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International

Au moins 50 morts à la gare de Kramatorsk

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Le bilan de l'attaque de la gare de Kramatorsk en Ukraine a grimpé à 50 morts, selon le gouverneur de la région. (© KEYSTONE/AP/Andriy Andriyenko)

Au moins 50 personnes ont été tuées dans une frappe de missile vendredi sur une gare du Donbass où les civils se pressaient pour fuir l'Est de l'Ukraine cible des forces russes. Moscou nie toute responsabilité.

Cette frappe sanglante intervient alors que l'indignation internationale était déjà forte suite aux images d'atrocités dont a été accusée l'armée russe dans des localités dont elle s'est retirée autour de Kiev, la capitale, où de hauts responsables européens étaient attendus pour manifester leur soutien à l'Ukraine face à l'invasion russe.

La gare de Kramatorsk, "capitale" du Donbass sous contrôle ukrainien, a été la cible de l'attaque qui a fait 50 morts, dont cinq enfants, selon le gouverneur de la région. Il a précisé que 98 blessés avaient été hospitalisés. Un précédent bilan des services de sécurité faisait état de 39 morts.

Des journalistes de l'AFP ont vu au moins trente corps dans des sacs mortuaires ou sous des bâches devant la gare, utilisée pour l'évacuation des populations civiles de la région. Le patron de la compagnie ferroviaire ukrainienne Ukrzaliznytsia, Oleksandre Kamychine, avait évoqué plus de 100 blessés, dénonçant une "frappe délibérée".

"Mal sans limite"

Le président Zelensky a dénoncé un "mal sans limite" déchaîné par la Russie et des méthodes "inhumaines". "Sans la force et le courage de nous affronter sur le champ de bataille, ils annihilent cyniquement la population civile. C'est un mal qui n'a pas de limite. Et s'il n'est pas puni, il ne s'arrêtera jamais", a-t-il écrit sur Telegram.

Le président français Emmanuel Macron a de son côté fustigé une action "abominable", le chancelier allemand Olaf Scholz parlant d'une attaque "épouvantable" tandis que le président américain Joe Biden a évoqué une "horrible atrocité" commise par Moscou. En Suisse, le Département fédéral des affaires étrangères a indiqué en soirée avoir convoqué l'ambassadeur russe et condamné "avec véhémence" ces violations du droit humanitaire, qui constituent des "potentiels crimes contre l'humanité".

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé renforcer l'aide militaire britannique à l'Ukraine, avec l'envoi de missiles antichars et antiaériens.

La frappe a été qualifiée d'"attaque méprisable" par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, arrivée en Ukraine pour une visite de soutien, accompagnée du chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell. "La Russie va sombrer dans la décomposition économique, financière et technologique, tandis que l'Ukraine marche vers un avenir européen", a déclaré plus tard Mme von der Leyen, lors d'une conférence de presse commune avec M. Zelensky à Kiev.

"Provocations ukrainiennes"

Moscou a démenti être responsable de l'attaque, affirmant ne pas disposer du type de missile qui aurait été utilisé et dénonçant une "provocation" ukrainienne. Le ministère russe de la défense a ensuite accusé "le régime de Kiev" d'avoir "orchestré" la frappe pour "empêcher le départ de la population de la ville afin de pouvoir l'utiliser comme bouclier humain".

Moscou dénonce régulièrement des "provocations" ukrainiennes pour se défendre des accusations d'exactions et crimes de guerre, comme récemment concernant Boutcha, au nord-ouest de Kiev, bombardée puis occupée par des soldats russes et où des dizaines de cadavres vêtus en civil, certains les mains liées dans le dos, ont été découverts début avril.

Le ministère russe de la Défense avait indiqué plus tôt vendredi que l'armée russe avait détruit avec des missiles de haute précision "des armements et équipements militaires dans les gares de Pokrovsk, Sloviansk et Barvinkove", localités toutes situées non loin de Kramatorsk.

Reprise des évacuations

Après avoir retiré ses troupes de la région de Kiev et du nord de l'Ukraine, la Russie a fait de la conquête du Donbass, dont une partie est contrôlée depuis 2014 par des séparatistes prorusses, son objectif prioritaire. Elle multiplie ses attaques dans le sud et l'est, les autorités ukrainiennes s'efforçant, elles, d'évacuer les civils.

Les évacuations par train, qui avaient été interrompues en raison de la destruction d'une partie de la voie ferrée, avaient repris dans la nuit de jeudi à vendredi, selon le gouverneur de la région de Lougansk. Serguiï Gaïdaï encourageait depuis plusieurs jours les habitants à partir pour ne pas "se condamner à la mort".

Charbon russe visé

Vendredi, le Royaume-Uni et l'UE ont annoncé sanctionner les deux filles du président Vladimir Poutine et celle du chef de la diplomatie Sergueï Lavrov. Et l'Union européenne a aussi adopté jeudi soir un nouveau train de mesures punitives, notamment un embargo sur le charbon russe. C'est la toute première fois que les Européens frappent le secteur énergétique russe, dont ils sont très dépendants.

L'UE, qui a indiqué avoir déjà gelé au total 29,5 milliards d'euros d'avoirs russes, importe 45% de son charbon de Russie pour une valeur de quatre milliards d'euros par an. L'embargo entrera en vigueur début août.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

ATP 250 de Montpellier: Wawrinka passe le 1er tour

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Un succès pour Wawrinka à Montpellier (© KEYSTONE/EPA/JAMES ROSS)

Stan Wawrinka (ATP 113) a franchi le 1er tour du tournoi ATP 250 de Montpellier. Le quadragénaire vaudois a battu le Serbe Hamad Medjedovic (ATP 80) en deux sets, 7-6 (7/3) 6-4, et en 1h38.

Après avoir passé deux tours à l'Open d'Australie, Wawrinka, très solide sur son service, a confirmé sa bonne forme actuelle avec un succès convaincant contre un adversaire mieux classé que lui. Le Vaudois sera opposé en 8es de finale au Canadien Felix Auger-Aliassime (ATP 8), tête de série no 1 de l'Open d'Occitanie à Montpellier. Il pourra évoluer en toute décontraction avec un statut d'outsider.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le "visage d'ange" de Meloni retiré d'une fresque à Rome

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Présentant une ressemblance avec Giorgia Meloni, le visage d'un ange sur une fresque d'une basilique à Rome a été effacé. (© KEYSTONE/AP/Gregorio Borgia)

Quatre jours seulement après qu'une polémique a éclaté dans la presse, le visage d'un chérubin présentant une troublante ressemblance avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni, sur une fresque récemment restaurée d'une basilique de Rome, a été retiré.

Samedi, la polémique avait rapidement gonflé après qu'un article de La Repubblica avait révélé, photos à l'appui, que le visage d'un ange sur une fresque récemment restaurée dans une chapelle de la basilique San Lorenzo in Lucina, en plein coeur de Rome, présentait des traits étonnamment proches de ceux de la cheffe du gouvernement italien.

La Première ministre italienne s'était elle-même amusée de la polémique, accompagnant sur Instagram la photo de son supposé portrait du commentaire: "Non, je ne ressemble vraiment pas à un ange".

L'artiste bénévole à l'origine de la restauration, Bruno Valentinetti, a expliqué à La Repubblica avoir lui-même effacé le visage incriminé mardi soir, à la demande de la Curie, le gouvernement central de l'Eglise. Contacté par l'AFP, le Vatican n'a pas donné suite dans l'immédiat.

"C'est bien Meloni"

Le restaurateur a finalement reconnu auprès du journal qu'il s'agissait bien du visage de Giorgia Meloni, alors qu'il l'avait jusqu'à présent démenti. "Bon, c'était bien Meloni, mais dans le même style que le tableau qui était là avant", a-t-il déclaré à La Repubblica.

Après que la basilique San Lorenzo in Lucina, située à quelques mètres du siège du gouvernement italien, a dû faire face à un afflux inhabituel de curieux ces derniers jours, le flot de visiteurs s'était quelque peu tari mercredi midi, sans doute en raison de la pluie battante martelant les pavés de Rome.

Arianna De Gregoriis, 23 ans, n'a toutefois pas résisté à la tentation de revenir voir si le visage avait bien disparu. "Hier je suis venue pour voir cette représentation" et "après avoir lu que (le visage) avait été effacé, cela m'a "encore plus intriguée" et j'ai voulu "revenir voir", a expliqué la jeune femme.

"Je pense qu'insérer une personne politique à l'intérieur d'un lieu sacré comme celui-ci, et plus généralement dans une oeuvre artistique, n'est pas un message positif", a-t-elle estimé.

Mercredi, l'institut gérant les biens artistiques de Rome a indiqué dans un communiqué qu'une demande d'autorisation était nécessaire pour toute intervention de restauration, "accompagnée d'un croquis de l'image". L'institut, qui dépend du ministère de la culture italien, avait ordonné samedi une inspection de la fresque.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Zone euro: l'inflation ralentit à 1,7% en janvier

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Le ralentissement observé le mois dernier s'explique par un recul des prix de l'énergie, qui s'est accentué à -4,1% le mois dernier contre -1,9% en décembre, a précisé l'institut européen de statistiques dans un communiqué. (© KEYSTONE/AP/MICHAEL PROBST)

L'inflation a ralenti en janvier dans la zone euro, s'affichant à 1,7% sur un an, selon la première estimation mensuelle publiée mercredi par Eurostat.

Ce chiffre est conforme aux attentes des économistes sondés par Factset et Bloomberg.

En décembre, le taux d'inflation dans les pays partageant la monnaie unique s'élevait à 2%, selon un chiffre révisé par Eurostat.

Le ralentissement observé le mois dernier s'explique par un recul des prix de l'énergie, qui s'est accentué à -4,1% le mois dernier contre -1,9% en décembre, a précisé l'institut européen de statistiques dans un communiqué.

Ce recul compense en partie la hausse des prix constatée pour les services (+3,2%) et la catégorie Alimentation, alcool et tabac (+2,7%).

Pour Alimentation, alcool et tabac, l'inflation s'affiche au plus haut depuis quatre mois, a relevé Jack Allen-Reynolds, de Capital Economics.

Mais le tassement dans les services (+3,2% contre +3,4% en décembre) devrait se poursuivre et contribuer à garder sous contrôle l'inflation, selon cet expert.

"Une série d'indicateurs avancés laisse présager une nouvelle baisse de l'inflation dans le secteur des services au cours des prochains mois", commente M. Allen-Reynolds.

"La croissance des salaires devrait également ralentir cette année", ajoute-t-il, prédisant un taux global d'inflation tombant sous les 1,5% au second semestre.

Globalement, l'inflation est redescendue en-dessous de la cible de la Banque centrale européenne (BCE), fixée à 2% sur un an, ce qui éloigne la perspective d'un tour de vis monétaire.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Minneapolis: retrait "immédiat" de 700 policiers de l'immigration

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Emissaire de Trump à Minneapolis, Tom Homan a annoncé mercredi le retrait avec effet immédiat de 700 policiers de l'immigration (archives), (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

L'émissaire de Donald Trump à Minneapolis, Tom Homan, a annoncé mercredi le retrait de 700 policiers de l'immigration. Il a aussi dit qu'il resterait sur place tant que "tout ne serait pas terminé" dans cette ville, secouée par la mort de deux manifestants.

"Nous n'avons jamais eu ce genre de coopération à ce niveau" avec les autorités locales, s'est également félicité Tom Homan lors d'une conférence de presse. Il n'a pas précisé s'il s'agissait d'un retrait de la seule ville de Minneapolis ou de l'Etat du Minnesota plus généralement.

Depuis des semaines, des milliers de policiers fédéraux, dont des agents armés et souvent masqués, multiplient les descentes dans la région de Minneapolis pour arrêter les personnes sans-papiers, objectif prioritaire du président américain.

"Nous avons fait des progrès significatifs", a ajouté Tom Homan, affirmant que les agents fédéraux avaient arrêté 139 personnes condamnées pour agression, 87 délinquants sexuels ainsi que 28 membres de gangs.

Leurs méthodes jugées brutales, ainsi que la mort de Renee Good et Alex Pretti, deux manifestants qui s'opposaient à leur présence, tués par balles par des agents fédéraux à Minneapolis, ont provoqué une vive émotion dans le pays.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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