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Jair Bolsonaro élu président du Brésil

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"Nous allons ensemble changer le destin du Brésil", a affirmé le président élu du Brésil Jair Bolsonaro dans ses premières déclarations, ajoutant que son élection tournait la page du "communisme". (©KEYSTONE/EPA EFE/ANTONIO LACERDA)

La jeune démocratie brésilienne a basculé lundi dans une grande inconnue avec son premier président d'extrême droite plus de 30 ans après la fin de la dictature. L'élection a jeté une lumière crue sur les fractures du Brésil.

Jair Bolsonaro, qui prendra ses fonctions le 1er janvier 2019, a reçu dimanche un mandat clair avec plus de 55% des voix, devant le candidat de gauche Fernando Haddad (45%) à l'issue d'une campagne qui a coupé en deux le plus grand pays latino-américain.

Une fois installé dans le palais du Planalto à Brasilia, l'ancien capitaine, qui a souhaité dimanche après sa victoire un Brésil qui soit "une grande Nation, pour nous tous", aura fort à faire, après la campagne qu'il a menée au lance-flammes, pour recoller les morceaux d'un pays qui s'est fracturé profondément.

Jair Bolsonaro va succéder, pour quatre ans, au conservateur Michel Temer, qui se retire sur un taux d'impopularité historique et va lui laisser un pays mal en point et en plein doute. Il devrait se rendre à Brasilia dès mardi pour s'entretenir avec le président sortant, ainsi que le président de la Cour suprême Dias Toffoli et le chef d'état-major des armées, le général Eduardo Villas Bôas.

Premiers propos

Dans ses premières déclarations, il a annoncé qu'il gouvernerait la quatrième démocratie la plus peuplée au monde en s'appuyant sur la Bible et la Constitution. Jair Bolsonaro a également annoncé que toutes ses promesses de campagne seraient tenues. "Nous allons ensemble changer le destin du Brésil", a-t-il poursuivi, ajoutant que son élection tournait la page du "communisme".

Dans son premier discours, le candidat du Parti des travailleurs (PT), Fernando Haddad n'a pas félicité le vainqueur. En revanche, il a demandé que ses "45 millions d'électeurs soient respectés", alors que Jair Bolsonaro avait, durant sa campagne, promis à ses opposants "la prison ou l'exil". "Les droits civiques, politiques, du travail et sociaux sont en jeu maintenant", a-t-il dit. "Nous avons la responsabilité de représenter une opposition qui place les intérêts de la Nation au-dessus de tout".

Plusieurs milliers de sympathisants du vainqueur d'extrême droite se sont réunis dans plusieurs villes du Brésil, notamment à Rio - dans le quartier aisé où vit Jair Bolsonaro - et Sao Paulo.

Selon les observateurs de l'Organisation des Etats américains (OEA), le second tour dimanche s'est cependant déroulé dans le calme et l'ordre. Quelque 147 millions de Brésiliens se sont rendus aux urnes.

"Pour la majorité"

L'accession au pouvoir de l'ancien capitaine Bolsonaro, qui avait frôlé la victoire dès le premier tour, le 7 octobre dernier, a été facilitée par le rejet dans l'électorat du Parti des travailleurs, la formation de la gauche brésilienne qui a dirigé le pays pendant treize des quinze dernières années avant d'être emporté par des scandales de corruption à répétition.

De nombreux Brésiliens redoutent toutefois que la victoire de ce nostalgique déclaré de la dictature militaire de 1964-1985, ne marque un recul des droits de l'homme, des libertés civiques et de la liberté de la presse. Ils ont aussi de quoi s'inquiéter après les déclarations agressives du candidat Bolsonaro qui avait dit vouloir gouverner "pour la majorité, pas pour la minorité".

Dans sa ligne de mire, pêle-mêle: les Noirs, les femmes, les membres de la communauté LGBT, mais aussi les militants de gauche, les Indiens, les membres du mouvement paysan des sans-terre (MST) et d'ONG, les défenseurs de l'environnement et les journalistes.

Plusieurs inconnues

Les plus optimistes pensent que cet admirateur de la dictature militaire (1964-85) abandonnera sa rhétorique de campagne à l'épreuve du pouvoir. Mais d'autres le voient gouverner d'une manière bien plus idéologique que pragmatique, faisant prendre un virage vertigineux au Brésil.

Quelle direction prendra la 8e économie mondiale sous la baguette d'un président qui avoue sa totale incompétence en la matière? Avec son "Chicago boy" Paulo Guedes, il "devra remettre l'économie en mouvement le plus rapidement possible, car il n'aura une marge que de six mois, ou un an", dit M. Gabiati.

Bolsonaro aura-t-il les moyens de mettre en oeuvre sa politique? C'est une autre grande inconnue. "Il sera face au Congrès le plus fragmenté de l'Histoire", relève M. Estrada. Le futur président "sera tenté de prendre des mesures très dures, sans passer par le Parlement", où il aura beaucoup de mal à former une majorité. "Il sera confronté à des exigences très vite", dit M. Estrada, qui "craint des dérapages dès le début de son mandat".

 

(ATS)

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L'Europe allège ses restrictions, sauf l'Allemagne

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Angela Merkel a invité les Allemands à ne pas partir au ski pendant les vacances de Noël. L'Allemagne va en outre demander à l'Union européenne d'interdire les séjours de ski jusqu'au 10 janvier. (Image d'illustration - ©KEYSTONE/ALEXANDRA WEY)

L'Allemagne réclame l'interdiction des séjours de ski en Europe et va maintenir ses restrictions antivirus jusqu'à début janvier. D'autres pays, France en tête, les allègent progressivement à l'approche de Noël.

Plus de 60 millions de cas de Covid-19 ont été officiellement détectés dans le monde depuis le début de la pandémie et près de 1,4 million de personnes y ont succombé. Les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 262'080 morts, suivis par le Brésil (170'769), l'Inde (134'699) et le Mexique (102'739).

"Nous devons encore faire des efforts (...) le nombre d'infections quotidiennes se situe encore à un niveau beaucoup trop élevé", a déclaré mercredi soir la chancelière allemande Angela Merkel à l'issue de plus de sept heures de discussions avec les dirigeants des 16 Etats régionaux allemands.

Séjours de ski visés

Les restrictions décidées lors d'une précédente séance en novembre vont donc continuer à s'appliquer "jusqu'au début du mois de janvier, à moins que nous ayons une diminution inattendue du taux d'infection mais cela est à ce stade improbable", a expliqué la dirigeante.

Bars, restaurants, lieux culturels ou encore clubs de sport devraient ainsi rester fermés pendant encore plus d'un mois. L'accès aux magasins sera également restreint.

L'Allemagne comptait mercredi 961'320 cas officiellement déclarés de Covid-19 (+18'633 en 24h) et 14'771 décès (+410, nouveau record), selon l'institut Robert Koch. Et la barre symbolique du million de cas devrait être franchie dans les tout prochains jours.

Mme Merkel a invité les Allemands à ne pas partir à l'étranger durant les vacances de Noël, en particulier au ski. Le gouvernement fédéral et les régions vont ainsi demander à l'Union européenne d'interdire jusqu'au 10 janvier les séjours de ski pour éviter la propagation du virus.

"Pas" un "Noël normal"

La Bavière, très prisée des skieurs allemands, avait annoncé mardi la fermeture de ses stations à Noël. Mais l'Autriche voisine est sur une autre ligne et prévoit l'ouverture de ses pistes.

L'Europe occidentale commence à récolter les fruits d'un confinement sévère, et la France a annoncé mardi soir un allègement des restrictions à petits pas à l'approche de Noël.

Si la situation sanitaire continue de s'améliorer, le confinement sera levé le 15 décembre pour être remplacé par un couvre-feu national de 21h00 à 07h00, avec une exception pour les soirées du 24 et du 31 décembre, a annoncé mardi soir le président Emmanuel Macron.

Les petits commerces pourront rouvrir dès samedi, et les déplacements permis dans un rayon de 20 km et pendant trois heures. En revanche bars, restaurants et salles de sport garderont portes closes, au moins jusqu'au 20 janvier.

L'Angleterre, après quatre semaines de confinement, va aussi rouvrir début décembre les magasins non essentiels et mener un programme de dépistage massif. "Cela ne peut pas être un Noël normal et le chemin est long jusqu'au printemps", a averti le Premier ministre britannique Boris Johnson.

Le défi Thanksgiving

Aux Etats-Unis, les autorités de Los Angeles ont décidé la fermeture à partir de mercredi soir et pour au moins trois semaines des restaurants, brasseries et bars.

Et le secrétaire à la Santé en Californie Mark Ghaly a appelé à éviter les grandes réunions de famille traditionnelles à l'occasion de Thanksgiving, affirmant qu'il avait interdit à sa propre mère de le rejoindre pour célébrer cette fête jeudi. "Il est important de dire non même quand il s'agit des personnes les plus proches de notre famille", a-t-il souligné.

Mais les aéroports du pays sont bondés comme jamais depuis le début de la pandémie et les files d'attente pour se faire tester sont interminables.

Or, l'épidémie ne faiblit pas aux Etats-Unis, avec mercredi près de 200'000 contaminations et plus de 2400 morts en 24 heures. La dernière fois que le nombre de morts quotidiens avait dépassé les 2400 en une journée remonte à début mai.

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La France allège le confinement

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La circulation sera libre les soirées du 24 et du 31 décembre, a annoncé Emmanuel Macron. (Image d'archive - ©KEYSTONE/AP/Ludovic Marin)

Emmanuel Macron a desserré l'étau du confinement, qui sera remplacé par un couvre-feu à partir du 15 décembre. Mais il a appelé les Français à la responsabilité pour les fêtes de fin d'année, alors que le pays a franchi mardi la barre des 50'000 décès dû au Covid-19.

"Il nous faut poursuivre nos efforts", a demandé le chef de l'Etat en s'adressant aux Français au cours d'une allocution télévisée un mois après le début du second confinement. "Nous devons tout faire pour éviter une troisième vague, un troisième confinement", a-t-il insisté.

Saluant la mobilisation de la population, il s'est félicité que la circulation du virus ait été "freinée", mais le Covid-19 "demeure très présent" en France comme dans le reste de l'Europe.

Allègement en trois phases

De ce fait, Emmanuel Macron a annoncé que l'allègement des restrictions ne se ferait pas du jour au lendemain mais en trois phases jusqu'au 20 janvier. Sa mise en oeuvre dépendra de l'évolution de l'épidémie, a-t-il averti.

Cet assouplissement débutera samedi: le confinement est maintenu mais l'attestation permettra de se déplacer à 20 km du domicile, au lieu de 1, et pendant trois heures au lieu d'une.

Emmanuel Macron lève les contraintes aux achats de Noël en rouvrant tous les commerces dits "non essentiels" comme les librairies ou les boutiques de vêtements, jusqu'à 21h00. Avec, à la clé, "des protocoles sanitaires stricts".

"Je sais combien l'attente est grande et combien cela participe à notre quotidien dans la vie de nos centres-villes", a reconnu le chef de l'Etat, après une forte mobilisation des professionnels ces dernières semaines.

Réclamée notamment par certains catholiques, la réouverture des lieux de culte sera effective ce week-end mais avec une jauge de 30 personnes maximum. Les restaurants et les bars resteront en revanche fermés.

Confinement levé le 15 décembre

La deuxième étape est fixée au 15 décembre, jour où "le confinement pourra être levé" si les conditions sanitaires le permettent, a annoncé le chef de l'Etat. Il sera remplacé par un couvre-feu de 21h à 07h00 sur l'ensemble du territoire, avec une exception pour les soirées de Noël du 24 et du Nouvel An du 31 où la circulation sera libre.

La trêve de la fin de l'année a également été décidée par plusieurs pays voisins, comme le Royaume-Uni, qui a autorisé mardi les réunions de famille du 23 au 27 décembre, tandis que l'Allemagne envisage de limiter à dix personnes le nombre de participants aux fêtes familiales.

A partir du 15 décembre, les cinémas, théâtres et musées pourront rouvrir mais les rassemblements et les événements festifs resteront prohibés. Les activités sportives pour les mineurs seront en outre de nouveau autorisées à l'extérieur à partir de samedi puis en salles à partir du 15 décembre.

Mais, a averti Emmanuel Macron, "il me semble impossible d'envisager une ouverture pour les fêtes" des stations de ski. La troisième phase débutera le 20 janvier avec la réouverture potentielle des restaurants et des salles de sports. Aucune date n'est en revanche fixée pour les bars et les discothèques.

Les lycées pourront alors être "pleinement ouverts, avec la totalité des élèves" si le nombre de contaminations quotidiennes reste sous la barre des 5000, a précisé le président. Suivront, deux semaines plus tard, les universités.

Vaccins fin décembre

La vaccination, qui ne sera pas obligatoire, pourra démarrer "fin décembre-début janvier" pour "les personnes les plus fragiles", a indiqué Emmanuel Macron. La France a, avec l'Union européenne "sécurisé le nombre de doses" nécessaires, a-t-il assuré.

Après les ratés sur les masques et les tests, l'exécutif sait qu'il ne peut échouer sur le sujet des vaccins, d'autant que les sondages montrent une population sceptique sur l'intérêt de se faire vacciner. Après les premiers vaccins disponibles fin décembre, une seconde génération de vaccin est attendue au printemps.

Pour les tests, le chef de l'Etat promet en janvier un délai maximum de 24 heures pour les résultats, dont la lenteur a fait échouer jusqu'ici la stratégie de dépistage et d'isolement des malades.

Il promet aussi le déploiement des tests antigéniques rapides sur tout le territoire.

Le chef de l'Etat a par ailleurs souhaité que le gouvernement et le Parlement prévoient "les conditions pour s'assurer de l'isolement des personnes contaminées, y compris de manière plus contraignante". "Un vrai débat démocratique doit se tenir", selon lui.

Sur le plan économique, Emmanuel Macron a annoncé que les bars, restaurants et salles de sport pourront bénéficier d'aides complémentaires, allant jusqu'à 20% de leur chiffre d'affaires si ce montant dépasse les 10'000 euros que peut au maximum verser les fonds de solidarités pour les entreprises.

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Coronavirus: léger allègement des restrictions attendu en France

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Le président Emmanuel Macron s'adressera une nouvelle fois aux Français mardi soir. (Image d'archive - ©KEYSTONE/AP/Thibault Camus)

Le président Emmanuel Macron doit annoncer mardi, à la faveur d'une baisse des contaminations en France, un allègement gradué des restrictions imposées pour lutter contre le Covid-19. Cette stratégie des petits pas est adoptée par d'autres pays d'Europe occidentale.

En Amérique du nord, au contraire, la pandémie reste en expansion: les contaminations progressent de manière exponentielle aux Etats-Unis, et la situation est jugée "extrêmement sérieuse" par les autorités de la province canadienne de l'Ontario.

Pendant ce temps, les annonces sur la mise au point de nouveaux vaccins se multiplient, et les premières vaccinations sont attendues dans quelques semaines, d'abord aux Etats-Unis puis en Europe.

En France, le président Macron doit une nouvelle fois s'adresser à la nation pour desserrer un peu l'étau du confinement et fixer le cap dans la crise sanitaire, alors que les Français espèrent une bouffée d'air à l'approche des fêtes de Noël et du Nouvel an.

M. Macron réunit dans la matinée un "conseil de défense" pour finaliser les décisions qu'il annoncera le soir à la télévision.

"Léger assouplissement"

On sait déjà que l'allègement des contraintes se fera en trois phases: autour du 1er décembre, puis avant les congés de Noël et enfin début 2021. Le Premier ministre Jean Castex a prévenu que ces annonces ne permettraient qu'un "léger assouplissement du confinement".

Ce message prudent et balancé est aussi celui de plusieurs dirigeants d'Europe occidentale, comme le Premier Britannique Boris Johnson. Le chef du gouvernement conservateur a annoncé lundi aux députés le retour début décembre, après quatre semaines de reconfinement en Angleterre, à une stratégie modulée localement, accompagnée d'un programme de dépistage massif.

"Cela ne peut pas être un Noël normal et le chemin est long jusqu'au printemps", a averti M. Johnson, qui est en isolement après avoir été en contact avec une personne infectée et parlait en vidéoconférence. "Mais nous avons franchi une étape et l'issue est en vue".

Parmi les allègements annoncés figurent le retour des spectateurs dans les stades début décembre dans certaines zones, la réouverture des magasins dits non essentiels et des salles de sport et la reprise des services religieux et des mariages.

L'Espagne, qui avait instauré le mois dernier un état d'urgence sanitaire, n'enregistre plus que 400 cas de Covid-19 pour 100'000 habitants en moyenne depuis 14 jours, contre 530 cas début novembre.

"Résultats"

C'est la preuve que la stratégie du gouvernement "donne des résultats", a déclaré le Premier ministre Pedro Sanchez en présentant le plan de vaccination espagnol pour 2021. En Catalogne, les bars, restaurants et cinémas ont rouvert lundi, avec des capacités d'accueil limitées.

Le roi d'Espagne Felipe VI s'est placé en quarantaine après avoir été en contact avec une personne testée positive au Covid-19, a annoncé lundi le Palais royal.

De nouvelles restrictions sont attendues à partir de mardi au Portugal et en Suède.

Aux Etats-Unis, où les contaminations continuent de progresser rapidement, les autorités espèrent commencer les vaccinations mi-décembre, sitôt les premiers vaccins approuvés par l'Agence américaine des médicaments (FDA), a déclaré Moncef Slaoui, un haut responsable de l'opération de vaccins lancée par le président Donald Trump.

Le gouvernement fédéral prévoit de vacciner 20 millions de personnes à risque en décembre, puis 25 à 30 millions par mois.

Inquiétude pour Thanksgiving

L'approche de la fête de Thanksgiving, jeudi, inquiète les autorités sanitaires. Malgré les appels à rester chez soi, de nombreux Américains se préparent à des retrouvailles familiales. Les aéroports sont remplis comme jamais depuis le début de la pandémie et les files d'attente pour se faire tester sont interminables.

Au nord, la plus grande ville du Canada, Toronto, est soumise depuis lundi à un confinement d'au moins 28 jours en raison d'une flambée des contaminations. "La situation est extrêmement sérieuse", a déclaré Doug Ford, Premier ministre de la province de l'Ontario, dont Toronto est la capitale.

En Argentine, où les autorités constatent une baisse relative des contaminations, la ville de Buenos Aires a annoncé lundi qu'elle se rouvrirait en décembre au tourisme national et international, avec une stratégie de tests notamment à l'aéroport international d'Ezeiza.

La compagnie aérienne australienne Qantas, elle, va rendre la vaccination contre le Covid-19 obligatoire pour tous les passagers de ses vols internationaux, a annoncé son PDG Alan Joyce, selon lequel cette exigence va probablement devenir "courante" dans le secteur du transport aérien.

3 milliards de doses

Dans ce domaine des vaccins, les annonces se succèdent rapidement. Après le laboratoire américain Moderna et l'alliance américano-allemande Pfizer/BioNTech, le laboratoire britannique AstraZeneca associé à l'université d'Oxford a annoncé lundi avoir développé un vaccin efficace à 70% en moyenne, voire à 90% dans certains cas.

AstraZeneca dit avancer rapidement dans la fabrication prévue de 3 milliards de doses, qui seront disponibles en 2021.

La pandémie a fait près de 1,4 million de morts dans le monde depuis que le bureau de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en Chine a fait état de l'apparition de la maladie dans ce pays fin décembre 2019.

Les Etats-Unis sont le pays le plus lourdement touché par la pandémie avec 257'616 décès, suivis par le Brésil (169'485) l'Inde (133'738) et le Mexique (101'676).

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A reculons, Trump accepte la transition vers une présidence Biden

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Donald Trump a indiqué dans un tweet avoir donné son feu vert au processus de transition vers une administration Biden. (Image d'archives - ©KEYSTONE/AP/Susan Walsh)

Il n'a jamais été aussi près d'admettre sa défaite: Donald Trump a finalement donné lundi soir son feu vert au processus de transfert du pouvoir à Joe Biden, qui avait commencé, sans l'attendre, à dessiner son gouvernement.

Après plus de deux semaines d'un refus sans précédent dans l'histoire politique américaine, M. Trump s'est toutefois encore gardé de reconnaître directement la victoire du démocrate.

Il a promis sur Twitter de poursuivre un "juste combat" alors qu'il multiplie les recours en justice, sans succès, pour tenter de démontrer des fraudes lors du scrutin présidentiel du 3 novembre. Et "je crois que nous triompherons", a-t-il affirmé.

"Néanmoins", a nuancé le président américain sortant, "dans l'intérêt supérieur de notre pays, je recommande" que l'agence gouvernementale chargée du transfert du pouvoir fasse "ce qui est nécessaire concernant les protocoles, et j'ai demandé à mon équipe de faire de même".

L'équipe de Joe Biden a aussitôt pris note d'une étape permettant "un transfert du pouvoir pacifique et sans accroc". Le démocrate prépare son entrée à la Maison Blanche le 20 janvier avec plusieurs personnalités chevronnées ayant servi sous Barack Obama, comme Antony Blinken, futur chef de la diplomatie américaine, ou Janet Yellen, pressentie au Trésor.

L'ancien secrétaire d'Etat John Kerry, 76 ans, fera lui aussi son retour à Washington en tant qu'émissaire spécial du président sur le climat, signe de l'importance qu'accorde Joe Biden à ce dossier.

"République bananière"

Aucun doute ne pesait plus sur le fait que le démocrate deviendrait le 46e président des Etats-Unis. Mais le déni jusqu'ici de Donald Trump signifiait notamment que le président élu n'avait toujours pas accès aux informations classées secret défense sur les questions ultra-sensibles concernant la sécurité des Etats-Unis, comme c'est l'usage.

Il n'a pas non plus pu commencer à coordonner avec l'équipe Trump la gestion de la pandémie de Covid-19 qui a fait plus de 257'000 morts aux Etats-Unis.

Le président sortant était devenu de plus en plus isolé dans son appel aux républicains à "se battre" en justice, de grands noms de son parti voyant même dans le comportement des avocats de Donald Trump "une honte nationale", digne d'"une république bananière".

La Bourse de Tokyo a grimpé à l'ouverture mardi matin après le feu vert du milliardaire au processus de transition.

"Soulagés"

"J'ai besoin d'une équipe prête au premier jour", composée de personnes "expérimentées et éprouvées aux crises", a expliqué lundi Joe Biden en donnant les premiers grands noms de son futur gouvernement.

A 78 ans, le vieux routier de la politique essaie aussi de constituer une équipe "qui ressemble" aux Américains, avec une plus grande place aux femmes et aux minorités. Il prévoit ainsi, selon une source dans son entourage, de nommer l'ancienne présidente de la Banque centrale Janet Yellen, 74 ans, au Trésor, un poste occupé uniquement par des hommes jusqu'ici.

Alejandro Mayorkas devrait, pour sa part, devenir le premier Hispanique ministre à la Sécurité intérieure. Une diplomate expérimentée afro-américaine, Linda Thomas-Greenfield, 68 ans, deviendra elle ambassadrice à l'ONU.

Joe Biden a également pioché dans le vivier de ses proches. Antony Blinken, 58 ans, qui doit devenir son secrétaire d'Etat, était jusque-là un de ses principaux conseillers en diplomatie. Ancien numéro deux du département d'Etat sous le président Barack Obama, ce fervent partisan du multilatéralisme devrait, s'il est confirmé au Sénat, s'attaquer en priorité au dossier du nucléaire iranien.

Pour Barack Obama, les alliés des Etats-Unis, malmenés ces quatre dernières années, "vont être très soulagés de voir arriver des gens comme Tony" Blinken.

Election certifiée dans le Michigan

John Kerry sera pour sa part immédiatement chargé de faire revenir les Etats-Unis dans l'accord de Paris qu'il avait négocié en 2015 et que Donald Trump avait ensuite déchiré. Il a promis de traiter "la crise climatique comme la menace urgente de sécurité nationale qu'elle est".

Le président élu a également l'intention de nommer Avril Haines, 51 ans, directrice du Renseignement national -elle serait la première femme à occuper ce poste- et Jake Sullivan, 43 ans, conseiller à la Sécurité nationale.

Joe Biden et sa future vice-présidente Kamala Harris feront un discours pour annoncer formellement ces nominations mardi à Wilmington, dans le Delaware.

Le démocrate a remporté près de 80 millions de voix lors du scrutin, contre un peu moins de 74 millions pour Donald Trump. Mais la présidence américaine se joue au travers d'un système de grands électeurs attribués dans chaque Etat.

Malgré de fortes pressions exercées sur les élus locaux du parti républicain ces derniers jours, une commission a validé comme prévu lundi la victoire de Joe Biden dans l'Etat-clé du Michigan.

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Premières vaccinations attendues aux USA à la mi-décembre

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Les Etats-Unis espèrent commencer leur campagne de vaccination contre le Covid-19 avant la mi-décembre, après l'aval des autorités sanitaires. (Image d'archive - ©KEYSTONE/AP)

Les Etats-Unis espèrent commencer leur campagne de vaccination contre le Covid-19 avant la mi-décembre, sitôt obtenu le feu vert des autorités sanitaires. Jusqu'à 20 millions de personnes pourraient être immunisées avant la fin de l'année si tout se passe comme prévu.

"Notre plan est de pouvoir transporter les vaccins vers les sites d'immunisation dans les 24 heures suivant l'approbation, donc je m'attends à ce que ce soit peut-être au deuxième jour après l'approbation, le 11 ou le 12 décembre", a déclaré dimanche sur CNN Moncef Slaoui, un haut responsable de l'opération gouvernementale pour les vaccins.

M. Slaoui était interrogé sur la date attendue des premières vaccinations aux Etats-Unis. L'immunologue Anthony Fauci, personnalité très respectée dans le pays, s'est lui aussi dit confiant sur l'avancée des efforts.

Si tout se passe comme prévu et que les vaccins obtiennent la précieuse autorisation des autorités sanitaires, "nous aurons peut-être 20 millions de personnes qui pourront être vaccinées d'ici la mi à la fin décembre", a dit le Dr Fauci sur CBS.

Immunité collective

Moncef Slaoui a par ailleurs dit espérer qu'une fois lancée une campagne de vaccination massive, le pays pouvait s'attendre à atteindre une "immunité collective" au mois de mai.

"Normalement, avec le niveau d'efficacité que nous avons (95%), le fait d'immuniser 70% ou presque de la population permettrait d'avoir une vraie immunité collective. Cela arrivera probablement en mai, ou quelque chose comme ça selon nos plans", a-t-il affirmé.

"J'espère vraiment voir le niveau de perception négative du vaccin baisser et l'acceptation par les gens augmenter. Cela va être essentiel pour nous aider", a-t-il insisté, en allusion à la méfiance de beaucoup vis-à-vis d'un vaccin. Le Dr Fauci a abondé dans son sens.

"Si on a un vaccin hautement efficace et que seule une proportion relativement petite de 40 à 50% de la population est vaccinée, on n'aura pas l'immunité collective dont on a besoin. Ce dont nous avons besoin, c'est de faire vacciner autant de gens que possible", a-t-il plaidé.

12 millions de cas

Le Dr Fauci a de nouveau mis en garde contre un relâchement, alors que les Etats-Unis sont le pays le plus touché par la maladie en valeur absolue. Ils viennent de franchir la barre des 12 millions de cas recensés, et déplorent presque 256.000 morts.

"Nous sommes dans une situation très, très difficile à tous les niveaux", a-t-il souligné, en appelant la population à respecter les gestes-barrières.

Il s'est dit "vraiment inquiet" d'un pic pour Noël si les mesures préventives n'étaient pas respectées pour la fête de Thanksgiving, qui tombe jeudi et lors de laquelle les Américains voyagent traditionnellement beaucoup.

Dix mois seulement après le séquençage du nouveau coronavirus, le groupe pharmaceutique américain Pfizer et son partenaire allemand BioNTech ont demandé vendredi à l'Agence américaine des médicaments (FDA) d'autoriser leur vaccin contre la maladie causée par le virus, le Covid-19.

La demande était attendue depuis plusieurs jours, suite à la publication des résultats de l'essai clinique mené depuis juillet sur 44.000 volontaires dans de multiples pays, et selon lesquels le vaccin serait efficace à 95% pour prévenir le Covid-19, sans effets secondaires graves.

L'agence américaine a annoncé qu'une réunion publique de son comité consultatif sur les vaccins aurait lieu le 10 décembre pour étudier cette requête.

L'avis de ce comité est consultatif. La décision d'autoriser ou non le vaccin reviendra ensuite aux scientifiques de la FDA, et pourrait intervenir dès la première quinzaine de décembre.

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