International
Raid israélien dans le camp palestinien de Jénine
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L'armée israélienne a mené samedi matin une opération dans le camp palestinien de Jénine, d'où est originaire l'auteur de l'attaque meurtrière jeudi à Tel-Aviv. L'opération a donné lieu à d'intenses échanges de tirs qui ont fait un mort et de nombreux blessés.
Un Palestinien âgé de 25 ans est décédé lors de ces affrontements, ont indiqué des responsables palestiniens. Selon des sources locales, il était membre du Djihad Islamique, principal groupe islamiste armé palestinien après le Hamas et qui dispose de plusieurs combattants dans le camp de Jénine, un bastion des factions armées palestiniennes en Cisjordanie occupée.
Samedi, une foule compacte a porté sa dépouille sur un brancard recouvert d'un drapeau du Djihad Islamique lors de ses funérailles, a rapporté un photographe de l'AFP sur place.
Le Croissant-Rouge palestinien a aussi fait état de 12 blessés palestiniens, dont plusieurs par balle, lors de l'opération de l'armée israélienne qui s'est terminée à la mi-journée.
"Des assaillants armés tirent sur les forces armées et sur la police des frontières menant une opération de contreterrorisme dans le camp de réfugiés de Jénine (...) En réponse, les troupes tirent en direction des assaillants", avait indiqué l'armée israélienne. Celle-ci n'a fait état d'aucun blessé dans ses rangs.
Carte blanche
Le Premier ministre israélien, Naftali Bennett, avait donné carte blanche vendredi aux forces de sécurité pour "vaincre" une nouvelle vague de "terreur" en Israël, après l'attaque armée jeudi soir en plein centre de Tel-Aviv. Cette attaque avait fait trois morts, tous Israéliens, et une dizaine de blessés.
"Quiconque a aidé (l'assaillant), indirectement ou directement, en paiera le prix", avait averti M. Bennett. Et d'ordonner par ailleurs la fermeture du point de passage de Jalameh reliant la région de Jénine à Israël, afin de réduire la "possibilité de mouvement vers et à partir" de ce secteur.
L'attaque de Tel-Aviv avait été saluée par le Djihad Islamique et le Hamas, mais condamnée par le président palestinien Mahmoud Abbas, qui est aussi le chef du parti laïc Fatah.
Politique de "destruction punitive"
A la suite d'une chasse à l'homme dans les rues de la métropole israélienne, les forces de sécurité avaient localisé et abattu dans un échange de tirs l'assaillant, un Palestinien de 28 ans. "Sans affiliation connue" à une faction armée, selon le renseignement israélien, il était originaire de Jénine en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.
Des sources palestiniennes ont confirmé que le père de l'assaillant est un officier à la retraite des forces de sécurité palestiniennes. Et selon la presse israélienne, Israël a demandé aux Etats-Unis de faire pression sur l'Autorité palestinienne afin de cesser le versement de sa pension.
Dans un discours vendredi à Jénine, le père avait défendu l'attaque de son fils et invité des jeunes à "détruire les sionistes". Samedi, des sources locales à Jénine soupçonnaient l'armée israélienne d'avoir mené l'opération pour tenter entre autres d'arrêter le père.
Selon une source sécuritaire israélienne, le but de l'opération de samedi était avant tout de localiser et de prendre les mesures de la résidence familiale afin de la détruire comme le veut la politique de "destruction punitive" des maisons de Palestiniens ayant commis des attentats anti-israéliens.
Seconde intifada il y a 20 ans
Cette opération à Jénine est la deuxième en environ une semaine pour les forces israéliennes. Après l'attaque fatale à cinq personnes la semaine dernière à Bnei Brak, ville juive ultra-orthodoxe dans la banlieue de Tel-Aviv, l'armée israélienne avait effectué un raid dans ce secteur d'où était aussi originaire l'assaillant.
Le camp de Jénine a été au coeur d'intenses affrontements pendant la Seconde intifada, soulèvement palestinien du début des années 2000. Après des attentats meurtriers anti-israéliens il y a presque 20 ans jour pour jour, l'armée avait lancé une offensive de grande envergure à Jénine, au cours de laquelle 53 Palestiniens, des civils pour plus de la moitié, et 23 soldats israéliens avaient été tués en dix jours d'intenses combats.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Australie: un phoque endormi sur la chaussée, la circulation déviée
Une ville balnéaire australienne a brièvement dévié sa circulation routière vendredi lorsqu'un phoque a décidé de faire une sieste sur la chaussée. Il est connu localement sous le nom de Sammy.
Le pinnipède somnolent a été aperçu en train de roupiller sur une route de Dromana, une ville de l'État de Victoria, dans le sud du pays.
La police locale a placé des cônes autour du phoque, connu de certains habitants sous le nom de Sammy, et qui avait décidé de prendre le soleil sans se soucier des voitures.
"On ne sait pas où on va l'apercevoir la prochaine fois", s'amuse Laura Ellen, une habitante qui a repéré l'animal endormi. "Il dort toute la journée en général", a-t-elle ajouté. "Ça m'a fait rire de le voir sur la route. Je ne l'avais encore jamais vu faire ça".
Le phoque a ensuite été raccompagné vers la plage par des sauveteurs animaliers et la voie a été rouverte.
Les phoques sont un spectacle courant le long de la côte du Victoria et il est interdit de les toucher ou de les nourrir, rappelle le gouvernement de l'État.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Rory McIlroy lance parfaitement sa quête de doublé au Masters
Après son succès historique en 2025, Rory McIlroy a parfaitement débuté le Masters 2026. Il a pris la tête du tournoi dès le premier tour disputé jeudi à Augusta (Géorgie, Etats-Unis).
Le Nord-Irlandais, no 2 mondial, a rendu une carte de 67, cinq coups sous le par, et pointe au sommet du classement à égalité avec l'Américain Sam Burns. Le no 1 mondial Scottie Scheffler est sixième à trois coups. Trois birdies consécutifs entre les trous 13 et 15 ont propulsé McIlroy, auteur au total de six birdies et un bogey.
Le golfeur de 36 ans vise un rare doublé: seuls Jack Nicklaus (1965 et 1966), Nick Faldo (1989 et 1990) et Tiger Woods (2001 et 2002) ont remporté deux fois d'affilée le tournoi le plus prestigieux du monde.
Après l'US Open (2011), le PGA Championship (2012 et 2014) et le British Open (2014), McIlroy avait fini par enfiler l'an passé la célèbre veste verte afin de compléter sa collection de tournois majeurs, suivant une décennie de désillusions, qui avaient fini par former une malédiction.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Pourparlers au Pakistan: incertitudes sur la venue des Iraniens
Le Pakistan se prépare vendredi à accueillir les délégations iranienne et américaine pour des pourparlers. La participation des Iraniens est encore incertaine après les frappes israéliennes qui ont fait plus de 300 morts au Liban mercredi et mis la trêve en péril.
Ces frappes israéliennes, les plus meurtrières au Liban depuis le début de la guerre fin février, rendent "les négociations dénuées de sens", a jugé le président iranien Massoud Pezeshkian jeudi.
"La tenue de pourparlers visant à mettre fin à la guerre dépend du respect par les Etats-Unis de leurs engagements en matière de cessez-le-feu sur tous les fronts, en particulier au Liban", a abondé Esmaeil Baqaei, porte-parole de la diplomatie iranienne, dont les propos sont rapportés par l'agence Isna.
Au moment de l'annonce du cessez-le-feu entre "l'Iran, les Etats-Unis et leurs alliés" - qui entre dans son troisième jour vendredi - le Pakistan, pays médiateur dans ce conflit qui a fait des milliers de mort au Moyen-Orient, avait assuré que la trêve s'appliquait "partout, y compris au Liban". Ce qu'ont démenti par la suite Israéliens et Américains.
Sous haute sécurité, Islamabad s'est transformée en ville fantôme, jeudi et vendredi ont été décrétés fériés. L'hôtel de luxe qui doit accueillir les délégations a été vidé de sa clientèle habituelle.
Trump optimiste
Le vice-président JD Vance doit mener la délégation américaine au Pakistan pour des discussions samedi sur l'Iran, aux côtés de l'émissaire spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre de Donald Trump, a annoncé la Maison Blanche. Auprès de NBC News, le président américain s'est dit "très optimiste" sur la possibilité de conclure un accord de paix, malgré l'écart entre les positions des deux pays.
Moins de certitudes côté iranien: peu après avoir annoncé sur le réseau X l'arrivée d'une délégation iranienne au Pakistan jeudi soir pour les pourparlers, l'ambassadeur d'Iran à Islamabad a supprimé son message. Il avait été envoyé prématurément, selon les explications d'un fonctionnaire de l'ambassade à l'AFP, qui n'a pas précisé si la délégation iranienne était alors toujours attendue.
Obstacle supplémentaire, le ministre pakistanais de la défense, Khawaja Asif, a qualifié jeudi soir sur X Israël de "diabolique" et de "malédiction sur l'humanité", l'accusant de commettre un génocide au Liban. Un message "honteux", ont rétorqué les services du premier ministre israélien.
Ce message faisait suite aux frappes israéliennes mercredi qui ont fait plus de 300 morts et un millier de blessés au Liban, pays entraîné dans le conflit par le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah défiant Israël après l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei. L'ONU s'est vivement inquiétée de la poursuite de la campagne israélienne, quand Paris, Londres et Ankara ont plaidé pour l'intégration du Liban dans la trêve.
Nouvelles frappes
Tôt vendredi, les sirènes d'alerte ont retenti à travers Israël, y compris à Tel-Aviv, a indiqué l'armée israélienne, après le tir de roquettes en provenance du Liban. Le Hezbollah a revendiqué après minuit plusieurs frappes de roquettes et drones, notamment deux contre des "regroupements de soldats" de chaque côté de la frontière entre le Liban et Israël et une autre sur une ville frontalière en Israël.
Quelques heures auparavant, dans la soirée de jeudi, le Koweït a fait état d'attaques de drones "visant plusieurs installations vitales", une première dans le Golfe depuis l'annonce de la trêve entre Iran et Etats-Unis. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont assuré vendredi n'avoir tiré aucun missile depuis le cessez-le-feu.
Des pourparlers doivent aussi avoir lieu la semaine prochaine entre Liban et Israël à Washington, a dit jeudi à l'AFP un responsable américain. Le Hezbollah a rejeté cette initiative.
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé juste avant avoir ordonné à son cabinet d'engager des "négociations directes" avec le Liban. Mais le Liban insiste sur "un cessez-le-feu avant tout début de négociations", a déclaré à l'AFP un responsable libanais requérant l'anonymat.
Revendications opposées
Si la venue des Iraniens au Pakistan voisin demeure floue, les contours d'un accord de paix pérenne le sont également car les deux belligérants ont des positions opposées sur des points majeurs.
Ainsi, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique a exclu toute restriction du programme d'enrichissement d'uranium, une des demandes fondamentales des Etats-Unis et d'Israël, dans un entretien avec l'agence Isna.
Dans le détroit d'Ormuz, dont la réouverture était pourtant l'une des conditions du cessez-le-feu, le trafic est toujours nettement grippé et Donald Trump a accusé jeudi l'Iran de faire du "mauvais boulot" sur ce dossier.
Un pétrolier non-iranien, le premier depuis le cessez-le-feu, a ainsi franchi jeudi ce passage maritime essentiel au commerce mondial. Après l'intense mais bref soulagement apporté par la trêve, la prudence règne sur les marchés, où le prix du pétrole restait jeudi matin sous les 100 dollars le baril.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
La Banque asiatique de développement attend une croissance ralentie
La guerre au Moyen-Orient devrait peser sur les économies asiatiques en 2026 et 2027, a averti vendredi la Banque asiatique de développement (BAD), qui table désormais sur un ralentissement de la croissance à 5,1% pour la région.
Cette prévision pourrait même s'avérer optimiste si de nouveaux éléments laissant entrevoir "un conflit plus long et des perturbations plus persistantes" se confirmaient, a-t-elle précisé.
L'institution souligne que la croissance pourrait chuter à 4,7% en 2026 et 4,8% en 2027 si la guerre au Moyen-Orient devait s'enliser au-delà du troisième trimestre.
"Les perspectives de croissance de la plupart des économies d'Asie en développement et du Pacifique vont se dégrader cette année et en 2027", a tranché la banque dans un constat sans appel.
En tant qu'importatrice nette d'énergie, la région est particulièrement vulnérable aux retombées de la guerre, a expliqué l'économiste en chef de la BAD, Albert Park, aux journalistes lors d'un point presse sous embargo jeudi.
"La hausse des prix de l'énergie peut entraîner des pertes de revenus significatives", a déclaré M. Park.
"Même après la normalisation des prix de l'énergie, les perturbations de la chaîne d'approvisionnement, la hausse des prix à la production et le resserrement des conditions financières prolongeraient les pressions stagflationnistes", a-t-il ajouté.
Un conflit plus long au Moyen-Orient pourrait également faire bondir l'inflation jusqu'à 5,6%, selon la BAD.
Achevé en mars, le rapport de la banque avait prévu des hausses de prix de 3,6 % en 2026 et de 3,4 % en 2027 dans le cadre de ce qu'elle a qualifié de "scénario de stabilisation précoce".
M. Park a souligné que les restrictions imposées par l'Iran au trafic maritime dans le détroit d'Ormuz avaient des répercussions bien au-delà du secteur énergétique.
"Même si les prix du riz restent relativement bas (...) les coûts élevés des engrais et du diesel font grimper les coûts de production agricole" ce qui pourrait contribuer à l'insécurité alimentaire, s'inquiète M. Park.
Vendredi, à Manille, des files d'attente s'étendaient sur plusieurs pâtés de maisons dans certains quartiers, les habitants se pressant pour profiter d'un programme soutenu par le gouvernement proposant du riz à seulement 20 pesos (29 centimes d'euros) le kilo.
Le nouveau rapport de la BAD indique également que la persistance des incertitudes commerciales face au régime tarifaire du président américain Donald Trump devrait peser sur les investissements régionaux.
La Chine devrait voir sa croissance reculer à 4,6% cette année et à 4,5% l'année prochaine, contre 5% auparavant, en raison de la faiblesse persistante de son marché immobilier et du ralentissement de la croissance des exportations, selon le rapport.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
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