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Économie

Russie: l'inflation repasse sous les 15% en août

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En Russie, les prix de l'alimentaire ont été une nouvelle fois les plus touchés par l'accélération en août, augmentant de 15,8% sur un an (archives). (© KEYSTONE/EPA/MAXIM SHIPENKOV)

L'inflation, qui a flambé en Russie jusqu'à battre un record de vingt ans en avril, est repassée sous les 15% en août pour la première fois depuis le début de l'intervention militaire russe en Ukraine et la pluie de sanctions qui l'ont suivie.

En août, la hausse des prix s'est établie à 14,30% sur un an, en baisse par rapport à juillet (15,10%), selon les chiffres publiés par l'agence de statistiques Rosstat.

Les prix de l'alimentaire étaient une nouvelle fois les plus touchés par l'accélération en août, augmentant de 15,8% sur un an. Ils ont été tirés notamment par les produits de base comme le sucre (+45%), les céréales (+30%), les pâtes (+25%), le beurre (+24%), le lait (+21,5%) ou encore le pain (+18,1%).

Par rapport au mois de juillet, les prix ont globalement toutefois légèrement diminué de 0,5%, et ceux de l'alimentaire de 1,4%.

C'est la première fois depuis le début de l'offensive russe en Ukraine en février que l'inflation repasse sous les 15%.

Les prix, déjà en hausse en Russie en raison de la reprise post-pandémie et de la flambée des prix des matières premières, avaient en effet connu un embrasement à la suite de l'imposition de sanctions à la Russie pour l'intervention militaire en Ukraine.

Au mois d'avril, l'inflation avait même battu un record depuis 2002 en grimpant à 17,8% sur un an.

La hausse des prix a toutefois déjà considérablement miné le pouvoir d'achat des Russes, qui ont peu d'épargne, et les salaires réels ont eux aussi également baissé.

Mercredi, le président russe Vladimir Poutine avait estimé que le "pic" des difficultés économiques engendrées par les sanctions occidentales, était "passé", malgré des "problèmes" logistiques dans certains secteurs, notamment automobile et technologique.

Le produit intérieur brut (PIB) de la Russie s'est, de son côté, contracté de 4,1% au deuxième trimestre par rapport à la même période en 2021, après une hausse de 3,5% entre janvier et mars, a indiqué vendredi Rosstat, qui avait publié une première estimation quasi-identique mi-août (-4%).

Il s'agit des premiers chiffres officiels consolidés portant sur la croissance sur un trimestre plein en Russie depuis le lancement de l'offensive russe en Ukraine fin février.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Les prix à la production et à l'importation s'affaissent en mai

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Exception notable à la tendance baissière, les prix sortie d'usine des produits autochtones destinés au marché indigène ont pris de l'embonpoint. (archive) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les prix à la production et à l'importation (PPI) en Suisse se sont repliés en mai de 0,4% en glissement mensuel et de 1,8% sur un an. Le recul a été mû principalement par les produits pharmaceutiques, les hydrocarbures et l'électricité

Par rapport à avril, les prix des produits autochtones à leur sortie d'usine se sont tassés de 0,4%, quand ceux des produits étrangers relevés à la frontière ont reflué de 0,3%, indique lundi l'Office fédéral de la statistique dans son point de situation périodique.

Exception notable à la tendance baissière, les produits manufacturés en Suisse et destinés au marché indigène ont enflé de 0,6%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Double défaite pour les locataires dans le canton de Zurich

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Les électeurs du canton de Zurich ont rejeté dimanche l'initiative de l'association des locataires contre les résiliations de bail massives et abusives (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le canton de Zurich ne renforcera pas significativement la protection des locataires. Les citoyens ont clairement rejeté dimanche l'initiative contre les résiliations de bail massives et abusives. Ils disent aussi "non" à la promotion de logements abordable par l'Etat.

L'initiative de l'association des locataires "pour la protection du logement" est refusée par 57,28% des voix et son contre-projet adopté par 54,32% des votants. Le texte des Vert-e-s "pour le logement" recueille 59,67% de "non" et son contre-projet 57,85% de "oui".

Une initiative en faveur de la copropriété est refusée à 74,86%. La participation aux scrutins dépasse les 56%.

A l'instar des cantons de Genève ou Bâle-Ville, le texte "pour la protection du logement" voulait soumettre tous travaux à une autorisation et plafonner les loyers. Les propriétaires devront toutefois s'efforcer de limiter les résiliations à partir de 20 baux.

Le canton ne devra pas créer une institution publique en faveur des logements à loyer modéré, mais faciliter en revanche la construction privée.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Vaud introduit le salaire minimum dans sa Constitution

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Les syndicats et la gauche, ici avec Arnaud Bouverat, co-président du comité unitaire, ont réussi à faire passer l'une des deux initiatives sur le salaire minimum. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le canton de Vaud a rendu dimanche un verdict contrasté sur l'introduction d'un salaire minimum. La population a accepté d'ancrer ce principe dans la Constitution, mais refusé les projets de lois associés.

Les votants ont suivi la gauche et les syndicats en acceptant l'initiative constitutionnelle avec 49,1% des suffrages, contre 45,8% de refus et plus de 5% de votes blancs. Ils ont, en revanche, recalé l'initiative législative qui prévoyait notamment l'introduction d'un salaire minimum de 23 francs l'heure.

Le contre-projet du Conseil d'Etat, qui reprenait le même salaire, mais en faisant primer les conventions collectives de travail (CCT) et en prévoyant plusieurs exceptions, n'a pas davantage convaincu. Il a échoué d'un rien, avec 46,20% de votes favorables et 46,76% de refus. Le taux de participation s'est élevé à 54%.

Nouvelle loi à élaborer

L'initiative législative et son contre-projet ayant été refusés, il reviendra donc au Conseil d'Etat de concocter une base légale afin de respecter ce nouvel article constitutionnel.

Co-président du comité de soutien aux initiatives, Arnaud Bouverat a salué "une première victoire symbolique", même si elle n'amène encore "rien de concret" aux salariés. Avec son introduction dans la Constitution, le salaire minimum est désormais "gravé dans le marbre", a-t-il déclaré à Keystone-ATS.

Le syndicaliste et député socialiste a ajouté que le comité d'initiative était désormais "ouvert" à la négociation avec le Conseil d'Etat, notamment sur les délais d'adaptation pour les branches conventionnées et les exceptions au salaire minimum.

Le Conseil d'Etat a, lui, dit "regretter" que son contre-projet ait été refusé de justesse. Dans un communiqué, il indique qu'il souhaite d'abord analyser les motifs des refus des textes législatifs, puis réunir les partenaires sociaux. Il s'agira alors d'examiner "les voies possibles" pour concrétiser la nouvelle norme constitutionnelle et élaborer "un projet susceptible de réunir un large consensus."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Primauté des horaires des aéroports nationaux: la gauche dit non

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La conseillère nationale Delphine Klopfenstein Broggini (Vert-e-s/GE) critique certains points de la réforme de la loi sur l'aviation, qui vont selon elle à l'encontre de la protection de la santé et de l'environnement (archives). (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les heures d'exploitation des aéroports nationaux font débat sous la Coupole fédérale. Le gouvernement, soutenu par le camp bourgeois, veut garantir ces horaires dans la loi. La gauche fustige cette mesure, qui relègue au second plan la santé des riverains.

Le Conseil national empoignera lundi une réforme de la loi sur l'aviation. La révision prévoit "la garantie de la situation acquise" en matière d'horaires d'exploitation des aéroports de Genève et de Zurich.

Concrètement, les heures d'exploitation risquent d'être "gravées dans le marbre" au niveau fédéral, a indiqué la conseillère nationale Delphine Klopfenstein Broggini (Vert-e-s/GE) dans une interview accordée à Keystone-ATS. Ainsi, il sera plus difficile de négocier ces horaires à l'échelon local.

Egalement contacté par Keystone-ATS, le conseiller national Alex Farinelli (PLR/TI) est pour sa part favorable à la réforme. Selon lui, "il ne s'agit pas de donner un blanc-seing aux aéroports ni de faire passer tous les autres intérêts au second plan". La protection contre le bruit et celle des riverains restent légitimes et doivent continuer à être prises en compte.

Respecter la volonté populaire

Mme Klopfenstein, coprésidente de la Coalition environnement et santé pour un transport aérien (Cesar), a ajouté que la réforme se détourne de la volonté du peuple. Les Genevois ont accepté en 2019 une initiative populaire demandant de tenir compte du caractère urbain de l'aéroport de Genève-Cointrin, qui est un établissement de droit public puisque le canton de Genève est l'unique propriétaire.

Le texte recherchait un équilibre entre les intérêts économiques, sociaux et culturels. Il visait aussi à limiter les nuisances pour la population et l'environnement. L'initiative a été mise en oeuvre en 2022. Il existe ainsi aujourd'hui une marge de manoeuvre pour discuter des horaires.

Les riverains militent justement pour une trêve nocturne, déplorant un trop grand nombre d'exceptions concernant les atterrissages tardifs. Actuellement, des avions décollent et atterrissent à Genève entre 06h00 et minuit, avec des dérogations jusqu'à 00h30 lorsque des vols sont en retard.

La situation est différente à l'aéroport de Zurich, en mains majoritairement privées. Quant à l'aéroport de Bâle-Mulhouse, il est administré selon le droit français.

Problème de fédéralisme

L'élue verte relève encore un problème au niveau du fédéralisme. La modification de loi donne une mainmise à la Confédération en enlevant des prérogatives aux cantons. Les aéroports nationaux restent sur territoire cantonal et en interaction directe avec ce qui les entoure, juge Mme Klopfenstein.

Dans sa prise de position lors de la consultation, le canton de Genève a questionné la constitutionnalité de la garantie des droits acquis sans limite de temps et sans possibilité de remise en cause. Il demandait d'inscrire un cadre temporel et des réserves en matière de droit environnemental. Mais, dans l'ensemble, le canton a approuvé le projet.

Procédures plus claires

De son côté, M. Farinelli a parlé de meilleure répartition des tâches. Le but est de simplifier des mécanismes aujourd'hui sous la responsabilité des cantons alors que ceux-ci n'ont pas toujours la compétence technique nécessaire.

Avec la réforme, il n'est pas question d'étendre les droits des aéroports, mais de permettre à ces derniers de continuer à fonctionner à l'avenir dans un cadre équivalant à celui d'aujourd'hui, selon le Tessinois.

Il défend des procédures plus claires, en vue d'une meilleure sécurité juridique. Dans l'aviation, les heures d'exploitation ne sont pas "un simple détail technique", mais ont une influence directe sur le fonctionnement du réseau et la capacité de la Suisse à maintenir de bonnes liaisons internationales. Si ces horaires ne sont pas assurés, le pays se retrouvera face à un "réel problème de connectivité et, au fond, de compétitivité", a estimé M. Farinelli.

Davantage de sécurité

Le projet fait suite à plusieurs demandes du Parlement, qui demandait davantage de sécurité dans le secteur aérien. Le mécanisme visant à garantir la situation existante a été introduit en 2018 pour empêcher que la protection des marais n'entrave d'éventuels agrandissements des aéroports.

Dans cette vaste réforme, la gauche est aussi insatisfaite sur d'autres points. Lors du débat au National, elle proposera des adaptations. Si celles-ci sont rejetées, Mme Klopfenstein n'a pas exclu une opposition générale à la loi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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