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Genève

Le procès en appel de Pierre Maudet s'est ouvert à Genève

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Le procès en appel de l'ex-conseiller d'Etat Pierre Maudet s'est ouvert lundi à Genève. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le procès en appel de Pierre Maudet, reconnu coupable en première instance d'acceptation d'un avantage pour son voyage à Abu Dhabi, s'est ouvert à Genève. Egalement sur le banc des prévenus, son ex-chef de cabinet a répété avoir participé à ce séjour à titre privé.

La présidente de la Chambre pénale d’appel et de révision Alessandra Cambi Favre-Bulle a ouvert lundi l'audience en procédant à un replacement des prévenus dans la salle. Pas question pour la magistrate que les deux entrepreneurs impliqués dans cette affaire ne soient pas assis sur la même rangée que Pierre Maudet et son ex-chef de cabinet.

Elle a ensuite passé en revue les situations personnelles et financières des quatre prévenus. Dans ce contexte, Pierre Maudet a précisé qu'il ne touchait pas à la rente de conseiller d'Etat à laquelle il a droit. L'ex-élu PLR, qui a démissionné du Conseil d'Etat, travaille désormais dans le secteur de la cybersécurité.

Pragmatisme

Les débats sont entrés dans le vif du sujet avec l'audition de Patrick Baud-Lavigne, l'ex-bras droit de Pierre Maudet. A la demande de son avocat Jean-Marc Carnicé, il a déclaré qu'il aurait pu faire le voyage dans les mêmes conditions s'il n'avait pas été chef de cabinet de Pierre Maudet.

M.Baud-Lavigne a aussi dû s'expliquer sur le dossier du restaurant l'Escobar. "Le pragmatisme a pris le dessus", a-t-il indiqué en précisant qu'il n'a pas eu l'impression d'avoir donné l'instruction de délivrer une autorisation d'exploiter le restaurant malgré un dossier lacunaire. "Je n'avais pas l'impression de violer la loi", a-t-il ajouté.

"Guichet universel"

Patrick Baud-Lavigne a reconnu qu'Antoine Daher, l'un des deux entrepreneurs, avait tendance à beaucoup le solliciter. "Il me prenait un peu comme un guichet universel, mais je n'ai jamais rien accepté à part l'Escobar", a-t-il relevé. Il reconnaît toutefois qu'il aurait dû être plus cadrant.

En février dernier, le Tribunal de police l'avait reconnu coupable d'un avantage en lien avec le voyage à Abu Dhabi, de violation du secret de fonction pour avoir fourni des informations aux deux entrepreneurs et d'instigation à d'abus d'autorité pour le volet de l'Escobar. Il avait été condamné à 360 jours-amendes avec sursis.

La suite des auditions

Le procès se poursuit avec les auditions des deux entrepreneurs, soit Antoine Daher et Magid Khoury, et de Pierre Maudet. Les entrepreneurs avaient été reconnus coupables d'octroi d'un avantage.

Ils avaient organisé le séjour dans le but, selon le jugement de première instance, de s'assurer de la bienveillance du conseiller d'Etat. Ils avaient été condamnés à respectivement 180 et 240 jours-amendes avec sursis.

Pierre Maudet avait été condamné à 300 jours-amendes avec sursis. Le Tribunal de police avait estimé que l'ex-conseiller d'Etat s'était accommodé du risque de se faire influencer dans l'exercice de ses fonctions en acceptant le séjour à Abu Dhabi estimé à 50'000 francs. Il avait en revanche été acquitté de la charge d'acceptation d'un avantage en lien avec un sondage électoral financé par les deux amis entrepreneurs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Comédie de Genève: proposition de médiation à Séverine Chavrier

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La Fondation d'art dramatique (FAD) veut une médiation pour trouver une porte de sortie à la directrice de la Comédie de Genève Séverine Chavrier (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La Fondation d'art dramatique (FAD) propose une médiation pour trouver une porte de sortie à la directrice de la Comédie de Genève Séverine Chavrier. L'avocat de celle-ci dénonce une "mise en scène", "dont l'issue est arrêtée avant même son ouverture".

Il y a une dizaine de jours, la FAD avait annoncé mettre un terme aux relations de travail avec Mme Chavrier. Pour autant, comme celle-ci est actuellement en incapacité de travail, elle ne peut être licenciée.

Dans la Tribune de Genève de mardi, le nouveau président de la FAD, qui chapeaute la Comédie de Genève et le Théâtre Le Poche, affirme que l'avocat de la fondation Daniel Kinzer a proposé à celui de Mme Chavrier, Romain Jordan, de suggérer trois médiateurs assermentés. "Il s'agit de se mettre d'accord sur les paramètres de cette sortie", notamment financiers, ajoute-t-il.

Me Jordan a confirmé à Keystone-ATS avoir reçu par mail cette requête, après l'avoir apprise toutefois par la presse. "Ma mandante demande depuis six mois à rencontrer le conseil de la FAD, à obtenir copie de son dossier et à comprendre précisément ce qui lui est reproché. Elle n'a obtenu aucune réponse utile", dit-il.

Depuis des mois, les soutiens et les opposants de la Franco-Suisse s'affrontent sur l'avenir de celle-ci. Mise en cause par des collaborateurs, Séverine Chavrier a été déchargée de ses fonctions opérationnelles en novembre par la FAD, qui voulait un audit sur le climat de travail.

Un audit de gouvernance de la Cour des comptes avait été demandé par la Ville de Genève. Le Conseil municipal doit également examiner un rapport de la Commission des arts et de la culture (CARTS). L'affaire avait également provoqué des remous à l'intérieur du Conseil de la FAD. Outre la présidente Lorella Bertani, plusieurs membres avaient remis leur démission pour fin février, dont la vice-présidente Anne-Marie Gisler.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Wawrinka: "J'ai toujours joué avec mes émotions"

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Wawrinka aime jouer avec ses émotions (© KEYSTONE/EPA/VALENTIN FLAURAUD)

Stan Wawrinka (ATP 119) n'a pas boudé son plaisir après sa qualification pour le 2e tour du Geneva Open. "J'ai toujours joué avec mes émotions", a-t-il souligné en conférence de presse.

"C'est ma dernière année, donc forcément ces tournois comptent énormément pour moi. Avoir la chance de jouer en Suisse, devant autant de monde, de recevoir autant de soutien pendant les matches, en plus de m'en sortir au tie-break du troisième, forcément ça crée beaucoup d'émotions", a lâché le Vaudois, qui était au bord des larmes à l'heure de s'adresser au public sur le court.

"Durant toute ma carrière, j'ai toujours joué avec mes émotions. J'ai utilisé ça, ça m'a parfois desservi", a-t-il poursuivi. "Mais dans l'ensemble, avoir cette passion en moi pour pouvoir donner le maximum, ça aide. Quand on arrive à s'en sortir comme ça, quand on sait que c'est la dernière fois, avoir l'opportunité de jouer un deuxième match ici crée forcément des émotions", a-t-il glissé.

Si Stan Wawrinka a autant souffert pour vaincre le 241e mondial Raul Brancaccio, c'est avant tout en raison de son manque de confiance. "Quand on enchaîne un peu les victoires, on réfléchit moins, on trouve plus facilement les automatismes et on sait quel coup faire au bon moment, surtout dans les fins de match comme celle-ci", concède-t-il.

"Difficile de mettre le puzzle en place"

"Aujourd'hui (lundi), je me suis battu avec mon adversaire, mais je me suis aussi beaucoup battu avec moi-même. Justement parce qu'il y a constamment ce petit manque de confiance qui se fait ressentir par rapport aux victoires, et par rapport à tout ce que j'ai envie de faire", poursuit l'ex-no 3 mondial qui, à 41 ans, est toujours autant perfectionniste.

"Je me bats beaucoup avec cette recherche de confiance interne", précise-t-il. "Il y a plein de choses qui font qu'à 41 ans, c'est très difficile de mettre le puzzle en place. Ca demande énormément d'énergie physique, et d'énergie mentale. Il faut savoir mettre la concentration où il faut, mais sans perdre de l'énergie parce qu'on en met trop", souligne encore Stan Wawrinka.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Wawrinka passe un tour, dans la douleur

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Stan Wawrinka a dû batailler jusqu'au tie-break du troisième set dans son 1er tour à Genève (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Stan Wawrinka (ATP 119) a renoué avec la victoire sur l'ATP Tour lundi, après quasiment trois mois de disette.

Le Vaudois s'est hissé au 2e tour du Geneva Open en battant Raul Brancaccio (ATP 241) 6-2 4-6 7-6 (7/5). Mais Dieu que ce fut compliqué.

Le forfait d'Alejandro Tabilo (ATP 35), son adversaire désigné, a sans doute servi ses desseins. Car l'ex-no 3 mondial, accueilli comme une "rockstar" par le très nombreux public, a dû batailler plus que l'on s'y attendait face à Raul Brancaccio qui, à 29 ans, disputait le deuxième match de sa carrière sur l'ATP Tour.

Stan Wawrinka a pourtant livré un premier set parfait, armant quelques revers gagnants dont il a le secret. Il a dû déchanter dans le deuxième set: victime d'une baisse de régime, notamment sur son service, il a vu son adversaire se relâcher dans le même temps et offrir une tout autre réplique.

Mais le droitier de St-Barthélemy s'est accroché. Il a su trouver un second souffle en tête dans la dernière manche. Mais il est revenu de très loin dans le jeu décisif, où Raul Brancaccio a mené 5/4 avec un mini-break d'avance, avant de perdre les trois derniers points pour le plus grand bonheur d'un public en transe.

Face à Michelsen au 2e tour

Cette victoire est la 50e décrochée par Stan Wawrinka dans les tournois de l'ATP Tour et du circuit Challenger disputés en Suisse: il en compte 17 à Bâle, 10 à Gstaad, 10 dans le Challenger de Genève, 12 dans le Challenger de Lugano et désormais 11 dans le cadre du Geneva Open.

Le double vainqueur du tournoi (2016, 2017) peut espérer augmenter ce total dès mercredi au tour suivant. Il se frottera en 8e de finale à l'Américain Alex Michelsen (ATP 41) qui, même s'il a battu en deux sets l'Argentin Sebastian Baez (ATP 62) au 1er tour, n'est guère à l'aise sur terre battue.

Alex Michelsen n'a gagné que trois matches sur cette surface en 2026, en désormais six tournois disputés. L'occasion semble donc belle pour Stan Wawrinka de disputer pour la première fois depuis octobre 2024 un quart de finale sur le front de l'ATP Tour. Mais son "moteur" tiendra-t-il la distance mercredi ?

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Résiliation des baux à Carl-Vogt: vers un accord d'ici fin juin

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A Genève, les négociations entre le propriétaire des cinq immeubles du boulevard Carl-Vogt et les locataires dont les baux ont été résiliés avancent: un accord est attendu d'ici fin juin (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, des négociations ont eu lieu lundi sous l'égide du canton au sujet de la résiliation des baux de cinq immeubles du boulevard Carl-Vogt. Un accord entre le propriétaire, soit la caisse de pension des fonctionnaires de Bâle-Ville (PKBS), et l'ASLOCA pourrait intervenir d'ici fin juin.

Les deux parties se sont entendues sur des lignes directrices qui permettraient de mener des travaux de rénovation des bâtiments tout en préservant les intérêts des locataires pendant et après ces travaux. Il s'agit aussi de préserver un parc immobilier répondant au besoin prépondérant de la population, selon un communiqué du Département du territoire (DT).

"Reste maintenant à concrétiser les détails de ces lignes directrices", a précisé Christian Dandrès, juriste à l'ASLOCA. Le projet sera présenté mardi aux locataires. Les parties visent un accord d'ici la fin juin.

Le DT se réjouit de la "posture ouverte et constructive adoptée tant par l'ASLOCA que par la PKBS, qui devrait permettre de trouver des solutions concrètes pour les locataires en place". L'annonce en janvier dernier de la résiliation massive des baux pour des rénovations énergétiques avait soulevé une forte opposition et relancé le débat sur la spéculation immobilière dans le canton.

Le DT a annoncé dans le même communiqué le durcissement des conditions d'octroi des autorisations de construire pour démolitions ou rénovations, en exigeant un plan précis et complet protégeant les locataires. L'objectif est de contrer la tendance qui consiste à résilier les baux en lien avec une rénovation, selon le département.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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