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Climat: des engagements "très loin" d'être suffisants avant la COP, avertit l'ONU

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Les plans de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 193 parties signataires "pourraient mettre le monde sur la voie d'un réchauffement de 2,5°C d'ici la fin du siècle", avertit l'agence onusienne chargée du climat dans sa dernière synthèse des engagements reçus. (© KEYSTONE/DPA/FEDERICO GAMBARINI)

Nouvel avertissement à moins de deux semaines de la COP27: les engagements des pays signataires de l'accord de Paris sont encore "très loin" de ce qu'il faudrait pour espérer tenir les objectifs de lutte contre le réchauffement climatique.

Loin de limiter la hausse des températures à 1,5°C ou 2°C, les deux chiffres phares du traité, les plans de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 193 parties signataires "pourraient mettre le monde sur la voie d'un réchauffement de 2,5°C d'ici la fin du siècle", avertit l'agence onusienne chargée du climat dans sa dernière synthèse des engagements reçus.

Et ce alors même qu'avec près de 1,2°C de réchauffement, le monde est déjà confronté aux impacts dévastateurs du changement climatique, comme l'a illustré le cortège catastrophique d'inondations, canicules, sécheresses ou méga-feux qui a marqué l'année 2022.

Très loin d'un monde à +1,5°

Lors de la dernière conférence mondiale sur le climat, la COP26 tenue il y a un an à Glasgow, les pays s'étaient pourtant engagés à rehausser chaque année leurs "contributions déterminées au niveau national" (NDC), au lieu de tous les cinq ans comme le prévoyait l'accord signé en 2015.

Mais au 23 septembre, date-limite pour qu'elles soient prises en compte avant la nouvelle conférence qui se tiendra du 6 au 18 novembre dans la ville égyptienne de Charm el-Cheikh, seuls 24 pays avaient soumis une NDC nouvelle ou renforcée. Un chiffre "décevant" a reconnu le patron de l'ONU Climat, Simon Stiell.

"Nous sommes très loin du niveau et de la rapidité de réduction d'émissions nécessaires pour nous mettre sur la voie d'un monde à +1,5°C", a-t-il souligné dans un commentaire écrit sur cette synthèse. "Pour maintenir cet objectif (de 1,5°C) en vie, les gouvernements doivent renforcer leurs plans maintenant et les mettre en oeuvre dans les huit prochaines années", a-t-il insisté.

L'objectif de "1,5 degré est en réanimation" a de son côté commenté le patron de l'ONU, Antonio Guterres pour qui "nous allons vers des développements catastrophiques". "Je dirai que nous avons deux ou trois ans pour changer de trajectoire", a-t-il dit sur la BBC.

Baisse de 45% d'ici 2030 nécessaire

Car selon les experts de l'ONU, les émissions mondiales doivent baisser de 45% d'ici 2030, par rapport aux niveaux de 2010, pour tenir cet objectif, fixé par rapport aux températures moyennes de l'ère-préindustrielle, quand l'humanité a commencé à utiliser massivement des énergies fossiles, produisant des gaz à effet de serre qui causent le réchauffement.

Très loin de la nouvelle synthèse des NDC, selon laquelle les engagements actuels mèneraient au contraire à une augmentation de 10,6% des émissions sur cette même période. Lueur d'espoir, bien tardive, ils permettraient une baisse des émissions après 2030, ce qui n'était pas le cas l'an dernier.

"Beaucoup" de plans "incertains"

Mais pour l'heure, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a de son côté annoncé mercredi que la concentration de méthane, un puissant gaz à effet de serre, a fait un bond sans précédent dans l'atmosphère en 2021 pour atteindre un niveau record. Le CO2 et le protoxyde d'azote continuant également à battre des records.

Dans une étude séparée sur les stratégies à long terme vers la "neutralité carbone" publiée mercredi, l'ONU Climat calcule que les émissions des pays ayant adopté de tels plans pourraient baisser d'environ 68%, s'ils sont effectivement mis en oeuvre. Mais elle prévient aussitôt que "beaucoup" de ces plans sont "incertains" et sans application concrète.

"La COP27 est l'occasion pour les dirigeants du monde de relancer la lutte contre le changement climatique", a poursuivi M. Stiell. Et d'appeler à des actes qui "reflètent l'urgence, la gravité des menaces et le peu de temps qui nous reste pour éviter les conséquences dévastatrices d'un changement climatique hors de contrôle".

Peu de temps pour un avenir vivable

Le dernier rapport des experts climatiques de l'ONU (Giec), publié en 2021/22, a souligné le peu de temps restant pour assurer un "avenir vivable" à l'humanité. Mais les scientifiques rappellent que chaque fraction de degré de réchauffement évité compte et qu'il faut donc agir.

"Le rapport (sur les NDC) et celui du Giec sont d'utiles rappels", a abondé mercredi dans un communiqué le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, qui présidera la COP27. "Il est indispensable de relever les ambitions et de les mettre urgemment en oeuvre (...) pour nous protéger d'impacts climatiques sévères et de pertes et dommages dévastateurs", a-t-il souligné.

Selon l'Egypte, "plus de 90" dirigeants du monde entier devraient participer au sommet qui se tiendra dans les premiers jours de la conférence. Avec une délégation de huit jeunes, l'association Swiss Youth for Climate sera un des représentants de la société civile suisse.

L'association estime crucial de traiter le problème de la justice climatique, indique-t-elle dans un communiqué. Les pays en voie de développement sont les plus touchés par les catastrophes naturelles, mais n'ont généralement pas les moyens de limiter leurs effets.

Les pays riches, comme la Suisse, doivent donc rediriger les flux d'investissements internationaux pour leur venir en aide. Berne doit aussi en faire plus, notamment en matière de finance climatique, pour atteindre ses objectifs internes, comme la Stratégie énergétique 2050, pointe Swiss Youth for Climate.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

Sommet sur l'IA: la "tech" américaine se déploie en Inde

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Le CEO d'Alphabet, Sundar Pichai, lors d'une rencontre avec le Premier ministre indien Narendra Modi à New Delhi. (archive) (© KEYSTONE/EPA/PRESS INFORMATON BUREAU HANDOUT)

Les géants américains de la "tech", Nvidia et Google en tête, ont dévoilé mercredi une série de partenariats destinés à doper les capacités de l'Inde en intelligence artificielle (IA), à l'occasion du sommet mondial sur l'IA à New Delhi.

"L'Inde s'engage sur une trajectoire extraordinaire en matière d'IA et nous voulons en être les partenaires", a déclaré devant la presse Sundar Pichai, le CEO d'Alphabet, maison-mère de Google. Numéro 1 mondial des puces destinées aux outils d'IA, Nvidia a annoncé un partenariat avec le fournisseur de centres de données et de "cloud" (informatique dématérialisée) indien L&T, établi à Bombay (ouest), pour créer "la plus grande usine d'IA d'Inde".

"Nous posons la première pierre d'une infrastructure d'IA de niveau mondial qui va doper la croissance indienne", a souligné le patron de l'entreprise californienne, Jensen Huang, qui n'a pas chiffré son investissement. L&T a pour sa part précisé que le recours aux puces électroniques Nvidia lui permettrait d'équiper des centres de données d'une capacité de 30 mégawatts à Chennai (sud-est) et de 40 mégawatts à Bombay.

L'entreprise à la plus forte valeur boursière au monde a par ailleurs annoncé un accord avec une autre firme indienne, Yotta, qui utilisera des puces Nvidia dans le cadre d'un investissement de 2 milliards de dollars. Google a de son côté annoncé la construction de nouveaux câbles sous-marins à partir de l'Inde.

Le géant américain de la "tech" a précisé que "trois liaisons sous-marines relieront l'Inde à Singapour, à l'Afrique du Sud et à l'Australie" et "quatre liaisons de fibre optique renforceront les connexions existantes entre les Etats-Unis, l'Inde et d'autres régions de l'hémisphère sud". Ce chantier fait partie de l'investissement géant de 15 milliards de dollars sur cinq ans annoncé en octobre par Google, qui prévoit notamment la construction de son plus gros centre de données hors du territoire américain dans la ville de Visakhapatnam (sud-est).

"Résilience" -

Les nouveaux câbles seront reliés à Visakhapatnam, appelée à devenir une des capitales indiennes de l'IA. "Pour un pays de plus d'un milliard d'habitants (en fait près de 1,5 milliard, NDLR), ils vont accroître la résilience du réseau électronique indien et améliorer sa sécurité économique", a souligné Google.

Quatrième du genre, la conférence de New Delhi réunit le gratin mondial du secteur autour du Premier ministre indien Narendra Modi, qui veut en faire le tremplin des ambitions de son pays en matière d'IA. Mardi, le ministre indien des Technologies de l'information Ashwini Vaishnaw a annoncé que l'Inde espérait attirer dans les deux ans un total de 200 milliards de dollars d'investissements d'entreprises de la "tech" sur son sol, notamment pour des projets d'IA.

Cette somme inclut 90 milliards déjà dévoilés l'an dernier pour la construction de centres de données par Google, Microsoft et autres, attirés par la main d'oeuvre abondante, formée et bon marché qui a déjà fait de l'Inde un champion de la sous-traitance informatique.

Séparément, le groupe industriel du multimilliardaire indien Gautam Adani a indiqué qu'il prévoyait de consacrer 100 milliards de dollars d'ici 2025 pour "des centres de données géants destinés à l'IA". Microsoft a par ailleurs affirmé mercredi qu'il comptait affecter 50 milliards de dollars en dix ans pour développer l'IA dans les pays en développement.

Et l'Américain Anthropic a fait savoir qu'il travaillait avec le géant indien Infosys pour mettre au point des outils d'IA destiné à l'industrie des télécoms.

L'an dernier, l'Inde s'est hissée à la troisième place - devant la Corée du Sud et le Japon - du classement mondial annuel de la compétitivité en matière d'IA établi par l'université américaine de Stanford (Californie).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Sprint par équipe: Riebli/Grond en "chocolat"

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Valerio Grond et son compère Janik Riebli ont terminé 4e du sprint par équipe (© KEYSTONE/EPA/HANNIBAL HANSCHKE)

Janik Riebli et Valerio Grond ont échoué au pied du podium dans le sprint par équipe des JO 2026.

Les deux Suisses ont été battus par plus fort qu'eux dans une course remportée par les Norvégiens Johannes Klaebo/Einar Hedegart.

Le duo helvétique a fait tout juste, malgré un bâton cassé par Janik Riebli dès le premier relais. Il a rapidement recollé et était présent en tête de peloton (au 5e rang) à l'heure d'aborder les 1500 derniers mètres de l'épreuve.

Mais Valerio Grond n'a rien pu faire lorsque Johannes Klaebo, l'Américain Gus Schumacher puis l'Italien Federico Pellegrino ont accéléré la cadence dans l'ultime montée du parcours. Malgré une bonne glisse, il a finalement échoué sur les talons de Federico Pellegrino, à 1''0 du bonheur.

Johannes Klaebo, qui a devancé de 1''4 Gus Schumacher et de 3''3 Federico Pellegrino, poursuit donc son sans faute à Tesero. Le Norvégien a remporté les cinq titres mis en jeu jusqu'ici en ski de fond masculin, portant son total record à 10 sacres olympiques. Il sera l'homme à battre samedi sur le 50 km.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Sprint par équipe: L'argent pour Fähndrich/Kälin

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Nadine Fähndrich (à droite) et Nadja Kälin (à gauche) (© KEYSTONE/EPA/FILIP SINGER)

Nadine Fähndrich et Nadja Kälin ont offert à la Suisse sa 11e médaille dans ces JO 2026.

La Lucernoise et la Grisonne ont cueilli l'argent du sprint par équipe, disputé en skating, derrière les favorites suédoises Jonna Sundling/Maja Dahlqvist.

Abattue après son élimination subie en quart de finale de l'épreuve individuelle, Nadine Fähndrich tient sa revanche. Lancée en 5e position pour son dernier relais, à 5'' de la Finlande qui venait de se détacher en 2e position, la Lucernoise a réalisé un troisième relais de rêve. Nadja Kälin a, elle, parfaitement tenu le choc.

Triple médaillée mondiale, Fähndrich est passée très vite à l'offensive pour s'emparer de la 2e place. Elle n'a pas relâché son effort pour boucler cette épreuve de 9 km (6x 1,5 km) sur les talons de Maja Dahlqvist, qui a certes pu prendre le temps de lever les bras, et plus de quatre secondes devant l'Allemagne (3e).

Cette médaille est seulement la deuxième de l'histoire pour le ski de fond féminin suisse aux Jeux olympiques. La première avait été glanée par le quatuor Andrea Huber/Laurence Rochat/Brigitte Albrecht Loretan/Natascia Leonardi Cortesi, en bronze en 2002 à Salt Lake City. Le pari de Swiss-Ski, qui a misé sur Nadja Kaelin plutôt qu'Anja Weber pour faire équipe avec Nadine Fähndrich, a donc payé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Aerials: Pas de finale pour Lina Kozomara

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Lina Kozomara a échoué en qualification des aerials (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

Seule Suissesse engagée chez les dames en aerials, Lina Kozomara a logiquement échoué en qualification de l'épreuve individuelle.

Les 58,50 points récoltés sur son deuxième saut ne lui ont pas permis pas de faire partie des 12 finalistes. Elle a terminé 23e.

La Zurichoise de 20 ans espère surtout briller samedi à Livigno dans l'épreuve par équipe mixte, avec Noé Roth et Pirmin Werner. Le trio s'était paré de bronze lors des championnats du monde de freestyle l'an dernier en Engadine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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