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La droite au pouvoir au Honduras reconnaît sa défaite à la présidentielle

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Les Honduriens attendent toujours les résultats définitifs de l'élection à l'issue de laquelle Xiomara Castrodeviendrait la toute première femme présidente du pays d'Amérique centrale. (© KEYSTONE/EPA/Humberto Espinoza)

La droite au pouvoir au Honduras a reconnu mardi sa défaite à l'élection présidentielle. La candidate de la gauche, Xiomara Castro, devance de 20 points son adversaire selon des résultats partiels portant sur plus de la moitié des suffrages.

"Nous souhaitons le succès à ceux qui ont gagné les élections", a déclaré le secrétaire du Comité central du Parti national (PN, droite), Kilvett Bertrand, sur la radio locale Radio América.

Le PN continuera de "travailler avec force et depuis l'opposition pour prendre soin de la démocratie", a-t-il poursuivi. "Vous pouvez constater le climat de paix et de tranquillité qu'il y a dans le pays, même si le Parti national n'a pas été élu à la tête du gouvernement", a-t-il ajouté.

Selon des résultats partiels portant sur 52,07% des bulletins, Mme Castro, 62 ans, du Parti Liberté et Refondation (Libre) obtient 53,49% des voix, loin devant le candidat du Parti national, Nasry Asfura (33,98%). Ce dernier s'était engagé à respecter le résultat du vote et avait demandé que ne coule "pas une goutte de sang".

Première femme présidente

Les Honduriens attendent toujours les résultats définitifs de l'élection à l'issue de laquelle Mme Castro deviendrait la toute première femme présidente du pays d'Amérique centrale.

Depuis la clôture des bureaux de vote dimanche, le décompte des voix progresse lentement. Selon le Conseil national électoral (CNE), de nombreux procès verbaux arrivés sous forme physique doivent être désormais traités informatiquement, alors qu'une première moitié est arrivée directement sous format numérique.

"Gouvernement de réconciliation"

Dès dimanche soir, Xiomara Castro, épouse de l'ancien président Manuel Zelaya renversé en 2009 par un coup d'Etat, avait revendiqué la victoire. L'ancienne Première dame a promis de "former un gouvernement de réconciliation".

Dans ce pays d'Amérique centrale de 10 millions d'habitants, en proie à la violence et à la pauvreté, la participation s'est établie à un niveau "historique" dépassant les 60%, selon le CNE.

Mardi, dans une déclaration préliminaire, la mission d'observation de l'UE a souligné que la "journée électorale avait été globalement calme et que la transmission des résultats s'est déroulée sans heurts jusqu'à présent".

"Polarisation intense"

"En même temps, la période précédant les élections générales a été marquée par des niveaux sans précédent de violence politique et une polarisation intense", est-il écrit dans un communiqué.

"Au moins six maires, candidats et militants ont été assassinés dans les semaines précédant les élections", a déclaré mardi depuis Tegucigalpa la cheffe de la mission européenne, Zeljana Zovko, lors d'une conférence de presse.

Violence des gangs

La victoire annoncée de Mme Castro mettra fin à douze ans de règne du Parti national. Elle succèdera au président Juan Orlando Hernandez, qui termine son second mandat sur fond de soupçons de trafic de drogue.

En 2013, M. Hernandez avait battu d'une courte tête Xiomara Castro et était ensuite passé outre la Constitution pour se présenter à un second mandat en 2017. Sa douteuse réélection sur le fil face à la star de la télévision Salvador Nasralla avait provoqué de violentes manifestations.

Mme Castro va devoir gouverner un pays meurtri par la violence des gangs, le trafic de drogue et les conséquences de deux ouragans dévastateurs qui ont ravagé en 2020 le pays où 59 % de la population vit dans la pauvreté.

Chaque année, des dizaines de milliers de Honduriens tentent de rejoindre le million de leurs compatriotes ayant fui la violence et la misère, dans leur écrasante majorité aux Etats-Unis.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le gouvernement Lecornu échappe à la censure des députés

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Le premier ministre Sébastien Lecornu avait activé mardi l'article 49.3 de la Constitution sur la partie "recettes" du budget. (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Les députés français ont repoussé sans surprise vendredi deux motions de censure déposées par l'opposition de gauche et d'extrême droite visant à faire chuter le gouvernement, auquel il est reproché d'adopter sans vote le budget 2026.

Dans la foulée des deux rejets, le premier ministre Sébastien Lecornu a de nouveau engagé vendredi la responsabilité de son gouvernement pour faire adopter sans vote la partie "dépenses" du budget et l'ensemble du texte, après avoir activé une première fois mardi l'article 49.3 de la Constitution sur la partie "recettes" du texte.

La première motion, déposée par la gauche mais sans le Parti socialiste (PS), a obtenu 269 voix, alors que 288 étaient nécessaires pour faire tomber le gouvernement. La deuxième motion, déposée par le Rassemblement national (RN) et son allié le groupe Union des droites pour la République (UDR) a connu le même sort, recueillant 142 voix.

Nouvelle motion de censure

Le dépôt de ces motions répondait à la décision du Premier ministre, qui avait déjà échappé en octobre à deux motions de censure déposées par la gauche radicale et l'extrême droite, de recourir à l'article 49.3 pour faire adopter avec beaucoup de retard le budget de l'Etat pour 2026.

La France insoumise (LFI, gauche radicale), a aussitôt annoncé le dépôt d'une nouvelle motion de censure, qui devrait être examinée et rejetée de la même manière mardi.

Gauche divisée

Vendredi, les débats, tenus dans une Assemblée nationale clairsemée, ont mis en lumière les fractures de la gauche, les socialistes se trouvant isolés face au front commun de LFI, des écologistes et des communistes après avoir décidé de ne pas voter la censure: le PS avait en effet jugé suffisantes les concessions du gouvernement (suspension de la réforme des retraites, repas à 1 euro pour les étudiants, hausse d'une prime pour les salariés les plus modestes...)

Après un bref passage au Sénat, le texte du budget devrait revenir à l'Assemblée pour un troisième et dernier 49.3, permettant la promulgation du texte début février.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Kitzbühel: Marco Odermatt gagne le super-G comme l'an passé

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Un nouveau succès pour Marco Odermatt (© KEYSTONE/AP/Marco Trovati)

Marco Odermatt a remporté le super-G Coupe du monde de Kitzbühel comme déjà l'hiver dernier. Le Nidwaldien a précédé le Bernois Franjo von Allmen de trois petits centièmes.

Grand dominateur du cirque blanc, Odermatt a ainsi fêté sa 53e victoire en Coupe du monde et la 17e en super-G. C'est aussi son 8e succès de la saison. Il espère bien en ajouter un autre samedi lors de la mythique descente, qui constitue l'un de ses grands objectifs de l'hiver.

Franjo von Allmen n'est pas passé loin de battre le maître. Le champion du monde de descente a échoué à trois centièmes, un écart bien frustrant pour lui. Le Bernois va sans doute se demander où il a égaré ces poussières de seconde.

Derrière le duo suisse, le podium a été complété par l'Autrichien Stefan Babinsky, à 0''25. Troisième meilleur Helvète, le Grison Stefan Rogentin a pris la 8e place à 0''45 dans une course aux écarts serrés. Vu par nombreux comme l'un des grands favoris, le jeune Italien Giovanni Franzoni, victorieux la semaine dernière lors du super-G de Wengen, a cette fois dû se contenter du 12e rang à 0''66.

Tous deux handicapés par une légère grippe, le Valaisan Justin Murisier et le Fribourgeois Alexis Monney n'ont pas réussi à s'illustrer. Ils ont fini au-delà du 20e rang.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'ONU cible les pratiques de la police de l'immigration américaine

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Le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk demande des investigations sur les décès de migrants aux Etats-Unis (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk dénonce le recours à la force par la police de l'immigration américaine (ICE) et d'autres unités contre les migrants. Celle-ci semble "inutile" et "disproportionnée", a-t-il affirmé vendredi à Genève.

Le droit international n'autorise le recours à la force létale qu'en cas de menace imminente pour l'intégrité physique de ces fonctionnaires, affirme l'Autrichien. Il dénonce des arrestations, des détentions et des expulsions qui ne prennent pas en considération la situation notamment des enfants.

"Je demande à l'administration américaine de mettre un terme aux pratiques qui séparent les familles", insiste le haut commissaire. Il exige aussi des investigations indépendantes sur l'augmentation "inquiétante" du nombre de décès dans les centres de détention des douanes ou de l'immigration.

Plusieurs dizaines ont été observés l'année dernière et six déjà cette année. Les Etats-Unis doivent se conformer au droit international, affirme également le haut commissaire.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Ericsson: le bénéfice net bondit de 75% au 4e trimestre

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Le groupe, qui va licencier 1600 salariés en Suède, soit un employé sur dix, a déjà réduit l'an dernier ses effectifs à 89'000 collaborateurs, contre 94'000 douze mois plus tôt (archives). (© KEYSTONE/EPA TT NEWS AGENCY/LARS SCHRODER)

L'équipementier suédois de télécommunications Ericsson a enregistré une hausse de 75% de son bénéfice net au quatrième trimestre. Le bond reflète les efforts mis en oeuvre afin de limiter les coûts.

Le bénéfice net a atteint 8,6 milliards de couronnes (750 millions de francs) pour un chiffre d'affaires en recul de 5% à 69,3 milliards de couronnes (+6% à périmètres et changes constants), a précisé vendredi Ericsson.

"Les mesures opérationnelles que nous avons prises ces dernières années ont permis d'améliorer les marges et les flux de trésorerie, avec une augmentation de la marge EBITA ajustée pour le neuvième trimestre consécutif par rapport à l'année précédente", a commenté Börje Ekholm, le directeur général d'Ericsson, cité dans le communiqué.

Le groupe a ainsi réduit ses effectifs à 89'000 salariés fin 2025, contre 94'000 un an plus tôt. Ericsson a par ailleurs annoncé mi-janvier le licenciement de 1600 employés en Suède, soit plus d'un employé sur dix.

Sur le dernier trimestre, son bénéfice d'exploitation a bondi de 40% à 11,2 milliards de couronnes.

En termes de ventes, le dernier trimestre a été marqué par une stabilité de la zone Amérique du nord, une hausse de 13% de la zone Europe/Moyen Orient Afrique, portée par des modernisations de réseaux en Arabie Saoudite et Algérie, tandis que l'opérateur continue de faire état d'investissements réduits dans la 5G en Inde, pays très scruté par les équipementiers.

Sur l'ensemble de l'année, Ericsson affiche un bénéfice de 28,7 milliards de couronnes (400 millions en 2024), pour un chiffre d'affaires en recul de 5%.

Pour 2026, "l'incertitude reste grande quant aux perspectives, tant en termes de potentielles évolutions des taxes douanières que du contexte macroéconomique plus général", écrit l'équipementier.

Le groupe suédois annonce par ailleurs qu'il porte son dividende à 3 couronnes par action (2,85 un an plus tôt) et un rachat d'actions pour 15 milliards de couronnes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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