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International

La COP26 ne révèlera pas son dénouement avant samedi

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Le Premier ministre britannique Boris Johnson a averti les activistes et les ONG que la COP26 ne pourrait pas tout résoudre sur le changement climatique (archives). (© KEYSTONE/AP/Alberto Pezzali)

Les négociations à la COP26 de Glasgow n'aboutiront pas avant samedi après-midi. Après d'intenses consultations, réduction des gaz à effet de serre, subventions aux énergies fossiles ou encore adaptation au changement climatique sont encore sur la table.

Vendredi soir, une membre de la présidence britannique de la COP a annoncé sur les réseaux sociaux qu'un troisième projet de document final serait dévoilé samedi vers 08h00 (09h00 en Suisse). Une plénière doit suivre dans la foulée, avant une adoption formelle dans l'après-midi.

Ce scénario devenait de plus en plus probable dans l'après-midi. Pendant plusieurs heures, certains des représentants des près de 200 pays à la conférence avaient fait la liste des améliorations à apporter. "Tous les pays veulent encore mettre en avant leurs revendications", a estimé de son côté à la presse suisse la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga.

Parmi les divergences, le deuxième projet de texte a nuancé l'appel à une sortie du charbon et des subventions "inefficaces" aux énergies non renouvelables. De quoi convaincre l'Arabe saoudite de ne pas faire échouer la COP26. Mais inacceptable pour plusieurs pays, y compris les Etats-Unis et la Suisse. Mme Sommaruga a estimé qu'une telle formulation ne permettrait pas de maintenir le monde vers un réchauffement limité à 1,5°C d'ici 2100.

Une opinion partagée par le WWF. La Suisse demande aussi aux grands émetteurs de faire un effort vers l'objectif de 1,5°C. Et à tous les acteurs d'établir des politiques à long terme pour des émissions de gaz à effet de serre peu élevées.

Appel aux financements par Johnson

Depuis jeudi, les consultations ont augmenté encore en intensité. "Nous avons négocié une bonne partie de la nuit", avait affirmé vendredi matin à Keystone-ATS le chef de la délégation suisse, l'ambassadeur Franz Perrez.

Pas suffisamment, aux yeux des ONG et des activistes qui se sont à nouveau rassemblés pour demander davantage de justice climatique. "Ce n'est pas l'accord que les citoyens espéraient à Glasgow", a dit la directrice exécutive de Greenpeace International.

Jeudi, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait averti les gouvernements que des promesses valaient peu sans une sortie des énergies non renouvelables. Les projets de textes appellent toujours à une réduction de 45% des émissions en 2030 par rapport à 2010 et à une neutralité carbone d'ici 2050. Alors même que la Chine et l'Arabie saoudite ne prévoit celle-ci que pour 2060 et l'Inde pour 2070.

Parmi les composantes à résoudre, le financement pose problème. Le projet de document final regrette que les Etats riches n'aient pas honoré leur promesse de mobiliser 100 milliards de dollars publics et privés par an dès 2020 pour aider les pays en développement.

Mais il ne fait qu'appeler ces pays à augmenter ce montant, pas suffisant pour les Etats en développement. Vendredi, le Premier ministre britannique Boris Johnson a également demandé aux pays riches de sortir "l'argent sur la table".

Compromis possible sur le marché carbone

Un doublement de l'aide à l'adaptation des pays en développement au changement climatique est aussi prévu d'ici 2025. Mais ceux-ci veulent une meilleure répartition encore avec les efforts de réduction des gaz à effet de serre parce que les effets sont déjà observés chez eux.

Autre injonction, les pays devront revenir dès l'année prochaine avec des plans plus ambitieux pour s'aligner sur les objectifs de l'Accord de Paris. Les efforts pour limiter à 1,5°C, 2°C maximum, le réchauffement climatique d'ici 2100 sont en effet insuffisants.

L'enthousiasme après les annonces de dirigeants la semaine dernière a laissé place à la dure sanction des évaluations. Les promesses actuelles des Etats permettraient au mieux d'atteindre 1,8°C, même si l'étude considérée comme la plus sérieuse arrive plutôt à 2,4°C. L'ONU avait elle conclu lundi que ces contributions ne changeraient pas vraiment son estimation, de 2,7°C.

Depuis une dizaine de jours, la COP26 aura montré le fossé énorme entre ce format où un consensus doit être trouvé entre près de 200 Etats et les attentes immédiates des activistes et des ONG. La réunion en elle-même "n'arrêtera pas le changement climatique", a dit cette semaine le gouvernement britannique.

La Suisse s'est beaucoup engagée sur l'article 6 concernant le marché des réductions d'émissions de gaz à effet de serre qu'un pays peut faire en finançant des projets à l'étranger. Elle semble avoir réussi à faire échouer la possibilité d'un double comptage des diminutions obtenues, malgré les intenses demandes du Brésil. "Nous avons pu éviter le pire", a ajouté la conseillère fédérale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

International

Report de la première épreuve de la saison d'endurance

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Le début du championnat du monde d'endurance est repoussé (© KEYSTONE/EPA EFE/JOSE MENDEZ)

La première manche du championnat du monde d'endurance (WEC), qui devait se tenir du 26 au 28 mars au Qatar, a été repoussée.

La décision a été prise en raison de "'l'évolution de la situation géopolitique", a précisé mardi l'organisation dans un communiqué.

"À la suite de nouvelles discussions avec nos collègues du Circuit international Lusail (LIC), où se déroule la course, une nouvelle date pour les 1812 km du Qatar, prévue pour la seconde moitié de la saison, sera finalisée et communiquée en temps voulu", indiquent les organisateurs.

La saison d'endurance débutera officiellement avec les Six heures d'Imola en Italie du 17 au 19 avril, précise le communiqué.

Concernant la F1, le président de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) Mohammed Ben Sulayem a assuré de son côté lundi soir que "la sécurité et le bien-être" des acteurs de la Formule 1 dicteraient le calendrier des prochains Grands Prix programmés en avril au Moyen-Orient.

Pour le premier Grand Prix de F1 de la saison, dimanche en Australie, la guerre en Iran a provoqué de très nombreuses difficultés d'acheminement du personnel à Melbourne en raison de la fermeture d'espaces aériens entre l'Europe et l'Australie. Mais la course n'est pas menacée, a assuré lundi son organisateur.

Les courses suivantes en Chine (13-15 mars) et au Japon (27-29 mars) ne sont pas non plus menacées, mais celles de Bahreïn (10-12 avril) et d'Arabie saoudite (17-19 avril), elles, le sont. Les deux pays ont été touchés par des frappes de représailles de Téhéran.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

France: la Chine demande la déprogrammation d'une pièce sur Taïwan

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Pékin dénonce une pièce de l'écrivain et metteur en scène suisse Stefan Kaegi (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

Le consulat de Chine à Strasbourg a demandé la déprogrammation d'une pièce de théâtre du metteur en scène suisse Stefan Kaegi consacrée à Taïwan. La la maire de la ville Jeanne Barseghian a dénoncé une intervention "extrêmement grave".

Le théâtre de la ville de Strasbourg, Le Maillon, présente de jeudi à samedi la pièce "Ceci n'est pas une ambassade (Made in Taïwan)", de Stefan Kaegi et du collectif Rimini Protokoll. L'oeuvre se veut "une ambassade théâtrale" pour l'île privée de représentation diplomatique dans la plupart des pays.

Jeanne Barseghian a indiqué à l'AFP avoir reçu une lettre du consulat de Chine "demandant la déprogrammation de la pièce au motif que ça pose un problème dans l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la France".

L'élue écologiste a précisé avoir répondu dans la journée au consulat "en rappelant la loi française", à savoir que "tout simplement, la liberté de création et artistique est protégée en France".

"Ca doit vraiment nous inquiéter", a ajouté la maire, qui a dit avoir exprimé son "soutien aux équipes du Maillon" et s'être rapprochée des services culturels de l'Etat, "parce que c'est extrêmement grave (dans un contexte) d'attaques répétées et rapprochées contre la liberté de création".

Sollicité, le consulat de Chine à Strasbourg n'a pas répondu dans l'immédiat aux questions de l'AFP. La Chine communiste, qui considère Taïwan comme une de ses provinces et n'exclut pas d'y établir sa souveraineté par la force, n'admet aucune relation diplomatique entre l'île et des pays étrangers.

Le Soleurois Stefan Kaegi, l'un des fondateurs de Rimini Protokoll, a gagné les prix les plus prestigieux dans le domaine du théâtre comme l'Anneau Hans Reinhart en 2015, précédé en 2011 par le Lion d'Argent de la Biennale de Théâtre de Venise. "Ceci n'est pas une ambassade (Made in Taiwan)" a déjà été présentée à Vienne, Berlin, Bâle ou Lausanne, mais aussi à Taipei.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Rodrygo blessé au genou droit et forfait pour le Mondial

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Rodrygo est d'ores et déjà forfait pour le Mondial 2026 (© KEYSTONE/EPA EFE/SERGIO PEREZ)

L'attaquant brésilien du Real Madrid Rodrygo souffre d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit.

Cette grave blessure le privera de la fin de saison avec le Real et du Mondial 2026 avec la Seleção, a déclaré mardi son club dans un communiqué.

Touché lundi lors du match face à Getafe (0-1), l'attaquant de 25 ans, cadre de la séléction brésilienne (35 sélections, 7 buts), pourrait être absent au moins sept mois, selon la presse espagnole. Le Real précise également qu'il souffre d'une "rupture du ménisque latéral de la jambe droite".

Rodrygo venait d'effectuer son retour sur les terrains lundi lors de la défaite contre Getafe (0-1) en Liga, après un mois d'absence pour une blessure aux ischio-jambiers. Son absence prolongée est un coup dur pour le Real, déjà privé de Kylian Mbappé et de Jude Bellingham, mais surtout pour son sélectionneur du Brésil Carlo Ancelotti, qui ne pourra pas compter sur lui pour le Mondial 2026 aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique (11 juin-20 juillet).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Téhéran réfute "toute guerre régionale" contre ses voisins

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L'ambassadeur iranien à l'ONU à Genève Ali Bahreini affirme que les attaques contre ses voisins sont "inévitables" et "légitimes" en raison de la présence de bases américaines. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'Iran dénonce de nouvelles attaques contre plusieurs hôpitaux. Les Etats-Unis et Israël "n'ont aucune limite", "aucun respect" pour le droit international et les droits humains, a affirmé mardi son ambassadeur à l'ONU à Genève. Et de réfuter toute "guerre régionale".

"La guerre a été imposée à la nation iranienne", a dit Ali Bahreini aux correspondants accrédités à l'ONU à Genève (ACANU). "Personne ne devrait s'attendre à ce que l'Iran montre de la retenue" après avoir été attaqué, a-t-il ajouté. "La responsabilité devrait être mise sur les Etats-Unis et l'Iran".

"Nous continuerons notre défense jusqu'à ce que cette agression s'arrête", dit également l'ambassadeur. Il demande à nouveau à la communauté internationale d'oeuvrer pour mettre un terme aux violences.

Certaines sources affirment que l'attaque contre une école à Minab serait liée à une erreur de tir iranien. M. Bahreini n'a aucun doute qu'Israël a perpétré ce raid. "Il n'y a eu aucun démenti" ni côté américain, ni côté israélien, a-t-il affirmé. L'ONU a appelé mardi à une investigation rapide.

L'ambassadeur a aussi insisté sur les liens avec les pays de la région. "Nous n'avons aucun problème avec nos voisins", a-t-il insisté, expliquant les attaques contre Oman et d'autres Etats parce que des bases opérationnelles américaines s'y trouvent. "C'est une mesure inévitable pour défendre notre pays", a-t-il dit, parlant de cibles légitimes et excluant tout dommage civil, contrairement à ce qu'affirment certains pays.

Dirigeants européens en "hypocrites"

Revenant sur les pourparlers, dont une série a encore eu lieu jeudi dernier à Cologny (GE), M. Bahreini s'étonne à nouveau que les Etats-Unis aient frappé alors que les discussions avançaient. "Nous doutons de l'utilité de négociations actuellement", a-t-il également dit, répétant les déclarations du chef de la diplomatie Abbas Araghchi. Il dément tout contact direct ou indirect avec le président américain Donald Trump.

Et l'ambassadeur de demander des garanties sur l'absence de nouvelles offensives militaires avant de mener tout nouveau dialogue indirect. "Nous étions venus aux négociations de bonne foi et avec des initiatives", a-t-il insisté. Des discussions techniques auraient dû ensuite avoir lieu lundi à Vienne, avant une nouvelle série de pourparlers indirects facilités par Oman.

M. Bahreini considère également comme hypocrite l'attitude des pays européens. Téhéran a averti mardi ceux-ci que toute aide aux Etats-Unis serait considérée comme un "acte de guerre". Plus largement, l'ambassadeur ne pense que le poids iranien sur la scène internationale ait "diminué".

"L'Iran ne s'est jamais appuyé sur aucun pays" pour sa sécurité, selon lui. Et les alliés russe et chinois comprennent que les attaques américaines ciblent tout pays pas en accord avec eux, dit-il. L'Iran travaille à un possible débat urgent au Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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