Lausanne
L'EPFL s'émancipe des énergies fossiles
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L'EPFL se chauffe et se refroidit désormais intégralement avec l'eau du lac Léman. La haute école y parvient grâce à sa nouvelle centrale thermique, inaugurée jeudi.
Mise en service après trois ans de travaux, la centrale fonctionne grâce à un pompage dans le Léman: l'eau, puisée à 7 degrés, peut ensuite être amenée à 67 degrés via des pompes à chaleur. Panneaux solaires et "valorisation" de la chaleur dégagée par les serveurs du centre de données complètent le système.
Résultat: 54% de l'énergie nécessaire à l'EPFL est fournie par la nouvelle centrale, soit par l'eau du Léman. Le reste provient de l'électricité (40%) et du gaz (6%). Le mazout, avec lequel fonctionnait notamment l'ancienne centrale, a totalement disparu du campus.
"Laboratoire à ciel ouvert"
"Un pas essentiel a été franchi pour réduire notre empreinte carbone et notre dépendance aux énergies fossiles", s'est réjoui Martin Vetterli, président de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Cette centrale doit aussi servir de "démonstrateur", de "laboratoire à ciel ouvert" pour montrer comment sortir des énergies fossiles, "cette héroïne de l'économie moderne", a-t-il ajouté.
Inaugurée alors que les prix de l'énergie flambent, la nouvelle centrale "tombe à pic", a estimé Martin Vetterli. Cela n'empêchera toutefois pas la haute école de subir "de plein fouet" la hausse des coûts, a-t-il reconnu, sans pouvoir encore chiffrer l'augmentation de la facture pour le deuxième plus gros consommateur énergétique du canton de Vaud.
Alors que des ruptures d'approvisionnement d'énergies sont d’actualité, cette nouvelle centrale thermique tombe à pic, même si le projet a été anticipé:
Innovation et sobriété
Présent parmi les quelque 50 invités de cette inauguration, le conseiller d'Etat Vassilis Venizelos a salué "le caractère précurseur" de la démarche de l'EPFL. Le ministre en charge de l'environnement a dit espérer que de telles réalisations "foisonnent partout ailleurs dans le canton et en Suisse".
Tout en louant la prouesse technologique, Vassilis Venizelos a prévenu que cette "foi en l'innovation ne devait pas devenir un nouvel oreiller de paresse, comme l'a été jusqu'ici le pétrole."
L'élu des Verts a souligné que la crise climatique et énergétique devait aussi être abordée en consommant moins et mieux. "Innovation technologique et sobriété énergétique sont les deux faces d'une même pièce", a-t-il dit.
Pour le chef de l’environnement, cette centrale thermique est un exemple à suivre:
L'EPFL ne va pas s'arrêter à cette nouvelle centrale thermique. "C'est une étape cruciale pour aller plus loin", a déclaré Gisou van der Goot, vice-présidente pour la transformation responsable. Elle a relevé que plusieurs autres projets étaient en cours: alimentation plus locale et durable pour les quelque 18'000 étudiants et collaborateurs, diminution des voyages à l'étranger ou encore végétalisation et piétonisation du campus.
A l'avenir, la centrale thermique pourrait aussi un jour exploiter la compostière située juste à côté, où sont déversés les déchets végétaux des parcs et jardins du campus. Un digesteur pour les restes alimentaires des cafétérias constituerait une étape de plus vers une petite production locale de biogaz. L'EPFL doit présenter en 2023 son Plan climat, qui réunira tous ces éléments.
Jérôme Genet avec Keystone-ATS
Lausanne
Lausanne: des milliers de personnes pour la Pride romande
La Pride romande a investi Lausanne pour y affirmer "le droit d'être soi", slogan de cette édition 2026. Le point d'orgue de cette Pride, la Marche des fiertés, a réuni plusieurs milliers de personnes samedi après-midi.
Réunie sous le cagnard, à peine abritée à l'ombre du pont Bessières, la foule s'est mise en marche vers 15h00. Elle a traversé le centre-ville en direction du parc de Milan, site du village de la Pride, où plusieurs concerts et animations sont proposés depuis vendredi.
Les tenues colorées, parfois excentriques, mais toujours (très) légères au vu de la chaleur, étaient de sortie. De même que les éventails et parapluies arc-en-ciel, accessoires "stars" de cette Pride 2026. Quelques drapeaux et pancartes ont aussi émergé parmi la foule. Et sur lesquelles on pouvait notamment lire "Mon corps. Mon genre. Ta gueule", "Moins de fachos, plus de ciseaux" ou encore "A bas le cis-tèm".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Danser en Iran: un acte de résistance à Photo Elysée
A Photo Elysée, l'artiste Hannah Darabi explore la danse populaire iranienne comme acte de résistance identitaire. Son projet "Why don't you dance?" s'articule autour de trois figures emblématiques, et fait dialoguer photographies, vidéos et archives. A découvrir jusqu'au 1er novembre à Lausanne.
L'artiste iranienne montre comment la danse a évolué et a changé de valeur selon le contexte social et politique de son pays. Elle s'inspire du mouvement de protestation "Femme, Vie, Liberté" et révèle la complexité politique de l'Iran contemporain.
Trois figures sont sous les projecteurs: Mahvash, une des premières chanteuses et danseuses de cabaret des années 1950. Son autobiographie fictionnelle permet à Hannah Darabi d'examiner comment la danse a fonctionné comme outil de protestation au moment de la Révolution de 1979 et comment le corps des femmes a été soumis à des contraintes croissantes, explique le dossier de presse.
Jamileh, réputée pour sa maîtrise de la danse du ventre et de la "danse Jaheli" - une forme populaire ancrée dans les milieux urbains iraniens - incarne la tension entre tradition et modernité. Enfin, Mohammad Khodadian, danseur et chorégraphe de la scène pop iranienne à Los Angeles, permet de montrer les pratiques développées en exil.
La photographe Hannah Darabi, 45 ans, a étudié en Iran puis en France. Aujourd'hui établie à Paris, elle consacre l'essentiel de son travail artistique à son pays d'origine. Elle a reçu plusieurs distinctions, dont le Prix Elysée 2025 pour son projet sur la danse. Décerné tous les deux ans, ce Prix est doté de 80'000 francs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Lausanne: après un arrêt complet des trains, le trafic repart
Le trafic ferroviaire a été complètement interrompu vendredi à la mi-journée durant 2h30 en gare de Lausanne. En cause: une absence de tension en raison d'un dérangement à une ligne de contact. La circulation des trains a partiellement repris dès 15h30.
Il faut cependant s'attendre à des retards et des suppressions de trains jusqu'en fin de soirée, ont indiqué les CFF dans un communiqué. Mais les travaux de réparation ont désormais permis de rétablir le courant en gare, selon eux. La panne a duré entre 13h00 et 15h30 environ.
"Une ligne de contact a été arrachée sur quelques mètres par un train IC1 lors de son arrivée en gare de Lausanne, sur la voie 4 côté Valais. Cela a créé un dérangement impliquant l'arrêt complet de la circulation des trains en gare de Lausanne", expliquent les CFF.
Ils précisent que les trains grandes lignes Genève-Lausanne et Bienne-Lausanne ont terminé leur course à Renens. Sur la ligne du Plateau, les trains ont fini leur course à Palézieux (IR15) et à Fribourg (IC1). Sur la ligne du Simplon, les trains IR90 et IR95 ont rebroussé à Vevey. Des suppressions de trains ont également lieu en trafic régional.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Vassilis Venizelos, vice-président du gouvernement pour un an
Le Conseil d'Etat vaudois a élu son vice-président pour la cinquième et dernière année de la législature actuelle en la personne de Vassilis Venizelos. Le chef du Département de la jeunesse, de l'environnement et de la sécurité (DJES) exercera cette fonction du 1er juillet 2026 au 30 juin 2027. Le ministre écologiste succède à Frédéric Borloz (PLR).
Si la présidence du gouvernement reste, selon la Constitution, attribuée à la même personne pour toute la durée de la législature, la vice-présidence change chaque année selon la règle du tournus, comme le prévoit la loi sur l'organisation du Conseil d'Etat, rappelle ce dernier dans un communiqué publié jeudi. C'est donc toujours Christelle Luisier (PLR) qui est à la tête du gouvernement.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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