International
Dina Boluarte, première présidente du Pérou
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La nouvelle présidente du Pérou Dina Boluarte était pressée d'agir jeudi pour former un gouvernement d'ouverture après la destitution et l'arrestation de son prédécesseur Pedro Castillo. Et confirmer la solidité des institutions.
La toute première femme à avoir été investie à la tête de l'Etat dans ce pays latino-américain a demandé une trêve à l'opposition pour "installer un gouvernement d'unité nationale". Cela alors que le doute plane sur sa capacité à survivre à la tempête politique déclenchée par Pedro Castillo, son ancien allié, qui a tenté mercredi un "coup d'Etat" qu'elle s'est empressée de dénoncer.
Les forces de sécurité ont effectué un raid à l'aube sur la présidence et certains ministères à Lima, à la recherche de preuves contre l'ex-président qui fait l'objet d'une enquête pour rébellion et conspiration au lendemain de sa tentative de dissolution du Parlement et de gouvernance par décrets.
Castillo en détention pour 7 jours
Placé mercredi "en état d'arrestation", M. Castillo a été transféré dans la nuit dans une base de la police à Lima. Jeudi, il a été auditionné en visioconférence devant la Cour suprême qui examine une demande du parquet de placement en détention "pour une durée de sept jours".
Portant la même veste bleue que la veille, l'ancien président de 53 ans, manifestement nerveux, a laissé la parole à ses avocats, dont Anibal Torres, qui a été son ministre de la Justice.
"Il est clair que le crime de rébellion n'a pas été commis" car il ne s'est pas matérialisé, ont soutenu les avocats qui ont réclamé que "la requête du procureur soit déclarée infondée". Le tribunal a annoncé que sa décision serait connue "dans le délai légal le plus court possible".
Soutien de l'UE
Dina Boluarte, une avocate de 60 ans issue du même parti d'inspiration marxiste (Peru libre) que son prédécesseur, a reçu jeudi le soutien de l'Union européenne dans "tous les efforts visant à rétablir le dialogue et à renforcer l'Etat de droit et les institutions démocratiques au Pérou".
Les Etats-Unis ont dit "soutenir le Pérou et son gouvernement d'union que la présidente Boluarte a promis de former". Le ministère français des Affaires étrangères a appelé à "un dialogue qui assure la stabilité du cadre institutionnel".
Localement, l'ancien président péruvien Ollanta Humala (2011-2016) estime toutefois que Dina Boluarte n'a "pas de membres de son parti au Congrès : elle est seule" et "n'a pas les moyens de gouverner et devrait appeler à une élection anticipée".
Mais Keiko Fujimori, candidate malheureuse de la droite populiste à la dernière élection présidentielle, l'a exhortée à former "un gouvernement d'ouverture, un très bon gouvernement et nous devons tout faire pour qu'il fonctionne au mieux".
Destitué pour "incapacité morale"
La troisième procédure de destitution a eu raison mercredi du président de gauche radicale. M. Castillo a tenté son va-tout en annonçant la dissolution du Parlement qui tentait de le faire tomber. Mais aucun des corps de l'Etat ne l'a appuyé dans son entreprise, preuve de l'isolement auquel il faisait face.
Le Parlement a ignoré son annonce solennelle à la nation et a voté sa destitution pour "incapacité morale" - le scrutin a été retransmis en direct à la télévision -. Une mesure approuvée par 101 des 130 parlementaires, dont 80 sont dans l'opposition.
Demande d'asile au Mexique
Jeudi, le président mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador a confirmé des rumeurs selon lesquelles M. Castillo lui avait demandé l'asile politique dans l'ambassade de Lima avant d'être arrêté.
"Il m'a dit qu'il était en route pour l'ambassade mais que son téléphone avait sûrement déjà été mis sur écoute. Qu'il allait demander l'asile", a raconté M. Lopez Obrador à l'occasion de sa prise de parole quotidienne.
Il a expliqué avoir demandé à son ministre des Affaires étrangères de donner des instructions à la mission diplomatique de Lima pour que, "conformément à la tradition de l'asile", M. Castillo y soit accueilli. Mais, a-t-il ajouté, finalement "il n'a pas pu aller plus loin, il a été immédiatement arrêté".
Six autres enquêtes
Entré dans ses fonctions en juillet 2021, M. Castillo, 53 ans, n'aura dirigé son pays que dix-sept mois. Les poursuites pour rébellion et conspiration viennent s'ajouter aux six autres enquêtes pour corruption ou trafic d'influence le visant, infractions dont sont également accusés des membres de sa famille et de son entourage politique.
Les soutiens de cet ancien instituteur en zone rurale, né dans une famille d'agriculteurs du nord du Pérou, n'ont pas été nombreux à manifester.
Quelques centaines d'entre eux ont se sont rassemblés mercredi, après l'annonce de destitution, devant le siège de la police dans la capitale et ont affronté des policiers antiémeutes qui les ont dispersés à coups de gaz lacrymogène.
Des opposants à l'ancien président s'étaient quant à eux rassemblés dans le calme devant le Parlement, disant être "fatigués de ce gouvernement corrompu".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Trump balaie les critiques après l'accord avec l'Iran
Donald Trump a balayé jeudi les critiques après la signature d'un accord avec l'Iran qui apparaît comme favorable à la République islamique et repousse le sujet central du nucléaire à de nouveaux pourparlers, dont le coup d'envoi est prévu vendredi en Suisse.
"Ces imbéciles, qui pensent que je n'ai pas été assez dur avec l'Iran, alors que la Bourse vient d'atteindre un RECORD HISTORIQUE et que les prix du pétrole sont en train de 'chuter', sont soit jaloux, soit malhonnêtes, soit stupides", a tonné le milliardaire américain sur son réseau Truth Social.
La veille au soir, il avait signé, sous les ors de Versailles en France, ce protocole d'accord pour mettre un terme au conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël qui a fait des milliers de morts essentiellement en Iran et au Liban, et bousculé l'économie mondiale.
Côté iranien, il a été signé par le président Massoud Pezeshkian qui a salué jeudi un document "historique" émanant d'un "Iran puissant". Il "acte l'échec des Etats-Unis", a commenté de son côté le négociateur en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Téhéran peut en effet se féliciter d'avoir obtenu la promesse d'un déblocage des avoirs iraniens gelés à l'étranger et de la suspension des sanctions américaines sur la vente de pétrole iranien, dès la mise en oeuvre du protocole.
Et la presse américaine est très sévère. Même Fox News, la télévision préférée du locataire de la Maison Blanche, donne la part belle à ceux qui "affirment que le cadre offre à l'Iran d'énormes avantages financiers, sans exiger le démantèlement de son infrastructure nucléaire".
Pour le Wall Street Journal, Donald Trump" cède bien plus qu'il n'obtient". Le sénateur républicain Bill Cassidy y voit lui "la pire bourde de politique étrangère depuis des décennies".
Chute de l'or noir
De "premières négociations" sont désormais attendues vendredi dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, une montagne surplombant le lac des Quatre-Cantons, selon le ministère suisse des Affaires étrangères.
"A l'heure actuelle, il est toujours prévu que les Etats-Unis et l'Iran, ainsi que les médiateurs que sont le Pakistan et le Qatar, se réunissent demain", a-t-il indiqué.
La présence du négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf et le vice-président américain JD Vance avait été annoncée en début de semaine mais aucune précision n'a été fournie côté suisse sur le déroulé, les acteurs ou la durée de cette réunion.
Le texte publié par Washington et Téhéran prévoit la réouverture immédiate du détroit d'Ormuz, verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre, et la levée simultanée du blocus américain des ports iraniens.
Cette annonce a entraîné un nouveau repli des marchés pétroliers, sachant qu'avant la guerre un cinquième du brut mondial transitait par cette voie maritime. Vers 11h30, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, perdait 2,06% à 77,91 dollars, se rapprochant de son niveau d'avant- guerre qui était entre 60 et 70 dollars.
Au Liban, où les combats continuent bien qu'ils aient perdu en intensité, le chef du Hezbollah pro-Téhéran, Naïm Kassem, y voit lui aussi une "grande victoire" pour l'Iran, qu'il a remercié d'avoir insisté pour que le front libanais fasse bien partie du protocole.
Dans un message télévisé, il a appelé à "tirer profit" de cet accord pour "expulser Israël" du territoire libanais, exhortant Beyrouth à arrêter les négociations directes avec son voisin israélien, engagées depuis avril sous l'égide de Washington.
Le président libanais Joseph Aoun avait auparavant assuré que ce processus était "indépendant" de l'accord américano-iranien, auquel Israël n'a pas été associé.
Deux mois pour négocier
Après l'annonce des grandes lignes de l'accord, le plus dur reste à faire avec des discussions ces 60 prochains jours autour du programme nucléaire iranien, au coeur de la discorde entre les deux pays ennemis depuis des décennies.
Le protocole évoque un mécanisme permettant de traiter les stocks d'uranium hautement enrichi "en recourant, au minimum, à une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique)" - une "victoire majeure" selon Washington.
Dans la foulée, l'instance onusienne s'est dite prête à commencer à définir des "mesures concrètes".
Les Etats-Unis s'engagent par ailleurs, en cas d'accord définitif, à faciliter "avec leurs partenaires régionaux", notamment du Golfe, le déblocage d'un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l'Iran, sans que cela implique une quelconque participation financière américaine.
Les pays membres du G7, réunis en France, ont salué "une opportunité historique d'empêcher l'Iran d'acquérir toute arme nucléaire et de s'attaquer aux menaces liées à ses activités régionales et balistiques", même si la question des missiles iraniens n'est pas au menu des pourparlers selon Téhéran.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Bande dessinée: Geluck enterre le projet de musée du Chat
Le dessinateur belge Philippe Geluck, père du Chat, ne mènera pas à son terme le projet d'ouvrir un musée à Bruxelles dédié à son célèbre personnage et au dessin d'humour. Les coûts du chantier sont trop importants, a-t-il indiqué jeudi à l'AFP.
"Les crises, les guerres, Ormuz... Tout cela a fait exploser les prix par rapport aux devis réalisés en 2016. La facture a quasiment doublé. Je me suis retiré" du projet, a-t-il déclaré.
"Ce n'est pas un caprice, c'est simplement injouable, l'équation est impossible à résoudre pour moi", a ajouté le dessinateur, évoquant des coûts d'aménagement à sa charge passés de 4,5 à 7 millions d'euros en dix ans.
Geluck a aussi regretté le retard pris par le chantier de "gros oeuvre" (hors aménagement intérieur) dans le bâtiment réhabilité et mis à disposition par la région Bruxelles-Capitale, partenaire du projet.
Le Chat est une des grandes références de la bande dessinée belge. Ses traits d'humour et réflexions sur le monde ont donné lieu déjà à 25 albums depuis la création du personnage dans les années 1980.
Le Musée du Chat et du dessin d'humour, l'appellation retenue lors de l'annonce officielle du projet en 2015, devait initialement ouvrir ses portes en 2019, dans le coeur touristique de Bruxelles, tout près du palais royal. "Pour un enfant né à Bruxelles, on ne peut rêver d'un endroit plus prestigieux", avait commenté Philippe Geluck à l'été 2015.
Retard des travaux
Mais les travaux ont pris énormément de retard. Au point de faire douter le dessinateur, qui devait être le futur locataire du bâtiment, que son propriétaire, la région, respecte un jour la date de remise des clefs.
"Maintenant ils disent septembre (2026), mais je parie que ce ne sera pas avant décembre, il reste beaucoup de choses à faire", a poursuivi Geluck.
De son côté la région a déploré que le dessinateur "retire la prise lui-même dans le dernier kilomètre du marathon".
Le coût du chantier a également explosé pour la collectivité, "à 15 millions d'euros au lieu de quatre millions" prévus au départ, a précisé à l'AFP Arnaud Carlot, conseiller du chef de l'exécutif régional Boris Dilliès sur ce dossier.
Il a confirmé que Geluck s'efforçait désormais d'aider la région à trouver un repreneur pour le lieu, qui reste dédié à un projet de musée. Mais le dossier est néanmoins entre les mains d'avocats pour l'analyse des modalités de rupture de la convention de partenariat, selon M. Carlot.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Israël annonce couper les contacts avec Kaja Kallas
Le ministre israélien des Affaires étrangères a annoncé jeudi qu'il coupait tous les contacts avec la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne Kaja Kallas, lui reprochant d'avoir comparé son pays à l'ancien régime raciste sud-africain.
"Récemment, il a été rapporté que lors de sa visite au Mexique, elle avait comparé Israël au régime d'apartheid qui existait en Afrique du Sud", a écrit Gideon Saar sur son compte X.
"En conséquence, en tant que ministre des Affaires étrangères de l'Etat d'Israël, je n'ai pas d'autre choix que de couper tous les contacts avec Mme Kallas tant qu'elle ne se sera pas rétractée", a-t-il ajouté.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Locarno récompense le maquilleur Rick Baker de "Thriller"
Le Festival du film de Locarno va remettre un prix au maquilleur américain Rick Baker, qui a transformé Michael Jackson en zombie dans "Thriller". Sept fois oscarisé, le pionnier des effets spéciaux sera honoré le 12 août sur la Piazza Grande et présentera deux films.
Au fil de sa carrière, Rick Baker a, en plus de Michael Jackson, métamorphosé Jim Carrey dans "The Grinch". Il a aussi donné vie à des loups-garous et des créatures hyperréalistes qui ont marqué plusieurs générations de spectateurs.
Pendant le festival, l’artiste présentera deux ½uvres marquantes de sa carrière: "An American Werewolf in London" (1981), où un étudiant se transforme en loup-garou, et "The Nutty Professor" (1996), comédie sur un professeur timide qui invente une potion le transformant en alter ego extraverti. Ces projections permettront de revenir sur une filmographie qui a profondément marqué le cinéma de genre, mais aussi celui d'Hollywood.
Un imaginaire pour plusieurs générations
Entre ses débuts dans les années 1970 et ses créations les plus complexes, Rick Baker a "transformé l’art du maquillage et des effets spéciaux". Dans un communiqué du Festival jeudi, le directeur artistique du festival Giona A. Nazzaro souligne que "Rick Baker, visionnaire et avant-gardiste, a ouvert de nouvelles voies à l’imaginaire des générations suivantes".
Le Vision Award, soutenu par Ticinomoda, distingue des personnalités ayant contribué à renouveler l’imaginaire cinématographique. Il a déjà récompensé des artistes issus de nombreux métiers du cinéma, des effets spéciaux à la musique en passant par la photographie.
La 79e édition du Festival du film de Locarno se déroulera du 5 au 15 août prochain.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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