Sion a cru renverser la rencontre en deuxième période avant de concéder l'égalisation par Antonios Papadopoulos à la 90e. Menés 1-0 à la mi-temps, les Sédunois ont concédé leur première défaite après une série de huit matches sans revers en championnat.
Les inspirations d'Ylyas Chouaref (55e) et de Baltazar (63e) ont répondu à l'ouverture du score de Georgios Koutsias à la 31e. L'attaquant des Bianconeri a trompé le gardien Anthony Raccioppi, qui avait maintenu sa cage inviolée lors des cinq dernières rencontres.
La troupe de Didier Tholot se déplacera au Wankdorf dimanche (16h30) pour tenter d'arracher la victoire, et espérer un faux-pas de Lugano face à Bâle pour s'emparer de la 3e place. Avec seulement deux unités d'avance sur Sion, l'équipe de Mattia Croci-Torti (64 points) devra l'emporter pour s'assurer de terminer dans le top 3.
Match à couteaux tirés entre YB et Thoune
Sans enjeux au niveau du classement, les autres rencontres disputées jeudi dans le Championship Group n'ont pas été dénuées de rebondissements. Alors qu'ils menaient 2-1 après 13 minutes, les Thounois ont fini par s'incliner... 8-3 face aux Young Boys et ont terminé à 9 contre 11.
Lors de leurs sept dernières sorties, les hommes de Mauro Lustrinelli, sacrés champions de Suisse, se sont inclinés à six reprises. A Bâle, St-Gall s'est imposé 3-1 pour s'assurer de la 2e place finale.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Des démissions dans la gouvernance de la CPPG à Genève
La Caisse publique de prêts sur gages (CPPG) va faire face à des changements dans sa gouvernance. La présidente Lorella Bertani et l'administratrice déléguée Lynn Bertholet ont présenté leurs démissions.
Confirmant une information de Léman Bleu, la première a parlé jeudi à Keystone-ATS de "raisons personnelles" derrière sa décision, annoncée mardi au conseil d'administration. "Je suis soulagée. Je vais passer à autre chose", dit de son côté Mme Bertholet. Elle a écrit mardi à la conseillère d'Etat de tutelle Nathalie Fontanet qui en a accusé réception mercredi.
Fin mars, un rapport de la Cour des comptes avait épinglé la poursuite des travaux du bureau du conseil, malgré une révision législative entrée en vigueur en 2018 qui en prévoyait la suppression. Des indemnités versées n'auraient pas dû l'être, expliquait le gendarme administratif, qui suggérait un remboursement.
Le conseil avait contesté ces conclusions. Mme Bertholet estime de son côté qu'"on s'est moqué d'elle". Comme les conditions pour qu'elle poursuive son activité ne sont pas réunies, elle a décidé d'y mettre un terme, s'en prenant au passage à la conseillère d'Etat.
Selon elle, "tout vient du licenciement d'un directeur qui ne faisait que 4% des opérations avec quatre employés". Une décision, pour laquelle un recours est pendant au Tribunal fédéral (TF), que certains veulent faire payer à Mme Bertani et elle-même, dit-elle.
Elle admet que "de grosses lacunes" subsistent, y compris légales, mais celles-ci ne sont pas celles qui ont été identifiées par la Cour des comptes. Sa décision n'est pas non plus liée au projet de modification législative dévoilé mercredi par le Conseil d'Etat, dont elle n'avait pas connaissance. Ce dispositif prévoit de réduire de 9 à un maximum de 5 le nombre de membres du conseil et de supprimer la fonction d'administrateur délégué ou administratrice déléguée.
Cette réforme prendra des années avant d'entrer en vigueur, ajoute Mme Bertholet. Une absence de lien également partagée par Mme Bertani. "Je n'étais pas encore officiellement au courant du projet de loi au moment d'annoncer ma décision", selon elle.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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