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Accablé par des sénateurs, Bolsonaro se dit "coupable de rien"

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Le discours anticonfinement de Jair Bolsonaro et son déni face à la gravité du Covid-19 font partie des points sur lesquels la CPI a enquêté. (© KEYSTONE/EPA/JOEDSON ALVES)

Accusé d'avoir "délibérément exposé" les Brésiliens à une "contamination de masse" par le Covid-19 par une commission d'enquête du Sénat (CPI), le président Jair Bolsonaro s'est dit "coupable d'absolument rien". La CPI a demandé mercredi son inculpation.

"Nous savons que nous avons fait ce qu'il fallait dès le début", a-t-il insisté, au cours d'une cérémonie officielle dans l'Etat du Ceara (nord-est). Le rapport final de la CPI, présenté mercredi, désigne pourtant le président d'extrême droite comme ayant été "le principal responsable des erreurs du gouvernement pendant la pandémie" qui a fait plus de 600'000 morts au Brésil.

Outre le "crime contre l'humanité", qui pourra être jugé à la Cour Pénale Internationale de La Haye, le rapporteur Renan Calheiros a retenu neuf chefs d'accusation allant du "charlatanisme" à l'"incitation au crime" en passant par les "infraction aux mesures sanitaires" et la "prévarication". "Le président a commis de nombreux crimes et il va payer", a déclaré le président de la CPI, Omar Aziz, à l'ouverture de la session de mercredi.

Ces accusations gravissimes devraient néanmoins avoir une portée surtout symbolique pour l'heure, Jair Bolsonaro bénéficiant de soutiens au Parlement à même de lui éviter l'ouverture d'une procédure de destitution. De même, le procureur général Augusto Aras, un de ses alliés, peut faire barrage à toute inculpation.

L'impact politique pourrait toutefois s'avérer désastreux pour cet ancien capitaine de l'armée, dont la popularité est déjà au plus bas. Il est à cet égard loin d'être assuré d'être réélu dans un an, tant il est largement distancé dans les sondages par l'ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.

Pour les sénateurs, les crimes cités dans le rapport sont "intentionnels", le gouvernement Bolsonaro ayant délibérément décidé de ne pas prendre les mesures nécessaires pour contenir la circulation du virus, espérant que la population atteigne "l'immunité collective", une stratégie "à haut risque", selon la CPI.

"Instrument de vengeance"

"À l'issue de six mois de travaux intenses, cette Commission parlementaire a recueilli des preuves qui montrent que le gouvernement fédéral (...) a agi avec lenteur dans le combat contre la pandémie causée par le coronavirus, exposant délibérément la population à un risque réel d'infection de masse", résume ce rapport accablant de près de 1'2000 pages lu dans une version abrégée par Renan Calheiros.

La CPI a notamment dénoncé le "retard délibéré" dans l'acquisition de vaccins, le gouvernement Bolsonaro ayant préféré promouvoir des "traitements précoces" inefficaces comme l'hydroxychloroquine contre le virus, avec des "conséquences tragiques" pour la population.

Le rapporteur avait dans un premier temps prévu d'inclure deux autres chefs d'accusation, pour "homicide" et "génocide de populations indigènes", mais les a retirés au dernier moment, pour s'assurer que son rapport sera approuvé par vote la semaine prochaine. La commission a également demandé l'inculpation de quatre ministres et de deux ex-ministres. Trois fils du président ont aussi été ciblés par la CPI pour "incitation au crime" par le biais de la diffusion de fausses informations.

"Ce rapport est un instrument de vengeance contre Bolsonaro et sa famille, c'est évident, que ni mes frères, ni moi, et encore moins le président, n'avons commis le moindre crime", a déclaré le sénateur Flavio Bolsonaro, l'aîné de la fratrie, peu avant la présentation du texte.

"Grippette"

Le rapport va être transmis au Parquet, seul compétent pour inculper les personnes incriminées par la CPI. Dans le cas de Jair Bolsonaro, les spécialistes jugent cette inculpation peu probable, puisqu'elle est du ressort du procureur général.

La CPI a enquêté sur les responsabilités du gouvernement dans la grave pénurie d'oxygène qui a causé la mort de dizaines de patients par asphyxie à Manaus (nord). La Commission s'est également penchée sur des soupçons de corruption dans l'achat de vaccins, ainsi que sur les relations entre Brasilia et des mutuelles de santé privées accusées de promouvoir le "traitement précoce".

L'une d'elles, Prevent Senior, est soupçonnée d'avoir mené à l'insu de ses patients des expériences avec ce type de traitements et d'avoir fait pression sur ses médecins pour les prescrire à des "cobayes humains".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Colombie: sept morts dans un attentat à la bombe (gouverneur)

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Un engin explosif a été déclenché sur une route de la région colombienne du Cauca, selon le gouverneur de cette région (archives). (© KEYSTONE/EPA/ERNESTO GUZMAN JR)

Un attentat à la bombe a fait sept morts et 20 blessés dans l'ouest de la Colombie, dans la région du Cauca, à un peu plus d'un mois de l'élection présidentielle dans le pays. L'information a été donnée par le gouverneur de cette même région.

"Un engin explosif a été déclenché" sur une route de cette traditionnelle zone d'influence des groupes armés, faisant "sept morts parmi les civils et plus de 20 blessés graves", a déclaré sur X Octavio Guzmán, gouverneur du Cauca.

Il a également publié une vidéo montrant les victimes gisant au sol et des véhicules détruits après l'attaque. Sur d'autres vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, d'importants dégâts sont visibles et des témoins assurent que le souffle de l'explosion les a projetés sur plusieurs mètres.

Tensions

Cet attentat intervient dans un contexte de tensions avant le premier tour de l'élection présidentielle du 31 mai, pour laquelle la sécurité est l'un des thèmes centraux.

Les différents groupes armés du pays - guérillas et groupes criminels - alimentent la violence sur fond de négociations de paix avortées avec le gouvernement de Gustavo Petro, premier président de gauche de l'histoire de la Colombie.

Vendredi, un attentat contre une base militaire avait fait un mort à Cali (sud-ouest). Le ministre de la défense, Pedro Sánchez, a assuré samedi que la présence militaire et policière serait renforcée dans la zone.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hongrie: Viktor Orban déclare qu'il ne siégera pas au Parlement

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Viktor Orban a annoncé samedi qu'il ne siégera pas au Parlement hongrois après la défaite de sa coalition lors des dernières élections (archives). (© KEYSTONE/AP/Petr David Josek)

Le premier ministre nationaliste hongrois sortant, Viktor Orban, a déclaré samedi qu'il rendrait son mandat de député après que son alliance de partis a essuyé une écrasante défaite électorale après ses 16 années au pouvoir.

"Puisque le siège que j'ai remporté en tant que tête de liste sur la plateforme Fidesz-KDNP est en réalité un siège parlementaire pour Fidesz, j'ai décidé de le rendre. En ce moment, je ne suis pas nécessaire au Parlement, mais à la réorganisation du camp national", a-t-il déclaré dans une vidéo publiée sur Facebook.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Berlin accuse la Russie de la cyberattaque contre Signal

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Plusieurs responsables politiques allemands ont vu leur communication piratée depuis février sur la plateforme Signal (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/KIICHIRO SATO)

Berlin a attribué samedi à la Russie les attaques répétées de la messagerie Signal. Plusieurs responsables politiques allemands, mais aussi des diplomates, militaires et journalistes ont vu leur communication piratée depuis février.

"Le gouvernement fédéral part du principe que la campagne de phishing visant le service de messagerie Signal a vraisemblablement été pilotée depuis la Russie", a appris l'AFP des cercles gouvernementaux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Marc Marquez remporte sous la pluie le sprint à Jerez

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Marc Marquez le plus fort sous la pluie (© KEYSTONE/EPA/Jose Manuel Vidal)

L'Espagnol Marc Marquez, septuple champion du monde MotoGP, a remporté samedi le sprint du GP d'Espagne à Jerez. Cette 4e manche de la saison fut folle et marquée par bon nombre de chutes.

Marc Marquez, toujours convalescent après une blessure à l'épaule droite il y a six mois, s'est montré le meilleur et le plus rapide sur les 12 tours du sprint, devant son coéquipier chez Ducati, l'Italien Francesco "Pecco" Bagnaia.

Ses compatriotes Franco Morbidelli (Ducati-VR46) et Fabio Di Giannantonio (Ducati-VR46) finissent à de belles 3e et 5e places, encadrant la KTM du Sud-Africain Brad Binder.

Intouchable depuis la fin de la saison 2025, avec cinq victoires d'affilée, et favori pour le titre cette année, l'Italien Marco Bezzecchi sur Aprilia s'est fait également piéger par la pluie et a chuté pour finir 17e à trois tours du leader.

Compte tenu des conditions météo, la direction de la course avait autorisé les concurrents à changer de moto, à 10 tours de la fin. C'est ce qu'a fait Marc Marquez après être lui aussi tombé sous la pluie en fin de course. En allant chercher sa deuxième monture dans les stands, il est passé par une étendue d'herbe au lieu du chemin imposé, mais cela ne lui a valu aucune pénalité.

Les pilotes disputeront dimanche à 15h la course du Grand Prix d'Espagne sur 25 tours.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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