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Économie

L'UE envisage d'adapter son corset budgétaire à chaque Etat membre

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"Nous voulons placer la croissance et la stabilité au même niveau", a résumé le commissaire à l'Economie, Paolo Gentiloni (à droite sur la photo). (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET)

La Commission européenne a proposé mercredi une modernisation de ses règles budgétaires. Elle permettrait de mieux adapter l'évolution des dépenses des Etats membres selon leur niveau d'endettement, tout en prévoyant un système de sanctions plus crédible.

Le projet de réforme des règles du "Pacte de stabilité et de croissance" maintient les ratios de référence emblématiques : un déficit des administrations publiques limité à 3% du PIB national et une dette publique plafonnée à 60% du PIB. Mais, afin de promouvoir l'investissement, la Commission souhaite donner aux Etats plus de marges de manoeuvre dans la politique à mettre en oeuvre pour corriger les excès d'endettement.

Les règles actuelles, irréalistes, n'étaient pas respectées. Elles prévoyaient des trajectoires correctives tellement sévères qu'elles auraient imposé aux pays les plus mal lotis une cure d'austérité destructrice. Une procédure pour déficit excessif peut théoriquement aboutir à des amendes qui, dans les faits, n'ont jamais été mises en oeuvre.

Concrètement, la Commission propose à l'avenir de définir pour chaque Etat membre une trajectoire budgétaire de référence sur une période de quatre ans, adaptée à sa situation financière afin d'atteindre "de façon crédible un déficit qui resterait sous 3% du PIB".

Chaque pays présenterait ensuite son plan budgétaire, qui incluerait aussi des propositions de réformes et d'investissements, sur le modèle des plans de relance financés par l'endettement commun européen considéré comme un succès.

Les pays s'engageant dans ces réformes et investissements pourraient obtenir un allongement de trois années supplémentaires pour leur trajectoire d'ajustement, soit sept ans au total pour revenir dans les clous.

Evaluation par la Commission

Les plans nationaux seraient évalués par la Commission ainsi que les autres Etats membres au sein du Conseil de l'UE, puis surveillés sur la base d'un rapport annuel de progression soumis par chaque capitale.

Pour simplifier ce contrôle, l'exécutif européen se concentrerait sur un seul indicateur, l'évolution du niveau des dépenses publiques.

Afin de contrebalancer cette souplesse accrue, Bruxelles assure vouloir mettre en place des sanctions se voulant "plus efficaces" en abaissant leur montant qui pouvait théoriquement atteindre jusqu'ici jusqu'à 0,5% du PIB.

"Les (nouvelles) règles budgétaires se concentreraient sur une réduction de la dette là où elle est élevée, sur la base de plans définis par les Etats membres qui devront respecter les conditions fixées par l'UE", a résumé le vice-président de la Commission, Valdis Dombrovskis.

Réconcilier le nord et le sud

L'idée de la Commission est de réconcilier les pays dits "frugaux" d'Europe du Nord à la recherche d'une application plus stricte des règles et les Etats surendettés du sud qui souhaitent plus de liberté pour investir.

"Nous voulons placer la croissance et la stabilité au même niveau", a résumé le commissaire à l'Economie, Paolo Gentiloni.

Bruxelles espère que les idées présentées mercredi permettront d'aboutir à une proposition législative l'an prochain, avant la réactivation prévue début 2024 du Pacte de stabilité suspendu depuis la crise du Covid en 2020.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Zurich Insurance soumet une offre ferme pour Beazley

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Zurich Insurance a officiellement soumis son offre d'acquisition de l'assureur britannique spécialisé Beazley. (archive) (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

Zurich Insurance a officiellement soumis son offre d'acquisition de l'assureur britannique spécialisé Beazley. Les conditions de l'offre, recommandée en espèces, restent inchangées. La finalisation de la transaction est attendue au second semestre.

Aux termes de l'opération, les actionnaires de Beazley recevront une valeur totale de 1335 pence par action Beazley, indique un communiqué paru lundi. L'offre du 4 février 2026 est donc confirmée. Le prix d'achat s'élève ainsi à 10,9 milliards de dollars.

Zurich Insurance entend financer l'acquisition de Beazley grâce à ses réserves de trésorerie disponibles, (environ 3 milliards de dollars), de nouveaux emprunts (environ 2,9 milliards de dollars) et une augmentation de capital et placement de titres d'environ 5 milliards de dollars.

L'assureur zurichois anticipe une opération financièrement attrayante. Il prévoit de réaliser des économies de coûts annuelles avant impôt d'environ 150 millions de dollars d'ici 2029. Par ailleurs, des opportunités de croissance du chiffre d'affaires, estimées à plus de 1 milliard de dollars par an, devraient se concrétiser à moyen terme.

Zurich Insurance entend ainsi atteindre plus rapidement ses objectifs financiers pour la période 2025-2027, à savoir une croissance annuelle composée du bénéfice par action de base (BPA) supérieure à 9% et un flux de trésorerie de plus de 19 milliards de dollars. La politique de dividende de l'entreprise restera inchangée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Les tarifs de l'énergie ont occupé le surveillant des prix

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Le surveillant des prix Stefan Meierhans a été fortement mis à contribution en 2025. (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

En 2025, le surveillant des prix s'est principalement occupé des tarifs de l'énergie, de la santé et des services postaux. La majorité des réclamations des citoyens concernait ces trois domaines.

Des allégements notables ont pu être obtenus dans plusieurs domaines centraux, a-t-on appris lundi lors d'une conférence de presse du surveillant des prix. Ses interventions ont permis d'économiser plusieurs centaines de millions de francs.

Monsieur Prix a pu conclure des accords à l'amiable avantageux pour la clientèle avec les exploitants de réseaux de gaz à haute pression, avec un fournisseur de chaleur à distance, avec la Poste, avec le principal fournisseur de services de paiements sans numéraire et avec plusieurs plateformes numériques.

En revanche, il n'a pas trouvé de solution avec la plateforme Booking.com. Il a donc rendu une décision imposant à la plateforme de réservation hôtelière d'abaisser ses taux de commission de près d'un quart. Une procédure judiciaire est en cours.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le moral des industriels helvétiques toujours morose en février

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La disponibilité des composants électroniques notamment s'étiole, alors que leur prix emprunte le chemin des cimes. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les industriels en Suisse ont fait montre en février d'une persistante méfiance vis-à-vis de l'avenir.

L'indice PMI des directeurs d'achat compilé par le cabinet procure.ch et diffusé lundi par UBS a reculé de 1,4 point pour s'établir à 47,4 points, s'éloignant d'un seuil de croissance de 50 points qui n'a plus été franchi depuis désormais 38 mois.

Les économistes démarchés par l'agence AWP anticipaient une valeur comprise entre 48,5 et 50,6 points.

Les volumes d'achats notamment se sont contractés, dans un contexte d'inflation et de retards de livraison pour les composants électroniques. La composante production, positive en janvier, est repassée à 47 points nettement sous la barre fatidique.

La réduction des stocks s'est poursuivie, tant pour les matières premières que pour les produits finis. Nonobstant une embellie, la situation demeure tendue sur le front de l'emploi.

Si le secondaire fait grise mine, le tertiaire poursuit sa progression avec un indice pour les services en hausse de 0,4 point à 54,2 points, pour un troisième mois d'affilée dans la zone de croissance. La composante emploi tutoie désormais les 50 points, s'étant enrobée de 4 points pleins à 49,6 points. Demande et carnets de commandes par contre ont eu tendance à s'émacier.

Les inquiétudes concernant les barrières commerciales se sont quelque peu estompées et la grande majorité des entreprises interrogées n'anticipent toujours aucun changement des tendances protectionnistes au cours de l'année.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Voyage compliqué mais pas d'impact prévu pour le premier GP

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Tout sera prêt pour le GP d'Australie malgré le conflit au Moyen-Orient (© KEYSTONE/EPA AAP/JAMES ROSS)

Des dizaines de vols annulés et des centaines de modifications de trajets pour gagner l'Australie en raison du conflit au Moyen-Orient: la Formule 1 fait face à un casse-tête logistique.

Mais tout devrait être prêt pour le premier Grand Prix de la saison, ce week-end à Melbourne.

"Les dernières 48 heures ont nécessité des réorganisations de vols", a souligné lundi le directeur du Grand Prix d'Australie Travis Auld. "D'après ce que j'ai compris, tout est désormais réglé, tout le monde sera présent pour la course et les fans ne remarqueront aucune différence".

"Certains pilotes sont déjà en Australie, tout comme certains membres des équipes. Mais il y en a un certain nombre encore au Royaume-Uni et un peu partout en Europe qui doivent encore arriver ici. Ils ont donc dû trouver un autre moyen, cela a été tout un processus pour eux, et je suis sûr que cela leur a demandé beaucoup de travail", a ajouté Auld en assurant que "tout le monde sera là, prêt pour la course".

D'ores et déjà, "tout le fret est là" les voitures sont dans leurs conteneurs sur le circuit, prêtes à être déchargées dans les garages des équipes, a-t-il souligné auprès de la chaîne Channel Nine.

M. Auld a précisé que près de 1000 membres du personnel de la F1 avaient été contraints de réorganiser leurs vols en raison du chaos créé par les frappes sur l'Iran, et qu'environ 500 d'entre eux, venant d'Europe, allaient être acheminés par trois avions spécialement affrétés pour l'occasion.

Pilotes, ingénieurs, chefs d'écurie, mécaniciens: la plupart sont basés en Europe et le Moyen-Orient est en temps normal un hub important pour les vols en direction de l'Australie. Avec la première course ce week-end, tous ces personnels ont été pris dans le plus grand chaos touchant le transport aérien mondial depuis la pandémie de Covid-19, avec un fort impact à Dubaï, Bahreïn ou Doha.

Moins d'impact ensuite

Après Melbourne, la F1 se rendra en Chine, puis au Japon, pour lesquels le conflit au Moyen-Orient ne devrait pas avoir d'impact. Mais des questions se posent concernant la quatrième manche à Bahreïn, prévue du 10 au 12 avril, et la cinquième en Arabie saoudite une semaine plus tard.

"Ces courses n'auront pas lieu avant plusieurs semaines. Comme toujours, nous suivons de près toute situation de ce type et travaillons en étroite collaboration avec les autorités compétentes", a déclaré un porte-parole de la F1.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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