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International

Impasse à Ottawa, le maire réclame un modérateur

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Des dizaines de poids lourds ainsi que des manifestants continuaient à bloquer le centre-ville d'Ottawa ce week-end. (© KEYSTONE/AP/Nathan Denette)

Modérateur, état d'urgence, recours en justice: la situation se tendait lundi dans la capitale canadienne Ottawa. Celle-ci est occupée depuis dix jours par des camionneurs qui dénoncent les mesures sanitaires imposées par le Premier ministre Justin Trudeau.

Lundi matin, le maire de la capitale fédérale a appelé le gouvernement canadien à nommer un médiateur pour travailler avec les protestataires et mettre un terme à la manifestation, qui exaspère les habitants soumis au bruit incessant des klaxons et aux vapeurs de diesel des camions.

Face à ce qu'il qualifie "d'occupation" et jugeant la situation "hors de contrôle", le maire a déclaré dimanche l'état d'urgence et la police a durci le ton.

Pour la levée des restrictions

"Nous essayons, en ce moment, de tendre la main à tous les partis fédéraux afin que nous puissions commencer des pourparlers et voir comment nous pouvons avancer", a déclaré lundi Tamara Lich, l'une des organisatrices du mouvement, lors d'un live sur YouTube.

"On veut la levée des obligations vaccinales, des restrictions, et le rétablissement des droits et des libertés des Canadiens", a-t-elle ajouté, dénonçant les tentatives des autorités d'asphyxier le mouvement.

La police d'Ottawa, critiquée pour n'avoir pas su prévenir la paralysie du centre de la capitale où de nombreux commerces sont fermés, empêche en effet depuis dimanche le ravitaillement des protestataires, en carburant notamment.

"Toute personne qui tenterait d'apporter un soutien matériel aux manifestants risque d'être arrêtée", ont indiqué les forces de l'ordre. Elles ont également arrêté sept individus, saisi de nombreux véhicules et donné plus d'une centaine de contraventions routières.

De leur côté, des habitants d'Ottawa, exaspérés par le chaos provoqué par le mouvement, ont lancé un recours collectif de quelque 10 millions de dollars canadiens (7,4 millions de francs) contre les organisateurs.

Les protestations, qui avaient débuté à Ottawa samedi 29 janvier, se sont étendues ce week-end à d'autres grandes villes canadiennes (Toronto, Winnipeg, Québec...). Elles rappellent sur la forme celles des "gilets jaunes" qui avaient paralysé le centre de nombreuses grandes villes françaises tous les week-ends pendant plusieurs mois dès l'hiver 2018.

"Mauvaise réaction"

Testé positif au Covid-19 il y a une semaine et donc à l'isolement, Justin Trudeau n'a pas commenté les manifestations du week-end. Jeudi dernier, il avait écarté la possibilité de déployer l'armée pour déloger les manifestants, estimant qu'il fallait être très prudent avant de déployer les troupes face à des citoyens.

"Trudeau n'a rien à gagner en allant parler aux manifestants", a estimé auprès de l'AFP Geneviève Tellier, politologue de l'université d'Ottawa. Mais tout cela pourrait "se transformer en crise politique", a renchéri son confrère Frédéric Boily, de l'Université de l'Alberta.

"Justin Trudeau a eu au départ une mauvaise réaction. Il a réagi trop fortement et trop abruptement lorsque les manifestations ont commencé en essayant de dépeindre l'ensemble de la manifestation comme une manif d'extrême-droite."

Depuis le début du mouvement, le Premier ministre n'a eu de cesse en effet d'en minimiser la représentativité. Et il a ajouté de "l'huile sur le feu", poursuit Frédéric Boily, en "politisant la vaccination" notamment pendant la période électorale cet été.

L'opposition divisée

Mais sur le plan politique, le mouvement a également mis l'opposition dans une situation complexe. Les conservateurs, qui voteront prochainement pour élire un nouveau chef, sont en effet divisés sur cette question.

"Ils ont peur qu'une partie de leurs partisans soient tentés par l'extrême-droite mais c'est un pari risqué pour eux", a commenté Daniel Beland, analyste politique.

Même si la mobilisation des camionneurs n'est soutenue que par une minorité des Canadiens (32% d'après un récent sondage), cela représente tout de même une frange plus large de la population que les 10% d'adultes canadiens non-vaccinés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Bruxelles veut un billet de train unique pour les trajets dans l'UE

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La réservation de trajets ferroviaires transfrontaliers en Europe reste souvent compliquée quand elle implique plusieurs correspondances et des billets émis par différentes compagnies ferroviaires (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/MICHEL EULER)

"Un voyage, un billet": la Commission européenne souhaite que les voyageurs qui parcourent l'Europe puissent le faire avec un seul billet. Elle a présenté mercredi un nouveau paquet législatif visant à simplifier les déplacements transfrontaliers sur le continent.

La réservation de trajets ferroviaires transfrontaliers en Europe reste souvent compliquée quand elle implique plusieurs correspondances et des billets émis par différentes compagnies ferroviaires.

Selon la nouvelle proposition, les voyageurs pourront rechercher les offres de différentes compagnies, les comparer et les regrouper en un seul billet, qui serait acheté en une seule transaction sur la plateforme de leur choix. Il peut s'agir d'une plateforme indépendante ou du service de billetterie de la compagnie ferroviaire elle-même.

Pour ce faire, les compagnies seront tenues de partager leur offre avec les services en ligne qui vendent ces billets. Les services de billetterie en ligne des compagnies occupant une position dominante sur le marché devront faire de la place à d'autres opérateurs, afin que de nouveaux acteurs puissent eux aussi atteindre les clients.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / belga / afp

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Football

Arbeloa appelle Mbappé à démontrer "son implication" sur le terrain

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Alvaro Arbeloa espère voir le "vrai" Mbappé jusqu'au terme de la saison de Liga (© KEYSTONE/EPA/Mariscal)

L'entraîneur du Real Madrid Alvaro Arbeloa a appelé mercredi Kylian Mbappé à démontrer "son implication" sur le terrain lors des trois derniers matchs de Liga de la saison.

L'attaquant français a été critiqué par la presse espagnole et par de nombreux supporters madrilènes

"Si Mbappé jouera demain (jeudi, contre Oviedo)? Nous verrons s'il terminera la session d'entraînement aujourd'hui, hier il l'a fait. S'il est disponible, c'est certain qu'il aura des minutes à jouer pour continuer à démontrer son implication pour notre club, et disputer les trois matchs restants malgré ses quatre cartons jaunes (un cinquième lui vaudrait une suspension)", a déclaré Arbeloa en conférence de presse.

"Comme Madridista, avant d'être entraîneur, j'aimerais le voir continuer à faire ce qu'il sait faire: marquer des buts", a ajouté l'entraîneur madrilène au sujet de son meilleur buteur, absent dimanche lors du Clasico perdu face au FC Barcelone, car pas encore remis à 100% de sa blessure aux ischio-jambiers.

L'absence de Mbappé pour cette rencontre, au terme de laquelle le Barça a officiellement été sacré champion d'Espagne et a condamné le Real à une saison blanche, a relancé les polémiques en Espagne sur son attitude jugée trop individualiste.

L'ex-buteur du PSG a été vivement critiqué ces derniers jours pour un voyage en Sardaigne le week-end précédent alors que ses coéquipiers avaient un match de Liga à disputer face à l'Espanyol Barcelone. Certains supporters, agacés par son comportement, sont allés jusqu'à réclamer son départ sur les réseaux sociaux.

Alvaro Arbeloa, interrogé sur le terme "d'implication" utilisé dans sa première réponse, a précisé qu'il estimait que Kylian Mbappé s'est "toujours donné à 100%", car sinon, il ne serait pas "où il est".

"Le Real Madrid gagnera à nouveau"

Lorsqu'un journaliste lui a demandé si le Real avait "touché le fond", après la sortie controversée de son président Florentino Pérez la veille pour dénoncer une campagne organisée par la presse et certains supporters pour lui nuire, l'ex-latéral droit a rétorqué:

"Touché le fond? Cela me laisse sans voix. Que touchent les autres clubs alors? Aucun club ne peut gagner la Ligue des champions et la Liga tous les ans. Je ne comprends pas que l'on parle d'instabilité institutionnelle, de vestiaire désuni... Le Real Madrid fait les choses bien, depuis très longtemps, c'est un club sain, bien dirigé, avec de grands joueurs".

"Je suis sûr que cet été le club fera l'analyse nécessaire pour renforcer l'équipe et que Madrid revienne plus fort. Avec la réflexion et l'exigence nécessaire, le Real Madrid gagnera à nouveau, j'en suis sûr", a-t-il conclu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Soudan: MSF ne voit "aucune volonté de mettre un terme" au conflit

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La situation est très difficile dans le camp de déplacés de Tawila au Darfour selon Médecins Sans Frontières (MSF) (archives). (© KEYSTONE/AP NRC/HO)

Médecins Sans Frontières (MSF) ne voit "aucune volonté de mettre un terme au conflit" au Soudan. L'ONG alerte aussi sur le manque d'accès à la nourriture et d'eau pour les déplacés, notamment dans le camp de Tawila au Darfour.

"C'est un échec politique", a affirmé mercredi à la presse à Genève le nouveau président international de MSF, Javid Abdelmoneim, de retour de plusieurs semaines dans la région. Il dénonce à la fois l'armée soudanaise et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) qui ne souhaitent même pas "dialoguer". Mais aussi leurs soutiens régionaux.

Pire, "la situation ne s'améliore pas", insiste le Britannique. Le chef des paramilitaires Mohamed Hamdane Daglo a dit récemment être prêt à un conflit encore long. Et de nouveaux fronts se sont ouverts, au Kordofan et dans l'Etat du Nil bleu.

Près de 200 attaques contre la santé ont été menées depuis le début du conflit il y a trois ans, faisant 1700 victimes, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Les employés ont peur de se rendre au travail", ajoute M. Abdlemoneim. Il a abordé cette question notamment avec le chef de l'armée Abdel Fattah al-Burhane. "Nous n'obtenons pas de réponse" tant l'impunité est répandue, dit le président de MSF.

Autre facteur de ce conflit, les attaques par drone ont fait 880 tués en janvier et avril, selon l'ONU. "Nos collaborateurs doivent se bunkériser" plusieurs fois par semaine, dit M. Abdelmoneim. Parmi les blessés pris en charge "en permanence", des fractures, des brûlures ou des amputations sont observées.

Situation "catastrophique"

Plusieurs mois après la prise d'El-Facher par les FSR après un siège de 18 mois, la situation pour les déplacés dans la région est "catastrophique". Leur nombre dans la région de Tawila varie entre 400'000 et un million, selon les estimations.

MSF a régulièrement dénoncé les violences sexuelles et à caractère ethnique perpétrées par les parties au conflit. Toutes les femmes dans le camp de Tawila savent qui est celui chez l'ONG qui peut les prendre en charge en ville, dit M. Abdelmoneim pour expliquer la dimension du problème.

Les déplacés ont accès à un petit repas par jour et l'eau est épuisée après 30 minutes chaque jour. Des collaborateurs de MSF qui ont dû fuir El-Facher, où l'ONG n'avait pu retourner que plusieurs mois après la prise par les FSR, s'y trouvent également.

Les restrictions au Moyen-Orient retardent également l'arrivée de denrées et de matériel dans un pays où les barrières administratives étaient déjà importantes. Autre problème, les coupes dans l'aide atteignent le Soudan. En avril seulement, le soutien à 47 centres de santé a été interrompu. MSF "fait ce qu'elle peut" pour combler ce décalage.

Dans les prochains mois, le chantier principal sera de garantir les stocks de médicaments et de quoi lutter contre le choléra avec l'arrivée des pluies. Depuis le début du conflit, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées. Des millions de personnes ont été déplacées.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Raids israéliens sur des voitures au sud de Beyrouth: huit morts

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Deux frappes ont visé deux voitures sur l'autoroute extrêmement fréquentée reliant Beyrouth au sud du pays, et une troisième a ciblé un véhicule sur une route proche. (© KEYSTONE/AP/Mustafa Jamalddine)

Huit personnes ont été tuées mercredi dans des frappes israéliennes contre trois voitures à une vingtaine de kilomètres au sud de Beyrouth, a annoncé le ministère libanais de la Santé. Deux enfants figurent parmi les victimes.

Deux de ces frappes ont visé deux voitures sur l'autoroute extrêmement fréquentée reliant la capitale au sud du pays, et une troisième a ciblé un véhicule sur une route proche, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle) et les photographes de l'AFP.

Israël a intensifié ses frappes sur le Liban au cours des derniers jours, disant viser le Hezbollah pro-iranien, malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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