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Suisse

Les jeunes doivent être mieux protégés du porno en ligne

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Le National veut restreindre l'accès des jeunes de moins de 16 ans au porno en ligne. Il a accepté une motion lundi pour renforcer l'identification sur Internet (illustration). (© KEYSTONE/CHRISTOF SCHUERPF)

Berne devrait prendre des mesures pour restreindre l'accès des moins de 16 ans au porno en ligne. Le Conseil national a adopté lundi une motion pour obliger les fournisseurs Internet à bloquer les sites qui ne prennent pas de précautions.

Le code pénal punit d'une peine de prison ou d'une amende quiconque offre, montre ou rend accessibles des contenus pornographiques à une personne de moins de 16 ans. Cette règle s'applique aussi à la diffusion via Internet.

Problème, selon le motionnaire Niklaus-Samuel Gugger (PEV/ZH), les fournisseurs concernés contournent la loi en se contentant de demander aux utilisateurs de confirmer qu'ils ont l'âge requis. Mais un simple clic n'est pas suffisant.

La prévention ne peut pas remplacer la protection de la jeunesse, fait-il encore valoir. L'industrie pornographique brasse des sommes colossales et met tout en oeuvre pour que les entreprises contournent la protection de la jeunesse. On pourrait par exemple prévoir une identification de l'âge efficace, au moyen d'une carte de crédit, selon M. Gugger.

Rester réaliste

Il faut rester réaliste, a plaidé la ministre des télécommunications Simonetta Sommaruga. Un blocage de l'accès peut être facilement contourné. Seuls les pays qui réglementent strictement le trafic Internet peuvent le mettre en place.

Depuis début 2021, les fournisseurs d'accès Internet doivent en outre obligatoirement conseiller leurs clients sur les possibilités de protéger les enfants et les jeunes. La plateforme nationale "Jeunes et médias" a également été créée dans le but d'accroître les compétences des parents, des enfants et des jeunes dans le domaine des médias.

Mais le National l'a entendu autrement. Il a soutenu la motion par 109 voix contre 66 et 11 abstentions. Le Conseil des Etats devra se prononcer.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sport

L'incendie de Crans-Montana jette une ombre sur la saison de ski

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Au cours de la saison d'hiver 2025/26, les remontées mécaniques suisses ont enregistré, jusqu'à fin mars, une fréquentation en baisse par rapport à l'année précédente. D'importantes disparités existent entre les stations de ski (archives). (© KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER)

La tragédie de Crans-Montana a marqué le tourisme hivernal suisse cette saison. Le secteur estime que ces événements ont eu un impact sur l'image et l'ambiance des stations, du moins à court terme, notamment dans le domaine de l'après-ski et de la vie nocturne.

Parallèlement, les stations de ski ont dû faire face à des conditions difficiles. Un début d'hiver doux et un mois de mars morose ont encore pesé sur la saison. Au total, le nombre de visiteurs et visiteuses jusqu'à fin mars est inférieur à celui de l'année dernière.

Les stations de basse altitude et les domaines accueillant un nombre important de visiteurs à la journée sont particulièrement touchés. Les destinations de haute altitude et les stations internationales semblent en revanche plus stables, mais la situation n'est pas homogène. Le secteur tirera un bilan en mai.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le climat de consommation plonge en mars

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Les ménages font preuve d'un regain de prudence dans un contexte mondial incertain (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les consommateurs helvétiques, déjà peu enclins à la dépense, ont fait montre d'un net regain de prudence au mois de mars.

L'indice du climat de consommation concocté par le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco) a plongé à -42,9 points, contre -34,8 points un mois plus tôt.

Si l'appréciation de la situation financière passée est marginalement remonté de 0,2 point à -41,3 points, les trois autres variables observées ont toutes subi des corrections, indique une compilation de graphiques publiée vendredi.

Les perspectives conjoncturelles générales ont ainsi chu de plus de vingt points à -67,9 points. La situation financière à venir et la propension à procéder à de grandes acquisitions ont reculé dans une moindre mesure, de respectivement 4,7 et 3,6 points, à -32,4 et -29,8 points.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Suisse

Départ de Steiert: le programme d'assainissement n'a joué aucun rôle

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Même s'il quitte le Conseil d'Etat, Jean-François Steiert entend continuer à s'engager. (© )

Le conseiller d'Etat fribourgeois Jean-François Steiert, qui ne briguera pas de nouveau mandat, a expliqué que le programme d'assainissement (LAFE), combattu par son parti, n'avait pas joué de rôle dans sa décision. Il n'exclut pas d'être candidat aux Etats en 2027.

Agé de 65 ans, Jean-François Steiert a expliqué que les résultats du parti socialiste lors des dernières élections communales l'avaient convaincu "qu'il pouvait partir serein" car la relève est présente. "Les jeunes en politique ont besoin de beaucoup d'idéalisme mais aussi d'ambition. Il faut savoir leur faire de la place et ne pas rester trop longtemps", a-t-il ajouté.

A la fin de son mandat, le chef de la direction du développement durable, des infrastructures, de la mobilité et de l'environnement aura siégé dix ans au Conseil d'Etat. Par le passé, il avait siégé déjà dix ans au Conseil national.

Interrogé sur un intérêt à une candidature au Conseil des Etats en 2027, le socialiste a répondu: "Je ne pars pas à la retraite. C'est un scénario éventuel à discuter avec mon parti pour reconquérir le siège de gauche".

Candidats désignés le 30 mai

La loi sur l'assainissement des finances de l'Etat (LAFE), combattue par la gauche et sur laquelle la population se prononcera le 26 avril, n'a pas eu d'influence sur le choix de Jean-François Steiert de quitter le Conseil d'Etat. Ce dernier est convaincu que ce programme permettra de générer les recettes nécessaires pour mener à bien les projets d'envergure.

Le PS fribourgeois désignera ses candidats pour le Conseil d'Etat lors du Congrès du 30 mai. Les élections pour renouveler le gouvernement et le parlement fribourgeois se tiendront le 8 novembre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

"On va arracher la vigne": le cri du cœur d'un vigneron

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Entre baisse de la consommation mondiale et pressions sur les prix, certains vignerons sont contraints à l'arrachage. François Montet, président de la Fédération vigneronne vaudoise, livre un témoignage sans fard sur une profession à la croisée des chemins.(© LFM)

La consommation mondiale de vin a chuté de 12 % entre 2018 et 2024. Frappés par ce recul, les vignobles vaudois n’échappent pas à la disparition de certaines parcelles. En Lavaux, de gros tas de souches ont déjà remplacé les plantations. Pour certains viticulteurs, l’arrachage devient la seule solution face à la baisse de la demande. Sophie Vassutine s’est rendue dans un vignoble à Blonay. Reportage.

Reportage en Lavaux avec François Montet Par Sophie Vassutine

Sur les hauteurs de Blonay et les pentes du Lavaux, le bruit des sécateurs laisse parfois place à celui plus sourd de l'arrachage. François Montet, vigneron-encaveur et président de la Fédération vigneronne vaudoise, se trouve aujourd'hui dans une situation délicate sur certaines parcelles dont il est locataire. Le groupe Schenk, acteur majeur du secteur, a dénoncé ses contrats d'achat, laissant des hectares sans débouchés pour la récolte.

Un séisme économique pour le vignoble vaudois

Le retrait de gros acheteurs n'est pas anecdotique. Selon François Montet, le groupe Schenk représente environ 24% de la récolte vaudoise. «Là-dessus, ils vont dénoncer, entre non-reconduction des contrats de location et des contrats d’achat de raisin, ça représente 8% des 3800 hectares du canton, soit à peu près 300 hectares qui ne seront plus pris en charge».

«C’est une parcelle qui va être arrachée parce qu'il n'y a pas de repreneur pour cette récolte»

Pour ces vignes, l'issue est souvent radicale. «C’est une parcelle qui va être arrachée parce qu'il n'y a pas de repreneur pour cette récolte», explique le vigneron en désignant ses rangs. Une décision dictée par la rentabilité: sans acheteur garanti et avec des frais de culture constants, l'exploitation devient impossible.

La broyeuse à sarment utilisée pour arracher les ceps. (© LFM)

Des aides au compte-gouttes

Face à cette crise, les mesures de soutien annoncées par le Canton et la Confédération peinent à convaincre sur le terrain. Les critères d'éligibilité excluent une grande partie des exploitants. François Montet pointe du doigt une complexité administrative décourageante: «Les vignerons doivent déjà être éligibles aux paiements directs. Ça veut dire que tous ceux qui n’ont pas de formation CFC, qui ne sont pas enregistrés, ou qui ont plus de 65 ans, ne sont pas éligibles».

De plus, l'arrachage subventionné impose des programmes de biodiversité coûteux qui peuvent parfois dépasser le montant de l'aide reçue. Dans certains cas, comme sur des pentes trop raides, ces programmes sont simplement inapplicables.

Quel avenir pour le patrimoine de l'UNESCO?

L'image de la Suisse romande est intimement liée à ses terrasses de vigne, mais ce décor est fragile. Si l'arrachage reste limité, l'impact paysager pourrait être contenu. Cependant, François Montet prévient: «Si ça va trop loin, ça pourrait influencer l’inscription au patrimoine UNESCO».

«Si ça va trop loin, ça pourrait influencer l’inscription au patrimoine UNESCO»

Le désarroi gagne une partie de la profession, coincée entre des accords de libre-échange facilitant les importations et un franc fort qui pénalise l'exportation. Malgré ce constat réaliste, la viticulture vaudoise a déjà connu des variations de surface par le passé. «La viticulture va survivre à ça, ce n'est pas la première fois que la surface diminue», tempère le président de la Fédération. L'enjeu réside désormais dans la promotion et la capacité du vignoble à s'adapter aux nouvelles habitudes de consommation.

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

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