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Le Pen joue son va-tout face à Macron

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"On a vu un Emmanuel Macron nonchalant, condescendant et d'une arrogance sans limites", a affirmé Mme Le Pen devant quelque 3000 militants gonflés à bloc. (© KEYSTONE/AP/Michel Euler)

En position de challenger, Marine Le Pen s'en est pris avec virulence au favori Emmanuel Macron jeudi soir lors de son ultime meeting de la campagne présidentielle. Elle a joué son va-tout à trois jours du scrutin.

Au lendemain d'un débat télévisé musclé mais plutôt respectueux, la candidate RN a lâché la bride accusant son rival à la présidentielle de "ne pas aimer les Français".

"On a vu un Emmanuel Macron nonchalant, condescendant et d'une arrogance sans limites", a affirmé Mme Le Pen à Arras, dans le Pas-de-Calais, devant quelque 3000 militants gonflés à bloc. "Un président ne devrait pas se tenir comme cela", a-t-elle ajouté dans un discours aux accents très antisystème.

"J'en ai assez, comme vous, de cet irrespect permanent. Chacun, hier soir, a compris qu'Emmanuel Macron n'aimait pas les Français tout particulièrement ceux qui ne sont pas d'accord avec sa politique", a-t-elle affirmé, dénonçant un bilan "accablant" et comparant le scrutin de dimanche à un référendum à la question "Macron ou la France ?".

"Débat respectueux"

Plus tôt dans la journée, à Roye dans la Somme, elle avait déjà fustigé le bilan du président sortant, en marge d'une rencontre avec des transporteurs routiers.

Emmanuel Macron, qui a répété jeudi que "rien n'est joué", a rejeté ces critiques, et accusé en retour sa rivale de n'avoir "plus d'autres arguments" avant le second tour de la présidentielle dimanche. "On a eu 2h30 d'un débat qui a été respectueux", a affirmé le candidat président durant un bain de foule à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

"On a eu beaucoup de respect l'un pour l'autre mais avec le fait qu'on (se) combat" sur deux projets qui ne sont "pas conciliables", a-t-il ajouté. Et "quand il n'y a plus d'arguments à opposer, on va en chercher d'autres", a-t-il poursuivi.

"Statu quo"

Selon les experts, le chef de l'Etat a réussi mercredi soir à maîtriser voire dépasser le handicap traditionnel du sortant qui doit défendre son bilan, face à une candidate du RN en net progrès par rapport à son débat raté de 2017, mais souvent sur la défensive et freinée dans ses attaques par sa volonté de lisser son image.

A Bordeaux, Mathieu Sescosse, 40 ans, salarié dans l'informatique, a "regardé jusqu'à 23h et des brouettes". Verdict? "Pour moi, c'est le statu quo, ça ne fera pas bouger les lignes". Et de regretter que "des sujets sur l'urgence écologique n'ont pas été suffisamment abordés".

Le débat a été regardé par près de 15,6 millions de téléspectateurs, la pire audience de ce format depuis sa création en 1974, selon Médiamétrie.

"Vous n'êtes pas arrogant"

Emmanuel Macron, invité en soirée du journal de France 2, a lui passé la journée dans le bastion de la gauche de la Seine-Saint-Denis, une visite consacrée à la problématique des "logements insalubres et de la rénovation urbaine" dans le département le plus pauvre de la métropole parisienne.

La Seine-Saint-Denis, qui a enregistré le 10 avril le taux d'abstention le plus élevé de France métropolitaine, a placé le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon largement en tête (49,09%) devant Emmanuel Macron (20,27%).

Les électeurs du leader LFI, arrivé en troisième position avec près de 22% au plan national au 1er tour, sont particulièrement courtisés par les deux finalistes.

A Saint-Denis, des habitants présents autour d'Emmanuel Macron l'ont défendu. "Vous n'êtes pas arrogant", a lancé un homme. "Pas du tout!", a renchéri une femme. "M. Macron, faut pas nous abandonner, faut pas la laisser passer", a crié un homme en faisant référence à la candidate d'extrême droite.

"Peste et choléra"

Regrettant d'être obligée de "choisir entre la peste et le choléra" au second tour, une femme l'a appelé à "un peu plus de modestie" et à se mettre "à notre niveau car on n'en a pas l'impression". "Mais je viens ici", lui a-t-il répondu. "Oui mais à la dernière minute", selon elle.

En choisissant des régions populaires - Seine-Saint-Denis et Hauts-de-France -, les deux adversaires ont pour objectif de mieux répondre à la préoccupation numéro un des Français, le pouvoir d'achat, frappé par les répercussions de la guerre en Ukraine sur les prix de l'énergie et de l'alimentation.

Un thème sur lequel ils se sont affrontés lors du débat de près de trois heures de mercredi, le président-candidat défendant le "bouclier" actuel et son projet de "chèque alimentaire", la seconde prônant une baisse de la TVA. Dans la dernière ligne droite, M. Macron creuse l'écart dans les sondages. Selon une enquête publiée jeudi soir, il l'emporterait dimanche par 57,5% des voix contre 42,5% pour Marine Le Pen.

Il tiendra son dernier rassemblement de campagne vendredi à Figeac (Lot) dans un département qui avait voté massivement pour lui en 2017. Quant à Mme Le Pen, elle mettra un point final à sa campagne à Abbeville, dans la Somme.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Un pan de falaise s'effondre dans la mer à Biarritz

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Deux plongeurs sont portés disparus après l'effondrement d'un pan de falaise à Biarritz en France (photo d'illustration). (© KEYSTONE/AP/BOB EDME)

Deux plongeurs sont portés disparus à Biarritz après l'effondrement dans la mer d'un pan "significatif" de falaise près de la plage du Miramar, très fréquentée mercredi soir sur fond de canicule. L'annonce a été faite par la préfecture des Pyrénées-Atlantiques.

L'éboulement d'"environ 2.000m2" de roche s'est produit vers 20h20 aux abords du phare de la cité balnéaire, ont fait savoir les autorités, sans avancer d'hypothèse sur sa cause.

"Selon les premiers éléments, trois plongeurs originaires de la région se trouvaient dans une zone située au pied de la falaise au moment de l'éboulement (...) Deux de ces plongeurs seraient actuellement ensevelis", a écrit la préfecture dans un communiqué.

Le troisième plongeur, "indemne physiquement mais fortement choqué", a été pris en charge par les secours.

"Un gros boum"

"On a entendu un gros boum et on a vu tout le pan de falaise qui a glissé et s'est effondré dans l'eau. Un mec (...) s'en est sorti et il a dit qu'il y avait deux personnes autour de lui" au moment de l'effondrement, a raconté un témoin de la scène au quotidien régional Sud Ouest. "Il y avait beaucoup de monde qui nageait le long (de la falaise) vu que c'était marée basse."

Les recherches, menées par les sapeurs-pompiers appuyés par des équipes spécialisées de plongeurs et de secours en milieu périlleux, étaient toujours en cours vers 22h00, a précisé la préfecture.

Le secteur a été interdit d'accès "jusqu'à nouvel ordre", a annoncé la préfecture, et l'ancien joueur vedette de rugby Serge Blanco, élu maire de Biarritz en mars, s'est rendu sur place.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Les salariés coréens de Hyundai votent pour une grève

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Les salariés sud-coréens de Hyundai Motor ont voté en faveur d'une grève (image symbolique). (© KEYSTONE/EPA/MARTIN DIVISEK)

Les salariés du géant automobile Hyundai Motor en Corée du Sud ont voté en faveur d'une grève après l'échec de négociations salariales. Ils réclament notamment un meilleur partage des bénéfices, a annoncé le syndicat du secteur mercredi.

La section au sein de Hyundai du Syndicat coréen des travailleurs de la métallurgie (KMWU) a précisé que 86,65% de ses quelque 40'000 membres avaient approuvé le recours à la grève.

Ces salariés réclament notamment une prime de performance équivalente à 30% du bénéfice net de l'entreprise de l'an dernier et la limitation du relèvement de l'âge de la retraite à 65 ans au maximum.

Le syndicat du premier constructeur automobile du pays réclame également une augmentation de 149.600 wons (85,31 euros) du salaire de base mensuel et une meilleure sécurité de l'emploi, dans un contexte d'inquiétudes concernant le recours à l'intelligence artificielle (IA).

Les négociations entre les salariés et la direction se poursuivent depuis mai sans qu'un accord n'ait été trouvé, selon l'agence de presse Yonhap.

Le syndicat a indiqué à l'AFP qu'il déciderait de la suite des actions à mener après une séance de médiation avec la commission nationale des relations du travail, prévue jeudi. Hyundai a enregistré une baisse de ses bénéfices au premier trimestre, malgré un chiffre d'affaires record.

Meilleures rémunérations

Ce conflit survient alors que les salariés sud-coréens réclament des rémunérations plus élevées. Samsung Electronics a d'ailleurs récemment évité une grève en concluant un accord prévoyant la distribution de primes équivalentes à 10,5% du bénéfice d'exploitation à ses employés du secteur des semi-conducteurs.

Cet accord - conclu alors que l'essor mondial de l'IA dope les bénéfices de Samsung - a alimenté les revendications salariales dans toute la Corée du Sud. Des secteurs allant de la biotechnologie à l'automobile en passant par la construction navale réclament une redistribution plus importante des profits des entreprises aux salariés sous forme de primes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Entre le Japon, la Suède et les Pays-Bas, une photo finish

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La Suède de Mattias Svanberg (19) et d'Alexander Isak (9) a du talent mais sa défense est friable, (© KEYSTONE/AP/Sofia Yaker)

Dans le groupe F, la Tunisie est éliminée, mais le Japon, la Suède et les Pays-Bas n'ont pas encore validé leur qualification pour les 16es de finale du Mondial.

La dernière journée jeudi s'annonce haute en couleur.

Les "Oranje" (1ers, 4 points, différence de buts +4) partent en pole position pour décrocher la première place avant d'affronter les faibles Tunisiens à Kansas City, mais une victoire n'est pas forcément synonyme de mission accomplie.

Même en cas de succès néerlandais, les "Samourai Blue" (2e, 4 pts, +4) peuvent les dépasser s'ils battent les Suédois (3e, 3 pts) à Arlington, près de Dallas, avec un écart leur permettant de reprendre la différence générale.

Chaque but comptera dans cette dernière ligne droite. Les deux premières sélections verront les 16es, et la troisième devra attendre le résultat des autres poules pour espérer faire partie des huit repêchés.

Le Japon et les Pays-Bas ont le plus impressionné lors de leur dernière apparition, en écrasant respectivement la Tunisie (4-0) et la Suède (5-1).

Pour les Japonais, finir le plus haut possible les aiderait à accomplir ce qu'ils n'ont jamais réalisé dans la compétition: remporter un match de phase éliminatoire, eux qui ont perdu les 4e huitièmes de finale qu'ils ont joués.

Les deux premiers du groupe F croisent avec ceux du groupe C qui pourraient être le Brésil et le Maroc, à moins que l'Ecosse ne réussisse l'exploit.

"C'est un match important, nous nous battons pour la première place du groupe avec les Pays-Bas. On a besoin de marquer autant de buts que possible pour gagner", a déclaré le sélectionneur nippon Hajime Moriyasu, cité par la Fifa.

Les Samurai Blue ont tracé leur route sur la force d'un groupe sans star qui s'appuie sur un collectif bien huilé. Leur victoire 4-0 contre la Tunisie, avec un doublé de l'attaquant du Feyenoord Rotterdam Ayase Ueda, est la plus large pour un pays de la confédération asiatique en Coupe du monde.

Réservoir néerlandais

En face, la Suède a du talent à leur opposer, à commencer par les buteurs de Premier League Aleksander Isak et Viktor Gyökeres, qui ont marqué contre la Tunisie (5-1) lors de la 1re journée, mais la gifle reçue face aux Néerlandais a révélé des failles en défense.

"Quand on obtient un bon résultat, tout va très bien, et quand ce n'est pas le cas, la situation devient rapidement négative. C'est comme ça", a relativisé le sélectionneur anglais de la Suède, Graham Potter.

"On savait qu'on était dans un groupe difficile. On va apprendre (de la défaite contre les Pays-Bas) pour le prochain match", a-t-il affirmé.

La Suède s'est toujours qualifiée pour la phase finale sur ses quatre dernières apparitions à un Mondial.

Pareil pour les Pays-Bas qui font encore mieux, en n'ayant jamais été éliminés dès la phase de groupes d'une Coupe du monde.

Quart-de-finalistes en 2022, les coéquipiers de Virgil van Dijk sont largement favoris face à la Tunisie, bien que les Aigles de Carthage, qui ont changé d'entraîneur en cours de compétition, ont promis une réaction d'orgueil avant leur vol retour.

Auteur d'un doublé en 16 minutes contre la Suède, l'avant-centre de Sunderland Brian Brobbey a brillé pour sa première titularisation durant la compétition, alors que Donyell Malen avait débuté à son poste face au Japon (2-2).

Les choix offensifs de Ronald Koeman seront encore scrutés, en sachant que le meilleur buteur de l'histoire de la sélection Memphis Depay était remplaçant lors des deux premiers matches.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Ducati annonce le départ de Bagnaia et l'arrivée d'Acosta en 2027

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Francesco Bagnaia quittera Ducati au terme de la saison. (© KEYSTONE/EPA/MARTIN DIVISEK)

Ciao Bagnaia, ola Acosta: Ducati a annoncé successivement le départ à l'issue de la saison de l'Italien doublement titré en 2022 et 2023 et l'arrivée dès 2027 de l'Espagnol au côté de Marc Marquez.

Acosta, qui vient de fêter ses 22 ans, porte les couleurs du constructeur autrichien KTM et occupe la 6e position du championnat du monde en cours.

Son contrat avec la marque italienne s'étend sur deux saisons jusqu'en 2028, précise le communiqué. Il fera équipe avec son compatriote, le septuple champion du monde de la catégorie et champion du monde en titre Marc Marquez, confirmé lundi par Ducati pour la même période.

"Ce choix vient récompenser les qualités de l'Espagnol, considéré comme l'un des pilotes les plus talentueux de sa génération, après avoir remporté les titres mondiaux en Moto3 et en Moto2 en seulement trois ans depuis ses débuts en Championnat du monde. Pedro s'est également illustré lors de ses débuts dans la catégorie reine, en remportant le titre de +Rookie of the Year+ en 2024" explique le communiqué de la marque de Borgo Panigale. Après 13 podiums en MotoGP, il reste néanmoins en quête de sa première victoire en catégorie reine.

Plus tôt dans la matinée, Ducati a annoncé le départ de 'Pecco' Bagnaia, le pilote italien avec qui la marque fut titrée à deux reprises.

'Pecco' sur Aprilia?

"'Pecco' et Ducati prendront des chemins différents à l'issue de la saison 2026. Un partenariat sportif couronné de succès, doté d'une valeur personnelle tout aussi importante, et une série de résultats difficiles à répliquer qui fait de Pecco, à ce jour, le pilote le plus titré sur la Desmosedici GP, avec deux titres mondiaux pilotes, 31 victoires, 63 podiums et 28 pole positions", a indiqué Ducati.

Bagnaia, 29 ans, pilotait depuis 2021 pour l'écurie officielle Ducati, après deux saisons dans son équipe satellite de l'époque, Pramac (2019-20) qu'il avait rejoint auréolé de son titre de champion en Moto2.

Le natif de Turin a signé sa première victoire de l'année en remportant le sprint du Grand Prix de Tchéquie le week-end dernier et pointe au 7e rang du championnat MotoGP.

"Tu étais mon rêve et tu es devenue la plus belle réalité qui soit. Quand je suis arrivé en MotoGP avec Ducati, je pensais avoir déjà atteint quelque chose d'indescriptible, mais tu m'as poussé à y croire toujours davantage", a-t-il publié au sujet de son ex-future écurie sur les réseaux.

Bagnaia devrait poursuivre sa carrière en MotoGP avec Aprilia, selon de multiples sources au sein du paddock.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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