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L'Assemblée de l'OMS condamne l'invasion russe en Ukraine

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Les pays membres de l'OMS ont adopté jeudi une résolution condamnant l'agression de la Russie, en particulier les attaques contre les services de santé (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les pays membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont adopté jeudi une résolution présentée par l'Ukraine qui condamne "avec la plus grande fermeté" l'agression militaire de la Russie et en particulier les attaques contre les services de santé.

En revanche, le texte adopté par 88 voix contre 12 et 53 abstentions, ne prévoit pas de sanctions concrètes contre la Russie au sein de l'OMS.

La résolution présentée par la Russie, que Moscou veut "plus neutre" que le texte ukrainien, a été rejetée par 66 voix contre et 12 en faveur.

Selon le plus récent recensement de l'OMS, il y a eu 256 attaques contre les services de santé en Ukraine qui ont fait 75 morts parmi le personnel de santé. Un recensement qui pourra servir à des poursuites pour crimes de guerre.

Crise alimentaire

La résolution adoptée jeudi souligne que l'agression "constitue une situation exceptionnelle, entravant gravement la santé de la population ukrainienne et ayant des répercussions sur la santé dans la région et au-delà".

L'ambassadrice d'Ukraine à Genève Yevheniia Filipenko, a insisté sur la crise alimentaire qui menace le monde à cause de la guerre. "Des millions de tonnes de céréales sont bloquées à l'exportation, ce qui va affecter les plus pauvres (...) alors qu'ils ne sont pour rien" dans ce conflit, a-t-elle lancé.

L'ambassadeur de France, Jérôme Bonnafont, s'exprimant au nom de l'UE, a pour sa part expliqué que ce texte "ne va pas au-delà du mandat de l'OMS, restant centrée sur les questions de santé, ne suspend en aucun cas la coopération entre l'OMS et la Russie, n'applique pas un double standard selon le pays concerné".

Si le texte demande à la Russie de cesser immédiatement toute attaque contre les hôpitaux et autres établissements de santé, de protéger le personnel médical et de respecter les Conventions de Genève et le droit international humanitaire en général, il ne prévoit pas pour l'heure de brider le rôle de Moscou au sein de l'OMS.

Autres crises "négligées"

Nombre de pays estiment que les alliés de l'Ukraine appliquent deux poids deux mesures, négligent les autres crises, et que la coopération sanitaire est un domaine à part et à préserver. Les pays africains se sont pour l'essentiel abstenus à l'exception du Rwanda et du Tchad qui ont voté oui.

Depuis l'invasion le 24 février, l'Ukraine, aidée par ses plus proches alliés européens et américains, a entrepris d'isoler diplomatiquement la Russie, en particulier dans les enceintes de l'ONU.

A l'Assemblée mondiale de la santé, la Russie a présenté sa propre résolution parce qu'elle estime que le texte ukrainien est "excessivement politisé" et "anti-Russe". Ce texte russe dénonce entre autres "les attaques dirigées contre des civils et des biens de santé" et autres violations du droit humanitaire international.

Ce sont autant de crimes dont sont accusées les forces russes en Ukraine, ce qui a poussé l'ambassadeur du Royaume Uni, Simon Manley à dénoncer une résolution "basée sur une réalité alternative tordue" et "une tentative cynique, de distraire, gêner et semer la confusion", dans un tweet.

"Un génocide" selon la Pologne

Une accusation reprise en écho par l'ambassadeur de Pologne Zbigniew Czech - dont le pays a vu quelque 3,5 millions de réfugiés ukrainiens passer la frontière depuis l'invasion- et qui a déclaré: "Soyons honnêtes: ce dont nous sommes les témoins est un génocide".

Le représentant russe, Alexandre Alimov, a commencé par "rejeter toutes les allégations" portées contre la Russie par la résolution ukrainienne et accuser l'Ukraine d'agression dans la partie est du pays contre les populations prorusses.

L'Ukraine et ses alliés essayent de "transformer l'OMS en un forum où on règle des comptes et où ont mène des débats politiques", a accusé M. Alimov.

Plus tôt, la Russie avait longuement évoqué l'aide humanitaire apportée dans les régions séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine, les soins aux soldats ukrainiens et l'accueil réservé à "1,5 million de réfugiés" entrés en Russie depuis le début de la guerre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Curling: bilan parfait dans le Round Robin pour les Suisses

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Les Suisses ont réussi un Round Robin parfait (© KEYSTONE/EPA/DANIEL DAL ZENNARO)

La Suisse du skip Yannick Schwaller a bouclé un Round Robin parfait aux JO 2026. Elle a signé un neuvième succès en autant de matches en battant l'Italie 9-5.

Les Helvètes sont prêts pour leur demi-finale. Ils seront en lice dès 19h05 contre la Grande-Bretagne. L'autre rencontre mettra aux prises le Canada et la Norvège.

Schwaller et ses coéquipiers Pablo Lachat-Couchepin, Sven Michel et Benoît Schwarz-van Berkel ont réussi un exploit rare en traversant le Round Robin sans la moindre défaite aux JO. Un seul précédent existe: il y a 16 ans à Vancouver, les Canadiens avaient fait de même.

Terminer en tête constitue un plus pour le CC Genève. Les Suisses sont ainsi assurés d'avoir le bénéfice de la dernière pierre lors du premier end tant en demi-finale que lors d'une éventuelle finale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Envolée des bénéfices d'Air France-KLM grâce à sa montée en gamme

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Les compagnies Air France et KLM ont validé leur ambition de montée en gamme en attirant davantage de clients dans leurs classes première, affaires et premium bien plus rentables (archives). (© KEYSTONE/DPA-Zentralbild/SOEREN STACHE)

Davantage de clients haut de gamme et un pétrole meilleur marché ont permis à Air France-KLM de dégager un bénéfice net historique de 1,75 milliard d'euros (1,6 milliard de francs) en 2025, loin des années cauchemardesques du Covid-19 pour le transport aérien.

Le groupe franco-néerlandais a également réalisé un chiffre d'affaires record l'année dernière à 33 milliards d'euros, en hausse de 4,9% sur un an, et même de 6,2% hors variations de changes, a-t-il précisé jeudi dans un communiqué.

Supérieurs aux attentes des analystes, ces résultats ont été obtenus alors qu'Air France-KLM n'a toujours pas retrouvé son volume de passagers de 2019, soit 104,2 millions de personnes: ses compagnies Air France, KLM et Transavia en ont transporté 102,8 millions l'année dernière, une hausse de 5% sur un an.

Le bénéfice net a été multiplié par cinq par rapport à 2024, un résultat à mettre en perspective: l'exercice avait été marqué par des problèmes opérationnels et l'évitement de Paris par une partie de la clientèle pendant les Jeux olympiques. Le précédent record de bénéfice datait de 2023, à 934 millions d'euros.

L'année dernière, la société a gonflé sa marge d'un point, à 6,1%, avec un bénéfice opérationnel lui aussi sans précédent de 2 milliards d'euros.

"Cette performance s'explique par une augmentation de 284 millions d'euros de la recette unitaire et par une baisse du prix du carburant de 394 millions d'euros", a expliqué Air France-KLM dans son communiqué.

Côté recettes, les compagnies Air France et KLM ont validé leur ambition de montée en gamme en attirant davantage de clients dans leurs classes avant (première, affaires et premium), bien plus rentables.

Nouvelle politique bagages, payante

Les investissements liés à cette stratégie, ajoutés à des hausses de charges et redevances aéroportuaires, ont néanmoins pesé sur les coûts, qui ont augmenté à un rythme supérieur aux recettes et plombé le bénéfice d'exploitation de 322 millions d'euros.

Le groupe a aussi continué à tirer parti de ses "recettes annexes", des suppléments acquittés par les passagers pour leurs bagages ou le choix de leurs sièges: celles-ci ont représenté 2,1 milliards d'euros en 2025 (+23% sur un an).

Transavia, qui a modifié en 2024 sa politique tarifaire en faisant payer l'emport des valises de cabine, a doublé ces recettes entre 2023 et l'année dernière.

Cette orientation gagnante pour le groupe n'a toutefois pas permis à la compagnie low-cost de rester à l'équilibre: elle a subi une perte d'exploitation de 52 millions d'euros, contre 3 millions de bénéfice en 2024.

Le transporteur aux avions blancs et verts, qui poursuit le développement de sa flotte, a aussi souffert, selon sa maison mère, des effets de la transition en cours à Paris-Orly, où il prendra le relais d'Air France pour la desserte de liaisons intérieures d'ici à fin mars.

L'année dernière, "Air France-KLM a réalisé une performance solide dans un environnement difficile", a commenté son directeur général, Benjamin Smith, cité dans le communiqué: "nous avons progressé dans la mise en oeuvre de notre stratégie de montée en gamme".

Ces comptes largement dans le vert contrastent avec la situation au pire des années Covid, quand le groupe avait perdu 7,1 milliards d'euros en 2020 et 3,3 milliards en 2021. Soutenu par les États français et néerlandais, deux fois recapitalisé et après un plan de départs, il était sorti intrinsèquement plus rentable de la tourmente.

Le groupe a depuis manifesté son appétit pour la consolidation du secteur aérien européen, avec l'intégration en cours de la compagnie scandinave SAS et la volonté de disputer TAP Air Portugal à Lufthansa et IAG (British Airways, Iberia...).

Il reste néanmoins contraint par le poids de sa dette, qui atteignait 8,4 milliards d'euros fin 2025, une augmentation d'un milliard sur un an, mais dans la fourchette de ses objectifs.

Pour 2026, Air France-KLM prévoit une capacité en hausse de 3 à 5% par rapport à 2025, une augmentation des coûts unitaires inférieure à 2% et "des dépenses d'investissements nettes d'environ 3 milliards d'euros", en particulier dans le renouvellement des flottes. Pour 2028, il vise une marge opérationnelle "supérieure à 8%".

Malgré le bénéfice 2025 sans précédent, le communiqué de jeudi ne mentionne pas de versement de dividende aux actionnaires, qui en sont privés depuis 2008.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Airbus vise des livraisons record en 2026

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Les performances d'Airbus restent nettement meilleures que celles de son principal concurrent, l'américain Boeing, même si l'écart se resserre (archives). (© KEYSTONE/EPA/HOW HWEE YOUNG)

Porté par une demande soutenue, Airbus prévoit de livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, après avoir affiché l'an dernier des résultats financiers historiques dans un "environnement complexe et mouvant".

Le géant européen a vu son bénéfice net bondir de 23% en 2025 à 5,2 milliards d'euros (4,7 milliards de francs), dépassant de loin son meilleur résultat de 4,2 milliards en 2022, selon les comptes annuels publiés jeudi.

Encouragé par cette performance, Airbus vise un autre record: livrer 870 avions commerciaux, soit plus que sa meilleure année en 2019. Avant que la pandémie de Covid-19 ne désorganise la chaîne d'approvisionnement de l'aéronautique, Airbus avait livré 863 appareils.

"2025 a été une année charnière, marquée par une très forte demande pour nos produits et services dans l'ensemble de nos activités, par des résultats financiers record et par des étapes stratégiques majeures", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury, cité dans un communiqué.

Les ventes ont atteint 73,4 milliards d'euros, en hausse de 6% sur un an. Le chiffre d'affaires dans le domaine de la défense a augmenté de 15% à 14,2 milliards d'euros.

Pénurie de moteurs

Ces bonnes performances ont été engrangées "dans un environnement opérationnel complexe et mouvant", a souligné le patron d'Airbus Guillaume Faury en rappelant que les objectifs avaient été "révisés" au cours de l'année dernière.

En 2025, Airbus a livré 793 avions commerciaux, en hausse de 4% sur un an, mais nettement en deçà de son niveau de 2019.

Début décembre, l'avionneur s'est résigné à réviser à la baisse son objectif d'avions pour 2025, en conséquence d'un problème de qualité sur des panneaux de fuselage de son appareil vedette, l'A320. Après avoir promis au marché de livrer 820 appareils de tous les types en 2025, il a revu ses prévisions à 790 appareils.

Malgré certaines améliorations, les problèmes de la chaîne d'approvisionnement persistent, liés notamment à la pénurie de moteurs qui arrivent très tard sur les chaînes d'assemblage.

"La demande mondiale pour les avions commerciaux soutient la montée en cadence continue de notre production, que nous gérons tout en faisant face à des pénuries significatives de moteurs Pratt & Whitney", a fait valoir Guillaume Faury.

Pour la famille A320, le refus de Pratt & Whitney de s'engager sur le nombre de moteurs commandés par Airbus "a un impact négatif sur les prévisions de cette année et sur la trajectoire de montée en cadence".

En conséquence, Airbus prévoit désormais d'atteindre un rythme compris entre 70 et 75 appareils par mois d'ici fin 2027, pour se stabiliser ensuite à une cadence de 75.

Pour la production de l'A220, Airbus vise désormais une cadence de 13 appareils par mois pour le programme A220 en 2028 après avoir tablé sur 12 en 2027.

Les performances d'Airbus restent nettement meilleures que celles de son principal concurrent, l'américain Boeing, même si l'écart se resserre.

L'américain, qui a cumulé les difficultés depuis deux crashes du 737 MAX 8 en octobre 2018 et mars 2019 et une grève de plus de cinquante jours dans deux usines cruciales à l'automne 2024, est revenu aux bénéfices en 2025 pour la première fois en sept ans.

L'an dernier, Boeing a même vendu plus d'avions qu'Airbus, pour la première fois depuis 2018, soutenu par la politique agressive de Donald Trump.

Côté commandes, Airbus a engrangé en 2025 1.000 commandes brutes (889 nettes) derrière Boeing qui a reçu 1175 commandes brutes (1173 nettes).

Les branches défense et aérospatiale et celle d'hélicoptères d'Airbus se portent bien également. La valeur des prises de commandes d'Airbus "Defence and Space" a augmenté pour atteindre un niveau record de 17,7 milliards d'euros contre 16,7 milliards en 2024.

Airbus Helicopters a enregistré des commandes nettes totalisant 536 appareils contre 450 en 2024, reflétant une forte dynamique, en particulier sur les marchés militaires.

"Ces résultats 2025 et la confiance dans nos performances financières futures" ont amené l'entreprise à proposer une hausse du dividende à 3,2 euros par action, a conclu M. Faury.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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L'ex-président Yoon Suk Yeol condamné à la prison à vie

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Yoon Suk Yeol avait tenté d'imposer la loi martiale (archives). (© KEYSTONE/AP/Lee Jin-man)

L'ex-président sud-coréen Yoon Suk Yeol, 65 ans, a été condamné jeudi à la prison à vie pour avoir dirigé une insurrection. Il avait brièvement imposé la loi martiale et envoyé l'armée au Parlement en décembre 2024.

"Concernant l'accusé Yoon Suk Yeol, le crime de direction d'une insurrection est établi", avait déclaré plus tôt, en lisant son verdict, le juge Ji Gwi-yeon du tribunal du district central de Séoul. "Nous condamnons Yoon à la prison à vie" pour avoir mené une insurrection, a-t-il ajouté.

Dans la soirée du 3 décembre 2024, l'ancien dirigeant conservateur avait sidéré le pays en annonçant à la télévision l'imposition de la loi martiale, envoyant des troupes au Parlement pour le museler. Les députés étaient finalement parvenus à se faufiler dans l'hémicycle en nombre suffisant pour contrecarrer les plans de Yoon Suk Yeol.

Le parquet avait requis la peine de mort à l'encontre de l'ancien président, reprochant à M. Yoon d'avoir mené une "insurrection" motivée par une "soif de pouvoir visant à instaurer une dictature".

Il a été officiellement destitué en avril 2025 par la Cour constitutionnelle, après des mois de manifestations massives et de chaos politique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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